Sophocle, Œdipe roi - Vous êtes là, vous, qui représentez le plus pur honneur de la patrie...

bonjour , :)
j'ai des difficultés pour un commentaire composé car on doit travailler sur un passage précis d'oedipe roi écrit par Sophocle
ver 1220 à 1297 .
bref je n'y arrive pas du tout, j'ai fait l'intro et mes axes de lectures sont :
-nous montrerons tout d'abord que cette pièce ne respecte pas les règles de bienséances (la mort ...)
-nous analyserons donc le passage le plus tragique
- enfin nous étudierons ce que ce récit donne à voir précisément les choses.
je n'arrive pas a développer tout sa en faite ! :( :(
voilà
svp un peu d'aide !! :D

Réponses

  • On doit être dans le même lycée parce que j'ai exactement la même chose.
    Voilà le texte recopié lors d'un après midi à tuer le temps :
    [EXODOS : SORTIE DU CHŒUR]

    [1. LE VALET]
    [2. ŒDIPE]
    [3. ŒDIPE, CREON]
    [4. Les mêmes, ANTIGONE et ISMENE]

    [Entre un valet, venant du palais]

    Un Valet

    Vous êtes là, vous, qui représentez le plus pur honneur de la patrie ! Ah ! qu’ont-ils fait ! Vous allez l’entendre… Qu’ont-ils fait ! Vous allez le voir… Quel chant de deuil vous allez élever, si, fidèles à votre sang, vous avez encore souci de la maison des Labdacides ! Tous les fleuves de l’Orient ne suffiraient pas, je crois, à laver, à purifier cette demeure de toutes les horreurs qu’elle cache, de celles aussi qui bientôt éclateront au grand jour, et qui sont volontaires – oui, je le dis : volontaires. Et les maux les plus affligeants sont bien ceux où l’on s’est jeté soi-même librement !

    Coryphée

    Rien ne manque plus à ce que nous savions déjà pour accabler et déchirer nos cœurs… Qu’as-tu donc à y ajouter ?

    Le Valet

    Le mot le plus bref qui soit à dire et à entendre : la mort de Sa Majesté la reine Jocaste.

    Coryphée


    La malheureuse ! Et d’où est venu le coup ?

    Le Valet

    D’elle-même, sur elle-même. De ce drame vous n’aurez pas connu le plus affreux : vous ne l’avez pas vu, vous. Je vais pourtant vous retracer, pour autant qu’ils se soient fixés en moi les détails de ce que l’infortunée a subi.
    A peine, dans un élan éperdu, eut-elle traversé le vestibule pour rentrer, qu’elle se précipita vers le lit conjugal, en s’arrachant là deux mains les cheveux. Elle entre, claque la porte pour s’enfermer ; elle invoque Laïos, depuis si longtemps déjà dans la tombe. Elle lui parle, elle rappelle cette naissance d’autrefois, qui a causé sa mort à lui – et elle, elle ne lui avait survécu que pour forger à son propre fils une lignée monstrueuse ! Et elle pleurait la couche où, doublement malheureuse, elle avait enfanté, de son mari, un mari, et de enfants, de son enfant ! Après cela, comment a-t-elle péri ? Je ne sais plus… On entend des cris. C’était Œdipe : il fait irruption ; il n’était plus question d’aller voir comment elle succombait. Nous ne pouvions plus regarder que lui-même : il tournait en rond, passait de l’un à l’autre en nous demandant de lui fournir une arme, de lui dire où il pourrait joindre sa femme – non pas sa femme mais ce sein doublement maternel où ses enfants avaient mûri après lui. Dans la frénésie où il était, un dieu sans soute vint le guider : nous n’y sommes pour rien, nous, les hommes qui l’entourions. Il lance un hurlement affreux, et comme s’il avait eu quelqu’un pour le conduire, il fonce sur les vantaux de la porte, pèse sur le verrou, le fait ployer et sortir de la gâche – il se rue dans la chambre.
    Là – oui, pendue – nous avons aperçu Jocaste balancée au bout d’un lacet tressé qui l’étranglait. Il la voit, le malheureux, il pousse un rugissement affreux, il dénoue le lien qui la pend… Voici le pauvre corps gisant… Et alors, quelle chose atroce, ce qui nous restait à voir ! Il lui arrache les agrafes d’or qui ornaient ses vêtements, les brandit, et en frappe dans leurs orbites ses propres yeux : ils cesseraient ainsi, disait-il à peu près, de voir les horreurs dont il était victime et dont il était coupable, ils ne se fixeraient plus désormais que dans la nuit, ici-bas, sur ceux qu’il n’aurait pas dû voir, et ne reconnaîtrait plus aux enfers ceux qu’il avait voulu connaître. Telle était sa complainte et, à coup répétés – un seul ne lui suffisait pas – il se frappait les yeux en levant les paupières. Rouge, le sang giclait de ses prunelles sur sa barbe ; ce n’était pas un suintement sanguinolent qu’elles laissaient perler, mais une pluie pressée et noire, une grêle sanglante qui l’inondait.
    Tels sont les malheurs qui ont éclaté de part et d’autre. Malheurs solidaires : la mari et la femme ont confondu leur désespoir. Hier encore, l’antique héritage de félicité était pour eux légitime félicité. Mais voici aujourd’hui sanglots et catastrophe, et mort, aucun qui n’ait ici sa place !

    Coryphée

    Et, à présent, l’infortuné a-t-il un peu répit dans son tourment ?

    Le Valet

    Il crie : il veut qu’on écarte les portes, qu’on fasse voir à tout la ville de Thèbes l’homme qui, de son père, fut l’assassin, de sa mère… non, cette parole abominable me brûlerait les lèvres ! Il semble décidé à se jeter hors du pays, à ne plus rester dans cette demeure, maudit qu’il est par les imprécations mêmes qu’il a lancées. Quoi qu’il en soit, il lui faut un appui, un guide, car la disgrâce qui l’accable, c’es plus qu’on n’en peut supporter. Tu vas en juger toi-même : regarde, les vantaux du portail s’écartent : le spectacle que tu vas voir ferait pitié au pire de ses ennemis !

    [Entre Œdipe, aveugle, les yeux sanglants]
    Pour ma part je te conseillerais de trouver toutes les figures de style, procédés d'écritures, champs lexicaux, ... pour après te permettre de trouver les effets qu'ils provoquent sur ta lecture.

    Autre chose, je pense que la règle de "bienséance" est respectée car le personnage ne fait qu'évoquer "la mort" et ne la montre pas.
    D'autre part si tu écris dans tes axes de lecture "le passage le plus tragique" en sachant que le texte est tiré d'une tragédie tu assimile deux définitions de ce même mots et cela embrouillera peut être la structure de ton introduction.
  • Est-il normal qu'un valet soit si bien informé des affaires du palais?
    À qui s'adresse-t-il la première tirade?
    Qu'est-ç'un coryphée?
    Quelles sont les relations entre Laios, Jocaste et Oedipe?
    Explicite le sens des passages soulignés.
    Où se situe Thèbes?
    Quelles sont les fonctions des interventions du valet?
    A-t-il vraiment besoin des répliques du Coryphée?
    L'entrée d'Oedipe fait quel effet?
    Quel est le registre? Comment le sais-tu?
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