Fiches méthode Bac de français 2021

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Réponses

  • LévanaLévana Membre
    bonsoir,

    voici un commentaire de texte :
    Blessé et réformé au cours de la Première Guerre mondiale, le narrateur et personnage principal,
    Ferdinand Bardamu, connaît des années d'errance en Afrique puis aux États-Unis avant de devenir médecin
    auprès des pauvres de la banlieue parisienne. Durant ces tribulations, il a souvent croisé le parcours de son
    ami Robinson, qui figure en quelque sorte son double maudit et qui finit par être tué. L'extrait suivant se situe peu avant la fin du roman.


    J'avais beau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie,je la retrouvais partout
    simplement. Je revenais sur moi-même. Mon trimbalage à moi, il était bien fini.A d'autres !...Le monde était refermé ! A bout qu'on était arrivés nous autres !...Comme à la fête !...Avoir du chagrin c'est pas tout, faudrait pouvoir recommencer la musique, aller en chercher davantage du chagrin... Mais à d'autres!.. C'est la jeunesse qu'on redemande comme ça sans avoir l'air... Pas gênés !...D'abord pour endurer davantage j'étais plus prêt non plus !...Et cependant, j'avais même pas été aussi loin que Robinson moi dans la vie !...
    J'avais pas réussi en définitive.J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que ma grosse tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir... Combien il m'en faudrait à moi des vies pour que je m'en fasse ainsi une idée plus forte que tout au monde? C'était impossible à dire!
    C'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d'espace entre, c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable
    univers bien horrible... Ça allait peut-être un peu mieux qu'il y a vingt ans, on pouvait pas dire que j'avais pas fait des débuts de
    progrès mais enfin c'était pas à envisager que je parviennejamais moi, comme Robinson, à me remplir la tête avec une seule idée, mais alors une superbe pensée tout à fait plus forte que la mort et que j'en arrive
    rien qu'avec mon idée à en juter partout de plaisir,d'insouciance et de courage. Un héros juteux.
    Pour le plan de mon commentaire j'avais pensé à :

    I-) L'auteur est obsédé par la guerre
    - la mort
    -la peur
    - l'horreur de la guerre


    II-) L'auteur tente de se définir
    - Fuite du passé et du futur
    -Il y'a des cycles et répétition
    -Il se compare aux autres (enfin plutôt à Robinson)

    III-) Le destin d'un héros?
    -Protagoniste type de l'anti héros
    -Ressemblance à l'homme
    -L'effet sur le lecteur


    Que pensez vous de ce plan?
    Je ne suis pas sûr des titres par contre, je voulais aussi mettre en avant le lyrisme qui est très présent dans ce texte
  • LévanaLévana Membre
    j'aurais aimé parler des points d'exclamation, et des points de suspension, mais je n'arrive pas à trouver un moyen d'en faire part, de quoi Céline est il découragé ou las? de quoi a t'il honte?
  • MurielMuriel Membre
    Bonsoir Lévana,

    J'ai l'impression que tu n'as pas lu les pages précédentes. Fais-le et tu y trouveras des réponses... :)

    Muriel
  • LévanaLévana Membre
    J'ai relu 6 fois les pages précédentes.

    Et j'ai posté mon propre plan, complètement différent de ceux postés auparavant, afin qu'il soit examiné.

    Si vous faites référence à ma dernière question, c'est justement parce que j'ai lu ce qu'avait dit Jean Luc et que je ne le comprenais pas, j'espérais qu'il y apporterait plus de lumière pour moi de nouveau.

    Enfin, je vais encore relire quand même si vous pensez que j'ai oublié un truc:)
  • MurielMuriel Membre
    Message 7 :
    Jean-Luc a écrit:
    Bonsoir Juju,

    Les points d'exclamation marquent l'expression de sentiments violents qui agitent le personnage, ils renforcent l'expression affective de son découragement, de sa lassitude, de sa honte. Ils sont au service du lyrisme.
    Les points de suspension marquent les sous-entendus, une pensée qui n'ose aller trop loin.
    Les verbes à l'infinitif sont une forme d'expression sentencieuse comme dans les proverbes ou la morale des fables. Ils expriment une forme de sagesse populaire
    Dis-nous ce que tu ne comprends pas. Est-ce la raison de sa lassitude ?
  • LévanaLévana Membre
    Oui, c'est exactement cela que je ne comprends pas.
  • MurielMuriel Membre
    [...] C'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d'espace entre, c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable
    univers bien horrible... [...]
    Il est las de vivre dans cet abominable univers bien horrible ; il est las de lui-même, de ses échecs, de son manque de courage, de ses lâchetés... ( c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie)
  • LévanaLévana Membre
    Merci.
    définitive.J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que ma grosse tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir...
    Je ne comprends pas non plus le mot grosse, répétée plusieurs fois, est ce une allusion à la mort?
  • MurielMuriel Membre
    On pourrait s'attendre plutôt à grande...

    C'est sans doute un choix de style. Il applique à "idée" (nom abstrait) un adjectif employé d'ordinaire pour des noms concrets.

    Une grande idée n'aurait peut-être pas suffi à remplir sa vie, il fallait en plus qu'elle soit grosse, pour remplir les vides, pour empêcher de penser aussi...
  • LévanaLévana Membre
    et cette 'grande idée' c'est celle de la mort, non?
  • MurielMuriel Membre
    Je ne le pense pas. On sent plutôt de l'ironie par rapport à Robinson qui a su ne pas trop penser (ou qui pensait à des choses légères et jouissives). Il l'envie sûrement pour cela.
    Lui, Bardamu, il pense (à lui, au monde) donc il tremble.
    [...]enfin c'était pas à envisager que je parviennejamais moi, comme Robinson, à me remplir la tête avec une seule idée, mais alors une superbe pensée tout à fait plus forte que la mort et que j'en arrive
    rien qu'avec mon idée à en juter partout de plaisir,d'insouciance et de courage. Un héros juteux.
  • bonjour tout le monde,

    voila je débute dans le commentaire et j'ai beaucoup de mal à trouver plan vu que je n'ai pas de sujet clair , voila le sujet :

    commenatire : vous ferez le commentaire de l'extrait voyage au bout de la nuit de Céline

    voila l'extrait :
    Blessé et réformé au cours de la Première Guerre mondiale, le narrateur et personnage principal,
    Ferdinand Bardamu, connaît des années d'errance en Afrique puis aux États-Unis avant de devenir médecin
    auprès des pauvres de la banlieue parisienne. Durant ces tribulations, il a souvent croisé le parcours de son
    ami Robinson, qui figure en quelque sorte son double maudit et qui finit par être tué. L'extrait suivant se situe peu avant la fin du roman.


    J'avais beau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie,je la retrouvais partout
    simplement. Je revenais sur moi-même. Mon trimbalage à moi, il était bien fini.A d'autres !...Le monde était refermé ! A bout qu'on était arrivés nous autres !...Comme à la fête !...Avoir du chagrin c'est pas tout, faudrait pouvoir recommencer la musique, aller en chercher davantage du chagrin... Mais à d'autres!.. C'est la jeunesse qu'on redemande comme ça sans avoir l'air... Pas gênés !...D'abord pour endurer davantage j'étais plus prêt non plus !...Et cependant, j'avais même pas été aussi loin que Robinson moi dans la vie !...
    J'avais pas réussi en définitive. J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que ma grosse tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir... Combien il m'en faudrait à moi des vies pour que je m'en fasse ainsi une idée plus forte que tout au monde? C'était impossible à dire!
    C'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d'espace entre, c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable
    univers bien horrible... Ça allait peut-être un peu mieux qu'il y a vingt ans, on pouvait pas dire que j'avais pas fait des débuts de
    progrès mais enfin c'était pas à envisager que je parviennejamais moi, comme Robinson, à me remplir la tête avec une seule idée, mais alors une superbe pensée tout à fait plus forte que la mort et que j'en arrive
    rien qu'avec mon idée à en juter partout de plaisir,d'insouciance et de courage. Un héros juteux.
    merci pour votre aide voila le plan que j'ai fait :

    -Différences entre Bardamu et Robinson
    -Un bilan de vie
    -Un héros médiocre

    je pense qu'il va subir des modiffications ....

    merci d'avance pour votre aide
  • mon message a été déplacé, je viens donc de lire les plans proposés. un problème se pose a moi quel problématique pour ces plans ?

    en effet, je trouve ces plans biens structurés, ils englobent bien la totalité du texte, mais cette problématique me pose vraiment problème !!

    merci de votre aide
  • Bonsoir, voila moi aussi je dois faire un commentaire sur ce passage de voyage au bout de la nuit de Céline, mais je n'y arrive pas.Est-ce que quelqu'un qui l'aurait déjà fait pourrait me donner son commentaire? ou bien alors le plan, l'introduction et la conclusion SVP.Merci de me répondre avant samedi. Voila c encore moi. je me suis décidé a prendre comme deuxième axe les différences et ressemblance entre Ferdinand et Robinson mais est-ce que quelqu'un pourrait me citer quelques différences et ressemblance car j'en ai peu.
  • JehanJehan Modérateur
    Si tu en as peu, c'est que tu en as tout de même...
    Lesquelles as-tu trouvées ?
  • Bonjour,
    J'ai également un commentaire à faire sur cette extrait de Voyage au bout de la nuit de Céline. Je suis en train de faire une analyse linéaire de mon texte afin d'approfondir mes axes et je ne suis pas sûre de comprendre l'expression " j'étais plus prêt non plus! ". Pourriez-vous m'éclaircir sur le sens de cette phrase? Il me semble que Bardamu évoque ici la jeunesse qui lui a été volée, mais je n'en suis pas sûre.
    Merci d'avance!
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Octarine,

    D'abord pour endurer davantage j'étais plus prêt non plus !... = Je n'étais pas non plus préparé à en endurer davantage.

    Bardamu ne veut pas recommencer sa chienne de vie.
  • Bonjour Jean-Luc,
    Je vous remercie beaucoup de votre explication!
    J'ai maintenant trouvé mes axes et mes sous-parties.. Pouvez-vous me dire si ce plan est convenable?


    Le narrateur a l’impression de ne pas évoluer
    - Comparaison désespérante à Robinson
    - Du temps perdu, gaspillé
    - Des cycles et des répétitions

    Un profond désir de mort
    - le personnage est déjà mort psychologiquement
    - Ce qui lui reste de sa vie l’étouffe
    - Une seule solution possible qui l’obsède : la mort physique, définitive.

    Une vision pessimiste transcendée par l’humour
    - un réquisitoire ironique contre les idées
    - l’héroïsme tourné en dérision



    J'ai également fait une petite introduction:

    En 1932, Louis Ferdinand Destouches dit Céline tire de l’expérience d’une existence aventureuse, une œuvre, Le Voyage au bout de la nuit, aussi singulière que son auteur. Dénonçant le monde moderne et la guerre, Céline se caractérise par un style original, très âpre, souvent argotique ; un langage chargée d’émotions immédiates. Dans cet extrait, le narrateur Bardamu présente de façon hallucinée l’absurdité et le cynisme de son monde. L’analyse portera tout d’abord sur son impression de ne pas évoluer. Son désir de mort sera ensuite étudié, avant d’envisager la vision pessimiste transcendée par l'humour.

    Merci d'avance pour d'éventuelles remarques!
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Octarine,

    Très bon plan.

    Je te propose quelques corrections :
    - au lieu de "contre les idées", j'indiquerais plutôt "intellectualisme" ou "idéalisme",
    - je ne suis pas sûr que Bardamu ait envie de mourir, il reconnaît simplement qu'il n'est habité d'aucun idéal suffisant pour accepter de mourir pour lui.

    Bardamu est un anti-héros dont la seule vocation apparente est de survivre.
  • LukieLukie Membre
    Bonjour, je suis nouvelle dans ce forum.
    J'ai besoin d'aide sur un sujet type bac dont le commentaire composé à faire est sur un extrait de Voyage au bout la nuit[/u de Céline.

    Blessé et réformé au cours de la Première Guerre mondiale, le narrateur et personnage principal,
    Ferdinand Bardamu, connaît des années d'errance en Afrique puis aux États-Unis avant de devenir médecin
    auprès des pauvres de la banlieue parisienne. Durant ces tribulations, il a souvent croisé le parcours de son
    ami Robinson, qui figure en quelque sorte son double maudit et qui finit par être tué. L'extrait suivant se situe peu avant la fin du roman.

    J'avais beau essayer de me perdre pour ne plus me retrouver devant ma vie,je la retrouvais partout
    simplement. Je revenais sur moi-même. Mon trimbalage à moi, il était bien fini.A d'autres !...Le monde était refermé ! A bout qu'on était arrivés nous autres !...Comme à la fête !...Avoir du chagrin c'est pas tout, faudrait pouvoir recommencer la musique, aller en chercher davantage du chagrin... Mais à d'autres!.. C'est la jeunesse qu'on redemande comme ça sans avoir l'air... Pas gênés !...D'abord pour endurer davantage j'étais plus prêt non plus !...Et cependant, j'avais même pas été aussi loin que Robinson moi dans la vie !...
    J'avais pas réussi en définitive.J'en avais pas acquis moi une seule idée bien solide comme celle qu'il avait eue pour se faire dérouiller. Plus grosse encore une idée que ma grosse tête, plus grosse que toute la peur qui était dedans, une belle idée, magnifique et bien commode pour mourir... Combien il m'en faudrait à moi des vies pour que je m'en fasse ainsi une idée plus forte que tout au monde? C'était impossible à dire!
    C'était raté! Les miennes d'idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d'espace entre, c'étaient comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d'un abominable
    univers bien horrible... Ça allait peut-être un peu mieux qu'il y a vingt ans, on pouvait pas dire que j'avais pas fait des débuts de
    progrès mais enfin c'était pas à envisager que je parviennejamais moi, comme Robinson, à me remplir la tête avec une seule idée, mais alors une superbe pensée tout à fait plus forte que la mort et que j'en arrive
    rien qu'avec mon idée à en juter partout de plaisir,d'insouciance et de courage. Un héros juteux.
    J'ai trouvé un plan mais malheureusement je ne sais pas quels élément et idées je peux mettre dans mes parties :

    1)Bilan de vie peu glorieux
    a)Un bilan de vie...
    b)...médiocre.

    2)Comparaisons à Robinson
    a)Ressemblances.
    b)Différences.

    3)Un anti-héros.
    a)Narrateur et Céline
    b)Visions de l'heroisme

    Cela fait une semaine que je suis dessus alors svp aidez-moi au plus vite.
    Merci d'avance!
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