Quelle est l'adaptation cinématographique d'une œuvre littéraire que vous avez appréciée ?

Bonjour,

Pourriez-vous me dire quelle est l'adaptation cinématographique d'une oeuvre littéraire que vous avez appréciée en particulier? :)
Pour ma part, j'ai adoré la gloire de mon père ainsi que le château de ma mère de Marcel Pagnol.
Merci pour vos réponses. :)
«13

Réponses

  • Je ne l'ai pas vu en entier mais j'ai apprécié Le parfum en film même si comme bon nombre de film, il ne respecte pas entièrement le livre... (c'est un livre étranger, allemand.) Mais pour ma part, je ne regarde pas souvent les livres interprété au cinéma car il ne respecte pas toujours ce que l'auteur a écrit...
  • nonette91 a écrit:
    Mais pour ma part, je ne regarde pas souvent les livres interprété au cinéma car il ne respecte pas toujours ce que l'auteur a écrit...
    De même pour moi ! Cependant, Vipère au poing est plutôt réussi et j'ai entendu beaucoup d'éloges sur l'adaptation cinématographique du livre Germinal...
  • Mais pour ma part, je ne regarde pas souvent les livres interprété au cinéma car il ne respecte pas toujours ce que l'auteur a écrit...
    Cependant, une adaptation se veut souvent une lecture, donc une interprétation, avec tout ce que cela a d'individuel ; et s'il fallait impérativement respecter ce que dit l'auteur, nous aurions manqué quantité de chefs-d'oeuvre. Or une lecture, dans la mesure où elle est individuelle, est forcémment autre que "ce que dit l'auteur".

    C'est ce que fait à merveille Kubrick dans Barry Lyndon. Le film ne respecte pas le livre, or, on le considère aujourd'hui comme un classique. Ce qui n'est pas le cas du Barry Lyndon de Thackeray.

    Le problème est évidemment tout autre quand il s'agit d'adapter des chefs-d'oeuvre ou des classiques. Hitchcock s'y refusait, considérant qu'une grande oeuvre était trop parfaite, trop significative au moindre mot, pour que le cinéma puisse lui apporter quelque chose.
  • Il me semble du plus grand intérêt pour la réflexion autour de ce titre de fil, de pouvoir dire ce qui est admirable dans la réalisation cinématographique (peut-être ce qui n'est pas possible avec seul les paroles) et ce qui est véhiculé par les mots de l'auteur qui ne pourra pas être mis en images.

    Une comparaison, en somme.
  • On peut aussi discuter de ce que c'est, ou de ce que ça devrait être, adapter une oeuvre au cinéma. Traiter la question qui se pose justement ici : "faut-il respecter ce que dit l'auteur ?" Par exemple.
  • Très juste, Sphinx.
    Les trois réalisations de romans de EM Forster
    Chambre avec Vue 1986 James Ivory
    Maurice 1987 James Ivory
    Retour à Howard's End 1991 James Ivory
    avaient tous les trois admirablement évoqué l'époque, avec plus de fidélité dans le détail de costumes et décor que ce qui est possible en créant les images par les paroles. Les dialogues de Forster ont été largement conservés aussi.
    Cependant, un roman n'est pas un scénario.
    Les mœurs de l'époque d'écriture ne sont pas les mœurs d'aujourd'hui. Ce décalage se revèle davantage en Maurice qui, me semble-t-il souffre de coupures dans le film par rapport au roman. Le côté feutré est un peu perdu.

    Ne pas respecter (comme principe) ce que dit l'auteur ne peut que résulter en une négation de la transposition de son texte à l'écran, à mon avis.
    Un auteur qui écrit 'il portait le blanc de son deuil', représenté par des costumes noires serait nier le symbole oriental, par exemple.
  • Pour ma part, je répondrai : "Aucune". J'aime beaucoup le cinéma, mais j'évite systématquement d'aller voir une adaptation d'un livre que je connais. Je ne supporte pas que les images s'imposent ensuite à moi lorsque je relis le livre. Quand j'y suis forcé par le boulot, comme pour le Guépard, je le fais, bien sûr, mais je n'aime pas.
    Au-delà du sentiment personnel, je crois qu'il ne faut pas trop se soucier de l'exactitude. De toutes façons, cinéma et littérature ne parlent pas la même langue, donc c'est nécessairement autre chose. Ce que je trouve dommage dans mon métier, c'est que souvent l'on parle des films en oubliant qu'il s'agit de cinéma, c'est-à-dire d'images animées. On parle d'un film par ses thèmes, sa psychologie, beaucoup trop rarement pour son montage, le choix des plans, la longueur des séquences, le jeu demandé aux acteurs, etc. Bref, ce qui fait le cinéma.
  • Moi j'avais bien aimé l'adaptation de 99 Francs. D'ailleurs, et ce n'est pas dans mes habitudes, j'ai préféré le film au livre.
  • chris_ves a écrit:
    Pour ma part, je répondrai : "Aucune". J'aime beaucoup le cinéma, mais j'évite systématquement d'aller voir une adaptation d'un livre que je connais. Je ne supporte pas que les images s'imposent ensuite à moi lorsque je relis le livre.
    Car les images que tu génères pour toi-même en lisant ont plus de valeur que celles, souvent hauteme,nt recherchées d'un réalisateur ou metteur en scène?
    Logiquement, donc, tu évites systématiquement aussi d'aller voir les Opéras Don Giovanni et Figaro de Mozart, Otello et Macbeth de Verdi, Hamlet d'Ambroise Thomas, Carmen de Bizet et les comédies musicales Les Misérables et, éventuellement Cats si tu es fan de TS Elliot (pour nommer que peu du répertoire). Ne trouves-tu pas qu'une telle attitude ferme les portes sur des volets importants de la culture?
  • Chris_ve dit simplement que l'imagination du metteur en scène a tendance à parasiter la sienne, ce qui est un problème personnel et non un raisonnement (il parle bien d'un "sentiment") démontrant la vanité des adaptations / mises en scène. Enfin, il suffira pour ne pas se fermer les portes de la culture de lire l'oeuvre écrite avant d'en voir une interprétation...
    De toutes façons, cinéma et littérature ne parlent pas la même langue, donc c'est nécessairement autre chose.
    Le cinéma est-il un langage ? :D
  • Dans un autre fil, Chris_ve parle de la Tetrologie de Richard Wagner.
    Cet opéra commence sa vie dans une pléthore de mythes pour la plupart nordiques.
    En les rassemblant, est-ce que RW détruit leur essence ou est-ce qu'il crée une œuvre estimable?
    La Tetrologie est destinée à être chantée et mise en scène. RW met des didascalies très précises et réalisables avec les moyens techniques de son époque.
    Dès lors que l'on chante le texte, le dénature-t-on?
    Chanter avec l'accompagnement du piano (au lieu d'un orchestre) et sans mise-en-scène serait-il une hérésie? (C'est pourtant comme cela que le premier public restreint l'a perçue).
    Chantée par les interprètes idéaux ou par les interprèees médiocres, mais disponibles, est-ce que la nature de l'opéra est mise en question?
    Quand on réalise l'œuvre avec les moyens techniques du théâtre d'aujourd'hui et la mentalité moderne, est-ce que on peut ajouter et rehausser la pensée originale de l'œuvre?
    Je prétends que oui, si par ailleurs on peut toujours voir et entendre une version "traditionnelle".
  • J'aimerais mieux que l'on reste dans le cinéma.

    Je ne comprends pas le but de ton message. :( Il s'adresse à moi en particulier ?
  • Le Sphinx a écrit:
    J'aimerais mieux que l'on reste dans le cinéma.
    Peur de l'inconnu?
    Le sujet me semble se rapporter sur "adaptation = dénaturer".

    Richard Wagner était visionnaire, philosophe, politique, auteur, révolutionnaire exilé, musicien, metteur en scène, chef d'orchestre. Il ne craignait pas le mélange de genres, paraît-il.
    En France on a trop tendance de cloisonner les disciplines.
    "Ce n'est pas le roman original, donc l'adaptation va être non seulement insupportable mais d'une qualité moindre", semble dire Chris_ve.
    Je ne suis pas d'accord.
    Le Sphinx a écrit:
    Enfin, il suffira pour ne pas se fermer les portes de la culture de lire l'oeuvre écrite avant d'en voir une interprétation...
    Justement ce que Christophe ne fait pas.
  • Peur de l'inconnu?
    Le sujet me semble se rapporter sur "adaptation = dénaturer".
    Ni Wagner ni le théâtre ne me sont inconnus. ;) Seulement, la mise en scène d'une oeuvre écrite pour être mise en scène (théâtre, livret) est très différente de l'adaptation cinématographique d'une oeuvre littéraire qui n'est pas spécifiquement écrite pour cela. La comparaison n'a donc pour moi rien d'évidente.
    "Ce n'est pas le roman original, donc l'adaptation va être non seulement insupportable mais d'une qualité moindre", semble dire Chris_ve.
    Je ne suis pas d'accord.
    Ah non, je n'ai pas du tout compris cela. Pour moi Chris_ve témoigne juste d'un "sentiment personnel", et ne s'oppose pas aux adaptations, ne prônant d'ailleurs pas la fidelité à l'oeuvre.
    Justement ce que Christophe ne fait pas.
    Qu'en sait-on ?
  • Je commence d'en avoir marre de membres qui répondent de la part des autres! ;)

    Que fais-tu des œuvres théâtrrales qui n'ont jamais été mises en scène? Peut-être ne sont-elles pas des œuvres littéraires puisque frustrées.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.