Fiches méthode Bac de français 2021

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Réponses

  • NowaneNowane Membre
    Bonjour,
    Voici mon plan :
    I. DESCRIPTION PROGRESSIVEMENT INQUIETANTE D'UNE VIEILLARD AISE
    A. La description fantastique d'un vieillard
    - du réel mais surtout des aspects plus moins fantastiques grâce aux métaphores.
    B. Une progression du portrait de plus en plus négative, péjorative
    - un contraste particulièrement marqué entre deux points de vue : l'aspect positif en premier puis d'un seul coup négatif et péjoratif : progression abrupt. Passage du corps général aux détails du visage.


    II. L'ASPECT FIGE D'UNE FIGURE MYTHOLOGIQUE
    A. Un aspect figé, propre à la peinture
    - Le vieillard est dépeint comme dans une recette de cuisine, comme s'il allait rester comme ça toute sa vie, avec un corps débile, fluet et une tête avec une dentelle et une chaîne en or : il la garde sa chaîne pour dormir ? De plus, l'éclat magnétique de ses yeux ne change pas quelque soit ses émotions : il est figé comme une statue.
    B. Des rappels de la mythologie : une philosophie socratienne intemporelle, immuable (en transition)
    - référence au philosophe Socrate qui était très laid et ressemblait fortement au vieillard, notament le front et le nez ; à Rabelais l'Humaniste du XVIème siècle qui s'intéressait aux écrits des Anciens de l'Antiquité ;
    - référence à la Mer probablement Egée (métaphore filée sur la vieillesse mais je n'ai pas accentué dessus)
    - l'aspect de la description fantastique rappelle la mythologie

    L'ensemble de l'aspect figé et des références mythologiques font penser au démon de Socrate (apparu dans L'Autre Monde, de Cyrano de Bergerac) qui est intemporel et reste au fil des ans.


    III. ELOGE DE L'ART DE LA PEINTURE DE LA PART D'UNE NOSTALGIQUE ISSU DU ROMANTISME
    A. Eloge de la peinture du XVIIème siècle
    - le "grand" Rembrandt ; Balzac amateur d'art ; Frenhofer peintre génial dans le roman ; prétention à faire l'éloge de la peinture du XVIIème siècle car Balzac réécrit l'Histoire de France et d'Europe ; Rembrandt inventeur du clair-obscur, idée de contraste qui s'observe dans la description. Véritable dévotion et admiration pour le peintre.
    B. Le rappel de l'humanisme par un romantique en "mal de siècle"
    - Nostalgie des temps anciens (Antiquité, peinture de Rembrandt), clin d'oeil à l'humanisme de Rabelais qui s'intéresse aux Anciens ; mais aussi :
    - Romantique en "mal de siècle" : mélancolie des périodes troubles du début du XIXème siècle ; théorie romantique selon laquelle ce qui est laid physiquement est beau intérieurement d'où le "je ne sais quoi" en italique qui montre en fait l'esprit de Socrate et auquel on ne peut accéder par une autre formule parce qu'on est sous le point de vue du jeune homme, Nicolas Poussin qui ignore tout. Le vieillard en est diabolique car il est extrêmement laid (rappel que Socrate est mort condamné à boire la cigüe parce qu'il énervait les citoyens d'Athènes : il apparaissait comme diabolique).
  • kouamekouame Membre
    Hena a écrit:
    Mais est ce que vous pensez que c'était judicieux de parler du vieillard en tant que peintre étant donné que dans le texte ça n'est pas clairement dit "ou le protecteur ou l'ami du peintre" ?
    Plutôt que peintre, je parlerai de Frenhofer comme une peinture (et tous les parallèles que l'on peut alors trouver). Cependant si le développement est assez habile, ça doit passer si ça n'a été qu'employé comme désignation car, après tout, la suite d'un peintre devrait s'y connaitre en peinture.
  • fantasygirl a écrit:
    Hello!

    Moi aussi j'ai pris le commentaire et j'ai fait le plan suivant:

    I. Une rencontre étonnante et inattendue
    1) Un portrait réaliste
    2) Une rencontre déconcertante

    II. L'ambiguïté du personnage
    1) Un personnage charismatique
    2) Un personnage inquiétant


    Qu'en pensez-vous?
    fantasygirl j'ai fait comme toi et ma prof m'a dit que c'était le plan qu'elle ferait !
  • Problématique: Quelle est la vision donnée de l'homme ?

    I) Attitudes des personnages
    A) La supériorité du vieillard
    B) Son mystère
    C) Attitude de Nicolas

    II) Description du vieillard
    A) Les détails de sa figure
    B) Son visage dans sa globalité
    C) Son corps
  • kouamekouame Membre
    Nowane a écrit:
    Bonjour,
    Voici mon plan :
    I. DESCRIPTION PROGRESSIVEMENT INQUIETANTE D'UNE VIEILLARD AISE
    A. La description fantastique d'un vieillard
    - du réel mais surtout des aspects plus moins fantastiques grâce aux métaphores.
    B. Une progression du portrait de plus en plus négative, péjorative
    - un contraste particulièrement marqué entre deux points de vue : l'aspect positif en premier puis d'un seul coup négatif et péjoratif : progression abrupt. Passage du corps général aux détails du visage.


    II. L'ASPECT FIGE D'UNE FIGURE MYTHOLOGIQUE
    A. Un aspect figé, propre à la peinture
    - Le vieillard est dépeint comme dans une recette de cuisine, comme s'il allait rester comme ça toute sa vie, avec un corps débile, fluet et une tête avec une dentelle et une chaîne en or : il la garde sa chaîne pour dormir ? De plus, l'éclat magnétique de ses yeux ne change pas quelque soit ses émotions : il est figé comme une statue.
    B. Des rappels de la mythologie : une philosophie socratienne intemporelle, immuable (en transition)
    - référence au philosophe Socrate qui était très laid et ressemblait fortement au vieillard, notament le front et le nez ; à Rabelais l'Humaniste du XVIème siècle qui s'intéressait aux écrits des Anciens de l'Antiquité ;
    - référence à la Mer probablement Egée (métaphore filée sur la vieillesse mais je n'ai pas accentué dessus)
    - l'aspect de la description fantastique rappelle la mythologie

    L'ensemble de l'aspect figé et des références mythologiques font penser au démon de Socrate (apparu dans L'Autre Monde, de Cyrano de Bergerac) qui est intemporel et reste au fil des ans.


    III. ELOGE DE L'ART DE LA PEINTURE DE LA PART D'UNE NOSTALGIQUE ISSU DU ROMANTISME
    A. Eloge de la peinture du XVIIème siècle
    - le "grand" Rembrandt ; Balzac amateur d'art ; Frenhofer peintre génial dans le roman ; prétention à faire l'éloge de la peinture du XVIIème siècle car Balzac réécrit l'Histoire de France et d'Europe.
    B. Le rappel de l'humanisme par un romantique en "mal de siècle"
    - Nostalgie des temps anciens (Antiquité, peinture de Rembrandt), clin d'oeil à l'humanisme de Rabelais qui s'intéresse aux Anciens ; mais aussi :
    - Romantique en "mal de siècle" : mélancolie des périodes troubles du début du XIXème siècle ; théorie romantique selon laquelle ce qui est laid physiquement est beau intérieurement d'où le "je ne sais quoi" en italique qui montre en fait l'esprit de Socrate et auquel on ne peut accéder par une autre formule parce qu'on est sous le point de vue du jeune homme, Nicolas Poussin qui ignore tout. Le vieillard en est diabolique car il est extrêmement laid (rappel que Socrate est mort condamné à boire la cigüe parce qu'il énervait les citoyens d'Athènes : il apparaissait comme diabolique).
    J'avoue qu'il y en a des plus inspirés que moi ...
  • NowaneNowane Membre
    coincoin a écrit:
    fantasygirl a écrit:
    Hello!

    Moi aussi j'ai pris le commentaire et j'ai fait le plan suivant:

    I. Une rencontre étonnante et inattendue
    1) Un portrait réaliste
    2) Une rencontre déconcertante

    II. L'ambiguïté du personnage
    1) Un personnage charismatique
    2) Un personnage inquiétant


    Qu'en pensez-vous?
    fantasygirl j'ai fait comme toi et ma prof m'a dit que c'était le plan qu'elle ferait !
    Avec deux arguments par partie (sachant qu'il y en a deux) ?
    kouame a écrit:
    Nowane a écrit:
    [...]
    J'avoue qu'il y en a des plus inspirés que moi ...
    D'où la possibilité plus évidente de hors-sujet puisque je m'avance trop :/
  • Vous pourriez donner un avis sur mon plan s'il vous plait ? :s
  • ifniifni Membre
    "et surtout ce je ne sais quoi qui affriande les artistes" ce n'était pas de l'ironie ?
  • kouamekouame Membre
    En fait c'est la mer qui me gêne car je l'ai pas du tout vue : la mer c'était pas dans le texte D de Proust ?

    la laideur du visage je l'exprimerai pas comme ça : pour moi il n'est pas laid, ni pour Balzac, ni pour Poussin, mais étrangement fascinant, fantastique, comme un tableau de maître → comme si Porbus l'avait peint.
  • Bonjour à tous, comme vous j'ai passé le bac de français, j'ai choisi le commentaire. [...]

    Voici mon plan : dites moi ce que vous en pensez s’il vous plaît :

    I/La curiosité du jeune peintre transcrite par un portrait réaliste du vieillard

    1)Une description de plus en plus précise (un peu comme un zoom au début de l'extrait)
    2)Une description physique
    3)Une description psychologique

    II/Des références artistiques éclairantes sur jeune peintre.
    1)Champ lexical de l'art
    2)Références à des artistes (Rabelais etc...)


    III/Un appel à l'imagination du lecteur qui peut montrer que le jeune peintre imagine sa future carrière.
    1)Champ lexical de la pensée
    2)Les descriptions font appelle a l'imaginaire

    Voila Dites ce que vous en pensé, n'hésitez pas à mettre une note s’il vous plaît !
    Merci d'avoir lu jusque là
  • pinkwapinkwa Membre
    Auréliendu57 a écrit:
    ( On a l'impression qu'il s'agit lui-même d'un tableau, + verbes à l'impératif : mode d'emploi pour créer une oeuvre d'art )
    ça me rassure, ma dernière sous partie soulignait le fait que cet homme, cet artiste devenait lui même oeuvre d'art, l'allégorie de son oeuvre.
  • NowaneNowane Membre
    kouame a écrit:
    En fait c'est la mer qui me gêne car je l'ai pas du tout vue : la mer c'était pas dans le texte D de Proust ?

    la laideur du visage je l'exprimerai pas comme ça : pour moi il n'est pas laid, ni pour Balzac, ni pour Poussin, mais étrangement fascinant, fantastique, comme un tableau de maître → comme si Porbus l'avait peint.
    J'ai vu l'évocation de la mer dans les deux extraits.

    Pour moi, le vieillard est laid par rapport aux canons de la beauté, tout comme Gwynplaine ou le Duc de Guermantes dans les ouvrages d'Hugo et de Proust (un peu moins chez lui d'ailleurs) : à chaque fois le physique est laid mais l'intérieur est beau. On retrouve cette théorie romantique dans Quasimodo
    ifni a écrit:
    "et surtout ce je ne sais quoi qui affriande les artistes" ce n'était pas de l'ironie ?
    Les passionnés sont parfois tellement excessifs de part les adynatons qu'ils en paraissent ironiques. Cela arrive souvent dans le langage-parlé : une personne peut être si exaltée de parler d'une chose avec des mots si forts que son auditoire croit à une antiphrase.

    En note, on précise "attire par sa délicatesse" (en ce qui concerne affriande). Je ne pense pas que l'envie de l'auteur soit d'être ironique.
  • kouamekouame Membre
    valouuu a écrit:
    J'ai pris le commentaire est je pense avoir bien réussi :

    I]Un personnage original
    A] Un vieillard d'apparence sombre et dévalorisé par l'auteur
    ~~> comparaison a une recette de cuisine avec les impératifs ...
    ~~> "diabolique" =► personnage méphistophélique
    ~~> l'auteur insiste sur la vieillesse du personnage

    B] Un homme qui garde du prestige
    ~~> comparaison élogieuse a de grands personnages (Socrate ...)
    ~~> attitude respectueuse du jeune homme
    ~~> le vieillard garde une certaine stature

    II] Un personnage original certes mais une volonté de l'auteur de conserver un portrait réaliste
    A] L'appui sur le réel
    ~~> beaucoup d'arguments ...

    B] L'auteur peint la décripitude physique et morale du vieillard avec objectivité
    ~~> déchéance physique
    ~~> déchéance morale
    ~~> un homme en fin de vie

    Personnellement je pense avoir très bien réussi (hormis la question)
    Le dévelopement fait 6 pages.
    Que pensez vous de mon plan ?
    Méphistophélique ça le fait (le dictionnaire était interdit )
    Il faudrait pas qu'en insistant sur l'aspect réaliste cela vienne contredire la réponse à la question . Il me semble dommage qu'il n'y ait pas de référence au souci de représenter mentalement chez le lecteur (sauf si c'est dans le II) A) :/)
  • kouamekouame Membre
    D'accord c'était pas une référence à la mer mais une similitude dans sa beauté
    Pas mal ... :)
  • Nan je vais te dire mon plan :

    I) Une portrait objectif du personnage qui se veut réaliste
    * imparfait + mise de côté du perso de Nicolas Poussin pour meilleure description du vieillard ("il se recula")
    * énumération caractéristiques physiques => description précise : chp lex de l'anatomie + bcp adjectifs =>vieillesse
    * description injonctive ("mettez" ...) => comme des travaux manuels => il nous invite à faire la peinture nous-même du personnage dans notre tête

    II) Un personnage mystérieux (jme souviens plus trop)
    * richesse opulente => beauté vestimentaire en constraste avec vieillesse du corps (il est très moche en gros)
    * érudition : comparaison à Rabelais et Socrate
    description d'un front bombé, proéminent => c'est une grosse tête
    visage flêtri par trop de réflexions (l.12-13)
    * 2 visions du perso par N. poussin
    1ère : personnalité positive (mécène, protecteur, serviable donc ce qu'il espère vu qu'il vient d'arriver à Paris)
    2ème : "je ne sais quoi" (pressentiment) + personnalité diabolique , qui utilise la séduction et la persuasion ("affriande") + mise en application de la théorie de J.K.LAVATER : la phisiognonomie ( d'après l'apparence physique d'une personne on peut en déduire son caractère et sa personnalité)
    * le clair-obscur : le "jour faible" en opposition avec la "noire atmosphère", "regard magnétique" du perso + description sur 3 lignes des yeux => insistance, N. Poussin "hypnotisé" par ce personnage atypique , "image imparfaite" => même avec effort on ne peut le décrire => clair-obscur, comme sa personnalité indécryptable (ça se dit?) => personnage encore mystérieux

    Conclusion : Balzac fait tableau en clair-obscur à la manière de Rembrandt, mais littérairement avec effet mystérieux + J.K.LAVATER ds Le Père Goriot aussi

    Voilà ! ^_^" (euh j'ai un peu plus détaillé la 2ème partie du plan, désolée ...)
  • Bonjour, au fur et à mesure que je lis vos remarques, je prend de plus en plus peur. Et je rappelle qu'il faut six arguments et non quatre. Moi j'ai fait:

    1) La réalité d'un portrait au coeur de la fiction narrative.
    A)Un portrait physique du vieillard.
    B)Un portrait moral du vieillard.
    C)Des portrait au coeur de la fiction narrative (une des particularités du genre)

    2) La transfiguration de la réalité au coeur de la structure romanesque.
    A)La dimension artistique: bases de la transfiguration.
    B) Un vieillard qui devient une oeuvre d'art.
    C) La structure romanesque (deuxième caractéristique fondamentale du genre) au coeur de la transfiguration.

    Qu'en pensez-vous? Car là je ne sais plus du tout si c'est bon. Merci.
  • pomax21 a écrit:
    Bonjour, au fur et à mesure que je lis vos remarques, je prend de plus en plus peur. Et je rappelle qu'il faut six arguments et non quatre. Moi j'ai fait:

    1) La réalité d'un portrait au coeur de la fiction narrative.
    A)Un portrait physique du vieillard.
    B)Un portrait moral du vieillard.
    C)Des portrait au coeur de la fiction narrative (une des particularités du genre)

    2) La transfiguration de la réalité au coeur de la structure romanesque.
    A)La dimension artistique: bases de la transfiguration.
    B) Un vieillard qui devient une oeuvre d'art.
    C) La structure romanesque au coeur de la transfiguration.

    Qu'en pensez-vous? Car là je ne sais plus du tout si c'est bon. Merci.
    En gros tu t'es beaucoup appuyé sur la question nan ? Je pense que c'est ce qu'il fallait faire ! ;)
  • NowaneNowane Membre
    kouame a écrit:
    D'accord c'était pas une référence à la mer mais une similitude dans sa beauté
    Pas mal ... :)
    Moui, disons que j'ai fait le rapprochement entre la mer, la Grèce, la mythologie antique, les canons de la beauté grecs.
    La beauté de la peinture de Rembrandt est telle que l'on peut voir des éléments de la mer dans les yeux du vieillard. C'est une véritable dévotion, admiration pour le peintre du XVIIème.

    Il me paraît évident que Balzac a voulu représenter une peinture qui existe dans la réalité mais laquelle ?
  • kouamekouame Membre
    d'accord avec coincoin mais qui pense (comme moi en fait) qu'une troisième partie qui parle de l'atention au lecteur et des contraste réel/irréel et Beauté/difformité pour représenter dans une image finale Frenhofer comme un sujet de tableau est interessante
    (la formulation est meilleure dans mon commentaire mais l'idée est dans ce message aussi)
  • didididi Membre
    Bonjour ,

    Moi aussi j'ai passé mon épreuve anticipée de français aujourd'hui et en lisant vos commentaires je pense m'être vraiment trompé !
    Mon commentaire est Hors -sujet , je n'ai pas parlé du réalisme à part dans mon introduction . :( je me sens vraiment nulle !
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