Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour,
Je dois effectuer un commentaire littéraire à partir d'un extrait de L'ENFANT de Jules Vallès. Voici mes axes d'étude et mon analyse linéaire. Pouvez-vous me corriger et me donner des pistes ? Merci d'avance.
EXTRAIT :

Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?Je n'en sais rien.Quel que soit le sein que j'ai mordu, je ne me rappelle pas une caresse du temps où j'étais tout petit; je n'ai pas été dorloté, tapoté, baisotté; j'ais été beaucoup fouetté.
Ma mère dit qu'il ne faut pas gâter les enfants, et elle me fouette tous les matins; quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement plus tard que quatre heures.
Mlle Balandreau m'y met au suif.
C'est une bonne vieille fille de cinquante ans. Elle demeure au-dessous de nous. D'abord elle était contante: comme elle n'a pas d'horloge, ça lui donnait l'heure.
"Vlin! Vlan! Zon! Zon!-voilà le petit Chose qu'on fouette; il est temps de faire mon café au lait."
Mais un jour que j'avais levé mon pan, parce que ça me cuisait trop,et que je prenais l'air entre deux portes, elle m'a vu; mon derrière lui a fait pitié.
Elle voulait d'abord le monter a tout le monde, ameuter les voisins autour; mais elle a pensé que ce n'était pas le moyen de le sauver, et elle a inventé autre chose.
Lorsqu'elle entend ma mère me dire: "Jacques, je vais te fouetter!
-Madame Vingtras, ne vous donnait pas la peine, je vais faire ça pour vous.
-Oh! chère demoiselle, vous êtes trop bonne!"
Mlle Balandreau m'emmène; mais au lieu de me fouetter, elle frappe dans ses mains; moi, je crie. Ma mère remercie, le soir, sa remplaçante.
"A votre service", répond la brave fille, en me glissant un bonbon en cachette.

Mon premier souvenir date donc d'une fessée. Mon second est plein d'étonnement et de larmes.
ANALYSE:

→ le texte commence par une succesion de questions: "Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?"ce qui provoque une accumulation, une entrée brutale dans la texte; cela rythme également le récit. Le narrateur n'as pas un souvenir d'enfance complet.
la phrase suivante vient confirmer cela"Je n'en sais rien".

→ "mère...paysanne":ces deux expressions sont mise en parallèle, le narrateur montre ainsi une égalité entre sa mère et une autre femme.Il ne considère pas sa mère en tant que telle.
"Quel que soit le sein que j'ai mordu..." vient confirmer la méprise du narrateur en vers sa mère.

→ "caresse, dorloté, tapoté, baisotté": champ lexical de l'affection.ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation.Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère-fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
on remarque également le terme "fouetté" qui montre la violance de la mère en vers son fils.

→ "ai été...dorloté...tapoté... baisotté...ai été...fouetté"travail sur la sonorité en "é" qui donne un rythme au texte, cela saccade le texte.

→ "tous les matins"fréquence élevée, habitude.On peut déduire que la mère a un certain sadisme.

→ "bonne vieille fille de cinquante ans"dévalorisation de Mlle Balandreau qui n'est pas mariée et n'a pas d'enfants donc par conséquence pas d'experience avec les enfants.

→ "ça lui donnait l'heure": exagération ce qui emplifie le câtiment que sa mère lui afflige et cela attire la simpatie du lecteur ainsi que sa pitié.
"le petit Chose"cette expression attire aussi la pitiée du lecteur.

→ "mais" marque un tournant dans l'histoire.marque une opposition

→ "lui a fait pitié"on voit ici la pitié de Mlle Balandreau qui se répercute sur le lecteur.

→ "je vais faire ca pour vous"Mlle banlandreau prend alors le rôle de mère."sa remplacente"

→ "glissant un bonbon en cachette"complicité et tendresse de Mlle Balandreau qui remplace la méprise de la vaie mère de l'enfant

je n'arrive pa a commenter la dernière phrase du texte.
Y a t il un registre comique?

merci de votre aide.

AXES D'ETUDE:

d'après mon analyse du texte, plusieurs éléments sont importants:
le rythme du texte(dramatise le texte)
la relation mère-fils(méprise)
la relation Mlle Balandreau-jacques(elle remplace la mère)

pouvez vous m'aider a trouver des axes d'étude et m'indiquer comment organiser mon commentaire.

merci encore.

Réponses

  • Tes axes de lecture semblent pas mal mais dans ton analyse tu parles que ce passage est triste. Travaille peut-être sur le registre. De plus cet extrait est l'incipit du livre.
    bonne chance :)
  • le registre du texte n'est donc pas humoristique?
  • c'est vrai que ça porte un peu a confusion il y a du pathétique puisque ça fait de la peine mais au-delà c'est vrai que des passages sont humorostiques je ne peux pas t'aider plus je n'ai pas encore étudier cett oeuvre
  • c'est pas grave...mais alors est ce que quelqu'un d'autre peut m'aider?
    merci
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Justine,

    Ton analyse linéaire est réussie.

    Je te propose deux parcours :

    Le premier fondé sur les personnages.
    1 - Une mère cruelle
    2 - Une brave voisine
    3 - Un enfant blessé qui découvre la dureté de la vie

    Le second plus tourné vers les registres.
    - Une relation mère fils contre nature
    - Un humour et une complicité qui tempèrent la maltraitance
    - Des souvenirs fondateurs pour la personnalité de l'auteur

    Né en Haute-Loire dans un milieu modeste, Jules Vallès eut une enfance sans gaieté entre une mère à l'esprit étroit, ridicule à force de préjugés, et un père autoritaire, professeur intransigeant, économe et inquiet.
    Jules Vallès s’est inspiré de sa propre vie pour écrire la trilogie de Jacques Vingtras qui a d'ailleurs les mêmes initiales que lui.
    Le texte est extrait de L’Enfant qui retrace les premières années du personnage. Vallès cherche à nous montrer et à expliquer l'origine de son combat d'adulte dans les événements marquants de son enfance.
  • bonjour,
    Il n'est donc par necessaire de parler du rythme du récit(avec le jeux des sonorités) ainsi que de la structure du récit(3 parties→ l1-6 =un monde sans humanité; l6-12 =un passage humoristique; l12-21 une fin de récit optimiste).Où dois-je quand même le mentionner quelque part?
    merci de votre aide
  • 1 - Une mère cruelle


    → "caresse, dorloté, tapoté, biseauté": champ lexical de l'affection ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation. Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
    On remarque également le terme "fouetté" qui montre la violence de la mère en vers son fils.

    → "tous les matins"fréquence élevée, habitude. On peut déduire que la mère a un certain sadisme.

    2 - Une brave voisine

    → "bonne vieille fille de cinquante ans"dévalorisation de Mlle Balandreau qui n'est pas mariée et n'a pas d'enfants donc par conséquence pas d'expérience avec les enfants.

    → "lui a fait pitié"on voit ici la pitié de Mlle Balandreau qui se répercute sur le lecteur.

    → "glissant un bonbon en cachette"complicité et tendresse de Mlle Balandreau qui remplace la méprise de la vraie mère de l'enfant.

    3 - Un enfant blessé qui découvre la dureté de la vie

    ?

    - Une relation mère fils contre nature

    → le texte commence par une succession de questions: "Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?"ce qui provoque une accumulation, une entrée brutale dans la texte; cela rythme également le récit. Le narrateur n’a pas un souvenir d'enfance complet.
    La phrase suivante vient confirmer cela"Je n'en sais rien".

    → "mère...paysanne":ces deux expressions sont mise en parallèle, le narrateur montre ainsi une égalité entre sa mère et une autre femme. Il ne considère pas sa mère en tant que telle.
    "Quel que soit le sein que j'ai mordu..." vient confirmer la méprise du narrateur en vers sa mère.

    → "caresse, dorloté, tapoté, biseauté": champ lexical de l'affection. Ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation. Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
    On remarque également le terme "fouetté" qui montre la violence de la mère en vers son fils.

    - Un humour et une complicité qui tempèrent la maltraitance

    ?

    - Des souvenirs fondateurs pour la personnalité de l'auteur


    ?

    j'ai essayé de remplire les axes certains point restent a éclaircir. Pouvez vous m'aider merci.
  • après un travail acharné, voici un plan:

    1)Le récit humoristique de souvenirs fondateurs de la personnalité de l'auteur.

    -Un récit efficace structuré et rythmé
    le récit est composé de trois parties(l1-6 =un monde sans humanité; l6-12 =un passage humoristique; l12-21 une fin de récit optimiste).
    il y a une entrée brutale dans l'action dès le début du texte par une énumérations de questions "Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?".
    On retrouve un jeux de sonorités=asonnances en é:"ai été...dorloté...tapoté... baisotté...ai été...fouetté" onomatopée:"Vlin! Vlan! Zon! Zon!"

    -Un récit humoristique qui tempère la maltraitence.
    " elle était contante: comme elle n'a pas d'horloge, ça lui donnait l'heure."
    " il est temps de faire mon café au lait."
    " je prenais l'air entre deux portes"
    (je n'ai auccuns commentaires pour cette partie pouvez vous m'aider)

    -Des souvenirs fondateurs pour la personnalité de l'auteur.
    ?

    2)Une relation mère fils contre nature

    -Une mère cruelle
    "mère...paysanne":ces deux expressions sont mise en parallèle, le narrateur montre ainsi une égalité entre sa mère et une autre femme.Il ne considère pas sa mère en tant que telle.
    "Quel que soit le sein que j'ai mordu..." vient confirmer la méprise du narrateur en vers sa mère.
    "caresse, dorloté, tapoté, baisotté": champ lexical de l'affection.ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation.Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère-fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
    on remarque également le terme "fouetté" qui montre la violance de la mère en vers son fils.
    "tous les matins"fréquence élevée, habitude.On peut déduire que la mère a un certain sadisme.

    -Une brave voisine
    "bonne vieille fille de cinquante ans"Mlle Balandreau n'a pas d'enfants elle prend donc sous son aile Jacques.Bonne→ brave
    "lui a fait pitié"on voit ici la pitié de Mlle Balandreau
    "je vais faire ca pour vous"Mlle banlandreau prend alors le rôle de mère."sa remplacente"
    "glissant un bonbon en cachette"complicité et tendresse de Mlle Balandreau qui remplace la méprise de la vaie mère de l'enfant(l'amour maternel est alors donné par Mlle Balandreau).

    -Un enfant bléssé qui découvre la dureté de la vie.
    ?

    merci de m'aider a compléter mon plan, a me corriger et a trouver les arguments manquants dans certaines parties.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Justine,

    1)Le récit humoristique de souvenirs (fondateurs de la personnalité de l'auteur : j'éliminerais cette partie reprise dans 2c).

    -Un récit efficace structuré et rythmé
    le récit est composé de trois parties(l1-6 =un monde sans humanité; l6-12 =un passage QUI EXPLOITE L'HUMOUR NOIR, LA DERISION; l12-21 une fin de récit optimiste).
    il y a une entrée brutale dans l'action dès le début du texte par une énumérations de questions "Ai-je été nourri par ma mère?Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait?".
    On retrouve un jeux de sonorités=asonnances en é (J'EXAMINERAIS PLUTÔT LA SUFFIXATION -OTE A VALEUR AFFECTIVE) :"ai été...dorloté...tapoté... baisotté...ai été...fouetté" onomatopée:"Vlin! Vlan! Zon! Zon!"

    -Un récit humoristique qui tempère la maltraitence.
    " elle était contante: comme elle n'a pas d'horloge, ça lui donnait l'heure."
    " il est temps de faire mon café au lait."
    " je prenais l'air entre deux portes"
    (je n'ai auccuns commentaires pour cette partie pouvez vous m'aider)
    SIGNES D'UN LANGAGE FAMILIER
    IL PREND L'AIR PARCE QUE SON POSTERIEUR LUI CUIT, IL SE MONTRE DETACHE (POURQUOI ?), LE COMIQUE DU POSTERIEUR A L'AIR, COMMENT DESIGNE-T-IL LE LIEU DE SA DOULEUR ?...
    LE DIALOGUE ENTRE MERE ET VOISINE : LE CA, L'IRONIE DU "VOUS ETES TROP BONNE"

    -Des souvenirs (AUTO ?)BIOGRAPHIQUES.
    RELEVE LES INDICES D'ENONCIATION


    2)Une relation mère fils contre nature

    -Une mère cruelle
    "mère...paysanne":ces deux expressions sont mise en parallèle, le narrateur montre ainsi une égalité entre sa mère et une autre femme.Il ne considère pas sa mère en tant que telle.
    "Quel que soit le sein que j'ai mordu..." vient confirmer la méprise du narrateur en vers sa mère.
    "caresse, dorloté, tapoté, baisotté": champ lexical de l'affection.ici les termes du champ lexical sont précédés d'une négation.Cela attire le pitié du lecteur sur le narrateur et met en valeur la relation mère-fils (relation de conflit, aucune complicité, pas de tendresse).
    on remarque également le terme "fouetté" qui montre la violance de la mère en vers son fils.
    "tous les matins"fréquence élevée, habitude.On peut déduire que la mère a un certain sadisme.

    -Une brave voisine
    "bonne vieille fille de cinquante ans"Mlle Balandreau n'a pas d'enfants elle prend donc sous son aile Jacques.Bonne→ brave
    "lui a fait pitié"on voit ici la pitié de Mlle Balandreau
    "je vais faire ca pour vous"Mlle banlandreau prend alors le rôle de mère."sa remplacente"
    "glissant un bonbon en cachette"complicité et tendresse de Mlle Balandreau qui remplace la méprise de la vaie mère de l'enfant(l'amour maternel est alors donné par Mlle Balandreau).

    -Un enfant blEssé qui découvre la dureté de la vie.
    LES QUESTIONS INITIALES
    LA SOLITUDE
    LA COMEDIE DESTINEE A TROMPER SA MERE : L'OBLIGATION DE MENTIR
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Justine,

    J'ai juste oublié l'essentiel.
    Il te faut tirer une conclusion de toutes ces observations.
    Demande-toi pourquoi Vallès a préféré traiter ces souvenirs sur le mode d'une scène comique (retournement de situation, tromperie, tout est bien qui finit bien) plutôt que d'un tableau pathétique. Il semble avoir retenu les leçons d'un certain Voltaire quant à l'efficacité de certains modes... Plus tard Jules Renard les utilisera dans les démêlés de Poil de Carotte et de Mme Lepic...
  • Bonjour
    Moi aussi je cherche des infos sur L'enfant de Jules Valès et je voudrais vous poser quelque questions: j' ai un questionnaire de lecture a rendre sur ce livre.
    Je sais que ce n' est pas une réponse à vos questions mais je sais pas à qui demander.
    Merci.
  • Bonjour,
    J'ai le même extrait à étudier et j'ai fait un plan et m'inspirant du votre, pouvez vous regarder et me corriger s'il vous plait?


    Plan Jules Vallès chapitre I : ma mère

    I/ Présentation des personnages
    A/ De Jules Valles… à Jacques Vingtras
    1/ Narrateur enfant
    2/ Narrateur adulte

    B/ Deux personnages différents
    1/ Une mère cruelle
    2/ Une voisine aimante

    C/ Une enfance difficile
    1/ Manque d’affection
    2/La maltraitance de Jacques

    II/ Du tragique au comique
    A/Un registre dramatique
    1/ Champ lexical de la « dureté »
    « Mordu » (l3) « fouetté » (l5) « pas une caresse »(l4) « pas été dorloté,tapoté,baisoté »( l5)
    2/ Narrateur perdu
    L’incipit commence par des questions, cela montre qu’il ne sait pas qui est réelement sa mère, si elle l’aime, ou si elle l’a aimé

    B/ Un registre comique
    1/ L’ironie : fesses personnalisées
    2/La scène de fessées transformée en scène de théâtre
  • LaoshiLaoshi Membre
    Eh bien oui, plan possible.
    Reste à savoir comment on garnit le squelette.
    fesses personnalisées
    Veux-tu dire personnifiées ?
  • Merci pour votre aide, oui je voulais dire personnifiées.
    J'ai un peu détaillé le plan mais j'ai l'impression de me répéter avec "les fesses personnifiées" parce que j'en parle dans le I/ C/ 2/ et dans le II/1/ et 2/

    Plan Jules Vallès chapitre I : ma mère

    I/ Présentation des personnages
    A/ De Jules Valles… à Jacques Vingtras
    1/ Narrateur enfant
    « Mais un jour que j'avais levé mon pan, parce que ça me cuisait trop, et que je prenais l'air entre deux portes, elle m'a vu; mon derrière lui a fait pitié » (l16-18)
    Langage familier/d’enfant : «ça » (l16) « trop » (l17) « pitié » (l18)

    2/ Narrateur adulte
    « Ai-je été nourri par ma mère? Est-ce une paysanne qui m'a donné son lait? » (l1-2) Jules Vallès met en cause le rôle de sa mère. Le roman commence par des questions.
    « Mon premier souvenir date donc d’une fessée. Mon second est plein d’étonnement et de larmes » En prenant du recul, le narrateur se rend compte qu’il a été maltraité (champ lexical de la violence : « fessée » (l33) et « larmes » (l34)
    B/ Deux personnages différents
    1/ Une mère cruelle
    « Ma mère dit qu’il ne faut pas gâter les enfants, et elle me fouette tous les matins; quand elle n'a pas le temps le matin, c'est pour midi, rarement plus tard que quatre heures. » (l6-9) Pour la mère, battre son fils régulièrement, très régulièrement même (tous les jours).
    « Jacques, je vais te fouetter »(l23-24) C’est comme si une mère normale disait « Jacques viens je vais t’aider à faire tes devoirs » On a ici l’impression que cela fait plaisir à Mme Vingtras de battre son fils, comme si il allait devenir meilleur après cela.

    2/ Une voisine aimante
    « Mon derrière lui a fait pitié » Mlle Balandreau se rend compte de la gravité de l’acte.
    « Madame Vingtras, ne vous donnez pas la peine, je vais faire ça pour vous. » Langage familier « ça »
    Mlle Balandreau change son comportement, elle veut aider le petit Jacques

    C/ Une enfance difficile
    1/ Manque d’affection
    « je ne me rappelle pas une caresse du temps où j'étais tout petit; je n'ai pas été dorloté, tapoté, baisoté; j'ai été beaucoup fouetté » accumulation du champ lexical de l’affection, avec la négation « ne » qui montre le manque d’affection pour Jacques.
    Le narrateur fait une accumulation sur ce qu’il n’a pas reçu (baisoté, tapoté, dorloté) et« j’ai été beaucoup fouetté » simple et clair. On peut dire qu’il ne veut pas trop inciter la pitié, se plaindre. Il veut juste nous raconter son histoire.
    2/La maltraitance de Jacques
    « Mais un jour que j'avais levé mon pan, parce que ça me cuisait trop, et que je prenais l'air entre deux portes » « ça » on voit que c’est l’enfant qui parle. Son derrière est personnifié, pour justement accentuer sa douleur.

    II/ Du tragique au comique
    A/Un registre dramatique
    1/ Champ lexical de la « dureté »
    « Mordu » (l3) « fouetté » (l5) « pas une caresse »(l4) « pas été dorloté,tapoté,baisoté »( l5)
    2/ Narrateur perdu
    L’incipit commence par des questions, cela montre qu’il ne sait pas qui est réelement sa mère, si elle l’aime, ou si elle l’a aimé

    B/ Un registre comique
    1/ L’ironie : fesses personnalisées
    2/La scène de fessées transformée en scène de théâtre
  • Merci infiniment ! :)
  • Merci à qui et de quoi ????
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