1128129130131132134»

Réponses

  • LaoshiLaoshi Membre


    Bonjour,

    J'aimerais que tu m'expliques sapientem. Pourquoi un accusatif pour traduire un attribut du sujet ?

  • Theriakos96Theriakos96 Membre
    17 juin modifié

    Salut!

    Parce qu'il est attribut du sujet inexprimé de l'infinitif manere, dans l'infinitive introduite par perarduum : quelque chose comme, "il est très est difficile pour un homme de rester sage quand..." Désolé si ce n'était pas clair, j'aurais peut-être dû tourner différemment la chose.

  • Merci de votre aide, votre dernière phrase me semble la meilleure, même si je suis vraiment nulle en latin. Merci de votre réponse

  • poenuluspoenulus Membre
    20 juin modifié

    Bonsoir, quelle nuance souhaitez- vous exprimer par le subj présent " coniungat"?

  • Bonsoir @poenulus !

    Je répondrai avec une triple motivation, dans l'ordre :

    • Ce cum exprime pour moi une temporalité non advenue, autrement dit une éventualité (lorsque l'on est amoureux, l'on est content => une temporelle exprimant une vérité générale, une répétition dans le présent) ce qui en latin s'exprime par le cum au subjonctif (différent du cum à l'indicatif, qui insiste sur la réalisation de l'action).
    • Cette temporelle dépend d'une infinitive introduite par perarduum [est] ce qui peut entrainer des effets d'attraction modale, bien qu'il soit vrai qu'elle n'est pas systématique.
    • De manière générale, si j'écris en latin et ce même en dehors du thème, avec le cum j'ai l'habitude d'utiliser le subjonctif, puisque avec celui-ci il est rare de se tromper, puisqu'il peut avoir une nuance seulement temporelle, comme un cum avec indicatif ; au contraire le cum accompagné de l'indicatif a un usage très précis dans la langue latine (cfr. motif 1 de cette réponse) qui est, à mon sens, difficile à doser, donc j'évite de l'employer.

    En espérant avoir été clair (si j'ai dit des bêtises, corrigez-moi!),

    Une bonne soirée!

  • LaoshiLaoshi Membre

    Bonjour,

    -En fait il ne s’agit pas d’une proposition infinitive à proprement parler, puisque le sujet n'est pas exprimé. Il est même indéterminé.

    Certains grammairiens parlent cependant de proposition complétive à l'infinitif en distinguant :

    -La proposition infinitive complète avec sujet à l’accusatif, verbe à l'infinitif et éventuellement attribut à l'accusatif, telle que nous la connaissons. (ex. Dicit /dominum esse bonum)

    -L’infinitif seul (sans sujet) que nous n'avons pas d'ordinaire l'habitude d'appeler proposition infinitive. (ex. difficile est cantare) C'est dans ce cas-là que nous nous trouvons dans la phrase dont il est question, le problème qui se pose étant le cas de l'attribut d'un sujet qui n'est pas exprimé

    -Lorsque le sujet de l'infinitif n'est pas exprimé, mais que son attribut se rapporte au sujet du verbe principal, cet attribut se met au nominatif : Volo esse fortis.

    -Lorsque le sujet de l’infinitif n’est pas exprimé parce qu’il est indéterminé, et notamment dans le cas où l'infinitif est introduit par une forme impersonnelle (il faut, il est bon de, il est juste de ...) l’attribut se met à l’accusatif. Oportet esse fortem.

    https://cerclelatin.org/wiki/Petitmangin/Grammaire/246-334#quatri%C3%88me-partie-syntaxe-des-propositions-subordonn%C3%89es_chapitre-premier-les-propositions-compl%C3%89tives_ii-la-proposition-compl%C3%89tive-%C3%80-l-infinitif

    -Pour ce qui est de cum + subjonctif, il se justifie pleinement lorsqu'il introduit une temporelle causale (comme ici) ou une proposition concessive.

    Il est cependant couramment utilisé avec l'indicatif, lorsqu'il signifie simplement quand, lorsque, au moment où...et on trouve une foule d'exemples chez Cicéron. Il ne faut donc pas s'en interdire l'emploi. (S'il est suivi du futur par exemple ?)

  • Theriakos96Theriakos96 Membre
    22 juin modifié

    Je remercie @Laoshi pour l'explication très intéressante – je n'avais en effet pas été très précis sur le terme de proposition infinitive.

    @Anne345 un adjectif peut même introduire une infinitive complète du type facile est mulierem a viro amari même si cet usage est plutôt rare.

  • poenuluspoenulus Membre

    Bonjour à vous!

    Merci de mʼavoir répondu avec un tel développement! Voici que je rebondis sur votre intervention:

    Outre que “ cum et subj prés” peut marquer (entre autres valeurs) une cause : “il est dur de rester sage puisque haine et rage fusionnent” ( ce qui nʼest pas à exclure même du point de vue du sens) et donc à mes yeux peut créer lʼéquivoque, lʼaction répétée peut être rendue par "cum " et lʼindicatif “ toutes les fois que = sans équivoque; “quand= équivoque” Vous avez raison dʼenvisager le subj. de répétition qui se développe surtout à lʼépoque impériale et en rapport étroit avec la notion dʼéventuel, mais les exemples dont je dispose ( il va de soi que cela est sans doute incomplet) portent tous sur le passé ou le futur éventuel, et les traductions font intervenir “ chaque fois que “ou un tournure telle que “en venir à”.

    Dans lʼexpression de vérités générales ou dʼexpérience, le subjonctif parfait remplace lʼindicatif dans les emplois avec antériorité. Dans les emplois sans antériorité lʼindicatif présent apparaît.

    Je pense quʼil est plus prudent dʼignorer lʼ attraction modale notion à laquelle les grammaires recourent depuis trop longtemps, à défaut dʼautres explications. Certes le subj “dʼattraction modale “ peut être là suite à la présence dʼun inf proche lui même amené par des expressions exprimant lʼéventualité, le général, lʼindéterminé ( "arduum est" est-elle une expression de cet ordre?), mais cela semble rare et pour ma part je ne le lis que dans des relatives.

    À votre tour si jʼai écrit des bêtises ( ce qui et probable), dites- le!

    cordialement,

  • MereenMereen Membre

    Bonjour à tous et à toutes.

    Une amie qui a eu une grave maladie souhaiterais se faire tatouer cette phrase : “vivre pour... guérir” en latin ou grec ancien.

    J’ai eu l’occasion de faire du latin il y a très longtemps mais je souhaiterais que ce tatouage qui signifie tant pour elle soit correct. Voici ce qui selon moi serait la bonne traduction : vivere ad... curare. Pourriez-vous m’éclairer si j’ai fais une quelconque erreur ?

    Quant au grec que je n’ai jamais étudié, j’ai trouvé une traduction sur internet mais je sais qu’il faut se méfier des traducteurs en lignes. La voici : διατελέω  πρός... ἰάομαι.

    Ce post est une demande qui vient vraiment du cœur car ce message que cette amie souhaite “encrer’ dans sa peau est une façon pour elle de passer un cap et de remercier la vie pour sa guérison.

    Alors merci d’avance pour vos réponses.

    tres belle soirée à vous.

    Marine

  • JehanJehan Modérateur
    28 juil. modifié

    Bonjour.

    Attention, "curare" ne signifie pas "guérir" au sens de "retrouver la santé" (le sens que ton amie veut donner), mais guérir au sens de "soigner, rétablir la santé de quelqu'un".

    Au sens de "retrouver la santé" (sens que ton amie veut donner) "guérir" se dit "convalescere".

    On pourrait donc traduire, selon moi : VIVERE... AD CONVALESCENDVM.

    Mais attends d'autres avis plus compétents, je ne suis pas un latiniste expert ! 😉

  • MereenMereen Membre

    Merci beaucoup pour ta réponse si rapide.

  • En grec ancien cela peut être traduit ainsi: Τὸ ζῆν εἰς τὸ ὑγιαίνειν

Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.