Traduction latin-français d'une phrase

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Réponses

  • Comment est-ce qu'on peut traduire "vi compressa..." : devenue par la force...
    En choisissant l'un des sens de comprimo donné par le Gaffiot. Je te laisser le soin de chercher.
  • Bonjour Laoshi,

    Voici le Gaffiot :
    comprĭmō,9 pressī, pressum, ĕre (cum et premo), tr., ¶ 1 comprimer, serrer, presser : digitos comprimere et pugnum facere CIC. Ac. 2, 145, serrer les doigts et faire le poing ; compressa in pugnum manus QUINT. 2, 20, 7, main serrée pour faire le poing ; compressis labris HOR. S. 1, 4, 138, ayant les lèvres fermées ; compressis ordinibus LIV. 8, 8, 12, serrant les rangs ; compressis, quod aiunt, manibus LIV. 7, 13, 7, ayant, comme on dit, les bras croisés ║ animam compressi TER. Phorm. 868, j’ai retenu mon souffle ; tibi istas posthac comprimito manus TER. Haut. 590, une autre fois retiens tes mains ║ [médec.] resserrer [le ventre, etc.] : CELS. Med. 1, 10 ; 6, 18, etc. ║ mulierem PL. Aul. 30 ; TER. Phorm. 1018, etc., déshonorer une femme ¶ 2 [fig.] tenir enfermé : frumentum CIC. Att. 5, 21, 8 (Domo 14 ) ; annonam LIV. 38, 35, 5, accaparer le blé ║ tenir caché : orationem CIC. Att. 3, 12, 2, tenir caché un discours ; famam captæ Carthaginis compresserunt LIV. 26, 41, 11, ils étouffèrent la nouvelle de la prise de Carthage ¶ 3 arrêter : gressum VIRG. En. 6, 388, arrêter sa marche ; plausum CIC. Dej. 34, arrêter les applaudissements ; ejus adventus Pompeianos compressit CÆS. C. 3, 65, 2, son arrivée arrêta les Pompéiens ; vix comprimor quin involem... PL. Most. 203, c’est à peine si je me retiens de me jeter sur... ║ comprimer, arrêter : conatum atque audaciam alicujus CIC. Phil. 10, 11, arrêter les entreprises et l’audace de qqn ; animi conscientiam CIC. Fin. 2, 54, étouffer (faire taire) sa conscience ; hæc cogitatio animum comprimit CIC. Tusc. 2, 53, cette pensée comprime (apaise) les mouvements de l’âme.

    J'ai souligné le passage qui me semblait le plus collé parce qu'ella a été déshonorée mais ce n'est pas ce que dit le texte : "déshonorée par la force"

    Je dois manquer une définition parce que je ne vois rien de concluant.
  • JehanJehan Modérateur
    Pourtant...
  • Bonjour Laoshi,

    Voici le Gaffiot :
    Bonjours Jehan,
    Le Gaffiot se trouve en ligne. Il suffit de taper sur son moteur de recherche Gaffiot !
    Vois-tu, j'en ai un peu marre des remarques.
    Tantôt je me vois reprocher de donner la solution à l'élève.
    Tantôt, si je l'invite à chercher lui-même, d'autres internautes lui donnent la réponse toute cuite !
  • JehanJehan Modérateur
    Anne avait déjà donné explicitement le sens que je viens de donner, avec les liens...
    Bon, je supprime ma réponse à moi.
  • Mais non, pas d'inquiétude , Jehan !
  • JehanJehan Modérateur
    Ben si, na ! La mienne, je l'ai supprimée... :P
    Ça fera un peu chercher Seesaw !
  • Oui franchement, Seesaw, si déshonorer une femme par la force , ça ne fait pas tilt, je désespère.
  • On se calme Laoshi et Jehan,

    Je n'ai jamais eu d'échange avec vous et si vous êtes énervés il y a d'autres endroits pour se défouler, alors calmos parce que je peux aussi en pêter un si je veux!
    Pas de respect? ok!

    Maintenant, entre "déshonorer" et "devenue par la force mère de" : le second sens ne renferme pas tout le sens du premier. basta!

    Maintenant, je préfère parler avec des gens calmes SVP

    Et la maieutique, c'est pas juste dire "ça va faire chercher..." : le gars qui fait chercher, il se bouge lui aussi!
    Je suis tout seul pour apprendre le latin : chercher, je fais que ça (mais pas que le latin et certains ont une vie de travail à l'extérieur) donc si le modo il vient juste pour dire "ça fera chercher..." : on peut dire aussi, ça fera changer...?
    Faut sachoir (sic) un peu
  • JehanJehan Modérateur
    Mais pour ma part, je suis très calme... Et en quoi t'avons-nous manqué de respect ?
    As-tu pensé à regarder le message d'Anne345 (message 1667), comme je l'ai suggéré ?
    Elle mentionne en toutes lettres le verbe qui signifie usuellement en français "déshonorer une femme par la force", un verbe bien connu et d'usage courant.

    Certes, l'expression utilisée par le dictionnaire ("déshonorer une femme") est dans ce sens est un peu désuète, je te l'accorde. Mais c'est assez évocateur.
    Vois le sens A 3 de déshonorer : https://www.cnrtl.fr/definition/d%C3%A9shonorer
  • Jehan,

    C'est drôle que tu n'es pas fasses pas de remarque à Laoshi (modo).
    Le "ça fera chercher seesaw" : Je suis pas un "il" mais un "vous" et maintenant un "tu"!
    Donc, si tu ne comprends pas, là oui, ça pose problème!
    car si je parle de quelqu'un qui participe à la discussion à la troisième personne, c'est qu'il y a un problème et là, le Laoshi en a un (je ne sais pas pourquoi alors oui, manque de respect)

    Maintenant pour déshonorer :
    Il faut le dire en trois langues :
    "déshonorer" OUI, ça implique "par la force" (et j'ai pas eu besoin du dico pour ça : j'ai aussi de la culture de sachant, j'ai aussi fait des études)
    mais dans la traduction, le "devenue mère par la force" n'implique pas nécessairement le premier : or, moi ce qui m'intéresse, c'est la traduction.

    Basta

    Merci à Anne quand même (la moindre des choses)
  • Bonsoir seesaw.

    Bien que je ne sois pas intervenu ici, je me sens un peu responsable de la pagaille déclenchée dans un autre fil, et qui rejaillit dans celui-ci.

    Comment débloquer tout cela ?

    Je ne vous apprendrai rien en vous disant que "déshonorer" est un euphémisme pour dire "violer", bien que pour les Anciens, le déshonneur soit plus important que la blessure de la femme dans sa chair (cf. le viol de Lucrèce, qui était une patricienne).

    Mais à présent, je ne vois pas ce qui vous arrête : ce n'est plus une question de latin, mais de français. Certes, "violer par force" est un pléonasme inacceptable, il faut donc s'écarter de la littérarité et trouver une formule qui allie la maternité et le viol.

    J'ai fait la moitié du chemin.

    Vous n'allez pas nous lâcher pour si peu j'espère.
  • Yvain,

    Non, ne vous inquiétez pas! Il m'en faut!
    En fait, j'ai trouvé justement sur un site universitaire (et en .doc) ce passage même en bilingue (avec les explications de cas pour les mots qui posent problème - que je ne regarde évidemment que si je n'y arrive pas) et la traduction me convient mieux :
    Comme la vestale, violentée, avait donné naissance à des jumeaux,

    Voilà, tout est réglé ;)
  • C'est une formule qui sent un peu son vieux temps. Les traductions mises en ligne sont souvent très anciennes (XIXe, voire XVIIIe). Certes, c'est dans les vieux chaudrons qu'on fait la bonne soupe, mais tout de même.
  • Marie-Anne Bernolleserait ravie de voir la traduction de son cours traitée de vieux chaudron...
  • ... dans lequel on fait de la bonne soupe.
  • Avec une thèse en 2000, ce n'est sans doute pas un si vieux chaudron.
    Mais, si c'est censé être de l'humour, j'aimerais que quelqu'un m'explique...
  • Parce qu'il faut faire appel à quelqu'un pour expliquer ce que je dis ?

    En fait, il n'y a rien à comprendre.


    En fait, vi compressa pose un problème de traduction : "violer" ne va pas, je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi, je trouve le verbe déplacé. D'un autre côté, "déshonorer" atténue trop la force des mots ; "victime d'une violence" (G. Baillet, chez Budé) n'est pas mal. Je dirais finalement "prise de force".
  • Bonjour,

    Vercingétorix s'adresse à ses troupes pour les motiver et leur dit en conclusion de son discours "Libertas omnium praemium erit" (d'après mon manuel, hein).
    Je ne maîtrise pas trop "omnes", mais j'aimerais savoir si cette phrase peut aussi bien se traduire par "la liberté de tous sera (notre) récompense" que par "la liberté sera la récompense de tous", c'est-à-dire si omnium peut être le génitif aussi bien de libertas que de praemium. Ce qui revient strictement au même du point de vue de la logique, mais j'aimerais en avoir le cœur net sur le plan syntactique.

    Merci d'avance !
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