Molière, L'École des femmes, acte III, scène 2

Bonjour à tous,

moi, je viens d'Allemagne et je dois résumer "l'attitude d'Arnolphe envers le mariage en mes propres mots." http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/classique/moliere/ef/ef.III.2.html

ligne 679 - 712 (pages 70-71)...

Est-ce-que qn. peut le m' écrire peut-être ? (pour vous les francaises ca n'est pas un problème je pense) parce que c'est trés important pour moi !


en plus c'est à moi d' "inventer une lettre professionelle qui essaie d'aider. Je dois corriger ou affirmer les projets d'arnolphe pour lui montrer un perspective de vie avec son partenaire."


j'ai besoin d'aide !!

merci à tous !
morten
«1

Réponses

  • On ne peut pas faire le travail à ta place, mais si tu proposes quelque chose, sans doute quelqu'un pourra te corriger...

    Qu'est-ce que tu as compris de l'attitude d'Arnolphe ?
  • arnolphe pense que le mariage est qc. très sérieux et qu'Agnes doit s'habituent avec ca.

    les roles sont definer très clair, il a le pouvoir/force sur elle....

    elle doit avoir du respect comme un enfant à son père par exemple.


    tu es d'accord avec ca?
  • Pour Arnolphe, le mariage est tout sauf une histoire d'amour. C'est un engagement inégal : la femme doit être soumise et respectueuse.
    Autre point : la femme ne doit jamais tromper son mari !
  • Ce que tu dis es juste MortenDe plus, Arnolphe explique qu'il la sort d'une mauvaise situation, que sans lui elle ne serait rien, elle doit donc l'en remercier tous les jours.

    Agnes ne doit pas se comporter légèrement. D'autant que le statut de la femme est inférieur à celui de l'homme.

    La femme ne doit pas regarder ailleurs (rappel, Arnolphe est vieux et moche, Agnes est jeune et belle)
  • Il convient de dire pourquoi Arnolphe croit que cette attitude est juste et naturelle.
    Platon a déjà parlé de deux moitiés.
    Des moitiés inégales n'est pas très mathématique! Qu'en aurait dit Descartes?
    Il me semble que, si Arnolphe a des points de vue sur le mariage, l'objet de son discours est d'établir des règles pour son mariage. Finalement, ne parle-t-il pas plus sur le regard qu'il porte sur la femme que sur le mariage proprement dit?
    Autrefois, à l'église, la mariée jura d'aimer, honorer et obéir à son mari.
  • Bonjour à tous. Moi j'ai un commentaire à faire sur un extrait de cette scène et je voudrai savoir si mon plan convient. Merci d'avance.
    Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage:
    A d'austères devoirs le rang de femme engage;
    Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends,
    Pour être libertine et prendre du bon temps.
    Votre sexe n'est là que pour la dépendance:
    Du côté de la barbe est la toute-puissance.
    Bien qu'on soit deux moitiés de la société,
    Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité;
    L'une est moitié suprême, et l'autre subalterne;
    L'une en tout est soumise à l'autre, qui gouverne;
    Et ce que le soldat, dans son devoir instruit,
    Montre d'obéissance au chef qui le conduit,
    Le valet à son maître, un enfant à son père,
    A son supérieur le moindre petit frère,
    N'approche point encor de la docilité,
    Et de l'obéissance, et de l'humilité,
    Et du profond respect où la femme doit être
    Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître.

    Lorsqu'il jette sur elle un regard sérieux,
    Son devoir aussitôt est de baisser les yeux,
    Et de n'oser jamais le regarder en face
    Que quand d'un doux regard il lui veut faire grâce.
    C'est ce qu'entendent mal les femmes d'aujourd'hui;
    Mais ne vous gâtez pas sur l'exemple d'autrui.
    Gardez-vous d'imiter ces coquettes vilaines
    Dont par toute la ville on chante les fredaines,
    Et de vous laisser prendre aux assauts du malin,
    C'est-à-dire d'ouïr aucun jeune blondin.
    Songez qu'en vous faisant moitié de ma personne,
    C'est mon honneur, Agnès, que je vous abandonne,
    Que cet honneur est tendre et se blesse de peu,
    Que sur un tel sujet il ne faut point de jeu;
    Et qu'il est aux enfers des chaudières bouillantes
    Où l'on plonge à jamais les femmes mal vivantes.
    Ce que je vous dis là ne sont point des chansons;
    Et vous devez du coeur dévorer ces leçons.
    Si votre âme les suit et fuit d'être coquette,
    Elle sera toujours, comme un lis, blanche et nette;
    Mais, s'il faut qu'à l'honneur elle fasse un faux bond,
    Elle deviendra lors noire comme un charbon;
    Mon plan est le suivant
    I) La vision du mariage selon Arnolphe
    II) Molière dénonce la soumission des femmes de son siècle
  • Bonjour !

    Je dois trouver le registre employé dans cet extrait, mais je vois pas du tout..
    ARNOLPHE, assis.
    Agnès, pour m'écouter, laissez là votre ouvrage:
    Levez un peu la tête, et tournez le visage:
    (Mettant le doigt sur son front.)

    Là, regardez-moi là durant cet entretien;
    Et, jusqu'au moindre mot, imprimez-le-vous bien.
    Je vous épouse, Agnès; et, cent fois la journée,
    Vous devez bénir l'heur de votre destinée,
    Contempler la bassesse où vous avez été,
    Et dans le même temps admirer ma bonté,
    Qui, de ce vil état de pauvre villageoise,
    Vous fait monter au rang d'honorable bourgeoise,
    Et jouir de la couche et des embrassements
    D'un homme qui fuyait tous ces engagements,
    Et dont à vingt partis, fort capables de plaire,
    Le coeur a refusé l'honneur qu'il veut vous faire.
    Vous devez toujours, dis-je, avoir devant les yeux
    Le peu que vous étiez sans ce noeud glorieux,
    Afin que cet objet d'autant mieux vous instruise,
    A mériter l'état où je vous aurai mise,
    A toujours vous connaître, et faire qu'à jamais
    Je puisse me louer de l'acte que je fais.
    Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage:
    A d'austères devoirs le rang de femme engage;
    Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends,
    Pour être libertine et prendre du bon temps.
    Votre sexe n'est là que pour la dépendance:
    Du côté de la barbe est la toute-puissance.
    Bien qu'on soit deux moitiés de la société,
    Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité;
    L'une est moitié suprême, et l'autre subalterne;
    L'une en tout est soumise à l'autre, qui gouverne;
    Et ce que le soldat, dans son devoir instruit,
    Montre d'obéissance au chef qui le conduit,
    Le valet à son maître, un enfant à son père,
    A son supérieur le moindre petit frère,
    N'approche point encor de la docilité,
    Et de l'obéissance, et de l'humilité,
    Et du profond respect où la femme doit être
    Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître.
    Je vois qu'Arnolphe donne son point de vue sur le mariage, mais le registre.. ?

    Merci d'avance
  • Personne ne peut m'aider ? Désolé de ne pas développer plus, mais j'ai vraiment aucune idée. Si vous pouviez juste m'indiquer les caractéristiques de ce registre, que je puisse ensuite chercher..
  • Bonsoir!
    Je dois faire une lecture analytique sur L'Ecole des Femmes, plus précisément la tirade d'Arnolphe au début de la scène 2, acte III (disponible sur https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99%C3%89cole_des_femmes/%C3%89dition_Louandre,_1910/Acte_III).

    Je dois m'en occuper au plus vite mais ce passage ne m'inspire vraiment pas! Pourriez-vous me donner des idées de plan ou de pistes (c'est à en perdre le nord!)?
    Merci d'avance!
  • Bonjour, je dois faire une lecture analytique pour la rentrée sur ce passage de Molière, L'école des femmes :
    ARNOLPHE, assis.
    Agnès, pour m'écouter, laissez là votre ouvrage:
    Levez un peu la tête, et tournez le visage:
    (Mettant le doigt sur son front.)

    Là, regardez-moi là durant cet entretien;
    Et, jusqu'au moindre mot, imprimez-le-vous bien.
    Je vous épouse, Agnès; et, cent fois la journée,
    Vous devez bénir l'heur de votre destinée,
    Contempler la bassesse où vous avez été,
    Et dans le même temps admirer ma bonté,
    Qui, de ce vil état de pauvre villageoise,
    Vous fait monter au rang d'honorable bourgeoise,
    Et jouir de la couche et des embrassements
    D'un homme qui fuyait tous ces engagements,
    Et dont à vingt partis, fort capables de plaire,
    Le coeur a refusé l'honneur qu'il veut vous faire.
    Vous devez toujours, dis-je, avoir devant les yeux
    Le peu que vous étiez sans ce noeud glorieux,
    Afin que cet objet d'autant mieux vous instruise,
    A mériter l'état où je vous aurai mise,
    A toujours vous connaître, et faire qu'à jamais
    Je puisse me louer de l'acte que je fais.
    Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage:
    A d'austères devoirs le rang de femme engage;
    Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends,
    Pour être libertine et prendre du bon temps.
    Votre sexe n'est là que pour la dépendance:
    Du côté de la barbe est la toute-puissance.
    Bien qu'on soit deux moitiés de la société,
    Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité;
    L'une est moitié suprême, et l'autre subalterne;
    L'une en tout est soumise à l'autre, qui gouverne;
    Et ce que le soldat, dans son devoir instruit,
    Montre d'obéissance au chef qui le conduit,
    Le valet à son maître, un enfant à son père,
    A son supérieur le moindre petit frère,
    N'approche point encor de la docilité,
    Et de l'obéissance, et de l'humilité,
    Et du profond respect où la femme doit être
    Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître.
    Bien sur ma prof ne nous a pratiquement pas donner de méthode pour faire une lecture analytique niveau seconde, on a juste fais un tableau avec : Analyse, Interpretation & je sais plus la derniere :s

    SVP aidez moi !!

    Merci.
  • bonjour

    je suis en second et j'ai eu un devoir de français assez compliqué sur l'école des femmes acte 3 scène2 du vers 695 au vers 742

    voila les questions:
    1) quelles sont les deux parties essentielles de cette tirade ? quelle lien logique les réunit ?jai répondut que les deux parties éssentielle était que arnolphe ne voulais pas que agnès va avec horce et qu'il veut toujours prendre le dessu.
    2) quelle conception du mariage est développée dans cette tirade ? appuyez-vous sur les citations?
    3) comment interpréter-vous le silence d'agnès ? car elle ne veut pas que arnolphe s'enerve.

    1) arnolphe utilise des figures de style pour donner de la force à ses arguments . identifiez les et expliquez les
    quelle figure de style arnolphe utilise t-il au vers 703-704?
    quelle figure de style utilise t-il du vers 705 (et ce que le soldat au vers 712 (et son maître)?
    2) ses argument sont-il convaincants?pourquoi?non

    svp aider moi je ne comprend meme pas les questions svp
  • AmmyAmmy Membre
    On n'a pas ton extrait ni les mêmes numéros de lignes que toi, donc difficile de t'aider, mais je vais essayer de te mettre sur la voie. Déjà ce n'est pas un devoir compliqué, c'est parfaitement du niveau de seconde, et même assez facile pour un troisième trimestre car le professeur vous guide bien avec les questions, donc ne t'affole pas.

    Les deux parties, c'est qu'il parle sans doute tout d'abord de quelque chose, puis ensuite il fait une transition vers un autre aspect. Il faut que tu dises : du vers 695 au vers.... il parle de ceci, et du vers ..... à 742, il parle de cela. Un lien de logique c'est un mot comme "mais" "donc" "C'est pourquoi"... qui montre le rapport entre les deux parties.

    Conception du mariage : comment Arnolphe conçoit la place de la femme dans le mariage ? Voit-il les deux époux à égalité ? D'après lui pourquoi se marie-t-on ?

    Figures de style je ne sais pas car je ne vois pas les vers, mais peut-être une comparaison, une métaphore ?

    Es-tu convaincu par les idées d'Arnolphe ? Penses-tu que Agnès partage son avis, qu'elle est contente de l'épouser ?
  • Bonjour à partir de cet extrait Acte III, scène 2;

    je dois rédigez une partie de commentaire montrant la vision qu' Arnolphe a de la femme et celle qu'il a du mariage en tenant compte e la méthode vu en classe (structure, et contenu ; citation, description, interprétation)
    "Là, regardez-moi là durant cet entretien;
    Et, jusqu'au moindre mot, imprimez-le-vous bien.
    Je vous épouse, Agnès; et, cent fois la journée,
    Vous devez bénir l'heur de votre destinée,
    Contempler la bassesse où vous avez été,
    Et dans le même temps admirer ma bonté,
    Qui, de ce vil état de pauvre villageoise,
    Vous fait monter au rang d'honorable bourgeoise,
    Et jouir de la couche et des embrassements
    D'un homme qui fuyait tous ces engagements,
    Et dont à vingt partis, fort capables de plaire,
    Le coeur a refusé l'honneur qu'il veut vous faire.
    Vous devez toujours, dis-je, avoir devant les yeux
    Le peu que vous étiez sans ce noeud glorieux,
    Afin que cet objet d'autant mieux vous instruise,
    A mériter l'état où je vous aurai mise,
    A toujours vous connaître, et faire qu'à jamais
    Je puisse me louer de l'acte que je fais.
    Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage:
    A d'austères devoirs le rang de femme engage;
    Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends,
    Pour être libertine et prendre du bon temps.
    Votre sexe n'est là que pour la dépendance:
    Du côté de la barbe est la toute-puissance.
    Bien qu'on soit deux moitiés de la société,
    Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité;
    L'une est moitié suprême, et l'autre subalterne;
    L'une en tout est soumise à l'autre, qui gouverne;
    Et ce que le soldat, dans son devoir instruit,
    Montre d'obéissance au chef qui le conduit,
    Le valet à son maître, un enfant à son père,
    A son supérieur le moindre petit frère,
    N'approche point encor de la docilité,
    Et de l'obéissance, et de l'humilité,
    Et du profond respect où la femme doit être
    Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître.


    Lorsqu'il jette sur elle un regard sérieux,
    Son devoir aussitôt est de baisser les yeux,
    Et de n'oser jamais le regarder en face
    Que quand d'un doux regard il lui veut faire grâce.
    C'est ce qu'entendent mal les femmes d'aujourd'hui;
    Mais ne vous gâtez pas sur l'exemple d'autrui.
    Gardez-vous d'imiter ces coquettes vilaines
    Dont par toute la ville on chante les fredaines,
    Et de vous laisser prendre aux assauts du malin,
    C'est-à-dire d'ouïr aucun jeune blondin.
    Songez qu'en vous faisant moitié de ma personne,
    C'est mon honneur, Agnès, que je vous abandonne,
    Que cet honneur est tendre et se blesse de peu,
    Que sur un tel sujet il ne faut point de jeu;
    Et qu'il est aux enfers des chaudières bouillantes
    Où l'on plonge à jamais les femmes mal vivantes.
    Ce que je vous dis là ne sont point des chansons;
    Et vous devez du coeur dévorer ces leçons.
    Si votre âme les suit et fuit d'être coquette,
    Elle sera toujours, comme un lis, blanche et nette;
    Mais, s'il faut qu'à l'honneur elle fasse un faux bond,
    Elle deviendra lors noire comme un charbon;
    Vous paraîtrez à tous un objet effroyable,
    Et vous irez un jour, vrai partage du diable,
    Bouillir dans les enfers à toute éternité,
    Dont veuille vous garder la céleste bonté!
    Faites la révérence. Ainsi qu'une novice
    Par coeur dans le couvent doit savoir son office,
    Entrant au mariage il en faut faire autant;
    Et voici dans ma poche un écrit important,
    Qui vous enseignera l'office de la femme.
    J'en ignore l'auteur: mais c'est quelque bonne âme;
    Et je veux que ce soit votre unique entretien.
    Tenez.


    (Il se lève.)

    Voyons un peu si vous le lirez bien."


    J'en conclue qu'il faut faire une argumentation de deux paragraphe, le premier sur la cision qu'il a de la femme et le second sur celle qu'il a du mariage.

    Pour l'instant j'avais fait premier paragraphe: (thèse) Arnolphe veut avoir un total pouvoir sur Agnès, second paragraphe ( Arnolphe veut lutter contre son destin de "cocu" après le mariage

    Je ne comprends pas très bien le sens du terme "vision" et je pense que mon travail repose surtout sur "le souhait, le désir" c'est pourquoi j'aimerais avoir votre opinion et votre aide à propos de ce travail

    Merci ! :D
  • Tu peux traduire sa "vision" par sa conception, sa façon d'envisager le mariage et le rôle de la femme, ou ses idées sur le mariage. Montre bien comment il insiste sur l'infériorité de la femme et le respect qu'elle doit selon lui à son époux.
  • Bonjour,

    J'aurais besoin d'aide pour une question assez difficile en français.
    Je dois relever les didascalies et les éléments du dialogue du vers 676, 1012-1015 :
    v.676 "Arnolphe, assis
    levez un peu la tête et tournez le visage"
    v.1012-1015 "De quel oeil la traîtresse a soutenu ma vue!
    De tout ce qu'elle a fait elle n'est point émue;
    Et bien qu'elle me mette à deux doigts du trépas,
    On dirait, à la voir, qu'elle n'y touche pas".

    J'ai déjà relevé les didascalies et les éléments du dialogue mais ce qu'il me faut, c'est : relèvent
    -ils la complexité du personnage (Agnès) ? Agnès est un personnage ignorant, innocent, elle a été élevée pendant 4 ans dans l'ignorance par Molière pour qu'elle soit soumise à lui et qu'elle ne le trompe pas mais justement elle le trompera.

    Voilà, voilà merci de votre aide :)
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