Le système scolaire français est-il malade ?

Réponses

  • S'il est malade, c'est de ses acteurs!
  • La question se pose également au Québec et sans vouloir généraliser je crois que le problème s'étend ailleurs. Par exemple, notre très cher gouvernement tiraille les enfants à coup de réformes et de contre-réformes. Pour une enfant du primaire (désolé je ne connais pas l'équivalent français mais cela se situe entre six et onze ans) il est désormais pratiquement impossible d'échouer la classe puisqu'il s'agit d'une approche personnelle d'atteinte d'objectif. Je ne suis pas professeur et je suis ouvert à toutes explications mais je crois qu'un échec peut aider l'enfant à revoir ce qui lui à échappé et continuer son éducation avec les mêmes bases que tous les autres enfants. J'aimerais bien comprendre ce qui a été améliorer.
    Bonne soirée! ;)
  • BouBou Membre
    Pour moi, le système scolaire français va mal, en effet. On ne peut que constater la baisse du niveau moyen des élèves... Peu de professeurs des collèges sont surpris aujourd'hui de voir un élève de 4eme écrire ''boitolette'' pour ''boîte aux lettres''... Il y a, c'est certain, un manque de suivi général de la part des parents (pas de tous, bien heureusement !), mais on ne peut que constater que la formation des professeurs est à revoir. Non pas qu'elle soit mauvaise, elle est devenue inadaptée. Le professeur fraichement diplomé est jeté dans la fausse aux loups, sans réels outils pour établir son autorité. Cela peut paraitre contradictoire mais en effet, le professeur n'est pas là pour éduquer mais pour enseigner, instruire. Mais de nos jours, les élèves sont de plus en plus livrés à eux mêmes et les proffesseurs ne sont plus craints. Leur autorité est nettement diminuée. Y a-t-il des réformes à faire ? Ce n'est pas à moi de le dire. Mais combien de proffesseurs arrivent sur le lieu de leur affectation et sont surpris et du niveau, et du comportement des élèves ? Chaque nouveau professeur rencontre dans sa première année des problèmes d'autorité ; certains s'en sortent, d'autres moins bien. A cause de ces problèmes d'autorité, la classe devient bruyante agitée. Comment enseigner dans ces conditions ?
    Alors oui, il y a beaucoup de choses à changer. A commencer par les mentalités.
  • Je ne suis pas persuadée que le problème majeur du système soit la formation des professeurs ni, en fait, le niveau des élèves. Je pense que c'est l'orientation : bien faite, elle conditionne la motivation (et l'attention ?). C'est peut-être un peu simpliste, mais quand on ne sait pas ce qu'on fout là... Et qu'on ne me parle pas des conseillers ni des centres d'orientation : s'ils sont compétents (je n'en doute pas, croyez-moi), ils ne sont pas assez visibles, quelle qu'en soit la raison, et il faut les parents ou une formidable prise de conscience pour aller à leur rencontre. Or, au collège et même au lycée, on se sent bien loin de "l'Avenir".
    Et bien sûr, il y a ce problème de suivi de chacun. En fait il ne concerne pas que les "mauvais" élèves, je sais ça d'expérience : après un collège à 15 de moyenne chaque année, j'ai redoublé ma seconde...
  • L'orientation, oui c'est un problème certain, oui, mais les difficultés scolaires ne commencent pas en seconde. Suggérez-vous que l'on procède à un changement d'orientation dès le CE1-CE2 pour ceux qui ont de mauvais résultats ? Qui savent à peine lire et compter ?
    Je pense que si, en effet, on est très mal orientés en France, je doute que le problème vienne de là !
  • Contrairement à il y a 30 ou 40 ans, aujourd'hui, il faut savoir intéresser l'enfant, dès son plus jeune âge ! Quand je vois certains parents, je suis désespérée : pour eux, l'école est une espèce de garderie ! Aujourd'hui, les élèves voient l'école comme une contrainte, une punition, et non pas comme une chance !
    J'ai moi même été une élève assez turbulente. Mais je me suis toujours intéressée aux cours ! C'est cela qui fait la différence. Les professeurs, ne sont pas mauvais, bien au contraire ! Ils sont parfois mal formés, mais bien entendu, le problème ne vient pas d'eux.
  • J'ignore si le système est malade mais je crains qu'il n'aille droit dans le mur!

    Combien d'enfants arrivent au CP sans le vocabulaire nécessaire à l' apprentissage de la lecture?
    Combien de collègues bâtissent un apprentissage de lecture sur des fondations de sable, en disant (je cite):
    - "Je suis là pour faire du CP (ou du CE ou du CM) et je ferai mon programme!"
    Devinez le résultat!

    Combien de collègues ne respectent aucune discipline et protestent contre celle des élèves?

    Pourquoi certains réussissent-ils parfaitement à prendre autorité sur les élèves et d'autres pas?

    Pourquoi y a-t-il volonté d'exclusion de l'élève du système au moindre problème?

    Pourquoi entend-on parler de "pédagogisme" dès qu'il s'agit d'évoluer dans ses pratiques et la pédagogie est-elle une maladie?

    Pourquoi ce mépris des élèves que je constate à chaque fois que l'enseignant est en échec par rapport à sa mission?

    Pourquoi cette volonté des collègues de saboter toute réforme?

    Pourquoi reprocher aux élèves leur refus des autorités quand on fait preuve de la même attitude?

    Il n'y a pas échec des élèves, il y a, de leur part, fidèle reproduction des modèles affichés inconsciemment ou pas par leurs formateurs qui n'enseignent pas forcément ce qu'ils veulent transmettre:
    Ne dit-on pas qu'on enseigne ce que l'on est et non ce que l'on sait.
  • Le systeme scolaire francais a un probleme au niveau des classes de CP au moment ou l'on aprend à lire ( je me base sur des experiences personelles ) comme le dit LEBEAU lors de l'arrivée au cp , beaucoup d'enfants n'ont aucune notion d'écriture et de lecture ce qui donnent aux enfants et aux familles enormement de travail !
    les professeur donnent à l'éleve telle ou telle chose à lire ou à écrire et trés souvent en ayant jamais ou lu et je pense que ça ... c'est pas normal et le système scolaire francais devrait prendre en compte ce probleme et ...agir plus tot?
  • Justement, on demande trop et trop tôt aux enfants:
    Certains arrivent déjà écoeurés au CP et refusent tout travail en lecture alors qu'ils réussissent parfaitement dans d'autres domaines! Mais si vous sortez une ligne d'écriture ou un texte, ils se braquent dans le refus..
  • L'oriantation est à revoir. Mais on a bien trop tendance à "classer" les élèves par niveau. Que ce soit au collège : les classes options latin sont rarement les moins bonnes. Que ce soit à la sortie de 3ème : bons élèves au lycée mauvais élèves en professionnel... Et j'en passe. Un tri des élèves aboutit forcément à une baisse du niveau et les enseignements professionnels sont bien trop souvent mal vus.

    Je ne suis qu'un petit exemple mais j'ai choisi de redoubler volontairement ma seconde malgrès un niveau satisfaisant pour aller faire un CAP ébénisterie. Mais aux conseils de classe, on se souciait plus de mes notes que de ma passion. C'est le cas pour beaucoup de jeunes en sortie de 3ème, le système scolaire veut pousser à aller au bac, ce qui n'est pas forcément utile. Il faudrait mettre en valeur les formations professionnelles, qui aboutissent à un véritable métier au lieu de surcharger des classes de lycée avec des élèves qui ont plutot envie de rentrer dans le monde professionnel. Souvent, l'enseignement général ne donne pas l'impression d'aboutir à quelque chose, les élèves ont l'impression d'apprendre beaucoup de choses inutiles.

    Evidement, ceci est à adapter à chacun.
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