Que pensez-vous de cette citation de Simone de Beauvoir "on ne naît pas femme on le devient" ?
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Réponses

  • que ça s'applique aux hommes aussi.
  • Pas mal cher Lebeau, mais faut argumenter !
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Mamita,

    Il faut se souvenir que Simone de Beauvoir était une féministe militante.
    J'interprète sa remarque comme une critique de l'éducation bourgeoise.
    Pour elle, la féminité n'est pas physiologique ou psychologique, mais culturelle : elle est en quelque sorte le fruit d'une éducation qui modèle et conditionne la fillette en future femme par des rôles sociaux. La féminité ne serait pas innée, mais acquise.

    Si l'auteur des Mémoires d'une jeune fille rangée va effectivement jusqu'à nier la réalité d'un genre humain sexué, pour justifier sa "libération", elle se trompe. A mon avis, il existe bien des spécificités dans notre "équipement". Il suffit de lire par exemple "Les Hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus" pour en prendre conscience.
  • bonsoir jean-luc
    je suis tout a fait d"accord avec simone de beauvoir meme en etant pas une feministe g crois qu"il faut apprendre a etre femme ce ki signifie que c'ést une education que tous les femmes doivent apprendre pour pouvoir l"etre .
  • La différence entre femmes et hommes commence dans les gènes avec les chromosomes XX pour les femmes, XY pour les hommes ; ce n'est donc pas un fait de culture. Quand on observe des bébés garçons et filles, on s'aperçoit très vite que les filles sont plus charmeuses que les garçons, et à cet âge tendre on ne peut pas dire que c'est le fait de l'éducation !
  • Mais qu'est-ce réellement être une femme ? Un simple assemblage de comportements, de pensés et de courbes ? Ou quelquechose de plus profond ? Puisqu'à la base être Homme devant l'animal est une affaire de consciense. Il y aurait donc un sous-ensemble de conscience des sexes au sein de l'humanité. La flamme de l'identité sexuelle se construit autour d'un ensemble immense qui se compose en partie de la culture, de la physionomie mais qui ne s'arrête pas à cette seule frontière.
  • Mais les animaux aussi ont une conscience ! Et l'homme (l'humain) est pétri d'instincts animaux !
  • A Léah,
    il est évident que le nouveau-né, pour riche qu'il soit d'expériences vécues de façon intra-utérine, ne sait pour autant rien du monde qu'il va affronter lorsqu'il naît, qu'il soit masculin ou feminin.
    C'est donc bien, surtout, son histoire et son éducation qui feront de lui ce qu'il sera.
    Si la mère donne son sexe "social" à la fille, c'est l'homme qui la confirmera dedans, et inversement pour l'homme.
    Chers tous, nous sommes en pleine philosophie. Quelqu'un connaît-il un "prof" ou un maître ès philo, qui serait intéressé à jouerles "webmestre" dans ce domaine?
  • Chère Léah,
    pas persuadé du tout que les animaux aient une conscience de soi; je les crois et ne les crois qu'instinctifs et génétiquement programmés pour obéir à cet instinct.
    Oui, cependant, nous sommes, nous humains, pétris de réflexes animaux. Je crois cependant que c'est justement la prise de conscience de soi qui fait la différence entre animaux et humains.
    Conférer l'expérience de Zazzo: lorsqu'il a conscience de soi, l'être humain n'a plus besoin de vérifier ce qu'il ya derrière le miroir où il vient de se voir. Le chimpanzé, lui, sera toujours obligé de vérifier car il ne peut comprendre que c'est lui qu'il a vu et donc qu'il existe.
  • Rappelons-nous qu'au cours de l'histoire,ainsi que F.Badinter nous l'a montré, la femme a longtemps été un être indifférencié de ses enfants et qu'elle n'a pas eu de statut social pendant des siècles, sinon celui d'être la "propriété" de son époux.
    Et, historiquement, l'émergence 'politique' de l'enfance est contemporaine de celle de la femme: les grandes luttes pour le droit de vote datent, si je ne me trompe, de la fin du XIXème( Emmeline Pankhurst en Angleterre.
    Il se trouve que l'enfant a échappé(tout au moins en France) à la tutelle paternelle directe avec les deux Jules, Simon et Ferry, l'un agissant par le social, et l'autre par le scolaire.
    Il y a donc bien une émergence "sociale" et donc "culturelle" de la "Femme", dès la fin de l'avant dernier siècle, l'aspect génétique remontant bien évidemment à la nuit des temps.

    N'oublions cependant pas que les cathares ont été parmi les premiers à réclamer l'égalité de l'homme et de la femme.
  • C'est exactement ce que je voulais dire par conscience.
    En deuxième lieu, il faudrait donc dire que le sexe se divise en deux parties soit le sociale et le physionomique. Mais est-ce que l'affirmation être femme ou homme est nécessairement la seule réponse ? Physionomiquement je crois qu'à mois d'être hermaphrodite ou victime d'un désatreux accident on ne peux pas ser tromper. Mais socialement, est-ce que la chose peut être aussi "évidente" quand on pense aux travesties ou juste aux personnes qui n'ont pas les comportements jugés "normaux" associés à leurs sexes respectifs ?
  • bonne question ti-ron c'est se que je voulais comprendre sur le cas des travesties car eux ils se tranforment pour etre des femmes dnc pr etre une femme il ne suffit pa de le naitre mé de le devenir comme les travestie donc la citation de simone de beauvoir est fondée.
  • Mais un travesti n'est pas une femme ! Seuls, les transexuels changent de sexe (encore est-ce une minorité) Mais les hommes transexuels ne peuvent avoir d'enfants. Or, une des caractèristiques fondamentales de la féminité, c'est de pouvoir donner la vie... Et ça c'est bel et bien dans les gènes !
    On ne peut pas fonder la vérité d'une opinion sur quelques exceptions, Mamita.. Et puis, il faut resituer le texte de Beauvoir dans son époque.
  • Cher Lebeau
    Si, las animaux ont évidemment une conscience d'eux-mêmes. Si tu as déjà vu un animal proche de la mort c'est une telle évidence ! Le test du miroir est idiot car cela signifierait qu'une personne qui n'a jamais pu se voir dans un miroir n'aurait pas conscience d'elle-même
    Bien sûr qu'il y a une existence sociologique et culturelle des phénomènes "homme" ou "femme", à prendre donc dans le sens socio-culturel. Mais il y a aussi une existence biologique ; un être sexué est un être sexué, qu'il en ait conscience ou pas. Et je répète qu'au même âge, un bébé fille est toujours plus "charmeur" qu'un bébé garçon. Si vous connaissez des gens qui travaillent en puériculture, vous aurez confirmation !
    Quand S de B écrit "on ne naît pas femme on le devient" elle veut dire que la petite fille est souvent un être libre et épris de liberté, et que l'éducation en fera un être soumis et inférieur. Elle donne au mot "femme" son acception socio-culturelle, et non biologique
  • Simone de Beauvoir à peut être voulu faire de l'humour... car je vous rapelle que Erasme a écrit "on ne nait pas homme, on le devient" !... :D
  • Hum ! le Castor avait beaucoup de qualités, mais l'humour, sûrement pas
    Ce que je voulais dire avec le miroir, c'est que si on met un humain qui n'en a pas vu dans son enfance, et dont les parents ne lui ont jamais dit "regarde-toi" réagirait certainement comme un animal...
  • Ce que je voulais dire avec le miroir, c'est que si on met un humain qui n'en a pas vu dans son enfance, et dont les parents ne lui ont jamais dit "regarde-toi" réagirait certainement comme un animal...
    À partir d'un certain âge les poupons ont conscience de leur existence, les expériences sur ce sujet sont nombreuses. On place un enfant devant un miroir avec une tache sur le nez, au premier regard l'enfant se touche lui-même le nez car il comprend que c'est sur son nez qu'elle est et non sur l'image qui lui apparaît.

    Mais je vais dans la direction de ton explication, l'éducation sociale détruira la liberté d'action et de pensée d'une jeune fille. Je crois que l'image qu'on projète à la télé et dans les magazines en est un parfait exemple.
  • Des expériences ont aussi été faites avec les Papous (enfin, je dis les Papous, mais ce pouvaient être des amérindiens ou des aborigènes) qui n'avainet jamais vu de miroirs ; ils ont fait le tour pour voir qui était de l'autre côté.
    Je crois que l'enfant se touche le nez justement par "effet-miroir" il s'approprie ce qu'il voit chez l'autre. Un enfant de moins de trois ans parle toujours de lui à la troisième personne, le sais-tu ?
  • Mamita, si vous vous intéressez aux citations, je viens de m'acheter un petit livre super sympa sur les expressions françaises qui tirent leurs origines dans la littérature, il s'appelle "Qu'importe le flacon" et est publié chez Larousse. C'est très ludique tout en étant instructif!
    Quant à Simone de Beauvoir, je suis tout à fait d'accord avec elle, mais j'aimerais savoir ce qu'elle pensait de l'homosexualité... Aurait-elle dit: "on ne nait pas homo, on le devient"?
    une lectrice à plein temps
  • Tiron, je ne crois pas que des choix d'ordre sexuels ou comportementaux dénient en quoi que ce soit l'identité sexuelle naturelle d'un individu, exception faite, évidemment, des transsexuels. Encore qu'une belle ambiguïté subsiste à leur sujet:
    combien d'entre eux ont regretté par la suite ce "passage à l'acte" irréversible?
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