Quel est-il, selon vous ? Pour moi, c'est celui-ci de V. Hugo :
Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière.
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Réponses

  • Valse mélancolique et langoureux vertige !
    Baudelaire (Hugo, Baudelaire... On donne dans le classique de chez classique :D)
  • À la fin tu es las de ce monde ancien
    et Soleil cou coupé
    Apollinaire ; les premier et dernier vers de Zone poème manifeste de la modernité À relire !
    http://www.wheatoncollege.edu/academic/academicdept/french/vivevoix/Resources/zone.html
    (en prime poème sonore, avec pas mal d'autres sur le site)
  • "FIleur éternel des immobilités bleues", de Rimbaud.

    ou encore : "L'innocence palmaire implorant les noirs cieux".
  • "J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal" d'A. Rimbaud
    ou "oh Douleur! Oh Douleur! Le temps mange la vie" de Baudelaire.
  • "Et toi mon coeur pourquoi bats-tu ?" je ne sais plus de qui provient ce vers mais Jean d'Ormesson le reprend dans le titre d'une de ses oeuvres et je le trouve magnifique !

    Une citation, ma préférée, qui ne vient pas d'un poème mais d'un lettre d'Alfred de Musset à Geroge Sand :
    "ma main tremble si fort en vous écrivant"
  • Je me demande si ce n'est pas d'ARAGON...
  • [ "Je suis ...] Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie" Gérard de Nerval
  • "Et toi mon coeur pourquoi bats-tu ?" de Louis Aragon ? possible, il écrivait quasi qu'en octos et c'est bien son style.
  • sabrina_02 a écrit:
    "J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal" d'A. Rimbaud
    ou "oh Douleur! Oh Douleur! Le temps mange la vie" de Baudelaire.
    J'ai une passion pour l'Ennemi,

    " Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage
    Traversé çà et là par de brillants soleils "
  • De Baudelaire il y a aussi : "Ton souvenir en moi luit comme un encensoir." D'aucuns prétendent que cela fait allusion au souvenir de son père, qui était prêtre non jureur, donc défroqué.
  • Que signifie "prêtre non jureur donc défroqué" Merci !
    Oui "officiellement" c'est le souvenir d'Apollinie Sabatier qui luit dans ce pantoum
  • Son père, qu'il aimait beaucoup, était prêtre avant et pendant la Révolution et, ne voulant pas profiter de l'amnisitie accordée aux prêtres dits jureurs, de ce fait cessa d'appartenir au clergé. Baudelaire ne voyageait pas sans emporter son portrait avec lui dans un étui de cuir, mais ne parla jamais de son père à personne. Jeune, il avait dit à plusieurs amis : "Je suis fils de prêtre." Le amis éclataient de rire et ne le croyaient pas : c'est encore une lubie de Baudelaire ! Alors il s'est tu.
  • Et Apollinaire prétendait avoir un père évêque :
    Un poids pèse sur les épaules de Guillaume, un poids dont il affirme s'être délivré, mais seulement en juin 1908 : "On ne peut transporter partout avec soi le cadavre de son père. On l'abandonne en compagnie des autres morts..." Quelle révélation ! Un cadavre encombre l'existence du poète (n'est-ce pas celui qui pourrit dans l'Enchanteur... ? ) : COMMENT S'EN DEBARRASSER ?
    Quel est-il donc ? - "Du père on ne savait rien et elle ne voulait pas le dire". Qui parle ainsi, le conteur ou Angelica de Kostrowtzky ? Le fils naît à Rome, mais n'est pas un vrai fils : "J'ai été à Rome par d'autres chemins que tous ceux qui y mènent", par des chemisn illégitimes, parce que son père l'a abandonné, a été un coupable, voire un hérétique. Double poids sur les épaules du jeune homme : celui d'un père indigne, celui d'une religion bafouée par ce père. Un cadavre pourrissant, une religion pourrissante, -dernier trait nettement exprimé dans un brouillon des "Fiançailles" :
    Les cadavres de mes jours [...]
    Les uns pourrissent dans les églises italiennes.


    (R. Couffignal, L'Inspiration biblique dans l'oeuvre de Guillaume Apollinaire)
    Et en note :
    Il serait tentant d'aller plus loin, de prendre au mot Apollinaire quei, tout au long de sa vie, laissait "complaisamment d'accréditer la légende d'une paternité épiscopale", selon M. Adéma. L'hypothèse d'une paternité ecclésiastique donnerait à une partie de l'oeuvre apollinarienne (des premiers contes à "Zone" inclusivement) l'unité secrète, mais profonde, d'un ressentiment de fils de prêtre (un peu comme ce fut le cas pour Baudelaire [...] ). Cette paternité a pour elle des témoignages variés, nés surtout à Monaco, parmi les condisciples de Wilhelm à Saint-Charles, ou les vieux monégasques.
    Fin de la digression sur les paternités ecclésiastiques.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Merci Krystina pour ces aperçus éclairants sur deux grands poètes.
    On ne répètera jamais assez l'importance de l'image et de la présence du père dans la construction du jeune garçon.
  • La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres.
    Mallarmé, dans "Brise marine", de qui on pourrait aussi citer :
    Vous mentez, ô fleur nue
    De mes lèvres.
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