La littérature contemporaine

Bonsoir chèrs internautes du paysage littéraire,

Je voudrais faire part d'une litanie dont j'entends le murmure au sein du monde des lettrés:
"La littérature contemporaine française n'est de la littérature !"

Pour ma part,je partage pleinement ce propos:Grand nostalgique du "Naguère" je dois admettre à mon grand regret,que la littérature actuelle est une littérature de marché,et qu'elle ne se tourne vers la beauté artistique(style,la forme,le fond).

Je trouve cette littérature fanée et sans vie!

Ou sont passés LES RIMBAUD LES HUGO LES VOLTAIRE LES ROUSSEAU QUI AU GRE D UNE PHRASE D UN MOT D UN TERME NOUS ENCENSAIENT D UNE PURETE POETIQUE ESTHETIQUE !
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Réponses

  • Lis un peu de poésie contemporaine Benjamin stp ; s'il y a une littérature qui n'est pas "de marché " c'est bien la poésie !
    Et puis, simplement, nous ne vivons plus au XIXème, faut t'y faire
  • Je ne suis pas d'accord, la littérature contemporaine regroupe de très bons auteurs. Flaubert avec Madame Bovary a choqué et il a été mal reçu, alors qu'aujourd'hui il est vénéré. Et toi qui évoque Hugo, as-tu oublié la "bataille d'Hernani" il a été "lynché" par les classiques... Nous pouvons retrouver cet effet dans l'art, avec notamment le pointillisme. Il est claire qu'il y a beaucoup de livres de gare ou de plage qui se vendent comme ceux de Marc Levy ou tous ces témoignages qu'adore le public, mais la littérature existe toujours.
  • Leah a écrit:
    Lis un peu de poésie contemporaine Benjamin stp ; s'il y a une littérature qui n'est pas "de marché " c'est bien la poésie !
    Et puis, simplement, nous ne vivons plus au XIXème, faut t'y faire
    LOL
  • Ce n'est pas si drôle Pancake ; pense à Dachau à Hiroshima et tu comprendras peut-être la sensibilité actuelle des artistes et écrivains. Le XIXème avait encore une certaine innocence face à la barbarie dont les hommes sont capables ; aujourd'hui aucun ne peut faire l'impasse là-dessus. D'où le frileux cocooning de pas mal d'auteurs-trices, l'individualisme, le nombrilisme et l'exploration des territoires intérieurs, parfois aussi noirs que dehors et pourquoi pas j'ai bien le droit. Mais parfois lumineux et j'ai aussi le droit. Le monde est ripou, on le sait, et on se préserve de l'horreur Aujourd'hui le corps brûlé de Mama et en même temps le mal-être des banlieues ; demain d'autres tortures photographiées ici ou ailleurs. Mais on ne peut pas 24/24 se laisser envahir par tout ça ; alors on se replie sur soi. Alors que les écrivains du XIX étaient ouverts au monde et si certains déjà désespéraient (Daudet, Baudelaire) l'optimisme d'un Hugo a traversé le siècle. Comment l'esthétique "belle" pourrait-elle perdurer ? L'artiste s'adapte à son temps ; il en est le résonneur, l'écho souterrain ; il vit en empathie. Même la Nature si belle soit-disant est en pleine déconfiture... Et les dieux hésitent entre absence et éternel retour.
  • Ce qu'il faut savoir également, c'est que nous ne sommes plus dans une époque qui croit que l'art est le BEAU ou le BON. Depuis les premières attaques de la modernité (Baudelaire, Flaubert, Impressionnistes, Duchamp, etc.), l'art peut être le LAID, le DISCONTINU, l'INACHEVE, etc.

    Mais qu'est-ce que l'ART ? Et peut-on le définir ? N'est-ce pas une gageure ?

    :( :/ :rolleyes:
  • Oui et en musique on a eu Boulez Xenakis ;-)
    L'esthétique du laid est en effet une tendance depuis les désastres de l'Histoire. Les tableaux de Francis Bacon, par ex...
  • Ah! Bacon j'adore son traveil! surtout la défiguration, j'adore ce peintre
  • Moi aussi j'adore Bacon ! Et pourtant cela devrait être du laid, et cependant, je trouve ces oeuvres extrêmement belles... Suis-je un psychopathe endormi ?

    Le sommes-nous tous ?
  • Quand on se désespère, sur ma génération,
    Condamnant les dommages de la télévision
    Sur des jeunes incultes et qui n’écrivent plus
    Je trouve moi, que les lettres ont repris le dessus.

    De SMS en e-mails, rap, slams et chansons
    Le texte se décline en diverses créations
    Dont certaines se déclament, sans forme convenue,
    C’est à croire, pour changer, que l’art est dans la rue.

    Chers poètes d’aujourd’hui, les slammeurs, les rappeurs
    Vous qui pliez les phrases et qui brodez les mots
    Vous tournez cette langue avec plus de bonheur,
    Que bien des immortels qui siègent au plus haut.

    Ils n’ont plus votre fougue, ils n’ont pas votre coeur,
    En vers et contre tous, « cerises sur le ghetto »,
    Vous chantez la douleur d’être ici et d’ailleurs
    Dans ce monde du leurre où tout sonne tellement faux.

    Vingt-huit ans, une canne et beaucoup de talent,
    Grand Corps Malade est le vrai prince du moment,
    Qui réveille la rime, cette belle endormie,
    D’un baiser de banlieue à dame Poésie.

    Au placard la lyre et les drapés ronflants
    Elle porte des baskets et enfile un treillis
    Mais c’est bien elle qui scande, de concert avec lui,
    Les cités, l’amitié, la haine et leurs tourments.

    L’amour aussi parfois qui le laisse affaibli,
    Face au souvenir triste de ses espoirs enfuis,
    La mort qui l’a frôlé, d’un terrible accident
    Brisant net ses rêves, sa vie et son élan.

    C’est avec un stylo, que l’homme s’est reconstruit
    Avec du souffle, des maux, superbement écrits,
    Qui toucheront, c’est sûr, les plus récalcitrants,
    Et ceux que cette musique laisserait indifférents.

    Dans ce dialogue avec Molière et les plus grands,
    Nourri d’exploits littéraires, d’humour, de slogans
    Il tend une main franche qui doit être saisie,
    Entre les beaux quartiers, et sa ville, Saint-Denis.

    Grand Corps malade
    htttp://www.grandcorpsmalade.com
  • "La littérature contemporaine n'est pas de la littérature"
    J'estime que cette phrase est autodestructrice, suicidaire en quelque sorte, à l'image de ceux qui s'en délectent.
    En effet, si la littérature n'est pas de la littérature, qu'est-ce qui sera quoi,et qui sera qui?

    On ne découvre pas tous les jours un Balzac ou un Hugo. Ils ont éxisté et c'est tant mieux. Les lire peut être, au choix de chacun, une corvée, un plaisir, un passage obligé ou une détente.

    Les regretter éternellement c'est se tourner vers le passé.
    Ils ont eu leur rôle. Puissent les écrivains d'aujourd'hui avoir le leur: nous raconter maintenant, imaginer demain.
    Et rien ne nous dit que dans quelques dizaines d'années, ils ne seront pas considérés comme des Balzac ou des Hugo!
    Nous appartient-il de juger maintenant?
    Je ne le crois pas: il reviendra à nos arrière petits enfants de le faire...
  • J'ai osé (mais autorisée par une lecture croisée Baudelaire/Houellebecq, par Jean-Louis Estany directeur de théâtre et fin connaisseur des deux poètes, qui voit Baudelaire : début de la modernité / Houellebecq : aboutissement et fin) écrire cet article que je vous livre

    Le Poète et la Mort, de Baudelaire à Houellebecq

    Sa passe préférée est la véronique, parce qu'elle flirte avec la mort... (1)

    Depuis cette épitaphe, Sur le seuil de la porte noire…(2) , trouvée en Grèce sur la tombe d'un initié orphique jusqu'à Jean Cocteau, poète initié et obsédé par le mythe d'Orphée, qui a lui-même gravé son épitaphe Je reste parmi vous (et combien quand on va se recueillir dans cette chapelle de Saint Blaise des Simples, ressent-on cette présence) les poètes ont tenté d'apprivoiser (de conjurer ?) la Mort avec des Mots. Est-ce dans l'espoir de trouver « le » mot qui définitivement la détournerait ?

    D'autres poètes ont écrit leur épitaphe, la plus connue sans doute :

    Mes chers amis, quand je mourrai
    Plantez un saule au cimetière
    J'aime son feuillage éploré
    La pâleur m'en est douce et chère
    Et son ombre sera légère
    À la terre où je dormirai

    Alfred de Musset

    Toute aussi légère celle de Marie de Régnier de Heredia :

    Je veux dormir au fond des bois, pour que le vent
    Fasse parfois frémir le feuillage mouvant
    Et l'agite dans l'air comme une chevelure
    Au-dessus de ma tombe, et selon l'heure obscure
    Ou claire, l'ombre des feuilles avec le jour
    Y tracera, légère et noire, et tour à tour,
    En mots mystérieux, arabesque suprême,
    Une épitaphe aussi changeante que moi-même

    Certains ont rendu hommage à d'autres, par des Tombeaux

    Le Tombeau de Baudelaire

    Le temple enseveli divulgue par la bouche
    Sépulcrale d'égout bavant boue et rubis
    Abominablement quelque idole Anubis
    Tout le museau flambé comme un aboi farouche

    Ou que le gaz récent torde la mèche louche
    Essuyeuse on le sait des opprobres subis
    Il allume hagard un immortel pubis
    Dont le vol selon le réverbère découche

    Quel feuillage séché dans les cités sans soir
    Votif pourra bénir comme elle se rasseoir
    Contre le marbre vainement de Baudelaire

    Au voile qui la ceint absente avec frissons
    Celle son Ombre même un poison tutélaire
    Toujours à respirer si nous en périssons.

    Stéphane Mallarmé.

    Baudelaire, malgré toute sa lucidité devant l'humaine condition, met encore des « circonstances atténuantes » autour de la Mort …lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse… (3) et donne encore l'idée d'une prolongation après la mort
    Je te donne ces vers afin que si mon nom
    Aborde heureusement aux époques lointaines
    … (4)

    Même lorsqu'il prend un ton plus réaliste il « esthétise » la mort (Danse macabre, Remords posthume, Les deux bonnes sœurs, La servante au grand coeur).
    Dans la dernière section des Fleurs du mal, « la Mort », celle-ci reste riante (La mort des amants), consolatrice (La mort des pauvres), prometteuse (La mort des artistes), apaisante (La fin de la journée). Seul Le rêve du curieux éveille une interrogation.
    La mort qui clôt le recueil (Le Voyage, deux dernières strophes) reste ouverture sur un au-delà et le Poète l'appelle comme une délivrance à son ennui. (L'admirable architecture du recueil remet l'ennui, le spleen, en final ; ennui qui apparaissait dans le poème liminaire, Au lecteur).
    Le poète n'évoque guère non plus la vieillesse, (peut-être parce qu'à son époque on mourrait encore assez jeune) ; sinon dans les Tableaux parisiens (Les sept vieillards, Les petites vieilles) mais ces visions restent… poétiques.

    Si un parallèle rapide s'établit entre Baudelaire (mais aussi Flaubert…) et Houellebecq, suite au procès très médiatisé de celui-ci, pour ceux qui connaissent les deux poètes et les propos de Michel, une filiation s'établit de l'un à l'autre. Michel dit lui-même que ses poètes préférés sont « Houellebecq, Rimbaud, Baudelaire, Verlaine. Pour ce qui est de ma lignée littéraire, j'ai souvent cité Baudelaire, Dostoïevski et Thomas Mann, qui ont été des lectures très marquantes » (5). Des critiques le situent dans cette lignée :
    « Michel Houellebecq renoue avec le Ronsard des Hymnes et des Discours, Boileau, Chénier et surtout un Baudelaire non expurgé par les symbolistes. » (6)
    « Il semble que l'auteur - je n'ose pas dire le poète - ait voulu, dans la lignée des tableaux baudelairiens, entreprendre une critique de la modernité. Mais alors que Baudelaire transfigure l'horreur d'un rayon de lumière à la Rembrandt, Houellebecq fige son malaise dans un noir absolu. » (7)
    ***

    …donnez-moi la force et le courage
    De contempler mon corps et mon cœur sans dégoût (8)
    CB

    Je n'ai plus le courage de me voir dans la glace (9)
    MH

    …j'aimerais mieux inviter les corbeaux
    A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde (10)
    CB

    D'un doigt sec elle pince
    Les boyaux palpitants de nos ventres crevés (11)
    MH
    ***

    Houellebecq n'oppose pas d'image poétique, ne fait pas d'effets spéciaux, et il donne cette image tellement vraie tellement lucide de la vieillesse (Non réconcilié, J'aime les hôpitaux, La mort est difficile...) dont on sait, par les progrès de la gériatrie, qu'elle nous attend plus ou moins, et plus ou moins ainsi, et nous pouvons tout à fait nous imaginer attendant la venue du fils hypothétique.
    Michel Houellebecq nous tend ce miroir odieux et cependant si vrai de notre futur, à moins d'être victimes d'un attentat (Valérie), d'un cancer (Annabelle), de folie (Bruno), de suicide et de désespoir (Djerzinski) friqué mais solitaire (la mère des jumeaux Bruno et Michel) d'un assassinat (le père du narrateur).
    Sans « autour » ni atours, images romantiques, circonstances atténuantes, espoir d'une autre vie, personne ne peut supporter cette idée là, cette idée de la mort omni présente, exprimée tranquillement et sans révolte, inéluctable, sans avenir, sans remède, dite sans faire de vagues Alors que les gens aiment s'entendre dire que la mort c'est un truc scandaleux, surtout la leur, on peut pas aimer quelqu'un qui vous met le nez là-dedans et ne vous donne pas d'image accompagnatrice, adoucissante, quelqu'un qui ne prend pas de gants pour vous dire « toi aussi, tu vas vieillir, et pas comme une mamie à cheveux blancs qui fait du tricot et des confitures, pas comme un papy qui cultive son jardin et fume sa pipe », quelqu'un qui n'édulcore rien, ni le sexe ni la mort ; on peut pas aimer quelqu'un qui vous annonce « tu vas vieillir et mourir » comme il vous dirait « j'ai pris le train à quatorze heures ».

    Malgré tout, le Poète nous offre une issue de secours. Parmi cette plate platitude, gagne-petite, enlisante, sans obstacle ni refuge, il nous ouvre un horizon où les dilutions seront bienheureuses. Suivons-le, à l'Ouest de l'humanité entière, sur la route de Clifden, la longue route de Clifden.

    Sur la route de Clifden

    À l'Ouest de Clifden, promontoire
    Là où le ciel se change en eau
    Là où l'eau se change en mémoire
    Tout au bord d'un monde nouveau

    Le long des collines de Clifden,
    Des vertes collines de Clifden,
    Je viendrai déposer ma peine.
    Pour accepter la mort il faut
    Que la mort se change en lumière
    Que la lumière se change en eau
    Et que l'eau se change en mémoire.

    L'Ouest de l'humanité entière
    Se trouve sur la route de Clifden
    Sur la longue route de Clifden
    Où l'homme vient déposer sa peine

    Entre les vagues et la lumière.


    NOTES

    (1) La Poésie est une volte face perpétuelle dans un flamboiement de robes de gitanes... Sa passe préférée est la véronique, parce qu'elle flirte avec la mort. À l'abri des platanes, c'est à peine l'espace d'un lever du jour qu'elle prend quelque repos trompeur. Ses repas sont d'entrailles remuées et de coeur qu'on retourne. Cruelle maîtresse, qui dans la plus intime caresse dérobe son plus beau visage...
    Léah

    (2) Sur le seuil de la porte noire…
    Poème anonyme trouvé sur une tombe d'initié orphique

    Sur le seuil de la porte noire
    À gauche, au pied d'un peuplier,
    Coule l'eau qui fait oublier.
    Âme pure, abstiens-toi d'en boire.

    Cherche l'eau du lac de Mémoire ;
    Des gardiens sont sur le bord.
    Tu leur diras : « Je crains la mort,
    Je suis fils de la terre noire,

    Mais aussi du ciel étoilé.
    Je meurs de soif. Laissez-les boire. »
    Sur le rivage non foulé,
    Ils t'offriront l'eau de Mémoire.

    Au flot glacé tu goûteras,
    Et chez les héros tu vivras…

    Tablette de Pétalia, texte publié par A. Dieterich, Nekyia, Berlin 1913. Traduit du grec par Marguerite Yourcenar, Recueil La Couronne et la Lyre, Poésie/Gallimard, 1979.

    (3) XXXIII. Remords Posthumes. Les Fleurs du Mal, édition de 1861.
    (4) XXXIX. Les Fleurs du Mal, édition de 1861.
    (5) Entretien avec Michel Houellebecq. Lire.fr, septembre 2001.
    (6) Extrait du commentaire de « Un lecteur de France » sur le site amazon.fr
    (7) Extrait de la critique de Raphaël Sainville sur le site -christicity.com
    (8) CXVI. Un Voyage à Cythère. Les Fleurs du Mal, édition de 1861.
    (9) Michel Houellebecq. La Fille. La poursuite du bonheur. Octobre 2002.
    (10) LXXII. Le Mort Joyeux. Les Fleurs du Mal, édition de 1861.
    (11) Michel Houellebecq. Op. Cit.

    Pour compléter votre lecture…
    http://baudelaire.litteratura.com/
    http://www.houellebecq.info/
    http://www.poetes.com/musset/index.php
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_Heredia

    Mes remerciements

    à Charles Baudelaire et Michel Houellebecq
    à Michelle Lévy Présidente de l'Association des Amis de Michel Houellebecq qui m'a permis, par nos échanges, de lire les Poésies de Michel à un moment difficile de ma vie, sans être submergée par l'angoisse
    à Jean-Louis Estany, directeur du théâtre de Clermont-l'Hérault qui lors d'une lecture croisée Baudelaire-Houellebecq nous a montré la connivence de ces deux poètes
    à toute l'équipe de Litteratura.com
  • Bonsoir (tout d'abord)
    Je partage relativement le point de vue de lebeau, et n'oubliez pas qu'on devient beaucoup plus célèbre mort que vivant! Donc pas étonnant que la littérature moderne ne soit pas encore considérée avec assez de recul. Par ailleurs je penses qu'aujourd'hui on a autant de bons écrivains qu'avant, mais les mouvements sont différents et les modes de vie aussi ont changé ce qui se ressent dans la littérature moderne. Ceux qui n'aiment pas la littérature moderne auraient sans doute préferé vivre au XIXe...

    Maintenant tout ca c'est mon point de vue et je ne suis pas très cultivé sur le sujet alors bon...
  • CyaCya Membre
    Disons qu'actuellement j'ai du mal à trouver de bons auteurs français.

    Mais à côté de cela, le monde est rempli d'excellents auteurs contemporains !!! En particulier des auteurs anglais et américains. Ce qui ne m'empèche pas d'adorer les écrivains français du XVIIIè ou XIXè siècle...

    D'ailleurs, Camus, Sartre et autres surréalistes font pour moi parti de notre temps. Même si aujourd'hui beaucoup de choses ont évolué...

    bref pour moi c'est à la fois vrai et faux, mais disons qu'aujourd'hui on a droit à trop de "fournisseurs de romans" qui écrivent pour écrire, et qui malheuresement emplissent les comptoires de la fnac et autres "libraires" (avec deux énormes guillemets... mais ceci est un autre débat !;) de leur daubes...
  • Dans un certain sens, on peut accepter l'idée que la littérature du XXème siècle n'est pas de la littérature puisque justement, c'est au XXème siècle que les frontières entre les différents genres artistiques ont été abolies. Donc, il n'y a plus littérature au sens restreint du terme. Après, il s'agit de trouver des exemples, j'avoue que je n'en ai pas qui me viennent de suite à l'esprit, à part l'artiste Sophie Calle... L'écrivain Hervé Guibert (mort prématurément en 1991) était aussi photographe, on peut d'ailleurs qualifier son style d'"écriture photographique". Je l'ai découvert cette année et j'ai adoré Mes Parents. L'artiste Marcel Broodthaers était poète avant de choisir de se consacrer uniquement aux arts-plastiques.

    Je trouve pour ma part que le XXème siècle est beaucoup plus riche que les siècles précédents... On ne peut pas réduire la littérature du XXème siècle à une petite anthologie de rien du tout comme celle des siècles précédents. Et j'ai justement l'impression que c'est ce qui vous gêne...

    Auteurs du XXème siècle que j'ai lu et aimé (très petite sélection, je vais en oublier les 3/4) :
    Louis-René Desforêts, les surréalistes (Breton, Aragon, Soupault, Crevel, Artaud, etc.), Pérec, Hervé Guibert, Genet, le théâtre de l'absurde... (surtout Beckett), Copi (sacrément déjanté), Apollinaire, Cendrars, Reverdy, Vian, Kundera, Orwell, Duras, Eco, Garcia Marquez, Schnitzler, Zweig, Musil, Brecht, Déon, Gide, Giono, Quignard, etc.
    J'abandonne : il y en a trop ! Et en plus, j'ai l'impression de n'avoir rien lu et d'en avoir encore pleins à découvrir !
  • Il y a aussi l'écriture libre, la liberté d'écrire dans le style que l'on veut, comme on parle etc
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