Traduction, interprétation ISIT / ESIT

Bonjour,

Je suis nouvelle sur ce forum et j'ai pris le temps de regarder si aucun sujet similaire n'avait été lancé (il y en a un qui y fait référence dans le choix LEA/LLCE mais rien qui puisse m'aider).

Je suis actuellement en TL et viens d'être acceptée en hypokhâgne à Hélène Boucher, prépa en accord avec l'ISIT (grande école d'interprétation et de traduction), c'est-à-dire que si je fais "correctement" mon HK, je peux être prise sur dossier (sans passer les épreuves écrites d'entrée) avec un entretien. Problème : cette grande école est évidemment très chère : de 3000 à 5000 euros l'année d'après ce que j'ai pu voir . Je pourrai tout simplement choisir la fac, mais j'aimerai beaucoup approfondir ma culture littéraire anglaise, faire de la civi (LLCE), filière (d'après certaines personnes qui en sortent) pour une future reconversion nécéssaire, ou dans le cas contraire: comment faire la manche en étant bilingue. Je voudrai être traductrice littéraire, mais je me suis résolue, LLCE serait passionant et collerait parfaitement à mon profil, mais apparement insuffisant pour trouver un emploi stable, en vivre. Autre problème : je ne veux pas être prof, je laisse ça aux vrais passionés, qui ont espoir en la jeunesse (et il en faut - bien sûr - pour faire des profs géniaux). Reste LEA, qui m'éloignerait de la littérature anglaise (oui je peux lire chez moi bien sûr mais le commerce international voyez-vous [...]).
L'ISIT me semble être un parfait compromis, qui réunit en quelque sorte les 2 formations (ça a vraiment l'air très intéréssant !), le problème reste le monstrueux prix. J'ai alors entendu parler de l'ESIT qui selon certains vaudrait l'ISIT en 10 fois moins cher, mais qui selon les isitistes serait incomparable, moins complète et s'apparentant plus à une fac. En plus, je crois bien qu'il faut déjà maîtriser les langues qu'on veut étudier pour y entrer (pour le moment je suis loin d'être trilingue! (Anglais LV1, Espagnol LV2)).
Je n'ai pas trouvé d'info sur l'obtention d'une bourse (je sais pas vraiment comment ça fonctionne tout ça) pour l'ISIT, ni sur le prix selon les années etc (j'ai regardé sur leur site).

Voilà, désolée pour ce post un peu long, empli de détresse.
Si quelqu'un peut m'aider ... merci d'avance ! :)
«134

Réponses

  • Je n'ai fait ni l'ESIT ni l'iSIT, mais je me permets de faire quelques petites remarques :
    Tu écris : "Je voudrai être traductrice littéraire, mais je me suis résolue, LLCE serait passionant et collerait parfaitement à mon profil, mais apparement insuffisant pour trouver un emploi stable, en vivre. " Tu as vu juste, les termes "traductrice littéraire" et "emploi stable" sont déjà contradictoires. Certes, les grandes écoles de traduction sont plus recherchées quand on cherche un emploi salarié, mais 1. La grande majorité des traducteurs travaillent à leur compte, et non comme salariés 2. C'est encore plus vrai en traduction littéraire (il n'y a pas à ma connaissance de "postes" de traducteurs littéraires, où que ce soit...) 3. La traduction littéraire est un secteur extrêmement bouché où il est difficile de percer : ce qui fait que l'on perce, ce n'est pas le diplôme qu'on a. C'est l'expérience et les relations (et éventuellement le talent...).
    Mais pour le reste :
    - Il y a d'autres écoles de traduction que l'ESIT et l'ISIT !
    - LEA, ce n'est pas si mal si on veut faire de la traduction (partant du principe qu'on ne vit pas de la seule traduction littéraire et qu'il faut traduire des textes plus "alimentaires" à côté, ça ne fait pas de mal d'avoir quelques notions d'économie)
    - Enfin, on peut faire des études en rapport avec les langues, la littérature, l'international, etc. (voire, la philo, l'histoire, pourquoi pas) et ne rejoindre que plus tard la voie "traduction" (perso, je n'avais pour ainsi dire jamais fait de traductions avant d'entrer en DESS de traduction, ça ne m'a pas empêchée d'en faire mon métier)
    - Quelques pistes supplémentaires à lire dans cette discussion :
    "Traduction littéraire"
  • Merci beaucoup Anne-Lise, visiblement j'avais mal cherché dans le forum, et la discution sur le sujet "traduction littéraire" est vraiment intéréssante.

    Je n'avais pas du tout envisagé les choses sous cet angle, le fait de rejoindre la filière de traduction pure plus tard; je suis certaine d'être vraiment "accrochée" à ce projet qui me tient par avance à coeur (même si je n'ai pas une réelle expérience dans ce domaine), la discipline ne me fait pas peur, mais c'est bien de trouver un travail plus alimentaire qui me tracasse, et pour rester en rapport direct avec les langues, l'interprétation me parait être un bon "Plan B" disons, c'est pourquoi je me suis tournée vers l'ISIT (dans ce cas je me disais que le prestige de l'école avait plus de poids sur le CV), mais je vais me renseigner d'avantage sur les écoles qui proposent ce type de formation. J'essaye actuellement de contacter deux traducteurs littéraires (par contacts interposés), un qui apparement serait réputé et en vit correctement, et un second lassé de sa profession et désireux de changer d'atmosphère (étant exclusivement traducteur, il a sacrifié sa vie sociale et familiale).
    Je me suis orientée en prépa littéraire pour approfondir ma culture et prendre mon temps avant de m'engager dans une voie définitive, j'ai un temps hésité entre les lettres modernes, la psycho (je crois qu'après une prépa il est difficile de rejoindre une fac de psycho) ...
    Bref

    Merci encore, c'est exactement le type de témoignage que je cherchais en venant sur ce forum
  • KyticeKytice Membre
    Bonjour,
    Je me permets de te répondre car je suis dans le même cas que toi, à la différence près que j'achève mon année d'hypokhâgne. Tout d'abord, il faut que tu saches une chose, c'est que la convention de ton lycée avec l'ISIT porte probablement pour une intégration en 3ème année, ce qui signifie que pour passer par convention, tu devras sans doute faire deux années de prépa (parce qu'une prépa se fait en 2 ans et blablabla....).
    Ce qu'il a de bien en prépa (c'est la raison pour laquelle je fais une deuxième année), c'est la spécialisation en 2ème année, et en particulier la spécialité langues : 9h de LVA (travail sur l'actualité, la littérature, la civilisation, le thème et la version) par semaine et au moins 4h de LVB.
    J'ai vu que tu considères l'interprétation comme un "plan B" : c'est une erreur. La sélection est extrêmement rude et ces études demandent un très grand investissement. La moyenne d'âge pour des études d'interprétariat est d'une trentaine d'année et il faut généralement pouvoir justifier au moins une année de séjour dans le pays d'au moins un de ses langues étrangères. Les étudiants en interprétariat ont fait des études (souvent de traduction apparemment) et généralement exercé un métier avant de se lancer dans de nouvelles études.
    Bonne soirée et n'hésite pas si tu as des questions !
  • Ah oui, tiens, cette histoire d'interprétation m'avait échappé. C'est effectivement un métier très élitiste, où la concurrence est impitoyable(mais où ne l'est-elle pas ?). Pour illustrer cela, je peux prendre l'exemple de l'école de traduction où j'ai fait mon DESS : l'année où j'y étais inscrite, la promo de traduction technique comptait une bonne quarantaine d'étudiants ; la promo de traduction audiovisuelle en comptait 10 ; la promo d'interprétation en comptait... 2. Le recrutement se faisait sur examen de niveau pour l'interprétation et seuls deux étudiants avaient le niveau... (si je me souviens bien, en plus, l'un des deux au moins n'a pas eu son diplôme en fin d'année, c'est dire si la barre est placée haut... et ce n'était pas l'ISIT !)
    Pour contrebalancer ce tableau effrayant, j'ajouterai ceci : l'interprétation simultanée est un métier (un sport) vraiment différent de la traduction ; en revanche, je connais beaucoup de traducteurs qui font occasionnellement de l'interprétation consécutive (dans le cadre de négociations commerciales, visites d'installations/d'usines, etc., de festivals de cinéma, etc.), il existe donc tout de même des passerelles entre les deux.
  • InaIna Membre
    Enter the three witches,

    j'ai déjà , avec beaucoup de plaisir, parlé de la traduc littéraire, et je ne peux que répeter le caractère extrêmement compliqué de la tâche.

    {Anne Lise ( bonjour),
    il existe bien des postes de traducteur littéraire en maison d'édition, cela dit intégrer une maison d'édition ( ce à n'importe quel poste, c'est assez compliqué, en particulier en France).}


    Pour ce qui est de travailler à son compte ou en entreprise, je dirais que c'est selon les gens...Quand on travaille seul pour soi, on a plus de pression, les salaires sont aléatoires et on a tout un tas de choses à côté ( papiers, comptabilité, relation clientèle: trouver ses clients, les garder) Le travail ne vous quitte pas.
    Quand on travaille en entreprise, on est payé tous les mois pareil, et on est moins impliqué. Quand on a fermé la porte du bureau ou terminé à la maison une traduc, c'est fini , on ne pense plus au travail.
    C'est donc un choix.
    Mais pour ce qui est de la traduc littéraire, la très très grande partie du temps on travaille à son compte.

    Mais je tiens à répéter que c'est extrêment intéressant, et passionant.
    Et c'est certaine l'un de seuls domaines en traduc qui ne pourra jamais être supplanté par les logiciels.


    Conclusion: très compliqué mais réalisable. Et puis pour reprendre les termes d'un grand monsieur " impossible n'est pas français" ;)
  • Bonjour,


    Actuellement en classe d'hypokhâgne, je me trouve dans la confusion totale. En effet, je me suis inscrite en prépa sur les conseils d'une amie de ma mère, qui lui a dit que c'était la voie royale. Problème : la prépa ne me correspondait pas du tout. Les cours sont certes intéressants, mais je les subissais.

    Le problème est ici : je n'ai donc pas donné le meilleur de moi-même cette année, parce que je savais déjà le métier que je voulais exercer : celui d'interprète de conférence. Ainsi, je me suis renseignée sur les possibilités d'études pour travailler dans les langues étrangères. J'ai découvert LEA, et aussi LLCE. LEA me semblait bien jusqu'à présent, mais je n'ai jamais fait d'économie à part en seconde, et les maths c'est pas trop mon truc. LLCE me parait bien, cependant les débouchés semblent restreints selon certains dires ... et je ne veux pas être professeur.

    Bref, il y a un mois, inquiète au sujet de la faculté, j'ai recherché des écoles d'interprète et de traducteurs sur internet, et je suis tombée sur l'ISIT à Paris. Une école rien que pour faire ce qu'on aime. J'ai donc décidé de passer le concours de septembre pour entrer en seconde année de management, traduction et communication.

    Aujourd'hui, je viens de recevoir la réponse de la commission de la fac de valenciennes, concernant mon inscription en deuxième année de LEA : je suis refusée pour cause de résultats globalement insuffisants, ce à quoi je m'attendais bien sur ... J'ai aussi envoyé mon dossier d'inscription en LLCE deuxième année, et je serai probablement aussi refusée ...

    Voici le topo : en ce qui concerne la fac : je retourne à zéro, que ce soit pour LLCE ou LEA. En ce qui concerne l'ISIT : je peux effectivement tenter le concours, me former directement, mais 4000 euros par an ... et puis pour un logement étudiant, je pense que c'est rapé ...

    Je vous avoue que je ne sais pas quoi faire. Je suis vraiment décidée à devenir interprète, j'ai foutu en l'air l'hypokhâgne parce que têtue comme je suis, je me disais : "boh ca me sert à rien, je fais qu'on me demande blablabla, la prépa c'est pas pour moi ...".

    => Aller à la fac signifierait pour moi recommencer les études à zéro, alors que j'en ai bien bavé pendant une année. Et puis, j'ai quand même très envie d'être prise sur concours à l'ISIT ... mais cela me parait impossible pour les questions administratives ... etc ... Je suis perdue, je ne sais pas quoi faire, j'espère que vous aurez saisi ce qui ne va pas. Mon post est très long, mais il fallait que j'en parle, pour que vous compreniez bien et que vous puissiez m'aider, m'éclairer <=

    Merci infiniment ... =)
  • C'est vrai que c'est dommage d'avoir perdu une année, mais puisque tu ne peux pas avoir d'équivalence pour entrer en deuxième année, alors il faut absolument que tu t'inscrives à la fac en première année. La fac, c'est toujours une issue de secours qui te permet de continuer ta formation, même si tu rates les concours des écoles. Et puis éventuellement, tu peux retenter le concours à bac +2 ou bac +3...
    Pour ce qui est de l'économie en LEA, beaucoup d'étudiants sont dans ton cas, moi je suis entrée en troisième année après 2 ans de prépa, donc autant dire que je n'étais pas prédisposée pour l'économie...mais je m'en suis sortie. Peut-être que ça ne te passionnera pas, mais dis toi qu'avec ça, tu t'assures d'autres débouchés si tu ne réussis pas le concours d'interprète (et puisque tu ne veux pas être prof)...
    Bref, ne reste pas sans rien, inscris toi à la fac ;)

    Au fait, à ma connaissance, on ne fait pas de maths en LEA
  • Rapidement :
    - "perdre" une année, c'est toujours rageant sur le coup, mais à l'échelle d'une scolarité, d'une vie entière, ça n'a rien de catastrophique et ça arrive à plein de gens. Donc, relax.
    - ce n'est pas du luxe de faire de l'économie quand on veut débuter en interprétation. C'est un secteur où la concurrence est vraiment féroce et où on peine à trouver des missions quand on démarre - du coup, on a toutes les chances de se retrouver à faire de l'interprétation (consécutive ou simultanée) dans un contexte entrepreneurial : négociations commerciales, visites d'usines, etc. Ca ne peut donc pas faire de mal d'avoir quelques notions d'économie.
    - si vous renoncez à l'Isit pour l'instant, rien ne vous empêche de tenter l'Esit un peu plus tard. Elle recrute me semble-t-il après la licence, ça vous donne le temps de vous préparer.
    - dans tous les cas, à moins d'avoir déjà vécu longuement à l'étranger, vous ne pourrez pas devenir interprète sans avoir passé au moins 6 mois / un an dans les pays correspondant à vos langues de travail. L'interprétation nécessite une aisance à l'oral qu'on n'acquiert (sauf exception, bien sûr) que sur place (je crois d'ailleurs que cela fait partie des conditions d'entrée à l'Esit). Pourquoi ne pas envisager des études de langue à l'étranger ?

    Edit : j'oubliais un point important : l'Esit est beaucoup plus abordable que l'Isit (et a vraiment très bonne réputation).
  • Merci pour vos réponses rassurantes. Je vais m'inscrire en première année de LEA. Ensuite, je tenterai le concours d'entrée en seconde année à l'Isit ou l'Esit. Après avoir fini mes cinq années d'étude dans cette filière, je compte partir un an à l'étranger et tenter le concours d'interprète.

    Merci =)J'ai un autre problème. Lors de ma double inscription prépa-fac, j'ai choisi l'ufr lea de Roubaix. Ensuite, il y a un mois et demi, j'ai décidé de choisir uvhc lea de Valenciennes, sur les conseils de ma cousine. Il parait que comparée à la fac de Roubaix, celle de Valenciennes a une meilleure réputation et propose des cours de traductologie.

    Cependant, suivre les cours de LEA à La Catho à Lille me semble mieux. En effet, le trajet domicile-lieu d'étude serait beaucoup moins long ...

    Quelle fac me conseillez-vous ?
  • Bonjour tout le monde,

    Cette année j'ai fait une Hypokhâgne et je suis admise en Khâgne spécialité lettres modernes, mais j'ai présenté mon dossier pour l'ISIT et ai également été admise.

    J'aimerais donc savoir s'il y a parmi vous des personnes qui sont à l'ISIT et qui peuvent me conseiller parce que je ne sais pas si je devrais plutôt poursuivre une année de Khâgne, sachant que le prix de la scolarité est tout de même élevé, intégrer l'ISIT en 3ème année serait un avantage, ou si vraiment la deuxième année à l'ISIT apporte beaucoup aux étudiants de cette école...
    En fait, ce qui me rebute vraiment c'est de devoir repayer ma troisième année si je veux partir un an à l'étranger au lieu d'un seul semestre...

    Voilà, en espérant qu'il y a des étudiants de l'Isit ou toutes autres personne aptes à me répondre!

    Je vous remercie!
  • Pour intégrer l'ISIT en 3e année, il faut obligatoirement faire une khâgne de langue, et non pas de lettres modernes. Donc ou bien vous intégrez cette année, ou bien vous prenez une khâgne de langue. (Ce sont les informations que j'avais obtenu. )

    D'ailleurs, si la traduction vous intéresse, il est plus logique d'aller en Langues Vivantes qu'en Lettres Modernes... Si votre intérêt pour la littérature ne peut être abandonné, n'ayez crainte !! La khâgne de langue aborde la littérature du/des pays où la langue est pratiquée, et vous avez toujours le tronc commun de français. De même, vous garderez de façon certaine votre LVB.
  • D'accord merci pour la réponse!

    En fait je souhaitais faire une Khâgne spécialité Lettres modernes, mais au lieu de prendre l'option latin, l'arrêter, et prendre l'option LVA.
    Je pense que je vais intégrer cette année l'Isit, après y avoir réfléchi ça me semble la meilleure solution.
  • Bonjour tout le monde,

    Actuellement en hypokhâgne j'envisage d'intégrer une école de traduction (ISIT ou ESIT).
    Y-aurait-il parmi vous des personnes qui pourraient me renseigner d'une manière général sur ce milieu de formation (différences entre les deux, cursus, qualités/ défauts...)


    Je vous remercie d'avance!! =)
  • Bonjour à tous,

    Je crois pouvoir apporter des éléments concrets à certaines questions, pour avoir été en prépa littéraire et en école d'interprétation de conférence.

    Tout d'abord, je concorde sur tout ce que dit Anne-Lise. Surtout sur un point : les études d'interprète de conférence sont extrêmement exigeantes. Par contre, la rémunération espérée est de très loin supérieure à celle d'un traducteur.

    Entrer à L'Esit est déjà difficile. Il faut effectivement avoir passé au moins 6 mois dans les pays de ses langues. Mais pour être réaliste, 6 mois est un temps qui paraît ridicule au regard du niveau et de l'aisance qui est demandée.
    Je recommande chaudement à qui que ce soit de faire des études dans sa deuxième langue, appelée langue B. Ceci car le registre de langue manié en interprétation de conférence est toujours soutenu. Or l'aisance ne s'acquiert qu'avec la pratique, et la pratique du registre soutenu se fait à l'université ou éventuellement en milieu professionnel bien précis (diplomatie, journalisme, etc.).

    Gardons aussi en tête qu'un orateur (celui que vous interpréterez) peut à tout moment évoquer une directive européenne ou se lancer dans une métaphore avec la Rome antique. En termes concrets, cela signifie une aisance de vocabulaire sur une gamme aussi étendue de sujets que possible... ce qui prend des années à construire. D'où le fait que presque tous les étudiants de cette filière aient la trentaine en moyenne et aient déjà travaillé.

    Plusieurs étudiants ont d'ailleurs fait des études de traduction avant de se tourner vers l'interprétation. Mais le travail est très différent et les qualités requises ne sont pas les mêmes. Personnellement, je ne recommande à personne, quel que soit son niveau de langue, de se lancer dans la consécutive sans entrainement. La mémoire demandée et la responsabilité des propos d'un autre font que c'est un travail sans doute plus difficile que la simultanée.

    Une prépa est une bonne formation pour y arriver. Tout simplement car la somme de travail exigée correspond à ce qui est demandé en prépa et les habitudes acquises seront utiles.
    LLCE ou LEA sont de bons choix également. La différence se fera sur l'appétit intellectuel, ce que vous amasserez par vos propres lectures et écoute (la radio est votre meilleure amie, car elle ajoute la prononciation et il ne faut pas confondre style oral et style écrit).
    Une fois de plus, je vous recommande de vous inscire pour ces mêmes études dans une universitaire étrangère. Ce n'est pas seulement une expérience lingüistique inégalable mais aussi une expérience culturelle précieuse pour la traduction / interprétation.

    Pour revenir aux écoles, l'Esit et l'Isit ont toutes deux très bonne réputation. Plusieurs professeurs enseignent d'ailleurs dans les deux. L'Esit reste toutefois la référence, et cela même au niveau international. L'Eti à Genève a aussi très bonne réputation, ainsi que Westminster à Londres.

    Pour ce qui est de la traduction littéraire, c'est un chemin différent. Il faut connaître les personnes qui pourront vous mettre en contact avec des éditeurs. Je ne connais pas directement ce milieu, mais je ne vois pas comment cela serait possible ailleurs qu'à Paris malheureusement. Il semble que le master 2 de la fac Paris 7 - Diderot soit la meilleure option, celle qui offre la plus forte probabilité d'obtenir un stage qui portera ses fruits.
    Théoriquement, on ne fait pas de traduction littéraire en plusieurs langues : ce sera depuis la langue B (maîtrise parfaite) vers la langue A (maternelle), inconditionnellement.
    Je ne vois pas comment faire de telles études sans une solide connaissance de nombre d'oeuvres dans les deux langues. Pensez aux références culturelles et littéraires, parfois subtiles, qu'il vous faudra repérer.

    C'est dans les deux cas un long chemin pour lequel il faut être passionné.
    Courage.
  • Bonjour,

    Je suis actuellement (à la rentrée) en seconde année de fac de droit. Après avoir passé un Bac L, dans l'intention de devenir interprete par la suite, j'ai finalement attérri en droit. Mais comme on dit on revient toujours à ses premiers amours
    Bref, je fais donc des recherches sur la formation d'interprete et j'ai vu que l'isit était accessible en 3ème année peut importe la formation. ESt ce vraiment le cas? Etant étudiante en droit est ce possible pour moi?
    Si c'est le cas je pense finir ma L2 puis tenter l'entrée en 3ème année. Ou sinon j'aimerai passer ma L3 a l'étranger, et essayer de rentrer en master.
    Par ailleurs connaissez vous les études pour être interprete juridique, je me dis que ça pourrait etre un bon compromis de mes etudes actuelles et de ma passions des langues.
    Que me conseillez vous? Mon projet est-il faisable ou d'autres chemins sont ils envisageables?

    Par avance merci :D
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.