Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

Bonjour tout le monde !

Je suis désolée si la question a déjà été posée mais je n'arrive pas à faire une recherche précise sur le sujet.

Je souhaite devenir prof de français, latin ou grec, peu m'importe. Il faut donc que je reprenne mes études, par correspondance, en plus de mon emploi à temps complet.

J'aimerais savoir avec quelles études l'on a le plus de chance d'avoir le CAPES...Lettres modernes ou classiques?

Par ailleurs au niveau des études elles mêmes, quelles sont celles qui a priori demandent le plus de travail (sûrement qu'elles se valent mais bon ;)) ?

Lorsque l'on passe le CAPES de lettres classiques on peut donc être prof de français, latin ou grec c'est bien ça? Les profs en poste enseignent ils une seule matière par année, ou peuvent ils se retrouver à enseigner plusieurs matières (par exemple français + latin) dans l'établissement?

Merci d'avance de votre aide!
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Réponses

  • Je ne pourrai pas répondre à toute tes questions, mais j'espère t'aider quand même un peu :
    Tout d'abord, il y a moins de monde au Capes de lettres classiques donc a priori il est plus facile de l'obtenir. Sauf que... il y a aussi moins de places! Donc finalement les taux de réussite sont à peu près équivalent dans les 2 cas...
    Ensuite au niveau du travail cela dépend : si tu n'as jamais fait de grec ni de latin, le Capes de lettres classiques sera beaucoup plus difficile pour toi. Sinon... comme tu l'as deviné les 2 se valent! D'ailleurs dans les Iufm ceux qui préparent lettres classiques ont beaucoup de cours en commun avec ceux qui préparent lettres modernes...
    Enfin, en ce qui concerne les profs de lettres classiques, ils enseignent le plus souvent 2 à 3 matières la même année. Quant aux profs de lettres modernes, si en théorie ils n'enseignent que le français et la littérature, parfois on leur demande quand même de faire des remplacement de latin ou de philo, selon leurs études préalables!
  • Merci bcp Nadja !

    Ta réponse m'aide énormément :)
  • Bonjour,

    J'ai déjà publié une question sur la page intitulée « Hypokhâgne ou fac de lettres », mais je me retrouve quand même une énorme interrogation (de surcroît légitime) !

    Je résume : actuellement en classe de 2nde, je souhaite devenir Professeur de Lettres Classiques. J'ai la chance de découvrir depuis la 5e la magnificence du Latin (tant sur le plan culturel que linguistique) et du Grec Ancien depuis Septembre.

    Je me sens vraiment dans mon élément dans ces sections de Langues Anciennes, c'est réellement devenu une passion pour moi que j'ai envie de faire perdurer tout au long de ma vie et de transmettre à mon tour ses savoirs et ses connaissances.

    Or, compte tenu de l'actualité des études grecques, de l'avenir des langues anciennes qui semble décliner, de la Réforme du Collège, de la fusion des CAPES, de la quasi-suppression de la Licence de Lettres Classiques et de la fermeture de plus en plus considérable des postes aux concours, je me pose la question suivante :

    Est-ce que cela vaut réellement la peine d'entamer des études classiques sans savoir si je pourrai enseigner le Latin et le Grec un jour ? :|

    Désolé si ma question semble lâche, mais elle est légitime aux vues des décisions de nos dirigeants en matière d'enseignement. :(

    Je poursuivrai bien sûr mes passions tant que possible, mais pour la suite : de nos jours, plus de réussite avec Lettres Classiques ou Lettres Modernes ? :/

    Aidez-moi, je vous remercie par avance !

    Cordialement,

    Hadrien.
  • Est-ce que cela vaut réellement la peine d'entamer des études classiques sans savoir si je pourrai enseigner le Latin et le Grec un jour ?
    Cela dépend beaucoup de ton degré d'intérêt pour ces disciplines.
    Tu as l'air d'être passionné, je t'encouragerais donc à continuer dans cette voie.
    En même temps te prédire que tu pourras enseigner les langues anciennes au collège ou au lycée serait risqué.
    Il y a déjà longtemps que beaucoup de professeurs de lettres classiques n'ont plus l'occasion d'enseigner le grec, par exemple, parce que la section n'existe pas dans l'établissement où ils sont nommés, et qu'ils se heurtent à pas mal de difficultés pour qu'elle puisse être créée. Pour le latin, c'est encore un plus facile pour l'instant, mais des réformes sont en cours...
  • Merci beaucoup Gabiana,

    Évidemment je suis passionné ! :D
    Je compte bien poursuivre dans la filière littéraire pour continuer le Grec et le Latin.

    PS : Désolé, je me suis rendu que j'avais fait deux petites fautes de Français. J'ai en effet écrit « transmettre à mon tout ses savoirs et ses connaissances », or il est évident que le « ses » ne peut pas être possessif. Mea culpa donc (« ces »). :|

    Merci encore !
  • Bonjour Hadrien,

    Tout d'abord, il est toujours très enthousiasmant de voir des lycéens apprécier les langues anciennes... "malgré tout" !

    Il n'y a pas de fermeture de postes aux concours. Au contraire, il y a eu, aux dernières sessions, davantage de postes offerts au CAPES et à l'agrégation en lettres classiques que durant les années précédentes. Cela peut sembler bizarre vu de l'extérieur, étant donné le sort réservé au latin et au grec au collège, mais il s'agit en réalité d'une conséquence de la politique générale de création de postes depuis le début du quinquennat. Cependant, ces dernières années, le CAPES de lettres classiques proprement dit a été remplacé par une sorte d'option au sein d'un CAPES de lettres unique. L'agrégation de lettres classiques, quant à elle, est toujours là (ouf !).
    Pour ma part (je suis agrégé de lettres classiques et doctorant) je n'ai jamais envisagé de passer le CAPES : je peux seulement évoquer l'agrégation. La différence entre l'agrégation de LM et celle de LC, du point de vue stratégique, concerne le nombre de candidats. L'admission est plus accessible en LC dans la situation actuelle parce qu'il y a d'un côté beaucoup moins de candidats qu'en LM et de l'autre un nombre de postes élevé par rapport au nombre de candidats. Pour moi, la question ne se pose pas vraiment : si l'on a du goût pour le latin et le grec (en plus de l'amour du français), de la motivation et un bon niveau, on se présente au concours de LC.

    Cependant, tu te poses les bonnes questions, Hadrien. Quid de l'après-concours ? Que l'on considère le secondaire ou le supérieur, la situation est, au moins, morose et maussade. On ne peut avoir aucune garantie dans l'absolu d'enseigner le latin (et à plus forte raison le grec) une fois nommé dans le secondaire, au collège ou au lycée (précision, on peut être nommé au collège même en étant agrégé, ce qui est problématique dans l'absolu, étant donné qu'on peut être agrégé sans rien connaître des spécificités de l'enseignement à des collégiens !). La réforme du collège (qui est un véritable affront fait à la section de lettres classiques, à travers l'idée d'EPI concernant l'Antiquité pouvant être gérés par des enseignants... n'étant pas LC !) complique la situation.
    Et dans le supérieur ? Pour le moment, malheureusement, en effet, les filières de lettres classiques sont mal en point à l'Université ; les contrats doctoraux, les postes temporaires (ATER) et titulaires sont rares, comme ailleurs et comme partout, mais peut-être encore plus concurrentiels...

    Il est utile et préférable d'envisager son orientation tôt, sans naïveté, mais il ne faut pas délaisser, bien entendu, d'autres considérations.
    J'ai toujours considéré que le parcours "lettres classiques" me convenait mieux que le parcours LM. Nous touchons à d'autres champs du savoir - l'histoire, la philosophie, les autres arts, l'archéologie - plus facilement qu'en LM. Autant un LC peut s'intéresser facilement à la littérature comparée ou à certains domaines présents plus volontiers dans la filière LM, autant il est plus compliqué pour un LM de se mettre à faire vraiment, par exemple, du grec ancien, après un parcours très LM... Bon, je ne veux pas faire de polémique ! ;) Mais il me semble que lorsqu'on aime le grec et le latin, entre LC et LM, le choix est vite fait.

    Au fait, Hadrien59, je vais aussi te répondre dans le sujet sur le choix entre l'hypokhâgne et l'université.
  • Ascagne,

    Merci beaucoup pour votre réponse si développée, qui m'a été d'une aide précieuse !!

    J'aurais juste une petite question supplémentaire concernant l'Agrégation :

    Est-il possible d'être « bi-agrégé » (passer les deux agreg Lettres Cla + Grammaire), ou doit-on faire un choix ?

    Merci encore,
    Hadrien.
  • Il y avait dans mon lycée une prof qui était agrégée de Lettres modernes et de Philo, mais je me demande comment on peut passer le concours de l'agrégation si on est déjà en poste (impossible de passer deux concours de ce genre la même année).

    https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic22920-double-capes.html

    Ceci dit, pourquoi passer deux agrégations si proches? Je ne vois pas trop quel avantage tu pourrais en tirer: tu enseignerais la même chose dans le secondaire, et je doute que ça t'aiderait pour trouver un poste dans le supérieur.
  • Hadrien59 a écrit:
    Ascagne,

    Merci beaucoup pour votre réponse si développée, qui m'a été d'une aide précieuse !!

    J'aurais juste une petite question supplémentaire concernant l'Agrégation :

    Est-il possible d'être « bi-agrégé » (passer les deux agreg Lettres Cla + Grammaire), ou doit-on faire un choix ?

    Merci encore,
    Hadrien.

    Mais dans quel but ?
  • Le seul intérêt de passer une autre agrégation, ce serait de changer de discipline (par exemple de l'enseignement de LC à celui d'une langue vivante), mais on parle de disciplines assez éloignées, pas des trois agrégations de lettres : la question ne se pose pas les concernant, notamment entre les agrégations de LC et de grammaire, très proches. La question qui se pose, c'est celle de la préparation : certains ont un profil qui leur permet d'envisager l'agrégation de grammaire plutôt que celle de LC.

    Il ne faut pas confondre l'agrégation avec la formation universitaire et les diplômes : il s'agit d'un concours. Il peut être intéressant d'avoir plus de cordes à son arc, mais cela se fait en ayant une autre licence, ou surtout un autre master, par exemple. Mais surtout, il ne faut pas oublier le doctorat, qui d'une part est l'expérience de recherche par excellence, et d'autre part est nécessaire pour devenir maître de conférences.

    J'invite à réfléchir sur la différence entre, grosso modo, le fait d'aimer telle ou telle discipline et le fait de se sentir une vocation d'enseignant (mais en fait il y a plusieurs profils possibles derrière cette expression). On peut aimer le savoir, être porté à le transmettre, mais apprécier beaucoup moins la réalité des différents métiers d'enseignement...
    J'invite aussi à ne pas oublier de considérer aussi les études comme des études : il est important de penser à son orientation, mais il ne faudrait pas non plus se borner l'avenir. Enfin, il me semble qu'il peut être utile de réfléchir à d'autres voies, hors de l'enseignement, selon son profil.
  • Est-il possible d'être « bi-agrégé » (passer les deux agreg Lettres Cla + Grammaire), ou doit-on faire un choix ?
    On peut même être tri-agrégée.
    Tu nous as dit que tu avais envie d'enseigner, si je me souviens bien. Être agrégé de Lettres ou de Grammaire conduit au même métier, en clair professeur de français. Cela ne présente donc aucun intérêt de passer les deux concours, sinon celui d'avoir quelques cours différents dans le cursus.

    Par contre, si tu passes une agrégation d'anglais (peu d'élus) ou de physique, alors, là, on peut commencer à discuter.
  • Et bien tout cela me semble discutable... ;)

    Passer deux Agrégations ne présenterait pas un avantage pour les affectations ?

    Sinon, il est vrai que l'agrégation de Lettres Classiques et l'agrégation de Grammaire portent sur les mêmes disciplines, mais j'imagine que l'agrégation de Grammaire creuse plus l'aspect grammatical du Français, du Latin et du Grec Ancien (comme son intitulé l'indique explicitement :P )

    Ensuite, on pourrait peut-être associer les Lettres Classiques à d'autres enseignements littéraires (enfin pour moi ce n'est pas le cas mais bon, avis aux futurs agrégatifs :D ), par exemple les Langues, l'Histoire, les Arts Plastiques, la Philosophie, etc...

    Mais sinon j'ai entendu parler, je repasse par la case CAPES :rolleyes:, d'une «mention complémentaire », qui permettrait de pouvoir donner un enseignement dans deux disciplines (bivalence des professeurs, anciennement PEGC)...

    Mais je m'écarte trop du sujet initial, donc j'arrête là pour ce soir et attends vos réponses sur la bi-agrégation...

    Merci, Hadrien.
  • Bi-agrégation ?
    Eh, à en passer deux, tu as peut-être plus de chance d'en décrocher une. :)
  • Tu sembles voir la chose de trop loin, Hadrien59 (normal, tu es en seconde). Comme je l'ai écrit, il ne faut pas confondre le CAPES et l'agrégation avec la formation universitaire, ou sur un autre plan avec d'autres concours qui sont généralistes (par exemple les concours des ENS).
    L'agrégation est un concours disciplinaire qui vise prioritairement à enseigner dans telle ou telle section déterminée et qui se passe après cinq années d'études. Là, j'ai l'impression que tu te fixes trop tôt sur le CAPES et l'agrégation alors que tu as beaucoup d'étapes à passer avant (la prépa ou un début de licence en fac, la licence, le choix du master, etc.).
    T'es-tu interrogé sur ce que représente concrètement le métier d'enseignant ?
  • Depuis tout petit, j'aime beaucoup parler en public, être au centre de l'attention, transmettre mes connaissances....

    Pour moi la question d'un autre métier ne s'est jamais vraiment posée, j'ai toujours voulu enseigner !!

    C'est quelque chose qui me tiens réellement à cœur, en plus j'ai une passion et un but (les Langues Anciennes) donc tous les éléments sont, je crois, réunis.

    De façon anecdotique, je suis fils et petits-fils d'enseignants (mère professeure des écoles, père professeur d'Histoire-Géographie, grand-mère maternelle initialement professeure d'Éducation Physique, grand-mère paternelle Institutrice retraitée).

    Donc j'ai toujours eu ça dans la peau et, enfant, j'accompagnais ma mère et ma grand-mère en classe lorsque je n'avais pas cours :P

    Cependant, Ascagne, qu'entendez-vous par « Tu sembles voir les choses de trop loin » ???
  • Cependant, Ascagne, qu'entendez-vous par « Tu sembles voir les choses de trop loin » ???
    Tout simplement que tu es en seconde : avant les concours de l'enseignement, il te reste deux années de lycée et tout le cursus d'étudiant à passer. ;) En ce qui concerne les concours, le Concours général (facultatif) est proche de toi, et les concours à l'issue de la prépa (si tu suis cette voie) sont plus proches de toi que le CAPES et l'agrégation (qui te concerneront dans... sept ans).
    Ensuite, concernant le métier d'enseignant dans le secondaire, ou dans le supérieur d'ailleurs, il faut bien avoir conscience des aspects très concrets, moins reluisants.
  • Hadrien59 a écrit:
    Passer deux Agrégations ne présenterait pas un avantage pour les affectations ?


    Nope. Tu ne peux pas passer deux agrégations en même temps, ce qui veut dire que tu es censé déjà être en poste quand tu passes la seconde agrégation, donc que tu es déja affecté (à moins de demander un report de stage ou disponibilité pour... préparer l'agreg, mais c'est folklorique). Après, étant bi-agrégé, on a deux fois plus de postes proposés.

    Mais franchement, sachant qu'un concours d'agrégation est déjà relativement difficile et que c'est un concours fait pour des <<spécialistes>>, il faut vraiment avoir très envie d'enseigner deux matières distinctes pour se lancer dans ce cauchemard défi passionnant.

    Je ne vais pas te conseiller de passer un concours pour voir ce que c'est (mon avis est sûrement inutile, mais j'avoue trouver le principe du concours général totalement stupide), mais il faut que tu saches qu'une année de préparation est lourde et assez dure, en terme de stress notamment. Alors deux années (et c'est assez courant en prépa)... Seulement, un concours doit te permettre d'obtenir quelque chose et tu ne tireras aucun bénéfice d'une double agrégation Lettres Classique/Grammaire: je pense que les autres sont assez d'accord avec moi sur ce point.


    Bref, mon objectif n'est absolument pas de te décourager. Ton objectif de devenir professeur est louable et admirable, et je suis sûr que tu t'en donneras les moyens, mais ce serait dommage que tu te fasses du mal pour rien.
  • Bien sûr, c'est clair, on est enseignant de père en fils chez toi, alors, tu seras sans doute enseignant. Tu passera le CAPES, l'agrégation, et voilà. Pas besoin d'en passer trente six ; il faut seulement réfléchir à la matière que tu souhaites enseigner.
    C'est un des rares métiers dont on peut se faire une petite idée depuis l'enfance. C'est un avantage.
    Bonne continuation !
  • mon avis est sûrement inutile, mais j'avoue trouver le principe du concours général totalement stupide
    Je ne vois pas trop en quoi un avis serait inutile.
    Concernant le Concours général, dans un contexte où le bac n'est pas du tout un challenge pour un certain nombre de lycéens d'un bon ou d'un très bon niveau (enfin, selon la perspective du lycée), le préparer peut stimuler et inciter à se dépasser, même si on l'envisage seulement comme outil de motivation (ensuite ceux qui sont effectivement forts peuvent avoir d'autres objectifs). C'est l'occasion de se frotter à la difficulté, d'axer ses lectures plus loin (dans le cas de la composition française, par exemple) et de se retrouver devant un sujet à la fois moins évident et moins contraint que celui du bac. En revanche, l'intérêt se situe dans l'incitation à le préparer au moins un peu sérieusement et dans le fait de passer l'épreuve : à moins d'avoir au minimum un accessit, on n'est pas classé, si cela n'a pas changé depuis que j'ai fait cette expérience (on a beau n'avoir que 26 ans, on est déjà un dinosaure) - d'ailleurs, ce n'est pas plus mal de ne pas savoir. En tout cas, la préparation peut être une bonne expérience, et le fait de toucher à cette difficulté est formateur (et peut contribuer à abandonner une certaine naïveté qu'entretiendrait la notation du bac et la forte hausse de mentions TB ces dernières années).
  • Ça se prépare, le concours général ?
    Il n'y a pas de programme il me semble (comme autrefois en français à l'ENS d'Ulm, je ne sais ce qu'il en est aujourd'hui).
    On y présente des élèves d'exception. D'ailleurs ce n'est pas l'élève qui choisit, c'est le professeur qui le propose.
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