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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Anne345 t'a également fait remarquer que laudari était un infinitif passif.
    Pourquoi l'avoir traduit par la première personne du singulier du subjonctif ?

    D'autre part, "Non" ne nie pas "laudari", mais "curo" :
    Je ne me soucie pas....

    Quel mot as-tu donc traduit par "cache" ?
    Ta fin de phrase est incompréhensible.
  • J ai traduis cache par tecum.

    Te bellare decet terra, Messalla, marique, ut domus hostiles praeferat exuvias:
    me retinent uinctum formosae vincla puellae, et sedeo duras janitor ante fores.

    -> Il convient de te faire la guerre, Messalla, sur terre et sur mer, pour que la maison affiche les dépouilles de l'ennemi:
    Elles me retiennent de lier un lien à de belles jeunes filles
    et portier je suis assis devant de durs portes.


    2) Non ego laudari curo, mea Delia; tecum dum modo sim, quaeso segnis inersque uocer.

    -> Je ne me soucie pas d'être loué, ma Delia, pourvu que je sois avec toi, je demande un non chalant et inactif qui soit appelé
  • JehanJehan Modérateur
    J'ai traduit cache par tecum.
    Tu veux plutôt dire que tu as traduit "tecum" par "cache". Drôle d'idée...
    Effectivement, "tecum" ne veut pas dire "cache", mais "avec toi", comme tu as traduit maintenant.

    Tu as traduit "vocer" par une relative au subjonctif, alors qu'on t'a dit que "vocer" était un infinitif passif : "être appelé".
  • 2) Non ego laudari curo, mea Delia; tecum dum modo sim, quaeso segnis inersque uocer.
    -> Je ne me soucie pas d'être loué, ma Delia, pourvu que je sois avec toi, je demande un non chalant et inactif être appelé

    Très bien, cependant je ne comprend pas vraiment le sens de cette fin de phrase...
  • Oui, respecter la disposition des vers amène à mieux visualiser les phrases et, ici les oppositions entre les vers 1-2 d'une part, 3-4 d'autre part.


    Te bellare decet terra, Messalla, marique,
    ut domus hostiles praeferat exuvias:

    -> Il convient de te faire la guerre, Messalla, sur terre et sur mer, pour que la maison affiche les dépouilles de l'ennemi:

    Ici, il y a un beau contresens : derrière decet, on a une proposition infinitive, quel rôle joue te ??

    Je t'informe ou te rappelle que Messalla est un général d'Auguste qui avait combattu victorieusement en Gaule (entre autres)
  • JehanJehan Modérateur
    Je ne me soucie pas d'être loué, ma Delia, pourvu que je sois avec toi, je demande un nonchalant et inactif être appelé
    En français correct, on ne demande pas être appelé... On demande à être appelé.
    Commences-tu à mieux comprendre la phrase ?
    D'autant plus qu'en français on placera les adjectifs après l'infinitif et non avant.
  • Le te renvoit donc à Messalla.
    Sinon merci pour la petite info; je ne savais pas que c'était un général d'Auguste, je pensais que c'était une femme.

    Te bellare decet terra, Messalla, marique, ut domus hostiles praeferat exuvias:
    me retinent uinctum formosae vincla puellae, et sedeo duras janitor ante fores.

    -> Il te convient de te faire la guerre, Messalla, sur terre et sur mer, pour que la maison affiche les dépouilles de l'ennemi:
    Elles me retiennent de lier un lien à de belles jeunes filles
    et portier je suis assis devant de dures portes.

    2) Non ego laudari curo, mea Delia; tecum dum modo sim, quaeso segnis inersque uocer.

    -> Je ne me soucie pas d'être loué, ma Delia, pourvu que je sois avec toi, je demande un non chalant et inactif à être appelé

    Je ne comprend toujours pas le sens de cette fin de phrase Jehan, je ne vois pas de sujet...
  • JehanJehan Modérateur
    je demande un nonchalant et inactif à être appelé

    Je ne comprend toujours pas le sens de cette fin de phrase Jehan, je ne vois pas de sujet..
    Eh bien, le sujet est "je", où est le problème ?
    Je t'ai déjà dit de placer les adjectifs après l'infinitif :
    Je demande à être appelé nonchalant et paresseux.
  • Ah ok, c est pour ça, désolé, je n'ai pas fais attention à ta demande, du coup oui, la phrase me semble tout de suite claire, merci.

    Sinon le reste est-il juste des phrases?
  • JehanJehan Modérateur
    Tu veux plutôt dire "Le reste des phrases est-il juste ?"
    Eh bien, je laisse aux latinistes plus experts que moi le soin de te répondre... ;)
  • Très bien, merci pour ton aide, et ainsi Jacques ou Anne pourraient passer vérifier, cela serait bien:)
  • Pour ce qui est du premier passage, le sens n'est toujours pas compris.

    Nous reprendrons tout cela demain.
  • 2) Non ego laudari curo, mea Delia; tecum dum modo sim, quaeso segnis inersque uocer.

    -> Je ne me soucie pas d'être loué, ma Delia, pourvu que je sois avec toi, je demande un non chalant et inactif à être appelé

    Je ne comprend toujours pas le sens de cette fin de phrase Jehan, je ne vois pas de sujet...

    Attention , il faut bien identifier dans vocer un subjonctif "optatif", comme s'il y avait ut devant, dépendant de quaeso.
  • Attention , il faut bien identifier dans vocer un subjonctif "optatif", comme s'il y avait ut devant, dépendant de quaeso.
    Cette construction de quaeso avec ut + subjonctif ou subjonctif seul (même chez Cicéron) est signalée dans le Gaffiot.
    Alors, subjonctif optatif, je ne sais ce que cela veut dire, mais après quaeso, il est clair qu'il s'agit d'un souhait.
  • Oui, c'est ça, on parle de "subjonctif optatif" , quand ce mode exprime un souhait , comme ici.
  • Je reviens quant à moi sur les deux premiers distiques.

    Te bellare decet terra, Messalla, marique,
    Ut domus hostiles praeferat exuvias;
    Me retinent vinctum formosae vincla puellae,
    Et sedeo duras ianitor ante fores.


    Vous avez traduit ainsi :

    -> Il te convient de te faire la guerre, Messalla, sur terre et sur mer, pour que la maison affiche les dépouilles de l'ennemi:
    Elles me retiennent de lier un lien à de belles jeunes filles
    et portier je suis assis devant de dures portes
    .

    1° Une remarque de structure : le premier distique (groupement de deux vers) commence par te, le second par me. Il y a donc comparaison (similitude ou opposition). Cela doit vous apparaître à a première lecture, et vous comprenez pourquoi le respect de la disposition métrique est importante.

    2° Nous avons vu que le te renvoyait à Messala, glorieux général d'Auguste (et là, il fallait une note explicative ou une recherche personnelle, sans quoi vous ne risquiez pas de comprendre quoi que ce soit). Le me ultérieur renverra évidemment au "moi" du personnage qui parle, (identifié par une note, j'espère ?) comme étant le poète.

    3° Nous avons vu aussi que decet gouvernait une proposition infinitive dont vous semblez avoir identifié le sujet, te (à l'accusatif, n'est-ce pas ?)
    Mais si vous dites : "il te convient de te faire la guerre", cela veut dire que Messala doit se faire la guerre à lui-même : est-ce satisfaisant ? En fait, c'est la tournure française qui vous fait tromper.

    4° Vous avez bien traduit le second vers (je ne suis pas tout à fait d'accord avec le "pour que", mais c'est un détail). Cela dit, comment le comprenez-vous ?

    5° On pourra passer à la suite qui n'offre aucun sens acceptable en ce qui concerne le vers 3.
  • > Il te convient de faire la guerre, Messalla, sur terre et sur mer, pour que la maison affiche les dépouilles de l'ennemi:
    Elles me retiennent de lier un lien à de belles jeunes filles
    et portier je suis assis devant de dures portes.

    1° Une remarque de structure : le premier distique (groupement de deux vers) commence par te, le second par me. Il y a donc comparaison (similitude ou opposition). Cela doit vous apparaître à a première lecture, et vous comprenez pourquoi le respect de la disposition métrique est importante.

    C'est noté, j'essayerais de faire d'avantage attention à la disposition de la métrique en la respectant.

    2° Nous avons vu que le te renvoyait à Messala, glorieux général d'Auguste (et là, il fallait une note explicative ou une recherche personnelle, sans quoi vous ne risquiez pas de comprendre quoi que ce soit). Le me ultérieur renverra évidemment au "moi" du personnage qui parle, (identifié par une note, j'espère ?) comme étant le poète.

    Oui, nous avons vu que le poète étant Tibulle, le me renvoit donc à Tibulle

    3° Nous avons vu aussi que decet gouvernait une proposition infinitive dont vous semblez avoir identifié le sujet, te (à l'accusatif, n'est-ce pas ?)
    Mais si vous dites : "il te convient de te faire la guerre", cela veut dire que Messala doit se faire la guerre à lui-même : est-ce satisfaisant ? En fait, c'est la tournure française qui vous fait tromper.

    Mince, j'ai oublié de retirer le te que j'ai rajouté dans ma premiere traduction, mais maintenant, est-ce juste?

    4° Vous avez bien traduit le second vers (je ne suis pas tout à fait d'accord avec le "pour que", mais c'est un détail). Cela dit, comment le comprenez-vous ?

    J'interprète cela comme le fait que pour l'auteur, la guerre est un bon moyen pour obtenir des trophées qui sont "les dépouilles ennemis. Du coup un "afin que" serait plus approprié?

    5° On pourra passer à la suite qui n'offre aucun sens acceptable en ce qui concerne le vers 3.


    Laoshin et Christio:

    Le subjonctif opatique, je n'en ai jamais entendu parler.... mais du coup, si cela doit inscrire le but, cela donnerait:

    > Je ne me soucie pas d'être loué, ma Delia, pourvu que je sois avec toi, pour que je demande à être appelé non chalant et inactif.
  • JehanJehan Modérateur
    Pas "opatique"... "optatif" : c'est-à-dire "exprimant le souhait".
    De toute façon, je t'avais proposé "Je demande à être appelé".
    C'est aussi l'expression d'un souhait.
    Au lieu d'un "je demande que je sois appelé" que je t'avais fait corriger. Cela exprimait aussi le souhait, mais il n'est pas correct en français d'employer le subjonctif quand le sujet de la complétive est le même que celui de la principale.
    Si l'on y tient, on peut tourner la phrase ainsi : puissé-je être appelé...

    Sois plus attentif à l'orthographe des pseudos : Laoshi et non Laoshin, Christo et non Christio.

    Attention aussi à l'orthographe de nonchalant, cet adjectif s'écrit en un seul mot.
    Tout comme davantage ( = plus).
  • Très bien, merci pour ces quelques remarques, j'en prends note.
    Mais du coup, comme tu as proposé à être appelé pour le but, je n'ai pas besoin de mettre "pour que" ou "afin que" devant le je demande?



    Sinon pour mon post d'avant, tu es là Jacques??
  • JehanJehan Modérateur
    Mais du coup, comme tu as proposé à être appelé pour le but, je n'ai pas besoin de mettre "pour que" ou "afin que" devant le je demande?
    Bien sûr que non, puisqu'on t'a dit que vocer, à sens optatif, complétait quaeso...
    Puisque c'est optatif, d'ailleurs, c'est davantage un souhait qu'un but.
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