Fiches méthode Bac de français 2020

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Réponses

  • Décidément, on ne se comprend pas et le temps passe ... depuis le 6 octobre.

    Quelles sont les trophes à commenter ?
  • ce sont les parties 7 et 8 du Voyage
  • VII

    Amer savoir, celui qu’on tire du voyage !
    Le monde, monotone et petit, aujourd’hui,
    Hier, demain, toujours, nous fait voir notre image :
    Une oasis d’horreur dans un désert d’ennui !

    Faut-il partir ? rester ? Si tu peux rester, reste ;
    Pars, s’il le faut. L’un court, et l’autre se tapit
    Pour tromper l’ennemi vigilant et funeste,
    Le Temps ! Il est, hélas ! des coureurs sans répit,

    Comme le Juif errant et comme les apôtres,
    À qui rien ne suffit, ni wagon ni vaisseau,
    Pour fuir ce rétiaire infâme : il en est d’autres
    Qui savent le tuer sans quitter leur berceau.

    Lorsque enfin il mettra le pied sur notre échine,
    Nous pourrons espérer et crier : En avant !
    De même qu’autrefois nous partions pour la Chine,
    Les yeux fixés au large et les cheveux au vent,

    Nous nous embarquerons sur la mer des Ténèbres
    Avec le cœur joyeux d’un jeune passager.
    Entendez-vous ces voix, charmantes et funèbres,
    Qui chantent : «Par ici ! vous qui voulez manger

    Le Lotus parfumé ! c’est ici qu’on vendange
    Les fruits miraculeux dont votre cœur a faim ;
    Venez vous enivrer de la douceur étrange
    De cette après-midi qui n’a jamais de fin !»

    À l’accent familier nous devinons le spectre ;
    Nos Pylades là-bas tendent leurs bras vers nous.
    «Pour rafraîchir ton cœur nage vers ton Électre !»
    Dit celle dont jadis nous baisions les genoux.

    VIII

    Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !
    Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
    Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,
    Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

    Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte !
    Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
    Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe?
    Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !

    Un poème extrait de la section : la mort.
    La vie comme un voyage ou la création poétique comme un voyage ...

    Le voyage comme une fuite
    Le voyage immobile
    La mort au bout du voyage
  • Merci, du coup ma problématique doit parler du voyage?
  • Sais-tu à quoi sert la problématique dans un devoir ?
    C'est un problème soulevé, une tension à gérer, un questionnement sur le texte qui va orienter ta lecture et ton analyse. Cela te permettra ensuite de structurer ton commentaire puisque les axes du développement seront des réponses à la problématique formulée dans l'introduction.
  • D'accord, merci beaucoup pour votre aide, je pense avoir compris. :)
  • Bonjour j'ai un commentaire à rendre SUR La premiere partie du poeme LE voyage j'ai trouvé un plan mais je voulais connaître votre avis

    1.Un rêve de voyage qui devient illusoire
    A. Un rêve d'enfance qui se réalise
    B. Les difficultés du voyage
    2.La vision du poète sur les vrais voyageur
    A. LE vrai voyageur
    B. Les attentes du vrai voyageurs
  • [message supprimé]
  • Amer savoir celui qu'on tire du voyage ...
    — VI —

    « O cerveaux enfantins !

    Pour ne pas oublier la chose capitale,
    Nous avons vu partout, et sans l'avoir cherché,
    Du haut jusques en bas de l'échelle fatale,
    Le spectacle ennuyeux de l'immortel péché :

    La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide,
    Sans rire s'adorant et s'aimant sans dégoût ;
    L'homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
    Esclave de l'esclave et ruisseau dans l'égout ;

    Le bourreau qui jouit, le martyr qui sanglote ;
    La fête qu'assaisonne et parfume le sang ;
    Le poison du pouvoir énervant le despote,
    Et le peuple amoureux du fouet abrutissant ;

    Plusieurs religions semblables à la nôtre,
    Toutes escaladant le ciel ; la Sainteté,
    Comme en un lit de plume un délicat se vautre,
    Dans les clous et le crin cherchant la volupté ;

    L'Humanité bavarde, ivre de son génie,
    Et, folle maintenant comme elle était jadis,
    Criant à Dieu, dans sa furibonde agonie :
    « O mon semblable, ô mon maître, je te maudis ! »

    Et les moins sots, hardis amants de la Démence,
    Fuyant le grand troupeau parqué par le Destin,
    Et se réfugiant dans l'opium immense !
    - Tel est du globe entier l'éternel bulletin. »

    Longue énumération d'un spectacle affligeant tiré des voyages. Voyages réels ou imaginaires ? Peinture qui mène au spleen et à la mort.
  • Bonsoir j'ai deux phrases à commenter mais je ne vois pas ce que je pourrai dire dessus pouvais vous m'aider s'il vous plaît.

    Les deux phrases sont :
    Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ?
    Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Baudelaire exprime son échec ; sa poésie n'a pas pu changer la vie, vaincre le spleen, parvenir durablement à l'idéal, d'où cette fuite en avant éperdue vers un au-delà inconnu mais qui permettra d'échapper à l'ennui.
    C'est un constat impitoyable sur l'impasse où l'a conduit son entreprise poétique et un jugement sévère sur le recueil qui en a résulté.
  • En complément :
    Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau !


    Et la quête constante d'un idéal. Le nouveau : la modernité des thèmes, une nouvelle esthétique poétique.
  • Bonsoir j'ai deux phrases à commenter mais je ne vois pas ce que je pourrais dire dessus. Pouvez- vous m'aider s'il vous plaît ?

    Ces deux vers sont ceux du poème final d'une section intitulée Le Voyage
    Cette section appartient à la dernière partie des Fleurs du Mal : LA MORT.

    Après avoir évoqué comment le voyage à travers le monde terrestre est décevant Amer savoir, celui qu’on tire du voyage !, source de désillusions, fausse échappatoire au spleen, à la douleur, à l'angoisse, à l'ennui, le poète envisage ce qu'on appelle le dernier voyage, c'est-à- dire la mort.

    La mort est un mystère, la mort est l'inconnu radical.
    C'est l'ultime voyage, voyage poétique bien entendu, puisque Baudelaire ne va pas se suicider. (Il a bien essayé de se taillader la poitrine, douze ans avant, mais ce ne fut pas radical.)
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