Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

J'ai besoin d'une confirmation. L'épreuve de latin est-elle obligatoire au concours de l'agrégation de lettres modernes (concours en externe)?
Après des études en HK,K suivies d'un doct en histoire, j'ai eu une activité professionnelle pendant 15 ans(dans le secteur privé). Je souhaite aujourd'hui passer l'agrégation de lettres modernes mais le latin me laisse perplexe. Y-a-t-il une solution autre que j'ignore?
Merci à toutes et tous.
Lisy
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Réponses

  • Bonjour à tous. Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur le niveau exigé en latin, au concours de l'agrégation en lettres modernes ? J'hésite à m'y présenter, et cette inconnue est déterminante pour moi. Merci d'avance pour vos réponses. Pour être plus précis, est-ce qu'à cet exigent concours s'associe une épreuve de latin exigente ? ou bien est-ce que le fait que le latin y soit présent, constitue déjà un paramètre exigent suffisant, qui exclut que l'épreuve soit très difficile comme le reste ? Comment pourrait-on qualifier ce niveau ? Sans doute que le forum compte des agrégés...
    Merci.
  • Il ne doit pas être facile de définir un niveau de latin, puisque les spécialistes ne te répondent pas.
    Le niveau des candidats est très hétérogène, et selon les rapports du jury, que tu trouveras , certaines erreurs paraissent assez étonnantes à ce niveau.
    Pour évaluer ton propre niveau, pourquoi ne pas te "frotter" aux sujets déjà donnés, on les trouve facilement ?
  • Bonsoir.
    Etant lettres classiques, je ne me suis jamais vraiment préoccupé de cette question. Je me rappelle toutefois qu'étudiant, lorsqu'on nous faisait bosser sur des annales de l'agreg moderne en latin, c'était long et pas toujours très facile. On trouve des recueils de sujets dans les BU, je pense, ainsi que les sujets dans les rapports de jurys.
    Bon courage.
  • Merci pour ces réponses intéressantes.
  • Quelqu'un sait-il où se situe la moyenne des notes en latin ? Les rapports de jury n'en parlent pas, certains disent qu'elle se situe autour de 7, mais je ne trouve pas les informations là-dessus!
  • Bonsoir à tous,

    Je poste un petit message car il a été difficile de trouver une réponse précise à ce que je recherchais. Mon problème est assez simple, je suis à l'heure actuelle en khâgne et une fois sortie de prépa je souhaite tenter l'agrégation de lettres modernes.
    Seulement, je redoute énormément, et quand je vois les sujets de CAPES que nous faisons en dissertations, mon stress ne fait qu'augmenter... Cependant, mon plus gros problème reste le latin. Dans mon établissement, les professeurs sont très exigeants par rapport à l'exercice de la version et il faut bien le dire les notes que nous décrochons avoisines les 6. Est-ce que mes chances sont réduites à ... zéro pour l'agrégation ? Voilà, si quelqu'un peut m'apporter un quelconque renseignement à ce sujet !
    Merci à tous,
    Bonne soirée.
  • Bonsoir,
    Même si je comprends ton angoisse (les 6 en latin c'est pas très marrant, ça me rappelle de vieux souvenirs d'hypokhagne), dis toi que tu as encore de longues années avant l'agreg... et que tu auras le temps de travailler ton latin d'ici là! le tout est de travailler régulièrement... si vous avez tous d'aussi mauvaises notes, c'est aussi parce que les profs savent que ce qui fait le plus travailler un élève, c'est de vouloir éviter ces mauvaises notes... et en début de khagne, rien d'étonnant: par rapport à l'an dernier, les profs marquent le coup et notent plus sévèrement pour bien vous faire comprendre qu'il faut bosser.
    Il ne faut absolument pas t'inquiéter dès maintenant pour l'agrégation (enfin si un peu, c'est un concours très difficile), on ne peux pas juger de tes chances en fonction de tes notes de khagne! Et de toute façon, ces concours sont faits de telle sorte que les sujets semblent durs à tous les candidats, tu n'es pas la seule... et tu as donc autant de chance que les autres!
    Bon courage pour la fin de ton année de prépa, concentre toi d'abord là dessus je pense! (et ne te fais pas trop de souci pour un concours que tu passeras dans... 3, 4 ou 5 ans...)
  • La version de latin est loin d'être l'épreuve la plus dure de l'agreg! Au contraire, c'est là que les notes sont les meilleures! Je ne dis pas que c'est facile, loin de là, les correcteurs savent que ce n'est pas notre matière de prédilection, ils notent en conséquence. La moyenne se situe aux environs de 9/10, c'est encourageant!
  • Merci à tous pour ces réponses ! Je vais commencer par finir ma khâgne alors... et à continuer le petit latin ! Merci encore !
  • GOPer a écrit:
    ...on ne peux pas juger de tes chances en fonction de tes notes de khagne!
    D'accord avec presque tout, mais pas avec cette phrase. =)

    D'expérience de prof, mais aussi d'ancien khâgneux et d'agrégé, je peux dire que le niveau - et plus encore l'attitude - en khâgne prédit assez efficacement les chances de réussir aux concours de recrutement de professeurs.

    Voici ce qu'on observe (pour les agrégations littéraires exclusivement, je ne parle ni de maths ni même de philo), en supposant naturellement une préparation très sérieuse:

    Reçus ou admissibles à l'ENS: agrégation "logique" (en une tentative, deux au pire).

    Sous-ad à l'ENS: agreg tout à fait envisageable. Capes tranquille.

    Autres anciens khâgneux: Agreg difficile mais possible. Capes sans grand problème.

    Anciens hypokhâgneux non acceptés en khâgne: Agreg lointaine (mais pas impossible, surtout l'interne); Capes faisable.

    Naturellement, je n'en fais pas un système, et beaucoup de choses peuvent se passer entre la prépa et les concours, nous sommes bien d'accord. Et loin de moi de vouloir décourager quiconque! Mais les repères que j'ai donnés me semblent utiles et assez justes.
  • et pour ceux qui ont fait une année de prépa ( science po ) et lettres modernes à la fac ?
  • Jean-Luc Picard a écrit:
    Autres anciens khâgneux: Agreg difficile mais possible. Capes sans grand problème.

    Anciens hypokhâgneux non acceptés en khâgne: Agreg lointaine (mais pas impossible, surtout l'interne); Capes faisable.
    Selon le message de Jean-Luc, il y a ces deux possibilités.

    Soit tu as été pris en khâgne, mais tu as choisis de toi-même la fac : agrégation difficile à obtenir ( surtout sans avoir fait de khâgne, qui apporte des méthodes et une grande culture générale).

    Soit tu as été refusé en khâgne, dans ce cas : travailler énormément pour l'obtenir - surtout si tu souhaite agrégation externe!
  • Encore une fois, j'insiste sur le fait qu'il n'y a aucun déterminisme. L'agreg, c'est un niveau élevé, mais c'est surtout une montagne de travail à faire très régulièrement. La motivation est décisive, sinon on craque rapidement (ou on y va en touriste, ce qui est une perte de temps intégrale).

    L'essentiel pour bien s'y préparer est d'être totalement libre cette année-là.
    Libre en termes d'emploi du temps: il est presque exclus de bien préparer l'agreg (externe en tout cas) tout en travaillant pour gagner sa vie, même à mi-temps. Et tout aussi difficile d'élever de jeunes enfants en même temps.
    Mais libre aussi psychologiquement: ce n'est pas une bonne idée de se lancer dans l'agrégation si on traîne de lourdes casseroles: dépression, rupture douloureuse, conflit familial, ennuis de santé rejaillissant sur l'humeur... Il faut une énergie mentale à toute épreuve.

    J'ai l'air de noircir le tableau, mais c'est une telle charge qu'il faut mettre toutes ses chances de son côté pour l'avoir du premier coup.
  • Jean-Luc Picard a écrit:
    Anciens hypokhâgneux non acceptés en khâgne: Agreg lointaine (mais pas impossible, surtout l'interne); Capes faisable.
    L'agreg interne est donc plus "facile" à obtenir que l'externe? Si oui, ces deux diplômes ont-ils la même valeur professionnellement parlant? (si l'on veut enseigner dans le supérieur par exemple)

    Merci d'avance!
  • Sûrement plus facile sur le papier (programme allégé, je crois), en pratique elle s'adresse à des personnes qui ont normalement une activité à côté, donc il n'y a pas forcément moins de mérite à l'obtenir. Cela dit, comme elle est moins prestigieuse, elle est logiquement moins valorisante sur le plan professionnel...
  • En effet, l'agreg interne est un concours "aménagé", destiné aux très bons professeurs qui, pour une raison ou pour une autre, se sont "contentés" (révérence parler...) du Capes, et exercent déjà leur métier d'enseignant (ce qui rend très difficile, comme je le disais plus haut, de passer ou de repasser l'externe).

    S'ils la réussissent, ils obtiennent de plein droit le titre d'agrégés: en termes de salaire, d'obligations de service, et de types de classes qui leur seront proposées (lycée plutôt que collège, typiquement).

    MAIS ce titre aura beaucoup moins de poids que l'externe s'ils postulent à une classe prépa ou un emploi de Maîtres de conférences, par exemple.

    Concrètement, il s'agit d'un moyen de récompenser les professeurs trop bons pour n'avoir "que le Capes" (là encore, tous mes respects aux Certifiés) mais un peu trop justes pour l'agreg externe.
  • Merci à tous les deux pour vos réponses rapides et éclairantes.

    Peut on avoir le capes ET l'agrégation externe? J'entends qu'il est plus rassurant d'assurer l'essentiel (professionnellement parlant) avec le capes, avant de se lancer dans l'agreg externe. Est-ce donc une pratique courante?
  • Oui. On peut tout à fait se rassurer avec le CAPES avant de passer l'agrégation, c'est une pratique courante à l'Université, et adoptée par quelques élèves des ENS également.
  • Jean-Luc Picard a écrit:
    L'essentiel pour bien s'y préparer est d'être totalement libre cette année-là.
    […]
    Mais libre aussi psychologiquement: ce n'est pas une bonne idée de se lancer dans l'agrégation si on traîne de lourdes casseroles: dépression, rupture douloureuse, conflit familial, ennuis de santé rejaillissant sur l'humeur... Il faut une énergie mentale à toute épreuve.
    Je me permets de nuancer : le travail intellectuel peut être un excellent remède (ou une excellente fuite, je vous laisse choisir) aux douleurs psychologiques. Mon année de préparation à l'agrégation a été émaillée d'un enterrement et d'un cambriolage… Il me semble que le facteur essentiel de la réussite est la motivation, qui, elle, fournit l'énergie mentale nécessaire à un travail intensif et continu.
  • Trialph a écrit:
    ...Le travail intellectuel peut être un excellent remède (ou une excellente fuite, je vous laisse choisir) aux douleurs psychologiques. Mon année de préparation à l'agrégation a été émaillée d'un enterrement et d'un cambriolage…
    Je serais volontiers d'accord, mais en ajoutant que cela ne marche que pour des caractères déjà bien trempés.

    @ Ajite: comme le dit Arthur, il est en effet assez commun de se "rassurer" en passant d'abord le Capes.

    Mais j'estime que, si l'on a le niveau pour passer l'agrégation avec des chances raisonnables, il faut s'y attaquer directement, sans passer le Capes. En effet, un facteur décisif pour réussir est l'énergie; chaque concours passé en consomme abondamment; et malheureusement, avec les années, on en a de moins en moins (assez balzacien, ce topo, mais passons...).

    A de très bons étudiants, je suggérerais donc plutôt ceci: passez l'agreg une, voire deux fois, en ne préparant qu'elle, et à fond; et si vraiment ça ne veut pas sourire, passez le Capes l'année suivante.
    Une raison supplémentaire d'agir ainsi est qu'à ma connaissance, si on obtient le Capes, on n'a droit qu'à une année de report avant de commencer à enseigner. Donc, une seule chance pour passer l'agreg (externe).

    En somme, ici comme ailleurs, l'important est de bien se connaître... Il ne faut pas hésiter non plus à solliciter régulièrement ses profs (de prépa comme de fac) en leur demandant de dire sincèrement ce qu'ils pensent de vos chances.
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