Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour à tous ,

Alors voila j'ai un commentaire composé à faire sur un passage de l'oeuvre de Diderot ! Et a vrai dire j'ai quelques souci à cerner l'enjeu du passage et donc je ne trouve pas de problématique !
J'ai en revanche essayer de faire un plan qui colle au texte Voila pour le passage :
"Mais vous vous seriez échappé en éclats de rire à la manière dont il contrefaisait les différents instruments. Avec des joues renflées et bouffies, et un son rauque et sombre, il rendait les cors et les bassons; il prenait un son éclatant et nasillard pour les hautbois; précipitant sa voix avec une rapidité incroyable pour les instruments à corde dont il cherchait les sons les plus approchés; il sifflait les petites flûtes, il recoulait les traversières, criant, chantant, se démenant comme un forcené; faisant lui seul, les danseurs, les danseuses, les chanteurs, les chanteuses, tout un orchestre, tout un théâtre lyrique, et se divisant en vingt rôles divers, courant, s'arrêtant, avec l'air d'un énergumène, étincelant des yeux, écumant de la bouche.

Il faisait une chaleur à périr; et la sueur qui suivait les plis de son front et la longueur de ses joues, se mêlait à la poudre de ses cheveux, ruisselait, et sillonnait le haut de son habit. Que ne lui vis-je pas faire? Il pleurait, il riait, il soupirait il regardait, ou attendri, ou tranquille, ou furieux; c'était une femme qui se pâme de douleur; c'était un malheureux livré à tout son désespoir; un temple qui s'élève; des oiseaux qui se taisent au soleil couchant; des eaux ou qui murmurent dans un lieu solitaire et frais, ou qui descendent en torrent du haut des montagnes; un orage; une tempête, la plainte de ceux qui vont périr, mêlée au sifflement des vents, au fracas du tonnerre; c'était la nuit, avec ses ténèbres; c'était l'ombre et le silence, car le silence même se peint par des sons.

Sa tête était tout à fait perdue. Épuisée de fatigue, tel qu'un homme qui sort d'un profond sommeil ou d'une longue distraction; il resta immobile, stupide, étonné. "
Il s'agit d'un passage narré !Le philosophe décrit LUI qui s'adonne un spectacle.



J'ai donc pensé faire deux parties !

1 : De la théatralisation à la folie
a) Théatralisation par la pantomime
b)La folie du personnage de rameau

2 : L'art de la musique
a)Une passion aliénante
. . .


Voila pour le début c'est la que je regrette d'avoir toujours favorisé les dissertations.
Merci de vos réponses

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Caroforgg,

    Il me semble qu'il s'agit du portrait d'un comédien en action.

    Ce texte est une variation sur ce que Diderot abordera ailleurs dans le Paradoxe sur le comédien.

    Tu as un portrait suivi de considérations implicites sur l'illusion, l'implication...
  • Oui MOI fait la description de LUI alors qu'il se lance dans une illustration puisque leur conversation aborde alors la musique !
    S'agit il d'une satire du comédien ?

    Merci de votre réponse
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Ce n'est pas une satire, car il n'y a aucune volonté polémique, simplement un étonnement, une admiration pour cet art d'illusionniste... Diderot insiste aussi sur la vis comica du personnage.
  • Il faut donc que j'axe totalement mon devoir sur l'art . . . dont la musique , l'opéra qui sont respectées par LUI et MOI à la fois.Il faut que j'évoque le rôle du passage narré qui permet au philosophe de transmettre de son point de vue sur ce transport de LUI ?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Tu dois analyser cet extrait et non l'oeuvre entière. Ne cherche pas ailleurs que dans l'extrait. Pouvoir d'évocation de la musique, du comédien... Au ridicule succède l'admiration. C'est aussi une manière de découvrir qui est le Neveu de Rameau.
  • Si je n'interprete pas mal ,c'est un des seuls passages ou les 2 hommes sont a peu près en accord ! Moi éprouve une certaine admiration pour lui ,qui trouve une certaine unité de lui-même (pour une fois) à travers sa passion : la musique ? Je n'arrive pas à trouver une organisation avec une problématique et un plan avec toutes ces réflexions !
    Je ne sais pas si le plan que j'avais proposé au début correspond ...
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Caroforgg,

    C'est effectivement un moment d'union où le critique d'art Diderot communie avec l'artiste dépravé, mais artiste néanmoins.

    Pour ton plan, je te suggère de suivre les mouvements du texte.
  • Merci pour ces réponses Jean-Luc ,elles me permettent de ne pas trop me décourager en me disant que je suis pas dans le faux!
    Que doit je comprendre par mouvement ?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Le texte procède par ensembles, par structures de sens, ici par ex. le découpage en paragraphes est peut-être significatif.
  • Jean-Luc a écrit:
    Bonsoir Caroforgg,

    Il me semble qu'il s'agit du portrait d'un comédien en action.

    Ce texte est une variation sur ce que Diderot abordera ailleurs dans le Paradoxe sur le comédien.

    Tu as un portrait suivi de considérations implicites sur l'illusion, l'implication...
    Bonsoir
    Je situe très bien le portrait du Neveu de Rameau par contre pour les "considérations implicites sur l'illusion" et l'implication je ne comprends pas! Pourriez vous m'éclairer ?
    Merci
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Caroforgg,

    Illusion : faculté d'imiter plus ou moins justement la réalité. Le comédien est bien celui qui donne plus ou moins l'illusion de la réalité en fonction de la maîtrise de son art...

    Implication : le comédien doit-il s'identifier totalement à celui qu'il imite ? ou doit-il prendre ses distances pour mieux maîtriser son rôle ? Quelle est la stratégie qui peut donner le maximum d'émotion au spectateur ? Ces questions et quelques autres sont l'objet du Paradoxe sur le comédien.
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