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Maupassant, Bel-Ami, I, chapitre 2 - Et Georges Duroy monta l'escalier...

Bonjour a tous,

J'ai un commentaire composé à faire sur Bel-Ami de Maupassant sur un extrait de la première partie, chapitre 1.
Il y a déjà une discussion sur ce chapitre mais c'est un extrait toute a fait différents, c'est pour cela que j'ai ouvert une nouvelle discussion.

J'ai trouvé un plan mais je ne trouve pas du tout de sous-partie!
Voici mon plan :

I - Une scène ou on assiste à la métamorphose du héros
II - Portrait en mouvement d'un personnage ambitieux
III - Évocation d'un monde de fondée sur les apparences


Je ne trouve pas de sous-parties!
Et j'ai vraiment besoin de vos aides!!
Merci d'avance


Voici l'extrait :
Et Georges Duroy monta l’escalier.
Il était un peu gêné, intimidé, mal à l’aise. Il portait un habit pour la première fois de sa vie, et l’ensemble de sa toilette l’inquiétait. Il la sentait défectueuse en tout, par les bottines non vernies mais assez fines cependant, car il avait la coquetterie du pied, par la chemise de quatre francs cinquante achetée le matin même au Louvre, et dont le plastron trop mince se cassait déjà. Ses autres chemises, celles de tous les jours, ayant des avaries plus ou moins graves, il n’avait pu utiliser même la moins abîmée.
Son pantalon, un peu trop large, dessinait mal la jambe, semblait s’enrouler autour du mollet, avait cette apparence fripée que prennent les vêtements d’occasion sur les membres qu’ils recouvrent par aventure. Seul, l’habit n’allait pas mal, s’étant trouvé à peu près juste pour la taille.
Il montait lentement les marches, le coeur battant, l’esprit anxieux, harcelé surtout par la crainte d’être ridicule ; et, soudain, il aperçut en face de lui un monsieur en grande toilette qui le regardait. Ils se trouvaient si près l’un de l’autre que Duroy fit un mouvement en arrière, puis il demeura stupéfait : c’était lui-même, reflété par une haute glace en pied qui formait sur le palier du premier une longue perspective de galerie. Un élan de joie le fit tressaillir, tant il se jugea mieux qu’il n’aurait cru.
N’ayant chez lui que son petit miroir à barbe, il n’avait pu se contempler entièrement, et comme il n’y voyait que fort mal les diverses parties de sa toilette improvisée, il s’exagérait les imperfections, s’affolait à l’idée d’être grotesque.
Mais voilà qu’en s’apercevant brusquement dans la glace, il ne s’était pas même reconnu ; il s’était pris pour un autre, pour un homme du monde, qu’il avait trouvé fort bien, fort chic, au premier coup d’œil.
Et maintenant, en se regardant avec soin, il reconnaissait que, vraiment, l’ensemble était satisfaisant.
Alors il s’étudia comme font les acteurs pour apprendre leurs rôles. Il se sourit, se tendit la main, fit des gestes, exprima des sentiments : l’étonnement, le plaisir, l’approbation ; et il chercha les degrés du sourire et les intentions de l’oeil pour se montrer galant auprès des dames, leur faire comprendre qu’on les admire et qu’on les désire.
Une porte s’ouvrit dans l’escalier. Il eut peur d’être surpris et il se mit à monter fort vite et avec la crainte d’avoir été vu, minaudant ainsi, par quelque invité de son ami.
En arrivant au second étage, il aperçut une autre glace et il ralentit sa marche pour se regarder passer. Sa tournure lui parut vraiment élégante. Il marchait bien. Et une confiance immodérée en lui-même emplit son âme. Certes, il réussirait avec cette figure-là et son désir d’arriver, et la résolution qu’il se connaissait et l’indépendance de son esprit. Il avait envie de courir, de sauter en gravissant le dernier étage. Il s’arrêta devant la troisième glace, frisa sa moustache d’un mouvement qui lui était familier, ôta son chapeau pour rajuster sa chevelure, et murmura à mi-voix, comme il faisait souvent : « Voilà une excellente invention. »

Maupassant, Bel-Ami, I, II
J'ai oublié de dire que je n'avais pas de Problématique!!
Mots clés :

Réponses

  • Bonsoir,j'ai besoin de votre aide !! J'ai un commentaire littéraire à faire mais le soucis est que je ne comprend pas TOUTE la consigne.La voici :Dans la première partie du développement vous étudierez les sentiments du héros (jusque là pas de problèmes ^^) et dans la seconde vous étudierez le thème de l'image.

    C'est ce "thème de l'image" que je ne saisis pas.Si quelqu'un pourrait m'éclairer assez rapidement,ce serait cool !!
    Le texte,le voici,il s'agit du chap 2 de la première partie :

    Et Georges Duroy monta l'escalier. Il était un peu gêné, intimidé, mal à l'aise. Il portait un habit pour la première fois de sa vie, et l'ensemble de sa toilette l'inquiétait. Il la sentait défectueuse en tout, par les bottines non vernies mais assez fines cependant, car il avait la coquetterie du pied, par la chemise de quatre francs cinquante achetée le matin même au Louvre, et dont le plastron trop mince se cassait déjà. Ses autres chemises, celles de tous les jours, ayant des avaries plus ou moins graves, il n'avait pu utiliser même la moins abîmée. Son pantalon, un peu trop large, dessinait mal la jambe, semblait s'enrouler autour du mollet, avait cette apparence fripée que prennent les vêtements d'occasion sur les membres qu'ils recouvrent par aventure. Seul, l'habit n'allait pas mal, s'étant trouvé à peu près juste pour la taille. Il montait lentement les marches, le coeur battant, l'esprit anxieux, harcelé surtout par la crainte d'être ridicule ; et, soudain, il aperçut en face de lui un monsieur en grande toilette qui le regardait. Ils se trouvaient si près l'un de l'autre que Duroy fit un mouvement en arrière, puis il demeura stupéfait : c'était lui-même, reflété par une haute glace en pied qui formait sur le palier du premier une longue perspective de galerie. Un élan de joie le fit tressaillir, tant il se jugea mieux qu'il n'aurait cru. N'ayant chez lui que son petit miroir à barbe, il n'avait pu se contempler entièrement, et comme il n'y voyait que fort mal les diverses parties de sa toilette improvisée, il s'exagérait les imperfections, s'affolait à l'idée d'être grotesque. Mais voilà qu'en s'apercevant brusquement dans la glace, il ne s'était pas même reconnu ; il s'était pris pour un autre, pour un homme du monde, qu'il avait trouvé fort bien, fort chic, au premier coup d'oeil. Et maintenant, en se regardant avec soin, il reconnaissait que, vraiment, l'ensemble était satisfaisant. Alors il s'étudia comme font les acteurs pour apprendre leurs rôles. Il se sourit, se tendit la main, fit des gestes, exprima des sentiments : l'étonnement, le plaisir, l'approbation ; et il chercha les degrés du sourire et les intentions de l'oeil pour se montrer galant auprès des dames, leur faire comprendre qu'on les admire et qu'on les désire. Une porte s'ouvrit dans l'escalier. Il eut peur d'être surpris et il se mit à monter fort vite et avec la crainte d'avoir été vu, minaudant ainsi, par quelque invité de son ami. En arrivant au second étage, il aperçut une autre glace et il ralentit sa marche pour se regarder passer. Sa tournure lui parut vraiment élégante. Il marchait bien. Et une confiance immodérée en lui-même emplit son âme. Certes, il réussirait avec cette figure-là et son désir d'arriver, et la résolution qu'il se connaissait et l'indépendance de son esprit. Il avait envie de courir, de sauter en gravissant le dernier étage. Il s'arrêta devant la troisième glace, frisa sa moustache d'un mouvement qui lui était familier, ôta son chapeau pour rajuster sa chevelure, et murmura à mi-voix, comme il faisait souvent : « Voilà une excellente invention. » Puis, tendant la main vers le timbre, il sonna.




    Merci d'avance ! :)
  • AmmyAmmy Membre
    5 oct. modifié
    Pour Duroy, qui est quelqu'un de superficiel et de vaniteux, c'est l'image qu'il renvoie qui compte (et non ses véritables qualités personnelles). Au début il est mal à l'aise car il pense qu'il est mal habillé et qu'on voit qu'il est pauvre. Puis devant le miroir il découvre une image de lui qu'il ne connaissait pas (son ami lui a donné de l'argent pour s'acheter un costume convenable pour la première fois de sa vie). Et il reprend confiance. Tu vois qu'il travaille ensuite son image, comme un acteur. Il est toujours en représentation. A côté de cela il ne progresse jamais humainement dans le roman, car il n'y accorde aucune importance...
  • Merci bien pour cette réponse rapide.Seulement je dois faire 2 sous parties dans "le thème de l'image" auriez-vous une idée à me suggérer ? Merci.
  • AmmyAmmy Membre
    Comme ça sans avoir travaillé sur le texte, non. Commence par étudier ce texte en détail (il est très riche) et ensuite tu verras comment tu peux structurer en deux parties ce thème de l'image. Penche toi par exemple sur la différence entre ce qu'il imagine au début et ce qu'il voit ensuite dans le miroir, en analysant le vocabulaire valorisant ou dévalorisant. Observe aussi les mots qui donnent l'impression que ce n'est pas lui mais un autre dans le miroir.
    Il ne faut pas chercher les titres des parties (ou sous-parties) avant d'avoir bien étudié le texte.
  • Bonjour, je vois que cette conversation date un peux beaucoup meme mais je voudrai de l'aide j'ai le meme commentaire a faire pour lundi et je ne sais pas du tout comment m'y prendre avec se sujet.
    Merci si quelle qu'un est present ou si tu a garder les anciennes fiches que tu a fais
  • Juste pour réagir sur un point de méthode. Une erreur récurrente dans l'élaboration du commentaire est de commencer par produire un plan (c'est-à-dire les grandes parties ou "axes") et ensuite seulement de réfléchir aux sous-parties… Or il est impossible de créer les parties si l'on n'a pas les sous parties, elles en sont le contenu. Ce serait comme construire une maison et seulement après de réfléchir où trouver des briques!!
    La bonne méthode: trouver des choses à dire sur le texte, dans un second temps les classer en deux ou trois parties en fonctions de leurs affinités. Ainsi les parties et sous-parties s'élaborent en même temps. Il est impossible de se retrouver avec un plan vide que l'on ne sait pas comment remplir, le remplissage doit arriver avant le plan... ;)
  • La méthode, cela se discute aussi puisque je ne fonctionne pas de cette façon. Je n'imposerais pas pour autant ma méthode aux élèves. Simplement, je suis moins catégorique.
    Je veux bien accepter les deux fonctionnements mais n'adhère pas à l'idée que, commencer par le plan, présuppose qu'on n'a pas d'idées. Le plan-cadre structure d'emblée ma réflexion. L'important est le résultat et l'efficacité n' est-ce pas ... Je parle de ce que je connais : le commentaire et la dissertation en français et de ma propre pratique depuis longtemps. Je ne généralise pas pour autant.

    Remarque d'un professeur de philosophie :
    ... "Le plan d'abord, les idées ensuite ou les idées d'abord et le plan après ? Selon cette dernière méthode, si on a peu d'idées, on y tient, or elles peuvent être hors sujet, ou bien on a trop d'idées et elles s'entassent sans une ligne directrice simple. La difficulté, comme l'a souligné Antoine de la Garanderie, c'est que les esprits ne fonctionnent pas de la même manière (esprit de géométrie, le plan d'abord, les idées ensuite, esprit de finesse, les détails, des idées, mais pas de vue d'ensemble). On règle la question en ayant un plan pour chercher les idées ! "
  • Juste pour réagir sur un point de méthode. Une erreur récurrente dans l'élaboration du commentaire est de commencer par produire un plan (c'est-à-dire les grandes parties ou "axes") et ensuite seulement de réfléchir aux sous-parties… Or il est impossible de créer les parties si l'on n'a pas les sous parties, elles en sont le contenu. Ce serait comme construire une maison et seulement après de réfléchir où trouver des briques!!
    La bonne méthode: trouver des choses à dire sur le texte, dans un second temps les classer en deux ou trois parties en fonctions de leurs affinités. Ainsi les parties et sous-parties s'élaborent en même temps. Il est impossible de se retrouver avec un plan vide que l'on ne sait pas comment remplir, le remplissage doit arriver avant le plan... ;)

    Bonjour, tu risques de t'arracher les cheveux ici ! Même si Floreale apporte des nuances, nous sommes tous d'accord qu'il faut avoir fourni un vrai travail et une vraie réflexion sur le texte avant d'envisager un plan d'analyse. Or beaucoup d'élèves après une première lecture (allez, disons 2...) viennent demander un plan complet, ou s’affolent de ne pas trouver immédiatement un plan avec parties, sous-parties, sous-sous-parties... au bout de 4 mn. Il est difficile de faire comprendre que le plan est juste une structure pour formuler ce que l'on a à dire sur le texte, et que donc il faut d'abord avoir cherché des choses à dire !
  • nous sommes tous d'accord qu'il faut avoir fourni un vrai travail et une vraie réflexion sur le texte avant d'envisager un plan d'analyse.
    J'apporte plus qu'une nuance. Je n'ai jamais fonctionné comme cela mais je n'impose pas ma méthode. Je dis juste qu'il y a des fonctionnements et que l'important est d'être à l'aise et d'être efficace.
  • Remarque d'un professeur de philosophie :
    ... "Le plan d'abord, les idées ensuite ou les idées d'abord et le plan après ? Selon cette dernière méthode, si on a peu d'idées, on y tient, or elles peuvent être hors sujet, ou bien on a trop d'idées et elles s'entassent sans une ligne directrice simple
    Sauf qu'il s'agit là d'une remarque sur un devoir de philosophie, probablement d'une dissertation.
    Lorsqu'il s'agit d'un commentaire de texte, on n'a pas besoin d'avoir d'idées ; les idées, ce n'est pas le commentateur qui les a, mais l'auteur qui les a exprimées.
    Le commentateur, il doit commenter ces idées, et pour les commenter, il doit les avoir comprises, les posséder pour ainsi dire.
    Cela ne peut venir qu'au terme d'une analyse approfondie du texte donné.
    Dans un commentaire de texte, le plan, les axes, les parties et autres sous-parties (je ne parle pas de la problématique qui rend fous ces pauvres élèves) ne sont pour moi que des inventions artificielles.
    L'essentiel, c'est que le commentaire soit rigoureux, organisé, évite la paraphrase et soit exhaustif dans la mesure du possible.
  • Cela ne peut venir qu'au terme d'une analyse approfondie du texte donné.

    Cela est sans doute vrai pour la plupart des lecteurs mais je n'en fais pas partie.
  • Eh bien, je crois que c'est une chance ou plutôt un don que tu as reçu de pouvoir cerner d'emblée et de façon pour ainsi dire immédiate la meilleure façon d'aborder le commentaire d'un texte.
    Pour ma part j'en suis incapable.
  • Bonjour,

    Je sais que je répond beaucoup trop tard mais pour ceux qui, dans un futur, auraient besoin d'aide je pense et j'espère que ça pourrait leur être utile. Après avoir lu (au moins 2 fois) le texte, on remarque qu'il y a une différence entre le Georges du début et le Georges de la fin de cet extrait. Tout d'abord, on voit qu'il est mal à l'aise et qui n'a pas confiance en lui (verbes + description vêtements) et après, dans la deuxième partie, il devient quelqu'un d'autre (Bel-ami de la fin), il prend de l’assurance et se trouve classe. Je pense que ces deux parties pourraient être les deux axes de cet extrait, bien sûr ensuite il faudrait trouver des sous-parties. Mais une fois qu'on a les deux axes il est plus facile de trouver des idées dans le texte qui correspondent bien avec.

  • Bonjour, j'espère que vous allez bien. Si vous vivez encore, pourriez vous svp nous aider. Nous avons un travail en groupe pour l'analyse du même extrait. S'il-vous-plaît aidez nous.

  • JehanJehan Modérateur

    Bonjour.

    Vous pourriez déjà vous aider de quelques réponses déjà données...

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