Quels rôles ces quatre poètes donnent-ils à la musique ?

Bonjour;
J'ai un corpus de texte avec une question j'ai déjà commencé l'introduction j'aimerai savoir ce que je pourrais rajouter !
Merci d'avance !

Corpus :
1.HUGO, "Les luttes et les rêves"; Les Contemplations, 1856
2.BAUDELAIRE, "Spleen et idéal"; Les Fleurs du Mal, 1857
3.VERLAINE, "Ariettes oubliées"; Romances sans paroles, 1874
4.LAMARTINE, "Invocations"; Harmonies poétiques et religieuses, 1830

La Question:
Quels rôles les quatre poètes donnent-ils à la musique ? Vous justifierez votre réponse par l'analyse des procédés d'écriture qui mettent ces rôles en lumière.

Mon début d'introduction :
Nous sommes en présence de quatre textes du XIXème siècle : Les Contemplations de HUGO, Spleen et idéal de BAUDELAIRE, Invocation de LAMARTINE et Ariettes oubliées de VERLAINE.
Ces trois textes portent sur un sujet commun qui est la musique
et nous nous demanderons quel rôle à cette musique pour ces poètes.

Réponses

  • Quel rôle A (sans accent, c'est le verbe avoir) cette musique
    Développe un peu quelques idées, quand même ! et... mets les textes
  • Pense avant tout à la musicalité des vers.
    Et une phrase à recaser forcément, de Verlaine (dans Art poétique je crois) : "De la musique avant toute chose".
  • Attention le "nous" d'oralité est souvent exclus des rédactions de commentaire, ne marque pas les noms d'auteur en grandes majuscules, et n'oublie pas de souligner les titres des oeuvres et de mettre les titres des poèmes en guillemet. Je te conseille de commencer ton corpus par une phrase comme : « Ce corpus de textes présente … » ou quelque chose comme cela. (Mais je ne suis pas une pro du français alors ne te fie pas à tout ce que je dis. » Ensuite avant de commencer l’intro il faut que tu analyse la question et que tu établisses un plan ou ce que tu vas mettre dans ta composition (c’est mieux.) Que veut dire la question ? Que veut dire « rôle » (oui je sais c’est quasi-idiot, mais il vaut mieux être sûr de ce qu’on va noter ensuite.), le mot « musique » ? Léah a raison tu dois développé. Et puis une intro de question transversale (même s’il n’y a pas de méthode précise.) se fait comme une intro de commentaire (sauf que tu n’es pas obligé de faire d’amorce.) Enfin cela est la méthode que j’ai reçu en première, peut être que je l’ai quelque peu changé, mais elle reste la méthode que j’ai reçue. Je te conseille vivement de commencer par les idées de chaque texte.
  • En entrant 'Hugo musique' dans Goggle, j'ai trouvé ce lien.
    Sans doute pourrait-on faire pareil pour les trois autres auteurs.
    Après, c'est à voir si les poèmes choisis illustrent ou pas (ou dans quelle mesure) leurs attitudes envers et leurs relations avec la musique.

    En quoi les mots pourraient-ils porter ou être imbués de la musique?
    Définition de musique?
  • Pense avant tout à la musicalité des vers.
    Ca veut dire quoi, "musicalité des vers" ? Souvent, on pense aux allitérations et assonances, mais je n'ai jamais compris pourquoi ces répétitions de sons seraient de la musique. Aux mieux, ce sont de légers bruits qui imitent quelque chose, mais c'est tout.
    Quand au rythme, il serait dangereux de vouloir le comparer avec celui de la musique (depuis les importantes recherches de Meschonnic, du moins).

    Il me semble que c'est davantage la structure du poème qui fera sa "musicalité" : répétitions de sons, de mots, de leitmotivs, de variations, permettent la suggestion, pouvoir de la musique que les poètes du XIXe siècle (surtout les décadents et symbolistes) chercherontde plus en plus à retrouver dans l'écriture. Chez Verlaine, c'est criant à partir de Romances sans paroles, où les répétitions de mots abondent. Si Verlaine "préfère l'impair", c'est aussi en raison de cette recherche de la suggestion.

    L'influence des théories de Wagner est considérable à partir des années 1860, et du Tannhauser à Paris de Baudelaire, dans lequel il a dit retrouvé sa propre théorie des correspondances. La musique est un temps pensée comme supérieure au poème, avant que la tendance ne commence à s'inverser à partir de Mallarmé (mais il ne fait pas partie des auteurs que tu dois étudier).

    Debussy a aussi son importance. Plusieurs poètes chercheront à retrouver dans les écritures sont art de l'atténuation. On imitera notamment sa façon de dissimuler le thème principal au milieu d'un brouillard de notes.

    Pour sources : je tiens ces vagues informations d'une lecture de Qu'est-ce que le Symbolisme ? de F. Illouz. Quand j'aurais ma fiche sous la main je donnerais des infos plus précises, notamment au sujet de la musique chez Verlaine. :)
  • Bonjour, Sphinx.
    À première vue, moi aussi je suis dubitatif de trouver de la musique dans les poèmes.
    Propositions.
    Éléments musicaux : mélodie, rythme, harmonie.
    Paramètres musicaux : hauteur, intensité, enveloppe, durée des sons.
    Musique : une série de sons et de silences organisées de telle façon à être reproductibles et aimée par au moins un auditeur.

    Un poète, construit-il ses vers ainsi? Je crois pas.
    Il est vrai que le degré d'application d'une structure fait partie de "organisation", mais il y a des compositions musicales qui admettent un grand degré d'aléatoire!

    Alitérations et assonnacres, trouvent-elles des équivalents dans la musique pure?

    Paradoxe: Romance sans paroles à un sens pour Mendelssohn (pièces pour piano) mais un nonsens pour Verlaine (les paroles sont bien présentes!) "La musique avant toute chose" c'est comme un jingle de la pub qui n'a souvent pas de sens profond. Si c'était vrai, Verlaine aurait été musicien (loin d'être la vérité).

    Quelles sont les correspondances possibles entre les deux formes d'Art?

    Sache que le français se prononçait bien avec des accents toniques et rythmiquement jusqu'à 1939. Les enregistrements des orateurs (et GRAMMONT La Prononciation française) en sont la preuve.

    Rythme dans l'écriture poétique:
    Un decasyllabe peut se présenter de multiple façons dans sa distribution. Chaque version aura un effet différent sur la sensibilité.
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    etc.

    "Théories de Wagner"? Lesquelles?
    Pour moi la supériorité d'une forme d'Art sur une autre n'a pas beaucoup de signification.
    Debussy: il y a des analyses récentes qui le met plutôt dans l'expressionnisme que dans l'impressionnisme. Je ne vois pas en quoi ses thèmes sont noyés: il est excellent orchestrateur.
    Atténuation? Faut m'expliquer.


    Merci pour la source: je l'ai notée.
  • JSC a écrit:
    Alitérations et assonnacres
    Il s''agit plutôt d' allitérations et assonances .
  • première vue, moi aussi je suis dubitatif de trouver de la musique dans les poèmes.
    S'agit-il pour ces poètes de faire de la musique avec les poèmes ? Je crois qu'il s'agit plutôt, pour Verlaine et Mallarmé en tous cas, de penser de nouvelles techniques d'expression en s'inspirant de la musique, telle qu'elle pouvait être alors pensée. Il s'agissait alors pour la poésie de "reprendre à la musique son bien" (Valéry), et non de faire de la musique, en imitant les instruments, la mélodie où je ne sais quoi - autant abandonner la plume et se mettre au piano, sinon. Ce "bien", il convient de l'éclaircir, mais il se résume globalement à un pouvoir de suggestion propre à la musique, très recherchée par cette "modernité" de fin de siècle qui veut fuir le représentatif, le concret, etc. J'y reviendrais un autre jour si j'ai du temps.

    Mais il est vrai qu'à cette époque naissent de nombreuses idées aujourd'hui considérées comme abusives. Le nom m'échappe de ce poète qui a mis au point tout une théorie affirmant "scientifiquement" que chaque voyelle était liée à un instrument de musique : il est clair qu'il se trompait, que les lectures sont trop subjectives pour que l'on puisse être sûr qu'un i est un violon ou un o un trombone. La critique littérature de l'époque à aussi, je crois, contribuée à relayer ces "découvertes". Mais les poètes les plus sérieux du temps, comme Mallarmé, ne sont pas tombés dans cette dérive.
    Quelles sont les correspondances possibles entre les deux formes d'Art?
    L'idée de "combinaison" à un rôle extrêmement important en musique comme en poésie. Dans la poésie, les sons ont aussi de l'importance puisque l'on sait depuis des millénaires que les phonèmes identiques font s'attirer les mots entres eux (rimes, rimes internes, etc.).
    Mais je ne peux m'étendre maintenant (je dois partir).
  • Quel dommage Le Sphinx que tu doives partir !
    N'oublions pas qu'aux origines musique et poésie étaient intimement liées
    C'était bien le poète
    Modulant tour à tour, sur la lyre d'Orphée,
    Les soupirs de la sainte et les cris de la fée
    (de Nerval, El Deschicado)
  • RminRmin Membre
    Bonjour à tous, j'ai exactement la même question de corpus avec les même textes.
    J'ai rédigé 4 paragraphe mais j'ai pas mis mes textes en relation et j'aimerai comment je pourrais les mettre. ;)
    Je ne suis pas vraiment un pro en français et j'aimerai utilisé ce que j'ai déjà fait sans tout recommencer. Merci de vos réponses.

    Question: Quels rôles les quatre poètes donnent-ils à la musique? Vous justifierez votre réponse par l'analyse des procédés d'écriture qui mettent ces rôles en lumière.

    Plan
    - Un hymne
    a. Un hymne de la nature
    b. Un hymne a Dieu
    - La musique qui inspire le poète
    a. Une musique déchaîné
    b. Une musique apaisante

    Intro
    Ce corpus de quatre poèmes du 19ème siècle écrits par Victor Hugo, Charles Baudelaire, Paul Verlaine et Alphonse de Lamartine a pour thème principal la musique.
    Quels rôles ces poètes donnent-ils à la musique ?

    Au 19ème siècle les poètes ont souvent trouvé leur inspiration dans la nature ainsi dans le poème de Victor Hugo « Les luttes et les rêves » écrit en 1856 du recueil Les Contemplations, l'auteur évoque une omniprésence de la musique au sein de la nature qui englobe l'espace « Dans la voix des oiseaux, dans le cri des cigales » vers 21, « Par moment, un troupeau bêle » vers 17. On remarque en effet un champ lexical de la musique varié et même exagéré par une hyperbole « chant suprême » vers 10. L'auteur montre l'universalité de la musique « La musique est dans tout ».
    Le temps n'affecte pas la musique, elle traverse les époques, les saisons elle est présente dans le monde entier, elle ne s'arrête jamais, elle est éternelle. L'auteur le montre par une accumulation temporelle « Pour notre âme, les jours, la vie et les saisons » vers 11, « toujours » vers 23 et le présent de vérité général « De toute part on voit danser et resplendir » vers 19. Il démontre que la musique voyage dans le temps et dans l'espace. De plus une opposition révèle que la musique était présente avant « du zénith au nadir » vers 20, des mots contraires montrent la musique universelle, transgénérationnelle comme : « jeunes »et vieux », « beau » et « usé ». La musique traverse le temps, elle est éternelle par l'anaphore exprimé au vers 20 et 21 « Dans le ciel étoilé du zénith au nadir, Dans la voix des oiseaux dans le cri des cigales, ». Le poème se termine sur une interpellation directe de tous les lecteurs par l'utilisation du pronom personnel « nous », vers 24 « La nature nous dit : chante! ».

    En plus d'un champ lexical de la nature dans le poème de Alphonse de Lamartine « Invocation » écrit en 1830 issu du recueil Harmonies poétique et religieuse, on observe un champ lexical du sacré « Barde d'Israel » vers 14 se mêlant avec la musique et la nature. En effet on peut voir l'énonciation de Dieu vers 9 « Seigneur » qui possède une relation intime avec l'homme. Il implore Dieu avec plusieurs parallélismes « Toi qui donnas sa voix à l'oiseau de l'aurore,(...) Toi qui donnas son âme et son gosier sonore », vers 1 et 3 « Plus pure que la voix qui parle à nos oreilles, Plus forte que les vents, les ondes et les bois ! » vers 11 et 12, ces figures de styles insiste sur le « Toi », sur sa supériorité puisque d'après lui, il est l'élu et possède une autre voix « Tu m'as donné dans l'âme une seconde voix ». Ce sentiment de supériorité se retrouve dans le parallélisme du vers suivant, vers 11 et 12 grâce au « Plus » qui hyperbolise cette voix.

    Petite conclusion...

    Ensuite dans le poème de Charles Baudelaire « Spleen et idéal » issu du recueil Les Fleurs du mal écrit en 1857, on constate que l'auteur prend la musique en tant qu'ignorant, il la rattache à la mer en étant possédé indescriptiblement « La musique souvent me prend comme une mer » vers 1. En effet on ne voit pas de champ lexical de la musique. En fait tout au long du poème on remarque une métaphore filée entre la musique et la mer puisque le champ lexical de la « mer » et de la « navigation » est très présent « des flots » vers 7, «  vaisseau » vers 6, « Je mets à la voile » vers 4.
    De plus un certain lyrisme est ressenti avec quelques sentiments violents. L'auteur fait une comparaison entre ce qu'il éprouve et ce qu'éprouve un bateau vers 1 « La musique souvent me prend comme une mer », Je sens vibrer tout les passions, D'un vaisseau qui souffre ». Le corps « poumons gonflés » vers 5 est aussi rattaché au mouvement que fait le navire « J'escalade le dos des flots amoncelés » vers 7 mais il devient une douleur, une agonie «  d'un vaisseau qui souffre ; le bon vent, la tempête et ses convulsions » vers 10 et 11. Enfin l'auteur est possédé, on ne sait plus si il parle de lui se comparant à un vaisseau ou si il n'est pas devenu un vaisseau, grâce au rythme changeant et au mouvement ascendant.

    Contrairement à une musique décharné comme une mer dans le poème de Baudelaire, Paul Verlaine écrit un poème en 1874 « Ariettes oubliées » issu du recueil Romance sans paroles qui est plutôt apaisant et doux. L'auteur donne une certaine douceur en utilisant les trois sens humain : l'odorat « Par le boudoir longtemps parfumé d'Elle » vers 6, l'oui « Tandis qu'avec un très léger bruit d'aile » vers 3 et le touché « Le piano que baise une main frêle » vers 1. En effet le souvenir du poète semble flou : champ lexical de la « fragilité » et de « l'incertitude » et les nombreux adjectifs de faiblesse de la musique « frêle » vers 1, « incertain » vers 10, « doux Chant badin » vers 9, « fin refrain incertain » vers 10. De plus la musique crées une ambiance « berceau » vers 7 et compare l'auteur avec un pauvre être « Qui lentement dorlote mon pauvre être » vers 8. Dans cette ambiance l'auteur est comparé à un animal « discret », « épeuré » vers 5, il envahit la pièce comme un fantôme qui vole car la répétition de « bien » vers 4 insiste sur ce fait. La majuscule à « Chant » nous fait pensé qu'il est personnifié « Chant badin » vers 9 et que celui ci se sauve dans le jardin pour y mourir. Grace à la rupture vers 7,l'auteur explique, que la musique peut démarrer et s'arrêter à tout moment. Enfin on remarque que l'auteur se trouve dans son monde étriqué « le petit jardin » vers 12, coupé de tout, c'est un rêve.
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