Réveil de Théodore Agrippa d'Aubigné

Bonsoir à tous,

Voici le fameux poème que j'étudie en ce moment en cours :
Arrière de moi vains mensonges,
Veillants et agréables songes,
Laissez-moi, que je dorme en paix :
Car bien que vous soyez frivoles,
C'est de vous qu'on vient aux paroles,
Et des paroles aux effets.

Voyez au jardin les pensées
De trois violets nuancées,
Du fond rayonne un beau soleil :
Voilà bien des miennes l'image,
Sans odeur, sans fruit, sans usage,
Et ne plaisent qu'un jour à l'oeil ;

Ce n'est qu'Amour en l'apparence,
Ce n'est qu'une verte espérance,
Que rayons et vives clartés :
Mais cette espérance est trop vaine,
Ce plaisir ne produit que peine,
Et ses rayons obscurités.

Mes désirs s'envolent sans cesse
De la fureur à la finesse,
Le milieu est des coeurs bénins :
On peint la Chimère de même,
On lui donne à ses deux extrêmes
Ou les lions, ou les venins.

Ce qui se digère par l'homme
Se fait puant ; voyez-vous comme
C'est un dangereux animal,
Changeant le bien en son contraire :
Car ce qui est vain à bien faire,
Ne l'est pas à faire du mal.
Je ne le comprends pas très bien, est-ce que quelqu'un pourrait me faire un petit résumé, histoire que je comprenne bien de quoi il s'agit car je vais avoir une interrogation orale dessus, donc un court résumé avec 2-3 citations me suffira largement, voilà je vous remercie d'avance.
Je sais que ça parle d'amour mais je suis perdu, aidez-moi à trouver des métaphores et autres afin que je comprenne mieus de quoi ça parle s'il vous plaît.

ps : dsl pour les fotte d'ortho

Réponses

  • Désolé, j'ai essayé de comprendre mais elle pas facile, hein ! :(
  • Quelques éclaircissements

    Arrière de moi vains mensonges,
    Veillants et agréables songes,
    Laissez-moi, que je dorme en paix :
    Car bien que vous soyez frivoles,
    C'est de vous qu'on vient aux paroles,
    Et des paroles aux effets.

    Loin de moi songes, rêves, mensonges
    veillants = bienveillants

    Voyez au jardin les pensées
    De trois violets nuancées,
    Du fond rayonne un beau soleil :
    Voilà bien des miennes l'image,
    Sans odeur, sans fruit, sans usage,
    Et ne plaisent qu'un jour à l'oeil ;

    Mes pensées (dans ma tête) sont comme celles du jardin (les fleurs)

    Ce n'est qu'Amour en l'apparence,
    Ce n'est qu'une verte espérance,
    Que rayons et vives clartés :
    Mais cette espérance est trop vaine,
    Ce plaisir ne produit que peine,
    Et ses rayons obscurités.

    L'amour cause des peines malgré des apparences trompeuses

    Mes désirs s'envolent sans cesse
    De la fureur à la finesse,
    Le milieu est des coeurs bénins :
    On peint la Chimère de même,
    On lui donne à ses deux extrêmes
    Ou les lions, ou les venins.

    Il ne sait pas sur quel pied danser ... "le milieu est des cœurs bénins" : bénins = modérés

    Ce qui se digère par l'homme
    Se fait puant ; voyez-vous comme
    C'est un dangereux animal,
    Changeant le bien en son contraire :
    Car ce qui est vain à bien faire,
    Ne l'est pas à faire du mal.

    L'homme est un loup pour l'homme
  • Est-ce que quelqu'un sait de quel recueil (s'il y en a un) ce poème provient-il? et si possible si vous savez l'année de la publication ?
  • Ninisssssssssse a écrit:
    Est-ce que quelqu'un sait de quel recueil (s'il y en a un) ce poème provient-il? et si possible si vous savez l'année de la publication ?

    Un élément de réponse ici : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/theodore_agrippa_d_aubigne/reveil.html
  • Merci beaucoup j'avais été sur ce site mais n'avais pas trouvé le recueil, merci !
  • Le recueil s'intitule : L'hiver. Selon ce qui est écrit en haut de la page Web, à gauche, sous "Accueil". :)
  • Merci beaucoup mais je n'arrive cependant toujours pas à trouver la date de publication.. Tanpis :/, merci quand meme !
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