Fiches méthode Bac de français 2021

Premièrement, le texte :
Le crépuscule venait. De grandes ombres tombaient des arbres, et les eaux étaient noires sur les bords. Au milieu de la rivière, il y avait de larges traînées d’argent pâle. La barque fut bientôt en pleine Seine. Là, tous les bruits des quais s’adoucissaient ; les chants, les cris arrivaient, vagues et mélancoliques, avec des langueurs tristes. On ne sentait plus l’odeur de friture et de poussière. Des fraîcheurs traînaient. Il faisait froid.

Laurent cessa de ramer et laissa descendre le canot au fil du courant.

En face, se dressait le grand massif rougeâtre des îles. Les deux rives, d’un brun sombre taché de gris, étaient comme deux larges bandes qui allaient se rejoindre à l’horizon. L’eau et le ciel semblaient coupés dans la même étoffe blanchâtre. Rien n’est plus douloureusement calme qu’un crépuscule d’automne. Les rayons pâlissent dans l’air frissonnant, les arbres vieillis jettent leurs feuilles. La campagne, brûlée par les rayons ardents de l’été, sent la mort venir avec les premiers vents froids. Et il y a, dans les cieux, des souffles plaintifs de désespérance. La nuit descend de haut, apportant des linceuls dans son ombre.

Les promeneurs se taisaient. Assis au fond de la barque qui coulait avec l’eau, ils regardaient les dernières lueurs quitter les hautes branches. Ils approchaient des îles. Les grandes masses rougeâtres devenaient sombres ; tout le paysage se simplifiait dans le crépuscule ; la Seine, le ciel, les îles, les coteaux n’étaient plus que des taches brunes et grises qui s’effaçaient au milieu d’un brouillard laiteux.
Ensuite, les questions ainsi que mes réponses :

1) Relevez les différéntes sensations dans ce passage.

Je relève : - la mélancolie , la tristesse, le desespoir.

2) Relevez le champ lexical de la mort :

Je relève : - "brulé", "noires", "ombres", "dernières"

Merci à vous de m'aider à corriger mes réponses.
Mots clés :

Réponses

  • les arbres vieillis jettent leurs feuilles. La campagne, brûlée par les rayons ardents de l’été, sent la mort venir avec les premiers vents froids. La nuit descend de haut, apportant des linceuls dans son ombre.
    Les grandes masses rougeâtres devenaient sombres ; des taches brunes et grises qui s’effaçaient au milieu d’un brouillard laiteux.

    différentes sensations dans ce passage
    - la mélancolie , la tristesse, le désespoir.
    mais aussi la beauté et le calme, un certain apaisement, une acceptation de la nature

    champ lexical de la mort
    "brulé", "noires", "ombres", "dernières"
    Je t'ai mis en gras le reste ; et tu peux aussi t'intéresser aux couleurs, qui sont souvent celles du deuil
  • Merci beaucoup, j'ai pu completer et terminer mon exercice mais il me manque une question.

    Il s'agit d'un travail d'écriture. Je doit develloper une axe (je ne sais pas ce que signifie une axe) celle-ci :

    Qu'est ce qui caractèrise l'organisation de cette description ?

    Moi je dirait une montée en puissance de l'angoisse, mais bien sûr il faut devellopper en trois paragraphe de 12 en 15 lignes environ dans un tableau comme celui-ci :

    Titre de l'axe choisi - Titre des paragraphes - Exemple, Citations (procédés littéraires + Observations.


    Voilà j'aimerai beaucoup que vous puissez m'aider parce que là je suis largué lol

    Merci d'avance à celui qui me repondra
  • UN axe de lecture, c'est dans le texte l'ensemble de ce qui dégage une idée principale ; ou (comme ici) ce qui en fait la structure, sa construction.
  • Dacords,

    Et est ce que tu peut m'aider à savoir comment developper cette axe de lecture?
  • UN axe, j'insiste : le mot est masculin ; donc cet axe.
    Analyse la structure de ce texte. Tu verras peut-être qu'il n'y a pas vraiment de montée en puissance ; le texte reste assez calme.
    Rien n’est plus douloureusement calme qu’un crépuscule d’automne.
  • Dacords escuse moi.

    Enfaite pour developper cet axe, je doit analysé la structure de ce texte. C'est ça ?
  • Oui :)
    Pense aussi aux couleurs, comment reviennent-elles ?
  • heylouaheyloua Membre
    Elles reviennent très souvent.. ?
  • Dans quel ordre...
  • heylouaheyloua Membre
    Je comprends vraiment pas...
  • Dans le champs lexycal de la mort tu peux ajouter " crépuscule" qui apparait plusieurs fois
  • Heyloua
    Dans quel ordre apparaissent les couleurs ? pourquoi ; quel effet cela produit-il ?
    Crépuscule n'est pas propre au champ lexical de la mort ; mais à celui du déroulement normal d'une journée, entre l'aube (parfois appelée le crépuscule du matin) et la tombée du jour, ou crépuscule.
  • heylouaheyloua Membre
    Je n'arrive pas à trouver dans quel ordre apparaissent les couleurs, ni quel effet cela doit produire.

    Peut-tu m'aider ?
  • Je souligne (ce n'est quand même pas très difficile !)

    Le crépuscule venait. De grandes ombres tombaient des arbres, et les eaux étaient noires sur les bords. Au milieu de la rivière, il y avait de larges traînées d’argent pâle. La barque fut bientôt en pleine Seine.
    .../...

    En face, se dressait le grand massif rougeâtre des îles. Les deux rives, d’un brun sombre taché de gris, étaient comme deux larges bandes qui allaient se rejoindre à l’horizon. L’eau et le ciel semblaient coupés dans la même étoffe blanchâtre. Rien n’est plus douloureusement calme .../...

    Les grandes masses rougeâtres devenaient sombres ; tout le paysage se simplifiait dans le crépuscule ; la Seine, le ciel, les îles, les coteaux n’étaient plus que des taches brunes et grises qui s’effaçaient au milieu d’un brouillard laiteux.

    Donc : noir, gris très clair (argent pâle), rouge, brun sombre ; gris ; blanchâtre ; rougeâtre ; brun et gris ; blanc (laiteux)
    La couleur dominante est le blanc, puis des rouges et bruns ; plus sombre du noir (une fois) et le gris qui est entre blanc et noir et apparaît trois fois
    Finalement ce paysage n'est pas si sombre qu'il y paraît ; les bruns et gris s'effacent dans le brouillard laiteux.
  • Le crépuscule venait. De grandes ombres tombaient des arbres, etles eaux étaient noires sur les bords. Au milieu de la rivière, il y avait de larges traînées d’argent pâle. La barque fut bientôt en pleine Seine. Là, tous les bruits des quais s’adoucissaient ; les chants, les cris arrivaient, vagues et mélancoliques, avec des langueurs tristes. On ne sentait plus l’odeur de friture et de poussière. Des fraîcheurs traînaient. Il faisait froid.
    Laurent cessa de ramer et laissa descendre le canot au fil du courant.
    En face, se dressait le grand massif rougeâtre des îles. Les deux rives, d’un brun sombre taché de gris, étaient comme deux larges bandes qui allaient se rejoindre à l’horizon. L’eau et le ciel semblaient coupés dans la même étoffe blanchâtre. Rien n’est plus douloureusement calme qu’un crépuscule d’automne. Les rayons pâlissent dans l’air frissonnant, les arbres vieillis jettent leurs feuilles. La campagne, brûlée par les rayons ardents de l’été, sent la mort venir avec les premiers vents froids. Et il y a, dans les cieux, des souffles plaintifs de désespérance. La nuit descend de haut, apportant des linceuls dans son ombre.
    Les promeneurs se taisaient. Assis au fond de la barque qui coulait avec l’eau, ils regardaient les dernières lueurs quitter les hautes branches. Ils approchaient des îles. Les grandes masses rougeâtres devenaient sombres ; tout le paysage se simplifiait dans le crépuscule ; la Seine, le ciel, les îles, les côteaux n’étaient plus que des tâches brunes et grises qui s’effaçaient au milieu d’un brouillard laiteux.
    Je devais faire l'introduction et l'axe 2 que j'ai déjà fait mais je bloque sur l'axe suivant :

    3- Zola fait le tableau d’une nature impressionnante (éléments relevant de la composition d’une image)


    J'ai déjà commencer par :

    A cela s'ajoute qu'Émile Zola construit la description de la scène comme un tableau d'une nature impressionnante, en effet les lignes, les mouvements, les formes et les couleurs sont décrites avec précision
  • EmaonEmaon Membre

    Bonjour à tous 😀😀, j'ai un plan de commentaire à réalisé. Il porte sur le roman "Thérèse Raquin" , plus précisément, sur le chapitre 11, la mort de Camille. Mon professeur nous à donner le 2 grands axes, I-Une atmosphère inquiétante et II- Un meurtre . Il faut préciser la citation, l'analyse ainsi que le procéder. De plus, je n'arrive pas à trouver les parties a) et b) Je vous remercie d'avance pour votre aide

    Voici mon travail :

    I-Une atmosphère inquiétante

    *paysages sombre(peux sécurisant) = " crépuscule"," De grandes ombres tombaient des arbres", "les eaux étaient noires ",

    "La campagne, brûlée par les rayons ardents de l’été, sent la mort venir avec les premiers vents froids" = tension dramatique = même la nature nous fait ressentir le odeur du risque et de la mort

    *didactiques, de phrases-cadres : « Le crépuscule venait » / Il y a donc une fonction de régie qui relève plus du décor théâtral que de la peinture.

    *description de la Seine au crépuscule


    II- Un meurtre disséqué

    * "Thérèse! Thérèse!" = un dialogue et une description d’action. = Appelle désespérer de la victime, Camille

    *L’attitude des personnages= Les « rôles » de chacun sont clairement distribués : la victime impuissante, le criminel déterminé et la complice dépassée

    * sentiments éprouvées par le lecteur =La scène suscite la terreur et la pitié

    *Le meurtre de Camille Il s’agit d’un moment déterminant dans le roman, qui précise les portraits de Thérèse et de Laurent et d’analyser le basculement du récit vers le tragique. 


    Voici l'extrait (j'ai recopier le texte donc il est fortement possible qu'il y est des erreurs) :

    Le crépuscule venait. De grandes ombres tombaient des arbres, et les eaux étaient noires sur les bords. Au milieu de la rivière, il y avait ; de larges traînées d’argent pâle. La barque fut bientôt en pleine Seine. Là, tous les bruits des quais s’adoucissaient; les chants, les cris arrivaient, vagues et mélancoliques, avec des langueurs tristes. On ne sentait plus l’odeur de friture et de poussière. Des fraîcheurs traînaient. Il faisait froid. 

    Laurent cessa de ramer et laissa descendre le canot au fil du courant. 

    En face, se dressait le grand massif rougeâtre des îles. Les deux rives, d’un brun sombre taché de gris, étaient comme deux larges bandes qui allaient se rejoindre à l’horizon. L’eau et le ciel semblaient coupés dans la même étoffe blanchâtre. Rien n’est plus douloureusement calme qu’un crépuscule d’automne. Les rayons pâlissent dans l’air frissonnant, les arbres vieillis jettent leurs feuilles. La campagne, brûlée par les rayons ardents de l’été, sent la mort venir avec les premiers vents froids. Et il y a, dans les cieux, des souffles plaintifs de désespérance. La nuit descend de haut, apportant des linceuls dans son ombre. 

    Les promeneurs se taisaient. Assis au fond de la barque qui coulait avec l’eau, ils regardaient les dernières lueurs quitter les hautes branches. Ils approchaient des îles. Les grandes masses rougeâtres devenaient sombres; tout le paysage se simplifiait dans le crépuscule; la Seine, le ciel, les îles, les coteaux n’étaient plus que des taches brunes et grises qui s’effaçaient au milieu d’un brouillard laiteux. 

    Camille, qui avait fini par se coucher à plat ventre, la tête au-dessus de l’eau, trempa ses mains dans la rivière.

    -Fichtre! que c’est froid! s’écria-t-il. Il ne ferait pas bon de piquer une tête dans ce bouillon-là. 

    Laurent ne répondit pas. Depuis un instant il regardait les deux rives avec inquiétude; il avançait ses grosses mains sur ses genoux, en serrant les lèvres. Thérèse, roide, immobile, la tête un peu renversée, attendait. 

    La barque allait s’engager dans un petit bras, sombre et étroit, s’enfonçant entre deux îles. On entendait, derrière l’une des îles, les chants adoucis d’une équipe de canotiers qui devaient remonter la Seine. Au loin, en amont, la rivière était libre.~ 

    Alors Laurent se leva et prit Camille é bras-le-corps. Le commis éclata de rire. 

    -Ah! non, tu me chatouilles, dit-il, pas de ces plaisanteries-là... Voyons, finis: tu vas me faire tomber. 

    Laurent serra plus fort, donna une secousse. Camille se tourna et vit la figure effrayante de son ami, toute convulsionnée. II ne comprit pas; une épouvante vague le saisit. Il voulut crier, et sentit une main rude qui le serrait à la gorge. Avec l’instinct d’une bête qui se défend, il se dressa sur les genoux, se cramponnant au bord de la barque. Il lutta ainsi pendant quelques secondes. 

    -Thérèse! Thérèse I appela-t-il d’une voix étouffée et sifflante

    La jeune femme regardait, se tenant des deux mains 2‘1 un banc du canot qui craquait et dansait sur la rivière. Elle ne pouvait fermer les yeux; une effrayante contraction les tenait grands ouverts, fixés sur le spectacle horrible de la lutte. Elle était rigide, muette. 

    -Thérèse! Thérèse! appela de nouveau le malheureux qui râlait. 

    A ce dernier appel, Thérèse éclata en sanglots. Ses nerfs se détendaient. La crise qu’elle redoutait la jeta toute frémissante au fond de la barque. Elle y resta pliée, pâmée, morte. 

    Laurent secouait toujours Camille, en le serrant d’une main à la gorge. Il finit par l’arracher de la barque à l’aide de son autre main. Il le tenait en l’air, ainsi qu’un enfant, au bout de ses bras vigoureux. Comme il penchait la tête, découvrant le cou, sa victime, folle de rage et d’épouvante, se tordit, avança les dents et les enfonça dans ce cou. Et lorsque le meurtrier, retenant un cri de souffrance, lança brusquement le commis à la rivière, les dents de celui-ci emportèrent un morceau de chair. 


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