Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour à tous, je passe mon bac français cette année et j'ai un problème. [...] je vous demande de m'aider a trouver les axes pour l'incipit de Voyage au bout de la nuit écrit par Louis Ferdinand Céline. Merci d'avance

Réponses

  • Bonjour,

    J'ai un commentaire à faire sur Voyage au bout de la nuit de Céline et je ne m'en sort pas. Impossible de trouver un plan , et des sous-parties. Pourtant ,j'ai lu le livre , mais je bloque vraiment .
    J'ai essayé de faire une première partie avec:
    I-Un renversement de situation
    a) un ami qui semble supérieur et taquineur
    b) Bardamu sur la défensive

    II- (En revanche pour la deuxième partie aucune idée...)

    Ce commentaire porte sur l'incipit du roman :
    Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l'écoute. « Restons pas dehors ! qu'il me dit. Rentrons ! » Je rentre avec lui. Voilà. « Cette terrasse, qu'il commence, c'est pour les oeufs à la coque ! Viens par ici ! » Alors, on remarque encore qu'il n'y avait personne dans les rues, à cause de la chaleur ; pas de voitures, rien. Quand il fait très froid, non plus, il n'y a personne dans les rues ; c'est lui, même que je m'en souviens, qui m'avait dit à ce propos : « Les gens de Paris ont l'air toujours d'être occupés, mais en fait, ils se promènent du matin au soir ; la preuve, c'est que lorsqu'il ne fait pas bon à se promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit p lus ; ils sont tous dedans à prendre des cafés crème et des bocks. C'est ainsi ! Siècle de vitesse ! qu'ils disent. Où ça ? Grands changements ! qu'ils racontent. Comment ça ? Rien n'est changé en vérité. Ils continuent à s'admirer et c'est tout. Et ça n'est pas nouveau non plus. Des mots, et encore pas beaucoup, même parmi les mots, qui sont changés ! Deux ou trois par-ci, par-là, des petits... » Bien fiers alors d'avoir fait sonner ces vérités utiles, on est demeurés là assis, ravis, à regarder les dames du café.
    Après, la conversation est revenue sur le Président Poincaré qui s'en allait inaugurer, justement ce matin-là, une exposition de petits chiens ; et puis, de fil en aiguille, sur Le Temps où c'était écrit. " Tiens, voilà un maître journal, Le Temps ! " qu'il me taquine Arthur Ganate, à ce propos. " Y en a pas deux comme lui pour défendre la race française ! - Elle en a bien besoin la race française, vu qu'elle n'existe pas ! " que j'ai répondu moi pour montrer que j'étais documenté, et du tac au tac.
    - Si donc ! qu'il y en a une ! Et une belle de race ! qu'il insistait lui, et même que c'est la plus belle race du monde, et bien cocu qui s'en dédit ! Et puis, le voilà parti à m'engueuler. J'ai tenu ferme bien entendu.
    - C'est pas vrai ! La race, ce que t'appelles comme ça, c'est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C'est ça la France et puis c'est ça les Français.
    - Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !...
    - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sages, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie...
    - Il y a l'amour, Bardamu !
    - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds.
    Je vous remercie de votre aide .

    Lilu89
  • Dans la mesure où il s'agit de l'incipit et où le roman est écrit dans un style très particulier, il faudrait une partie (la première d'après moi) qui porte sur ces faits. Dans cette partie tu verrais en quoi cet incipit joue bien son rôle mais en quoi il surprend, nous plongeant directement dans le roman sans aucune présentation préalable des circonstances par exemple, s'adressant à nous directement sur ce ton très familier.
    Ton étude pour l'instant porte uniquement sur les personnages et leur situation alors que l'écriture et les choix de l'auteur sont très spécifiques et hors normes.

    Ta problématique doit d'ailleurs soulever la singularité de cet incipit.

    Au niveau du contenu du dialogue aussi, c'est très riche, des opinions sont exprimées, des questions importantes sont soulevées. Attention de ne pas partir sur un commentaire trop superficiel qui se limiterait au caractère des personnages (je ne dis pas qu'il ne faut pas en parler). Etudie vraiment ton extrait en détail avant de reprendre ton plan.
  • Ta problématique doit d'ailleurs soulever la singularité de cet incipit.
    C' est beaucoup trop vague et général comme problématique ; elle peut s' appliquer à n' importe quel extrait de n' importe quelle oeuvre.

    Il faut bien voir que cet incipit annonce le pessimisme célinien de l' oeuvre. Il dépeint avec férocité le malaise de la civilisation occidentale au lendemain de la Grande Guerre ( relève toutes les occurrences à la guerre et vois comment elles sont traitées ).

    Ensuite, il faut que tu t' intéresses à la langue célinienne. Bien sûr, tu ne dois pas dissocier fond et forme. Cependant, tu peux constater que sa prose poétique, fondée sur la langue parlée, permet d' amplifier la dénonciation de cette "universelle vacherie".
  • Merci pour vos réponses !
    Donc si j'ai bien compri , je fais une première partie:
    I-Un incipit surprenant
    a) un rôle bien rempli...
    b) ...mais sans aucune présentation

    Et une deuxième partie sur :
    II-Une conversation attractive
    a) un riche dialogue ...
    b) ...annoncant le pessimisme célinien

    Qu'en pensez-vous ?

    Merci d'avance

    Lilu89
  • Ta problématique doit d'ailleurs soulever la singularité de cet incipit.

    C' est beaucoup trop vague et général comme problématique ; elle peut s' appliquer à n' importe quel extrait de n' importe quelle oeuvre.
    Je suis bien d'accord Thomas, je donnais juste une piste car il me semblait que Lilu ne s'interrogeait pas assez sur l'écriture, et le rôle de ce passage

    D'ailleurs Lilu je trouve que c'est déjà bien mieux mais un peu trop général. Je te donnais des pistes, mais elles sont à préciser en fonction de ton étude du texte.

    Bon courage, je n'ai pas le temps d'étudier ce passage en détail pour t'aider davantage !
  • Je te remercie .
    Je vais essayé d'approfondir mon étude .
    Bon courage à toi !

    Lilu89
  • bonjour,
    pouvez-vous m'aidez à remplir mes axes A) , B) , C)? merci d'avance.
    I-un incipit qui marque le début d'une expérience autobiographique.
    A) un récit rétrospectif à la premiere personne.



    B) le récit d'un moment clef de l'avanture avenir




    c) une personne passif soumis aux évenements et autres



    II-un début de roman sous la forme d'une retranscription de garabin

    A) le texte suit la déambulation des personnages



    B) un choix xtylistique de l'oralité(figure de style)



    C) un encrage arcotique(language)



    III- un discour désabusé sur le monde

    A) la dérision de l'univers Parisien(ironie)


    B) la dérision du pouvoir



    c) denonciation du nationalisme via l'autodérition


    voici le texte:
    Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l'écoute. « Restons pas dehors ! qu'il me dit. Rentrons ! » Je rentre avec lui. Voilà. « Cette terrasse, qu'il commence, c'est pour les oeufs à la coque ! Viens par ici ! » Alors, on remarque encore qu'il n'y avait personne dans les rues, à cause de la chaleur ; pas de voitures, rien. Quand il fait très froid, non plus, il n'y a personne dans les rues ; c'est lui, même que je m'en souviens, qui m'avait dit à ce propos : « Les gens de Paris ont l'air toujours d'être occupés, mais en fait, ils se promènent du matin au soir ; la preuve, c'est que lorsqu'il ne fait pas bon à se promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit p lus ; ils sont tous dedans à prendre des cafés crème et des bocks. C'est ainsi ! Siècle de vitesse ! qu'ils disent. Où ça ? Grands changements ! qu'ils racontent. Comment ça ? Rien n'est changé en vérité. Ils continuent à s'admirer et c'est tout. Et ça n'est pas nouveau non plus. Des mots, et encore pas beaucoup, même parmi les mots, qui sont changés ! Deux ou trois par-ci, par-là, des petits... » Bien fiers alors d'avoir fait sonner ces vérités utiles, on est demeurés là assis, ravis, à regarder les dames du café.
    Après, la conversation est revenue sur le Président Poincaré qui s'en allait inaugurer, justement ce matin-là, une exposition de petits chiens ; et puis, de fil en aiguille, sur Le Temps où c'était écrit. " Tiens, voilà un maître journal, Le Temps ! " qu'il me taquine Arthur Ganate, à ce propos. " Y en a pas deux comme lui pour défendre la race française ! - Elle en a bien besoin la race française, vu qu'elle n'existe pas ! " que j'ai répondu moi pour montrer que j'étais documenté, et du tac au tac.
    - Si donc ! qu'il y en a une ! Et une belle de race ! qu'il insistait lui, et même que c'est la plus belle race du monde, et bien cocu qui s'en dédit ! Et puis, le voilà parti à m'engueuler. J'ai tenu ferme bien entendu.
    - C'est pas vrai ! La race, ce que t'appelles comme ça, c'est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C'est ça la France et puis c'est ça les Français.
  • Bonjour à tous,
    Je dois rendre un commentaire littéraire portant sur l'incipit de Voyage au bout de la nuit de Céline. L'extrait étudié est le texte ci dessous. J'ai conscience du fait que vous ne pouvez pas faire mon devoir mais j'aimerais être éclairée sur certains points. Tout d'abord il s'agit d'un incipit qui remplit bien son rôle car il présente à la fois les caractéristiques du roman (forme narrative, etc) et l'écriture (sa simplicité). J'ai aussi conscience de l'importance des dialogues qui expriment clairement de fortes croyances Je pense avoir bien compris le texte mais pouvez vous m'aider à organiser mes idées sous formes d'une problématique. Ensuite je trouverai le plan.
    En vous remerciant,
    Ca a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l'écoute. " Restons pas dehors ! qu'il me dit. Rentrons ! " Je rentre avec lui. Voilà. " Cette terrasse, qu'il commence, c'est pour les oeufs à la coque ! Viens par ici ! " Alors, on remarque encore qu'il n'y avait personne dans les rues, à cause de la chaleur ; pas de voitures, rien. Quand il fait très froid, non plus, il n'y a personne dans les rues ; c'est lui, même que je m'en souviens, qui m'avait dit à ce propos : " Les gens de Paris ont l'air toujours d'être occupés, mais en fait, ils se promènent du matin au soir ; la preuve, c'est que lorsqu'il ne fait pas bon à se promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit plus ; ils sont tous dedans à prendre des cafés crème et des bocks. C'est ainsi ! Siècle de vitesse ! qu'ils disent. Où ça ? Grands changements ! qu'ils racontent. Comment ça ? Rien n'est changé en vérité. Ils continuent à s'admirer et c'est tout. Et ça n'est pas nouveau non plus. Des mots, et encore pas beaucoup, même parmi les mots, qui sont changés ! Deux ou trois par-ci, par-là, des petits..." Bien fiers alors d'avoir fait sonner ces vérités utiles, on est demeurés là assis, ravis, à regarder les dames du café.

    Après, la conversation est revenue sur le Président Poincaré qui s'en allait inaugurer, justement ce matin là, une exposition de petits chiens ; et puis, de fil en aiguille, sur le Temps où c'était écrit. "Tiens, voilà un maître journal, le Temps !" qu'il me taquine Arthur Ganate, à ce propos. "Y en a pas deux comme lui pour défendre la race française ! - Elle en a bien besoin la race française, vu qu'elle n'existe pas !" que j'ai répondu moi pour montrer que j'étais documenté, et du tac au tac.

    "Si donc ! qu'il y en a une ! Et une belle de race ! qu'il insistait lui, et même que c'est la plus belle race du monde et bien cocu qui s'en dédit !" Et puis, le voilà parti à m'engueuler. J'ai tenu ferme bien entendu.

    "C'est pas vrai ! La race, ce que t'appelles comme ça, c'est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C'est ça la France et puis c'est ça les Français.
  • Bonsoir,
    Concernant le texte ci-dessous, comment distinguer entre le narrateur et le personnage. Qui parle au début (Moi, j'avais jamais rien dit.) le narrateur ou le personnage ?
    Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l'écoute. « Restons pas dehors ! qu'il me dit. Rentrons ! » Je rentre avec lui. Voilà. « Cette terrasse, qu'il commence, c'est pour les oeufs à la coque ! Viens par ici ! » Alors, on remarque encore qu'il n'y avait personne dans les rues, à cause de la chaleur ; pas de voitures, rien. Quand il fait très froid, non plus, il n'y a personne dans les rues ; c'est lui, même que je m'en souviens, qui m'avait dit à ce propos : « Les gens de Paris ont l'air toujours d'être occupés, mais en fait, ils se promènent du matin au soir ; la preuve, c'est que lorsqu'il ne fait pas bon à se promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit p lus ; ils sont tous dedans à prendre des cafés crème et des bocks. C'est ainsi ! Siècle de vitesse ! qu'ils disent. Où ça ? Grands changements ! qu'ils racontent. Comment ça ? Rien n'est changé en vérité. Ils continuent à s'admirer et c'est tout. Et ça n'est pas nouveau non plus. Des mots, et encore pas beaucoup, même parmi les mots, qui sont changés ! Deux ou trois par-ci, par-là, des petits... » Bien fiers alors d'avoir fait sonner ces vérités utiles, on est demeurés là assis, ravis, à regarder les dames du café.
    Après, la conversation est revenue sur le Président Poincaré qui s'en allait inaugurer, justement ce matin-là, une exposition de petits chiens ; et puis, de fil en aiguille, sur Le Temps où c'était écrit. " Tiens, voilà un maître journal, Le Temps ! " qu'il me taquine Arthur Ganate, à ce propos. " Y en a pas deux comme lui pour défendre la race française ! - Elle en a bien besoin la race française, vu qu'elle n'existe pas ! " que j'ai répondu moi pour montrer que j'étais documenté, et du tac au tac.
    Merci beaucoup.
  • AmmyAmmy Membre
    Je ne comprends pas ta question : ici le narrateur EST le personnage, donc il est difficile de les distinguer.
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