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Réponses

  • Merci bien pour l'initiative :)
  • Bonsoir Sage,

    Ce texte n'est pas simple, mais tu devrais t'en sortir avec tout ce qui a été dit.

    Serait-ce indiscret de te demander à quel niveau d'études il est posé ?
  • Je suis en 1ère actuellement (coucou le bac de Français :) )

    Mais là les nouvelles trad me semblent correct non? :(
  • Ce sont des vers !

    Quae ferarum immanitas,
    Quae Scylla, quae Charybdis Ausonium mare
    Siculumque sorbens quaeve anhelantem premens
    Titana tantis Aetna fervebit minis ?

    Quelle sauvagerie de bête sauvage, quelle Scylla, quelle Charybde absorbant la mer d'Ausonie et la Sicile
    (1) ou quel Etna de Titan pressant en respirant difficilement(2) bouillonnera sous de si grandes menaces(3) ?

    (1) Siculum est un adjectif.
    (2) Titana est une forme d'accusatif grec ; c'est le COD de premens, et anhelantem de rapporte à Titana. C’est le rappel de la légende du Titan Encelade.
    (3) Formellement juste, mais peux-tu me dire quel est le sens général de ce passage ? Que veut montrer Médée ? Et d’ailleurs, à qui s’adresse-t-elle ?


    Non rapidus amnis, non procellosum mare
    pontusve coro saevus aut vis ignium
    adjuta flatu possit inhibere impetum
    irasque nostras: sternam et evertam omnia.

    Ni(1) le fleuve rapide, ni la mer orageuse par le vent cruel de la haute mer du nord-ouest(2) où les forces(3) du feu aidé par la respiration(4) ne pourraient stopper cet élan et nos colères: Je renverserai et détruirai tout.

    (1) Soit, mais non n’est pas neque.
    (2) Non compris : pontus est au nominatif et désigne ici la haute mer ; cela double un peu mare, mais il faut distinguer les deux mots dans la traduction. Donc, mot à mot : « ou la haute mer sauvage par le Corus » = « ou la haute mer rendue sauvage par le Corus » ; il n’est pas exclu non plus que le mot désigne le Pont-Euxin ; c'est-à-dire la Mer Noire, mais les éditeurs auraient mis une majuscule au mot (je n’ai pas l’édition du texte).
    (3) vis est au singulier.
    (4) Sens ? C’est l’image du feu attisé par le vent. Traduis mieux flatu.
  • Quelle sauvagerie de bête sauvage, quelle Scylla, quelle Charybde absorbant la mer d'Ausonie et de Sicile ou quel Etna pressante du Titan respirant difficilement bouillonnera sous de si grandes menaces?


    (3) Formellement juste, mais peux-tu me dire quel est le sens général de ce passage ? Que veut montrer Médée ? Et d’ailleurs, à qui s’adresse-t-elle ?

    --->Dans ce passage, nous voyons les conséquences éventuelles que pourraient occasioner la colère de Médée.
    Ici, Médée dialogue avec sa nourisse.





    Non rapidus amnis, non procellosum mare
    pontusve coro saevus aut vis ignium
    adjuta flatu possit inhibere impetum
    irasque nostras: sternam et evertam omnia.

    Le fleuve rapide, la mer orageuse, la haute mer rendue sauvage par le Corus où la force du feu aidé par la zéphyr ne pourraient guère stopper cet élan et nos colères: Je renverserai et détruirai tout.

    --->j'aimerais savoir, le petit -ve derriere pontus, à quoi sert-il?
  • JehanJehan Modérateur
    j'aimerais savoir, le petit -ve derrière pontus, à quoi sert-il?
    Tu le trouves aussi dans la première phrase (quaeve). Sauf erreur, c'est un équivalent de la conjonction de coordination -que (comme dans irasque).
  • Très bien, merci pour cette précision, ainsi je change la virgule en que dans la seconde partie:

    Non rapidus amnis, non procellosum mare
    pontusve coro saevus aut vis ignium
    adjuta flatu possit inhibere impetum
    irasque nostras: sternam et evertam omnia.

    Le fleuve rapide, la mer orageuse que la haute mer rendue sauvage par le Corus où la force du feu aidé par la zéphyr ne pourraient guère stopper cet élan et nos colères: Je renverserai et détruirai tout.
  • Tu as mal compris ce que disait Jehan, et -ve signifie "ou" ; c'est bien ainsi que tu l'as traduit dans cette phrase :

    Quelle sauvagerie de bête (sauvage), quelle Scylla, quelle Charybde absorbant la mer d'Ausonie et de Sicile ou quel Etna pressante(1) du Titan(2) respirant difficilement bouillonnera sous(3) de si grandes menaces?

    (1) Le participe présent est invariable en français !
    (2) Pourquoi "du Titan" ? Je t'ai dit que c'était le COD de premens.
    (3) Je préférerais "de", comme dans l'expression "bouillir de colère".

    Le fleuve rapide, la mer orageuse, (1)la haute mer rendue sauvage par le Corus où(2) la force du feu aidé par la zéphyr(3) ne pourraient guère(4) stopper cet(5) élan et nos colères: Je renverserai et détruirai tout.

    (1) Là, il faut placer "ou".
    (2) Sans accent !
    (3) ??? flatus = le souffle du vent.
    (4) Léger faux-sens. Pour traduire non en tête de phrase , je te conseille la tournure suivante : "Ce n'est pas le fleuve rapide, ce n'est pas... ou... ou... qui pourraient stopper..."
    (5) Le démonstratif n'est pas dans le texte. En fait, nostras (de noster) s'accorde avec iras, mais porte à la fois sur impetum et sur iras. C'est ce qu'on appelle l'accord de proximité.

    C'est dur, mais on y est presque. Il faut dire que les textes poétiques sont particulièrement difficile à bien traduire.
  • Quelle sauvagerie de bête , quelle Scylla, quelle Charybde absorbant la mer d'Ausonie et de Sicile ou quel Etna accablant le Titan respirant difficilement bouillonnera de si grandes menaces?



    Ce n'est pas le fleuve rapide, ce n'est pas la mer orageuse ou encore la haute mer rendue sauvage par le Corus ou bien la force du feu aidé par le souffle du vent qui pourraient stopper nos élans et nos colères: Je renverserai et détruirai tout.

    N.b.: Dans cette trad, je me suis permis d'ajouter le bien et encore au ou pour enlever ce ton un peu redondant, en ai-je le droit ou vaut-il mieux les retirer
  • Oui, cela va pour une traduction littérale oralisée.

    Tu peux en effet rajouter "bien".

    Ma question était mal posée, oui, elle s'adresse à sa nourrice, mais elle vise Jason.
    En fait, Médée montre que le déchaînement des éléments géographiques et mythiques qu'elle évoque n'est rien par comparaison avec ce qu'elle promet à Jason qui l'a trahie.
  • Très bien merci pour ton aide précieuse. :)

    Et merci aussi à toi Jehan
  • Bonsoir Jacques,
    Bonsoir Jehan,

    C'est quand même de haute volée pour un texte de Première, non ?
  • Oui, surtout s'il n'y avait pas de notes explicatives.
    La pièce a fait partie du programme du bac dans les années 2000.
  • Afin de nous aider à traduire le texte, notre prof nous donne un lexique de la majorité des mots du texte que nous n'avons pas vu en cours durant cette année et nous avons le droit à des petits explications oral du contexte :)
  • Bonjour,

    "Mox tibi dicam quid fecerim."

    Je te dirai bientôt ce que j'ai fait / ce que j'aurai fait?

    Merci.
  • fecerim : subjonctif parfait, donc action antérieure à celle de la principale :
    Je te dirai bientôt ce que j'ai fait.
  • Merci. Pourrait-on le traduire aussi par un futur antérieur car celui-ci exprime l'antériorité par rapport au futur simple "dicam"?
  • LaoshiLaoshi Membre
    Non, le futur antérieur ne conviendrait pas.
  • Subjonctif parce que c'est une interrogative indirecte.
    Antériorité par rapport au moment où on s'exprime.
    Le futur antérieur exprimerait l'antériorité par rapport au moment où on le dira.
  • Je suis bien d'accord pour l'utilisation du subjonctif... mais à quel(s) temps ?

    Comment distinguer entre :

    Je te dirai ce que j'ai fait

    et

    Je te dirai ce que j'aurai fait


    Dans le 1er cas, j'aurais bien mis un parfait, et dans le second... un plus-que-parfait... mais on pourrait alors comprendre "Je te dirai ce que j'avais fait".

    Ha... si !!!! Le participe futur !!!
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