Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

Bonjour,

Après moultes recherches, je n'ai pas vu de réponse précise à ma question, c'est pourquoi j'ouvre cette discussion pour vous demander deux choses :

- Quelles études doit on faire pour devenir traducteur (dans le sens traducteur de livres d'anglais à français par exemple)

- Y a t'il ici quelqu'un qui est traducteur, et si oui, peut-il me décrire un peu en quoi consiste réellement cette profession?

Merci à tous.
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Réponses

  • Tit'papillon a écrit:
    - Quelles études doit on faire pour devenir traducteur (dans le sens traducteur de livres d'anglais à français par exemple)
    Un Master II de traduction littéraire semble la formation la plus ciblée sur ce métier, mais ce n'est pas une obligation non plus... Et avant ça, il n'y a pas vraiment de parcours-type, même si une école de traduction, ou des études de langues combinées à des études de littérature, semblent des voies assez logiques.

    Au risque de me répéter, de lasser, de passer pour une radoteuse : seuls quelques rares traducteurs vivent de la seule traduction littéraire, il est indispensable d'envisager une autre activité en parallèle (traduction technique ou audiovisuelle, enseignement, ou... tout autre chose, ma foi). C'est un métier beaucoup moins "romantique" qu'il n'y paraît, un secteur très bouché et sinistré en raison des baisses de tarifs incessantes.
    Il y a d'autres fils à ce sujet sur ce forum, d'ailleurs.
    - Y a t'il ici quelqu'un qui est traducteur, et si oui, peut-il me décrire un peu en quoi consiste réellement cette profession?
    Oui, volontiers. Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas. Parce que là, la question est vaste et vague :)...
  • Tu peux faire arts et lettres :) j'étudies d'ailleurs dans ça. (Préuniversitaire) bien cool !
  • Et bien déjà comment ça se passe, dans le sens, comment on fait, une fois qu'on a des diplômes de traducteurs, pour décrocher un contrat avec tes ou tel auteur ou agence pour traduire? Y'a t-il un temps imposé? Est-ce vraiment dur? :)
  • Bonjour à tous !

    Je suis en L1 LEA anglais-allemand à Nanterre. J'ai passé la plus grande partie de l'année à faire du volontariat à l'étranger, et n'ai donc pas eu beaucoup de temps à consacrer à mes études. Autant vous dire que je ne suis pas certain de réussir les examens cette année. Je trouve la formation trop large en LEA, on étudie beaucoup de choses (droit, économie, langues) sans rien approfondir. Sachant qu'il n'ait pas forcément facile de se faire une place dans le monde de la traduction, je me demande si étudier autre chose (tout en continuant d'apprendre l'anglais et l'allemand seul) ne serait pas plus pertinent.

    Par exemple, avec une licence en droit, j'aurais une spécialité et la capacité de faire un master à l'ESIT par exemple. Qu'en pensez-vous ?
  • Oui, dans le domaine de la traduction c'est toujours une bonne idée de se construire une spécialisation à côté de l'étude des langues. On a souvent plus de chances de trouver des débouchés que si on reste généraliste.
    N'oubliez pas simplement que l'ESIT exige de ses candidats d'avoir passé un certain temps à l'étranger dans les pays de leurs langues de travail (je ne sais plus quel est le minimum, on peut le trouver sur le site de l'école).
  • Pour ma part, je suis éditeur donc je me suis lancé à faire mes propres traductions.

    Faut-il des études pour être traducteur ???

    Je n'ai suivi aucun cursus de traduction ...

    Je pense qu'il faut d'abord aimer la langue (et l'Auteur) que l'on traduit.
  • Bonjour à tous,

    Après un Master 2 en Droit et un échange d'un an en Australie, je m'interroge sur la possibilité de devenir traductrice juridique. Avez-vous des conseils à me donner quant à la formation à suivre? Je dispose d'un certain vocabulaire spécialisé et d'un bon niveau d'anglais mais j'ai conscience de devoir acquérir une méthodologie et des compétences propres à la traduction avant de pouvoir me lancer. L'idéal pour moi serait une formation courte (un an si possible) afin de pouvoir travailler rapidement.

    J'ai constaté que les universités de Paris 3 (département LEA), Paris 8 et Paris 10 proposaient aux titulaires de M1 en Droit l'accès à des M2 de traduction spécialisée en droit (et économie pour certains) sous réserve de dossiers et d'examens d'entrée. Quelqu'un a-t-il déjà suivi cette voie? Connaissez-vous d'autres formations de ce type?

    J'ai également commencé à me renseigner sur les formations à l'étranger (au Canada et en Australie), mais je doute un peu de leur opportunité car pour l'instant je n'ai trouvé que des formations générales ce qui me forcerait à partir de zéro, et évidemment plus coûteuses qu'en France. Avez-vous d'autres opinions à ce sujet?

    Enfin, je suis preneuse de toute information relative au marché du travail dans ce domaine. Je suis notamment curieuse de savoir si certains d'entre vous travaillent à l'étranger ou avec des clients étrangers.

    Merci d'avance,

    Slash
  • La formation adéquate est de passer le concours de l'ESIT (Sorbonne Paris IV). La traduction est un métier difficile et solitaire, on travaille souvent seul sous forme de profession libérale (très lourdes charges sociales à assumer) on doit être extrêmement compétent (beaucoup de concurrence sur des langues comme l'anglais où on est en compétition avec des personnes parfaitement bilingues. Le métier n'est pas toujours bien rémunéré (se reporter à des sites qui proposent des services de traduction. Sans compter l'intervention de sites gratuits même tels Google translate. Il faut se spécialiser dans un créneau (juridique, médical, technique) ce qui suppose une double formation. Par contre le métier d'interprète offre de bien meilleurs rémunérations et ou opportunités (se brancher sur des sites d'organisations internationales et visiter de telles institutions pour avoir un aperçu concret du métier. Bien se renseigner sur le métier avant de se lancer !
  • Bonjour,

    En première année de licence LEA anglais espagnol, j'étudie aussi le russe, et prépare en parallèle un DU en chinois [déjà 6 ans derrière moi, je ne vous dis pas la déception de devoir recommencer dés le début. De plus je me prépare pour le fameux HSK (je vais passer les niveraux 3 et 5]. Et commence doucement en auto-didacte le japonais [avec un an au Japon de prévue].
    J'aimerai travailler dans la traduction de manga/manhua et bande dessinée. Mais voilà, je ne sais pas quel master je dois faire pour m'assurer un emploi sécurisé. Si vraiment le freelance est trop important dans ce milieu, devrai-je alors prendre une voix plus sécurisée ?

    Parce qu'à la limite l'enseignement ne me dérangerai pas. [pas du tout même] Mais pas en France, du coup devrai-je passer un autre diplôme ?
    ---> Parce qu'à la limite je ferai de la traduction en freelance.

    Je précise que l'enseignement n'est pas un plan B, c'est une chose qui me plait aussi énormément [mais ma préférence reste vraiment sur la traduction].
  • J'aimerai travailler dans la traduction de manga/manhua et bande dessinée. Mais voilà, je ne sais pas quel master je dois faire pour m'assurer un emploi sécurisé.
    Il y a déjà peu de postes salariés dans la traduction en général, mais il y en a encore moins dans l'édition. Si ce que vous cherchez à tout prix est « un emploi sécurisé », alors mieux vaut ne pas opter pour la voie de la traduction littéraire. Mais on peut tout à fait exercer en free-lance et y trouver son compte. :cool:

    Par contre, ne vous dispersez pas trop, que ce soit pour la traduction ou pour l'enseignement : maîtriser deux langues sources à fond, c'est déjà du boulot, surtout lorsqu'il s'agit de langues rares. ;)
  • J'aime vraiment les langues du coup c'est assez difficile de se cantonner à en apprendre de façon limitée. Par ailleurs je "sais" que les postes sont rares et bien gardés par leurs détenteurs mais j'avais ce petit espoir que peu être. Après je vais voir lorsque je vais faire les stages de toutes manières mais être un peu rodée ne fait pas de mal. Merci bien pour la réponse ;)
  • Salut à tous !
    Je pense que mon sujet est un peu trop personnel/précis, en tout cas je n'ai pas encore trouvé de réelles réponses ici donc je me lance !
    A la rentrée j'entre en hypokhâgne dans un petit lycée de province. Je ne sais pas encore si j'ai envie de faire 2 ans de prépa, je verrai comment je gère l'an prochain. A vrai dire je suis tentée de passer les concours bac+1 des IEP. Mais mon "rêve" initial c'est quand même de devenir traductrice, donc intégrer une école de traduction du style ESIT, ITIRI... J'ai donc plusieurs questions, dans l'ordre:

    1) D'abord pour les IEP: est-ce possible de préparer ce concours pendant l'hypokhâgne ? Sachant que je crois que celle-ci n'apporte rien en vue du concours hormis de la méthode peut-être, puisque les thèmes 2016 des IEP sont l'entreprise et les migrations.

    2) si j'intègre finalement un IEP, est-ce bien adapté pour ensuite faire une école de traduction ? Plus adapté qu'une khâgne ? J'imagine que ça doit être plus concret, enfin je ne sais pas.

    3) de plus, j'ai lu que les IEP ne donnaient un réel diplôme en 5e année seulement. Or certains IEP délivrent un "bachelor" au bout de 3 ans, qui il me semble, n'est pas un vrai diplôme mais un certificat. Est-ce suffisant pour poursuivre d'autres études ensuite ?

    Evidemment tout ça reste très incertain, ce n'est pas encore la rentrée, peut-être que je changerai totalement d'avis et que j'irai en khâgne voire carrément dans autre chose. Mais c'est toujours bien d'avoir des renseignements. :P

    Merci
  • Bonjour à tous :)
    Alors voilà, je souhaite devenir traducteur mais je voudrais faire toutes mes études à l'etranger après le Bac, quelqu'un peut m'aider et me conseiller pour trouver des écoles ?
    Merci
  • MBonnieMBonnie Membre
    up :)

    En particulier sur la pertinence de faire un IEP pour devenir traducteur/ interprète ensuite.
    J'imagine que ça demande quand même un supplément d'éudes ensuite dans une école spécialisée genre ISIT, ESIT, ESTRI...
    mais bon les IEP coûtent chers quand même, l'ISIT aussi...
    On dit que sciences-po, ça mène à tout...... même à la traduction ?
  • LaoshiLaoshi Membre
    On dit que sciences-po, ça mène à tout...
    Il ne faut peut-être pas croire tout ce qu'on dit...
  • MBonnieMBonnie Membre
    Oui, et c'est bien pour ça que je pose la question...
  • fidji45fidji45 Membre
    bonsoir

    Il y a des brochures l'Etudiant sur les métiers de traduction et d'interprétariat. Tu peux aller au CIDJ de ta ville.

    C'est assez long à expliquer et il y a toujours des nouveautés et des changements

    Faire des études à l'étranger est compliqué et cher.
    Tu peux, si tu as 18 partir un an à l'étranger pour te parfaire dans une langue mais sans faire d'études .J'ai cherché un site super que j'avais vu pour partir (presque gratuitement) apprendre une langue à l'étranger (cela s'appelait 10 façons d'apprendre une langue....) Essaie de le chercher :il est indispensable d'apprendre dans le pays ,tes études seront rapides et plus faciles .

    Veux- tu faire de la traduction? (c'est un métier qui rapporte peu) ou de l'interprétariat (qui est un sacré panier de crabes)? Mais quand on aime....je ne te décourage pas mais la traduction paie peu et l'interprétariat beaucoup (d'où une concurrence féroce )
    Quelles sont tes langues ? Ta maîtrise actuelle des langues ?

    Et ,non, Sciences Po ne mène pas à ses métiers :/
  • Bonjour, je suis en recherche de ce que je pourrais faire comme métier et traducteur semble quelque chose d'intéressant notamment dû au fait que l'anglais a toujours été ma matière forte à l'école.

    Je me demandais quelles études je devais faire pour devenir traducteur, j'ai recherché un peu et j'ai vu qu'il était presque impossible de vivre du métier de "traducteur littéraire" et qu'il fallait être traducteur dans un domaine spécialisé (médical, juridique, etc..)

    Aussi, je souhaiterais savoir s'il est possible de faire des études dans ce domaine par le biais de l'université, étant donné que je ne suis pas très loin de l'université dans la ville où je vis.

    Merci à vous je ne sais pas si j'ai posté dans la bonne section je ne connaissais pas ce site je l'ai trouvé par hasard...

    Bonne journée .
  • bonsoir

    Très rapidement : ton analyse est bonne . On vit mal de la traduction littéraire à part si on fait partie des "happy few" qui ont des connaissances très fines sur un auteur et qui sont donc "choisis" .
    J'ai eu pour prof M.Happe qui est maintenant uniquement traducteur et qui a avant été prof en fac (et a passé haut la main deux doctorats -je crois- et agrégation)

    Tu peux te diriger vers ce genre d'études, les compléter par une "grande école" éventuellement , le plus important étant:
    -une très fine connaissance des différentes cultures (quoi que tu traduises) donc il faut voyager pendant tes études(et après)
    -le "bouche à oreille" : se constituer un réseau de clients .

    Tu peux éventuellement compléter par un mi-temps de prof (on manque de profs d'anglais , entre autres) ; il faut toutefois te préparer à une vie avec des coups de feu :on peut te demander une traduction très longue à rendre rapidement ;

    Si c'est ce qui t'intéresse, fonce!! :)
  • schibetta a écrit:
    Bonjour, je suis en recherche de ce que je pourrais faire comme métier et traducteur semble quelque chose d'intéressant notamment dû au fait que l'anglais a toujours été ma matière forte à l'école.

    Je me demandais quelles études je devais faire pour devenir traducteur, j'ai recherché un peu et j'ai vu qu'il était presque impossible de vivre du métier de "traducteur littéraire" et qu'il fallait être traducteur dans un domaine spécialisé (médical, juridique, etc..)


    Bonne journée .


    Pour faire de la traduction "littéraire", il ne faut pas seulement maîtriser parfaitement la langue source et la langue cible.
    Quelle que soit la langue, le terrain est "miné", vous vous en doutez. Une traduction nouvelle est alors l'équivalent d'un travail de recherche. Pour cela :
    - Il faut être spécialiste de l'auteur ou des auteurs que l'on traduit. Et quand je dis "spécialiste", je veux évidemment parler du domaine universitaire.
    - Il faut avoir ses entrées dans une maison d'édition. Dans le cas de certaines langues, la traduction est une véritable "chasse gardée"...
    J'ajouterai à cela qu'il est bon d'avoir soi-même pratiqué l'écriture. Cela me paraît particulièrement nécessaire dans le domaine de la poésie.

    Par contre, on a toujours besoin de bons traducteurs spécialisés, comme vous le savez déjà.
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