Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour,
en révisant mes textes pour le bac de français, je me suis rendue compte qu'il y en a certains que je n'arrive pas à analyser ... ou disons plutot à trouver problématique et plan correspondant ! Pourtant j'ai bien compris le texte mais n'ayant aucune problématique je ne sais comment faire ...
Ici , il s'agit de l'extrait << Les deux infinis >> des Pensées de Pascal .
Pourriez vous m'aidez svp car c'est très embetant !!
merci d'avance !
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Réponses

  • Je ne suis pas sûr de répondre au bon texte, mais le mien parle de deux infinis et est de Pascal.
    Voici le plan :
    Problématique : Pascal veut démontrer que Dieu existe
    I Une démonstration qui fait appel à la raison
    a) une construction structurée et symétrique
    b) Caractère scientifique de la démonstration
    - La vue
    - L'imaginatation
    - L'infiniùent petit

    II Appel à l'épotion à la sensibilité
    a) Présence autoritaire de l'auteur
    b) le lecteur n'a que quelques attitudes possibles à adopter face au texte (humilité ou crainte)
    c) Pascal souligne la vanité du rationnalisme

    C'est le plan de mon cours. J'espère qu'il te sera utile !
  • Je ne pense pas que l'on parle du meme texte ...
    Voilà l'extrait:
    Que l'homme contemple donc la nature entière dans sa haute et plaine majesté, qu'il éloigne sa vue des objets bas qui l'environnent. Qu'il regarde cette éclatante lumière, mise comme une lampe éternelle pour éclairer l'univers, que la terre lui paraisse comme un point au prix du vaste tour que cet astre décrit et qu'il s'étonne de ce que ce vaste tour lui-même n'est qu'une pointe très délicate à l'égard de celui que les astres qui roulent dans le firmament embrassent. Mais si notre vue s'arrête là, que l'imagination passe outre ; elle se lassera plutôt de concevoir, que la nature de fournir. Tout ce monde visible n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein de la nature. Nulle idée n'en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses. C'est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part. Enfin, c'est le plus grand caractère sensible de la toute puissance de Dieu, que notre imagination se perde dans cette pensée.

    Que l'homme, étant revenu à soi, considère ce qu'il est au prix de ce qui est; qu'il se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature ; et que de ce petit cachot où il se trouve logé, j'entends l'univers, il apprenne à estimer la terre, les royaumes, les villes et soi-même son juste prix.

    Qu'est-ce qu'un homme dans l'infini ?

    Mais pour lui présenter un autre prodige aussi étonnant, qu'il recherche dans ce qu'il connaît les choses les plus délicates. Qu'un ciron lui offre dans la petitesse de son corps des parties incomparablement plus petites, des jambes avec des jointures, des veines dans ses jambes, du sang dans ses veines, des humeurs dans ce sang, des gouttes dans ses humeurs, des vapeurs dans ces gouttes ; que, divisant encore ces dernières choses, il épuise ses forces en ces conceptions, et que le dernier objet où il peut arriver soit maintenant celui de notre discours ; il pensera peut-être que c'est là l'extrême petitesse de la nature. Je veux lui faire voir là dedans un abîme nouveau. Je lui veux peindre non seulement l'univers visible, l'enceinte de ce raccourci d'atome. Qu'il y voie une infinité d'univers, dont chacun a son firmament, ses planètes, sa terre, en la même proportion que le monde visible, dans cette terre, des animaux, et enfin des cirons, dans lesquels il retrouvera ce que les premiers ont donné ; et trouvant encore dans les autres la même chose sans fin et sans repos, qu'il se perde dans ses merveilles, aussi étonnantes dans leur petitesse que les autres par leur étendue ; car qui n'admirera que notre corps, qui tantôt n'était pas perceptible dans l'univers, imperceptible lui-même dans le sein du tout, soit à présent un colosse, un monde, ou plutôt un tout, à l'égard du néant où l'on ne peut arriver ?

    Qui se considérera de la sorte s'effraiera de soi-même, et, se considérant soutenu dans la masse que la nature lui a donnée, entre ces deux abîmes de l'infini et du néant, il tremblera dans la vue de ces merveilles ; et je crois que, sa curiosité se changeant en admiration, il sera plus disposé à les contempler en silence qu'à les rechercher avec présomption.

    Car enfin qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout. Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également incapable de voir le néant d'où il est tiré, et l'infini où il est englouti.

    Que fera-t-il donc, sinon d'apercevoir quelque apparence du milieu des choses, dans un désespoir éternel de connaître ni leur principe ni leur fin ? Toutes choses sont sorties du néant et portées jusqu'à l'infini. Qui suivra ces étonnantes démarches? L'auteur de ces merveilles les comprend. Tout autre ne peut le faire.
    Peut etre que ça vous aiderz à m'aider ... si vous le pouvez!
    Merci
  • La nature nous inspire à exercer notre imagination pour essayer de concevoir et, si possible comprendre, ses phénomènes.

    Regarder le soleil nous inspire à imaginer regarder la terre à partir du soleil. Le soleil paraît infiniment grand et la terre infiniment petit de ces deux points de vue.

    L'univers est l'exemple par extension (car nous ne pouvons pas le voir, ni le com-prendre, appréhender) de l'infiniment grand.
    Un atome est l'exemple par extension (car nous ne pouvons pas le voir, ni le com-prendre, appréhender) de l'infiniment petit.

    Où se situe l'homme, à la fois infiniment grand et infiniment petit?
    Au milieu de tout. Créé, comme toute chose.

    Si l'Homme ne peut pas comprendre la création, c'est car il y a un Être de plus grande -infiniment grande) capacité de compréhension: celui qui a tout créé. Pascal l'appelle "Dieu".
  • Euh ... merci pour les pistes mais je ne vois comment je peux m'en servir ...
    En fait le problème c'est que je n'arrive pas à trouver un plan car on a pas de problématique dans le cours ... juste quelques idées en vrac ...
    Alors est-ce que quelqu'un aurait une problémtaisue à me proposer pour m'aider svp ?
    Merci et bonne soirée
  • C'est bien le même texte lililove 74
    Seulement le mien s'arrête à "où il est englouti". Tu as seulement un paragraphe de plus...
    Je trouvais que c'était l'un des plans les meilleurs de ma prof de français sur l'année...
    Mais tu fais comme tu veux.
  • Ah ok ben alors merci !!
    je vais prendre ton plan alors !
    le bac c'est demain :s
    Stressant !!

    Encore merci
    a+
  • bonjour,
    je doit faire un commentaire composé sur ce passage :
    "Que l'homme, étant revenu à soi, considère ce qu'il est au prix de ce qui est; qu'il se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature ; et que de ce petit cachot où il se trouve logé, j'entends l'univers, il apprenne à estimer la terre, les royaumes, les villes et soi-même son juste prix.

    Qu'est-ce qu'un homme dans l'infini ?

    Mais pour lui présenter un autre prodige aussi étonnant, qu'il recherche dans ce qu'il connaît les choses les plus délicates. Qu'un ciron lui offre dans la petitesse de son corps des parties incomparablement plus petites, des jambes avec des jointures, des veines dans ses jambes, du sang dans ses veines, des humeurs dans ce sang, des gouttes dans ses humeurs, des vapeurs dans ces gouttes ; que, divisant encore ces dernières choses, il épuise ses forces en ces conceptions, et que le dernier objet où il peut arriver soit maintenant celui de notre discours ; il pensera peut-être que c'est là l'extrême petitesse de la nature. Je veux lui faire voir là dedans un abîme nouveau. Je lui veux peindre non seulement l'univers visible, l'enceinte de ce raccourci d'atome. Qu'il y voie une infinité d'univers, dont chacun a son firmament, ses planètes, sa terre, en la même proportion que le monde visible, dans cette terre, des animaux, et enfin des cirons, dans lesquels il retrouvera ce que les premiers ont donné ; et trouvant encore dans les autres la même chose sans fin et sans repos, qu'il se perde dans ses merveilles, aussi étonnantes dans leur petitesse que les autres par leur étendue ; car qui n'admirera que notre corps, qui tantôt n'était pas perceptible dans l'univers, imperceptible lui-même dans le sein du tout, soit à présent un colosse, un monde, ou plutôt un tout, à l'égard du néant où l'on ne peut arriver ?

    Qui se considérera de la sorte s'effraiera de soi-même, et, se considérant soutenu dans la masse que la nature lui a donnée, entre ces deux abîmes de l'infini et du néant, il tremblera dans la vue de ces merveilles ; et je crois que, sa curiosité se changeant en admiration, il sera plus disposé à les contempler en silence qu'à les rechercher avec présomption."
    voici mon plan :
    I) l'homme misérable par sa condition mais grand par sa pensée
    a-une condition misérable entre les deux infinis
    b-par le fait qu'il en sois condition il devient grand

    II)des choses qui échappent à l'homme
    l'infiniment grand
    l'infiniment petit

    III)argumentation qui vise à démontrer l'existence de Dieu
    a-"le coeur a sa raison que la raison ignore"
    b-Dieu est la solution de tout

    j'aimerai savoir si ce plan correspond et les améliorations à apporter.
    merci d'avance
  • Bonjour à tous, je suis nouveau sur ce forum et j'habite à Québec et j'étudie la littérature en l'équivalent en France à la classe de 1ère et je bloque sur un texte de Pascal sur quelques questions, les voici :

    - Quels sont les points communs que présente les paragraphes 1 et 3 ?
    - Quelle est la valeur symbolique qu'acquiert le 2e paragraphe ?
    - Quelles phrases, quelles métaphores caractérisent l'éloquence de Pascal ?

    Merci pour votre aide ! car je ne sais pas comment trouver la réponse à ces questions !!

    cordialement

    Le texte ci-joint :
    Que l'homme contemple donc la nature entière dans sa haute et pleine majesté, qu'il éloigne sa vue des objets bas qui l'environnent. Qu'il regarde cette éclatante lumière, mise comme une lampe éternelle pour éclairer l'univers, que la terre lui paraisse comme un point au prix du vaste tour que cet astre décrit et qu'il s'étonne de ce que ce vaste tour lui-même n'est qu'une pointe très délicate à l'égard de celui que les astres qui roulent dans le firmament embrassent. Mais si notre vue s'arrête là, que l'imagination passe outre ; elle se lassera plutôt de concevoir, que la nature de fournir. Tout ce monde visible n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein de la nature. Nulle idée n'en approche. Nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses. C'est une sphère dont le centre est partout, la circonférence nulle part. Enfin, c'est le plus grand caractère sensible de la toute-puissance de Dieu, que notre imagination se perde dans cette pensée.
    Que l'homme, étant revenu à soi, considère ce qu'il est au prix de ce qui est; qu'il se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la nature ; et que de ce petit cachot où il se trouve logé, j'entends l'univers, il apprenne à estimer la terre, les royaumes, les villes et soi-même son juste prix.
    Qu'est-ce qu'un homme dans l'infini ?
    Mais pour lui présenter un autre prodige aussi étonnant, qu'il recherche dans ce qu'il connaît les choses les plus délicates. Qu'un ciron lui offre dans la petitesse de son corps des parties incomparablement plus petites, des jambes avec des jointures, des veines dans ses jambes, du sang dans ses veines, des humeurs dans ce sang, des gouttes dans ses humeurs, des vapeurs dans ces gouttes ; que, divisant encore ces dernières choses, il épuise ses forces en ces conceptions, et que le dernier objet où il peut arriver soit maintenant celui de notre discours ; il pensera peut-être que c'est là l'extrême petitesse de la nature. Je veux lui faire voir là dedans un abîme nouveau. Je lui veux peindre non seulement l'univers visible, mais l'immensité qu'on peut concevoir de la nature, dans l'enceinte de ce raccourci d'atome. Qu'il y voie une infinité d'univers, dont chacun a son firmament, ses planètes, sa terre, en la même proportion que le monde visible; dans cette terre, des animaux, et enfin des cirons, dans lesquels il retrouvera ce que les premiers ont donné ; et trouvant encore dans les autres la même chose sans fin et sans repos, qu'il se perde dans ses merveilles, aussi étonnantes dans leur petitesse que les autres par leur étendue; car qui n'admirera que notre corps, qui tantôt n'était pas perceptible dans l'univers, imperceptible lui-même dans le sein du tout, soit à présent un colosse, un monde, ou plutôt un tout, à l'égard du néant où l'on ne peut arriver ?
    Qui se considérera de la sorte s'effraiera de soi-même, et, se considérant soutenu dans la masse que la nature lui a donnée, entre ces deux abîmes de l'infini et du néant, il tremblera dans la vue de ces merveilles ; et je crois que, sa curiosité se changeant en admiration, il sera plus disposé à les contempler en silence qu'à les rechercher avec présomption.
    Car enfin qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout. Infiniment éloigné de comprendre les extrêmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable, également incapable de voir le néant d'où il est tiré, et l'infini où il est englouti.
    Que fera-t-il donc, sinon d'apercevoir quelque apparence du milieu des choses, dans un désespoir éternel de connaître ni leur principe ni leur fin ? Toutes choses sont sorties du néant et portées jusqu'à l'infini. Qui suivra ces étonnantes démarches ? L'auteur de ces merveilles les comprend. Tout autre ne le peut faire.
  • CatCat Membre
    Bonjour, je dois moi aussi faire un axe de commentaire sur ce texte. Mon axe est ce texte est construit comme un diptyque.
    J'ai fait des recherches sur la signification de diptyque : ouvrage ou ensemble quelquonque formé de deux aspects complémentaires.
    je pense que les deux aspects complémentaires sont les deux infinis présentés dans ce texte, mais j'ai du mal à développer.
    Je vous remercie d'avance pour votre aide.
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