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Réponses

  • Sauf que tantum, tout comme quantum, sont des adjectifs substantivés au neutre, comme leur équivalent grec : tantum quietis = "cette quantité de repos" quantum "qui" ; "ce tant de repos qui..." (quantum est un adjectif relatif). C'est pourquoi il ne faut pas traduire littéralement en employant un que conjonctif en français.
  • Bonjour à tous !
    J'ai des difficultés pour traduire la première partie de la phrase suivante, issue d'un texte datant de la seconde moitié du XVe siècle:

    Nec tamen sunt ut ait quorum magnam hiis diebus prochpudor copiam ut audivi sustinet mater nostra universitas qui proprie glorie vacantes opiniones aliquas antiquas periculosas.

    La succession de tous ces verbes fait que je suis totalement perdu au niveau de la construction de la phrase... Je pense que le premier "sunt" fait référence à la phrase précédente du texte, que voici :

    "Hoc enim est genus hominum qui iuxta comicum verbum in eunucho : esse primos se omnium rerum volunt, omnium scilicet novitatum inventores, et in omni arte et scientia precipuos."

    J'ai traduit cette phrase ainsi : "Il est en effet une espèce d'homme, selon les mots du comique dans l'Eunuque, qui désirent être les premiers en tout, inventer toutes les choses nouvelles, et être supérieurs dans chaque art et science."

    Je comprends globalement que l'auteur déplore ici l'abondance de ces hommes qui se pensent premier à tout au moment où il parle, et plus précisément à l'université, mais je n'en suis pas du tout sûr. Si quelqu'un a des éclaircissements à m'apporter, je suis preneur :)
  • En effet, le passage pose problème ; il ne se construit guère.

    Il me faudrait ce qui précède et surtout ce qui suit le passage que vous avez posté (une bonne vingtaine de lignes).

    L'idéal serait une photo du manuscrit ; sinon, assurez-vous de la qualité de la transcription.

    Je souhaiterais aussi connaître le titre de l'ouvrage et son auteur.
  • seesawseesaw Membre
    Bonjour,

    En lisant le texte des Métamorphoses dans une publication bilingue, il y a un passage dont je n'arrive pas à faire coïncider ma traduction avec celle du site (cependant, j'en ai gardé les termes qui me semblaient bons).
    Est-ce que je m'abuse ?

    Voici le texte latin de ce site auquel est accolée la traduction française :http://bcs.fltr.ucl.ac.be/METAM/Met02/M02-272-530.html#oreille
    At Phaethon rutilos flamma populante capillos

    uoluitur in praeceps longoque per aera tractu


    fertur, ut interdum de caelo stella sereno

    etsi non cecidit, potuit cecidisse uideri.

    Phaéton, dont les cheveux rutilants étaient la proie des flammes,

    roule tête en avant ; il est emporté, traçant à travers l'espace


    une longue traînée ; ainsi parfois, dans un ciel serein,

    une étoile, même si elle ne tombe pas, peut sembler tomber.

    Voici ma proposition de traduction:
    Mais Phaéton est enveloppé dans une flamme dévastant ses cheveux
    rougeoyants et emporté dans un abîme formant une longue traînée
    à travers l'espace, qui, même si l'étoile n'est pas tombée
    de la voûte sereine, a pu sembler en tomber.


    Voilà ce qui me gène dans la traduction du site :
    1) in praeceps : dans le Gaffiot, ce mot, précédé de in, signifie plutôt "abîme" que "tête la première".
    Je diffère aussi, par voie de conséquence, du texte sur ce groupe : rutilos flamma populante capillos (avec lequel à part volvitur finalement ma proposition concorde.

    2) les temps du verbe caedo a la fin : la traduction du site les rend au présent (faisant un présent de vérité générale) alors que le texte a bien gardé le passé : ce qui semble plutôt peser pour la traduction de l'événement précis de la chite de Phaéton.

    3) Si on change le temps, on change aussi l'adverbe qui ne peut plus se traduire par "parfois" mais plutôt par "cependant".
  • Voici la traduction de Danièle Robert  (Actes Sud) :
    Quant à Phaéton, la chevelure en feu dans l'incendie dévastateur,
    Il tombe en tournoyant, suivi dans les airs d'une longue traînée
    Comme parfois une étoile filante dans un ciel serein
    Peut paraître tomber alors qu'il n'en est rien.
    « cecidit » et « cecidisse » sont pour autant que je sache bien des passés en latin, je pense que cela signifie « comme parfois une étoile que, même si elle n'était pas tombée, on a pu croire voir tomber » (= parfois, on a cru voir une étoile tomber, même si ce n'était pas le cas). Mais on ne peut pas toujours traduire mot à mot, ici le présent en français sonne plus naturel, à mon avis. (Danièle Robert a en plus traduit le dernier vers sous la forme d'un alexandrin).

    « in praeceps » semble plutôt vouloir dire « dans l'abîme », en effet. Je ne vois pas de possibilité de « cependant » pour « interdum » (quelquefois, parfois, de temps en temps).
  • Mais Phaéton est enveloppé [constr. = cs.] dans une flamme dévastant ses cheveux
    rougeoyants et emporté dans un abîme [fs.] formant une longue traînée
    à travers l'espace, qui, [sens de ut ?= cs.] même si l'étoile n'est pas tombée [tps.]
    de la voûte sereine, a pu [tps.] sembler en tomber.

    1) in praeceps : dans le Gaffiot, ce mot, précédé de in, signifie plutôt "abîme" que "tête la première".
    Je diffère aussi, par voie de conséquence, du texte sur ce groupe : rutilos flamma populante capillos (avec lequel à part volvitur finalement ma proposition concorde.
    Très souvent, en poésie, praeceps, précédé ou non de in, signifie bien « la tête en avant », « la tête la première » ; c'est l'image de l'étoile filante, avec une tête et un sillage lumineux formant traîne, comme dans une comète.

    2) les temps du verbe caedo a la fin : la traduction du site les rend au présent (faisant un présent de vérité générale) alors que le texte a bien gardé le passé : ce qui semble plutôt peser pour la traduction de l'événement précis de la chite de Phaéton.
    Le parfait de l’indicatif s’emploie souvent pour exprimer un fait d’expérience, une vérité générale :

    Felix qui potuit rerum cognoscere causas.

    3) Si on change le temps, on change aussi l'adverbe qui ne peut plus se traduire par "parfois" mais plutôt par "cependant".
    interdum a bien le sens classique de « parfois »
  • seesawseesaw Membre
    Merci Yvain!

    Mais ce qui me dérange le plus est l'accusatif rutilos [...] capillos : normalement, n'est-il pas accusatif du verbe volvitur?
  • Non, c'est populante, verbe noyau de la proposition participale qui gouverne cet accusatif.
    volvitur = "il est roulé", donc il "roule" dans l'emploi intransitif ; c'est l'actif volvo, "faire rouler", qui serait transitif.
  • NSAXNSAX Membre
    Bonsoir, pouvez-vous m'aider sur ces phrases de traduction ? Elles m'ont posé beaucoup problème et j'aimerais avoir vos propositions ou corrections pour une meilleure traduction :

    1. Coloni ex agris expulsi erant atque ad ostium Tiberis amnis venerant.
    Les colons avaient été chassé hors des champs et étaient venus auprès de l'embouchure du fleuve du Tibre.

    2. Addo quod in nepote regis multa est benignitas in Romanos.
    J'ajoute le fait que chez le petit-fils du roi, la bonté est importante à l'égard des Romains.

    3. Videtis hostes maxima cum praeda ex urbe fugisse.
    Vous constatez que les ennemis se sont enfuis avec le butin en dehors de la ville.

    4. Latini, ab equitibus Romanis victi, in civitatem adsciti sunt.
    Les Latinins, en venant d'être vaincu par les chevaliers romains, ont été pris dans les cités.

    5. Si bellum renovas, patriam non amas.
    Si tu renouvelles la guerre, tu n'aimes pas la patrie.

    6. Milites Romani turres, falces testudinesque parare ac facere inceperunt.

    Les soldats romains commencèrent à arranger les tours, les faucilles et à faire les tortues militaires.

    7. Dux magnis itineribus in Neruiorum fines pervenit.
    Le chef parvint jusque chez les Nervins par les grands chemins.

    8. Vercingetorix ex oppido Gergouia eiectus est.
    Vercingetorix a été jeté hors de la ville de Gergovie.

    9. Caesaris litterae a legatis redditae sunt consulibus.
    Les lettres de César ont été rendues par les délégués aux consuls.

    10. Sunt in ea legione fortissimi centuriones et perpetuas inter se controversias habent.

    Les plus forts centurions sont dans leur légion et ils se considérent entre les perpétuelles contestations.


    Voici le vocabulaire que j'ai trouvé:
    Adscitus, a, um : emprunté
    Renovo, as, are, avi, atum ; renouveler
    Turris, is, f : la tour
    Falx, falcis, f : la faucille
    Testudo, inis, f : la tortue militaire
    Paro, as, are, avi, atum : préparer, ménager, arranger
    Incipio, is, ere, cepi, ceptum : commencer
    Iter, itineris, n : le chemin, le trajet
    Reddo, is, ere, didi, ditum : rapporter, rendre, restituer
    Legatus, i, m : le délégué, le député
    Legio, onis, f : la légion
    Centurio, onis, m : le centurion
    Perpetuo, as, are, avi, atum : continuer, perpétuer
    Controversia, ae, f : la controverse, la contestation, la discussion


    Merci d'avance :) !
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir NSAX.

    Je ne pense pas corriger les dix phrases ce soir, mais j'essaie de commencer...
    1. Coloni ex agris expulsi erant atque ad ostium Tiberis amnis venerant.
    Les colons avaient été chassé hors des champs et étaient venus auprès de l'embouchure du fleuve du Tibre.
    Accorde le participe. J'ai barré des mots inutiles.

    2. Addo quod in nepote regis multa est benignitas in Romanos.
    J'ajoute le fait que chez le petit-fils du roi, la bonté est importante à l'égard des Romains.
    La partie soulignée est correcte, mais peu naturelle. Tu peux la reformuler en utilisant plutôt : "il y a beaucoup de...".

    3. Videtis hostes maxima cum praeda ex urbe fugisse.
    Vous constatez que les ennemis se sont enfuis avec le butin en dehors de la ville.
    Tu pourrais remplacer par "voyez". Tu peux supprimer "en dehors", et placer "de la ville" juste après 'enfuis". "Tu n'as pas traduit "maxima".

    4. Latini, ab equitibus Romanis victi, in civitatem adsciti sunt.
    Les Latins, en venant d'être vaincu par les chevaliers romains, ont été pris dans les cités.
    Accorde le participe. Traduis plutôt "equitibus" par "cavaliers".
    "civitatem" est au singulier.
    adsciti = asciti; ascĭo (adscĭo), īre, īvi, ītum = recevoir, faire venir, mander
  • Pas ascio, mais ascisco, qui n'a pas le sens strict de "faire venir", "mander".
  • JehanJehan Modérateur
    Au temps pour moi...
    Dans la phrase latine donnée par Xira, on a pourtant bien adsciti (de a(d)scire) et non a(d)sciciti (de a(d)scicere).
    INSAX aurait donc fait une faute de frappe.
    Le verbe adscicere signifie entre autres "appeler à soi", "prendre pour soi", "emprunter", "s'arroger", etc. Comment le traduire au mieux ici ?
  • ascio, non classique, est inusité au parfait et au supin, et les formes asci(v)i et ascitum correspondent en fait à ascisco. De toute manière, "mander" ne va pas avec le sens. On fait bien venir les Latins, mais pas comme des parlementaires ou des otages. Je ne veux pas encore révéler le sens que ce verbe prend ici, mais il figure dans le Gaffiot.
    On est guidé par le mot civitas, qui ne désigne pas qu'un lieu.

    Le sens du verbe ascisco est "faire entrer", "admettre", dans le sens d' "intégrer".

    Les Latins font désormais partie de la civitas romana, il n'y a plus qu'un seul peuple.
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