Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour,
je suis en 1ère et je dois faire un commentaire composé sur ce texte.
Ma problématique est : "de quelle manière le narrateur fait-il part de sa solitude dans le texte ?"
j'ai une petite idée pour mes axes : le champ lexical de la solitude, les termes péjoratifs.
voilà les idées que j'ai en tête, mais pourriez-vous m'aider ? c'est vraiment urgent et merci d'avance pour votre réponse.

texte :
Ce colonel, c'était donc un monstre! A présent, j'en étais assuré, pire qu'un chien,il n'imaginait pas son trépas! Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en face. Qui savait combien, Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout? Dès lors ma frousse devint panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment... Pourquoi s'arrêtaient-ils? Jamais je n'avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses.
Serais-je donc le seul lâche sur la terre? pensais-je. Et avec quel effroi!... Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants,en autos, sifflant, tirailleurs, comploteurs, volant,à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux! Nous étions jolis! Décidément, je le concevais, je m'étais embarqué dans une croisade apocalyptique.
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Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Isha,

    Ce n'est pas une bonne idée de retenir des axes purement fonctionnels.

    Essaie plutôt d'aborder la solitude par des axes descriptifs et explicatifs :

    - Un homme troublé et apeuré
    Les interrogations et exclamations qui marquent le trouble...

    - La force d'un destin contraire qui le condamne
    Les accumulations, les exagérations, les allitérations ("cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment")...

    - Les jugements sur son environnement, son rejet de la folie guerrière
    expressions péjoratives, familières...
  • merci beaucoup pour votre aide!!
  • bonjour a tous! voila, je suis en classe de seconde et j aurais besoin d'aide pour mon commentaire composé sur un extrait de "voyage au bout de la nuit " SVP aide moi! je voudrais au moin trouvé un plan. Merci a tous :)
    voici le texte en question :
    Le colonel , c'était donc un monstre ! A présent, j'en étais rassuré , le pire qu'un chien , il n'imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée , et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en armée , des braves , et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en face . Qui savait combien ? un , deux , plusieurs millions peut être en tout ? dès lors ma frousse devint panique . Avec des êtres semblables , cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment....Pourquoi s'arrêteraient-ils ? Jamais je n'avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses .
    Serais donc le seul lâche sur terre ? Pensais-je . Et avec quel effroi !...Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux ? Avec casques , sans casques , sans cheveux , sur motos , hurlants , en autos , sifflants , tirailleurs , comploteurs , volants , à chenoux , creusant , de défilant , caracolant dans les entiers , pétaradant , enfermés sur le terre , comme dans un cabanon , pour y tout détruire , Allemagne , France et continents , tout ce qui respire , détruire , plus enragés que les chiens , adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas ) , cent mille fois plus renragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous étions jolis ! décidément , je le concevait , je m'étais embraqué dans une croisade apocalyptique .
    On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté . Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place Clichy ? Qui aurait pu prévoir avant d'entrer vraiment dans la guerre , tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante des hommes ? a présent , j'étais pris dans cette fuite en masse , vers le meurtre en commun , vers le feu...ça venait des profondeurs et c'était arrivé .
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Petimae,

    D'abord définis une problématique, un fil de lecture.
    Que dénonce Céline dans cet extrait ? Bien entendu la guerre. Pourquoi est-elle l'horreur absolue ? Comment le montre-t-il ? Quelle découverte sur lui-même s'impose à lui ?
    Tu as donc affaire à un travail de démystification.
    Un autre fil conducteur est celui de la comparaison avec les chiens.
    Réfléchis et reviens nous voir avec une ébauche de plan qui cherchera à répondre à la problématique.
  • Bonsoir PetitMae,

    Oui... tout ce qu'a dit Jean-Luc. Et puis cette phrase :
    On est puceau de l'Horreur comme on l'est de la volupté.
    elle m'a tellement marquée, moi, cette phrase...

    Muriel
  • Bonsoir, je suis en étudiant en lettres et sciences humaines, et j'ai besoin de votre aide concernant un exposé que je dois faire sur un passage du livre "Voyage au bout de la nuit" de Céline.

    Mon exposé porte sur le passage allant de "Le colonel c'était donc un monstre" jusque "Je venais de découvrir d'un coup la guerre tout entière".
    Ce passage se situe dans le 2e chapitre au moment où Bardabu décrit la guerre depuis une tranchée, les agissements de son colonel etc...

    Je dois dégager deux axes de ce passage et j'aimerais savoir lequel conviendrait le mieux selon vous.

    Soit je parle dans un 1er axe de l'attitude de Bardabu et dans le second de l'attitude des autres combattants
    ou alors je parle dans un 1er axe des impressions de Bardabu sur la guerre et dans le second de l'attitude de Bardabu et des autres combattants ?

    Voilà, moi et mon camarade penchons pour la 1er proposition mais on est pas sûr que cela convienne. Pourriez-vous donner quelques conseils et impressions?

    Merci et bonne soirée.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Adri,

    Il me semble qu'il faut mettre en valeur l'expérience traumatisante de la guerre moderne. Bardamu est le porte-parole de Céline pour dénoncer la gigantesque folie avilissante. Ici point d'héroïsme, mais la peur animale, une humanité bestiale et enragée...
  • Oui merci. J'avais constaté cela, mais nous devons dégager deux axes de lecture dans lesquels nous devons repérer des ilots de sens en suivant le texte, repérer quelques figures de style etc...

    Je vous demande juste si nos deux propositions pourraient convenir ou pas ? laquelle est la mieux ? Ou alors si vous avez d'autres axes à proposer, n'hésitez pas.

    Mon camarade et moi, n'étant pas vraiment littéraires, éprouvons quelques difficultés et par conséquent manquons de confiance et d'assurance.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Je ne dispose pas du texte sous les yeux.
    Mais au risque de me répéter, je choisirais deux axes dénonçant la guerre moderne :
    - la folie,
    - la déshumanisation...

    Il ne faut pas rester superficiels en vous contentant des anecdotes, mais bien entrer en profondeur dans les intentions de Céline en rapport avec le titre général de l'ouvrage.
  • J'avoue que sous cet angle, c'est intéressant. On va y réfléchir, on a déjà analysé chaque phrase du passage, on arrivera à s'adapter. Merci beaucoup.
  • Bonjour à tous,

    alors voilà je dois montrer en quoi les procédés d'écriture et les choix narratifs influent sur la vision qu'on nous donne de la guerre. Et j'ai du mal à trouvé des procédés d'écriture qui montre cette vision de la guerre, alors si vous pouviez m'aider ce serait gentil.

    Voici le texte :
    Ce colonel, c´était donc un monstre ! À présent, j´en étais assuré, pire qu
    ´un chien, il n´imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu
    ´il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des
    braves, et puis tout autant sans doute dans l´armée d´en face. Qui savait
    combien ? Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout ? Dès lors ma
    frousse devint panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité
    infernale pouvait continuer indéfiniment... Pourquoi s´arrêteraient-ils ?
    Jamais je n´avais senti plus implacable la sentence des hommes et des
    choses.
    Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? Pensais-je. Et avec quel effroi
    !... Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés
    jusqu´aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur
    motos, hurlants, en autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à
    genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant,
    enfermés sur la terre, comme dans un cabanon, pour y tout détruire,
    Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, détruire, plus
    enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas)
    cent mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux!
    Nous étions jolis! Décidément, je le concevais, je m´étais embarqué dans
    une croisade apocalyptique.
    Je trouve pas vraiment de procédés qui pourraient montrés la vision de la guerre.

    Merci d'avance !
  • Bonjour,
    Pour me préparer à l'oral du français ( bac) et aux différentes questions qui pourraient me déstabiliser.
    J'aurai voulu savoir si vous avez des questions envisageable pour ce texte extrait de Voyage au bout de la Nuit De LF Celine:

    [Début de l'œuvre : l'expérience de la guerre]:
    Le colonel, c’était donc un monstre ! A présent, j’en étais assuré, pire qu’un chien, il n’imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu’il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis autant sans doute dans l’armée d’en face. Qui savait combien ? Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout ? Dès lors ma frousse devient panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait continue indéfiniment… Pourquoi s’arrêteraient-ils ? Jamais je n’avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses.
    Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? Pensais-je. Et avec quel effroi !... Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu’aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre, comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant la rage ( ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous étions jolis ! Décidément, je le concevais, je m’étais embarqué dans une croisade apocalyptique.
    On est puceau de l’Horreur comme on l’est de la volupté. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place de Clichy ? Qui aurait pu prévoir avant d’entrer vraiment dans la guerre, tout ce que contenait la sale âme héroïque et fainéante des hommes ? A présent, j’étais pris dans cette fuite en masse, vers le meurtre en commun, vers le feu… ça venait des profondeurs et c’était arrivé.
    Merci de bien vouloir répondre que vous soyez professeur ou non! Toutes les idées sont les biens venues!
  • Bonjour, je suis également en seconde et je dois commenter le texte ci dessous:
    "Le colonel, c’était donc un monstre ! A présent, j’en étais assuré, pire qu’un chien, il n’imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu’il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis autant sans doute dans l’armée d’en face. Qui savait combien ? Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout ? Dès lors ma frousse devient panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait continue indéfiniment… Pourquoi s’arrêteraient-ils ? Jamais je n’avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses.
    Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? Pensais-je. Et avec quel effroi !… Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu’aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre, comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant la rage ( ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous étions jolis ! Décidément, je le concevais, je m’étais embarqué dans une croisade apocalyptique."

    J'ai pas mal de remarques :
    - la dénonciation de l' absurdité de la guerre
    - le registre épique, notamment avec les comparaisons aux chiens,énumération du deuxieme paragraphe,les hyperboles "pluieurs millions" ou "imbécilité infernale"
    - la peur éprouvé par barmadu exprimée pas sa forte ponctuation
    - je percois aussi de l'ironie mais sans vraiment de justification par des citations..


    Je dois rendre ce devoir pour la semaine prochaine mais je ne sais pas organiser mes idées dans un plan et je doutes que ces idées soit suffisantes. Est ce que vous pouvez m'aider ?

    Merci

    -
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    As-tu lu le message n° 5 ?
  • Oui je l'ai lu :)
    Donc je mettrai surement dans un premier Thème : La guerre
    Mais je trouve que cette partie est la plus simple et j'aimerai surtout comprendre l'ironie de ce texte.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    C'est tout l'extrait qui est une dénonciation de la guerre. Voilà le parcours de lecture.
    Les axes seront les réponses au comment.
    Tu ne peux pas écrire une partie sur l'ironie car tu séparerais le fond de la forme. D'ailleurs plus que l'ironie, ce sont les registres polémique et satirique qui structurent le passage. Plus que le registre épique, tu as un recours au burlesque (ou contre-épique)
    Envisage de répondre par des thèmes :
    - horreur
    - folie
    - déshumanisation
    A l'intérieur de chacun d'eux, examine quels procédés, quels arguments (rationnels et affectifs) sont utilisés par Céline.
  • Merci beaucoup ! Escusez- moi de vous re-déranger . A propos du burlesque, comment par quelles citations pourrait-on le justifier?
  • la petite puce a écrit:
    Merci beaucoup ! Escusez- moi de vous re-déranger . A propos du burlesque, comment par quelles citations pourrait-on le justifier?

    Regarde d´abord ce que signifie le mot "burlesque", et n´ai pas peur surtout de tenter toi-même d´ecrire des réponses, même si tu es loin d´être sûr de ta réponse.!
    Souvent, on bloque devant une analyse de texte parce que l´on ne saisit pas vraiment ce que les questions nous demandent.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Le Burlesque ou contre-épique

    Ce registre se caractérise par l’opposition voulue entre le sujet et son traitement : soit un sujet héroïque est rabaissé par un style familier, voire vulgaire ; soit un sujet trivial est abordé au moyen d’un style soutenu.
    L’effet recherché est la remise en cause des conventions de genre.

    Grivoiserie, représentation des fonctions naturelles, décalage, réification, recherche du grotesque, absurdité, regard décapant…
  • Bonjour, je suis en première et je doit rédiger un commentaire sur ce texte de Céline
    ma problématique est: Comment Céline inverse-t-il le système de valeur commun pour mettre en évidence l'absurdité du monde ? mon plan étant

    I)L'humanité; une armée sanguinaire

    II) Un narrateur horrifié

    III) L'apocalypse fatale

    Cependant je ne sais pas quoi mettre dans ces différentes parties pouvez m'aider svp
    Ce colonel, c'était donc un monstre! A présent, j'en étais assuré, pire qu'un chien,il n'imaginait pas son trépas! Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée, des braves, et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en face. Qui savait combien, Un, deux, plusieurs millions peut-être en tout? Dès lors ma frousse devint panique. Avec des êtres semblables, cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment... Pourquoi s'arrêtaient-ils? Jamais je n'avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses.
    Serais-je donc le seul lâche sur la terre? pensais-je. Et avec quel effroi!... Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'aux cheveux? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants,en autos, sifflant, tirailleurs, comploteurs, volant,à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux! Nous étions jolis! Décidément, je le concevais, je m'étais embarqué dans une croisade apocalyptique.
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