La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

Bonjour j'ai une dissertation à faire sur La poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ? J'ai trouvé un plan mais je n'arrive pas a trouver les sous partis du II et III. Voici mon plan :
I- La poésie permet le dépassement d'une épreuve
a) Une épreuve personnelle
b) Une épreuve collective (ex : la guerre )

II- Mais la poésie permet autre chose
a) Une évasion de notre société
b)

III-Cependant, il n'y a pas que la poésie qui permet le dépassement d'une épreuve

Merci de me répondre assez rapidement car je dois le rendre pour demain !
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Réponses

  • La poésie est avant tout un acte d'écriture, des associations de pensées immatérielles ; quel est son poids face à des "vrais" actes pour dépasser une épreuve ? Dépassons des épreuves sans agir, rien qu'en écrivant ?

    Si tu n'as pas d'idées pour ton II, tu peux le mettre en III, et développer l'inutilité de la poésie dans le dépassement d'une épreuve. Pour le I, tu peux étoffer en donnant vraiment les raisons plutôt que des exemples : pourquoi le dépassement d'une épreuve personnelle? Pourquoi le dépassement d'une épreuve collective?
  • Bonsoir,

    J'ai une dissertation a faire avec comme objet d'étude la poésie et ayant un corpus composé de 3 poèmes.
    Le sujet est : Vous vous demanderez dans quelle mesure la poésie permet le dépassement d'une épreuve.

    Notre prof nous a donné quelques pistes, chercher des synonymes d'épreuve et souffrance (ce que j'ai fais) et nous a indiqué que le dépassement = aller plus loin.
    Je sais que les mots clés sont poésie et dépassement d'une épreuve.

    Maintenant pour pouvoir établir un plan je dois avoir une problématique et c'est là que ça bloque. Je ne trouve pas. Donc si vous pouviez m'aider, je vous en serez très reconnaissant.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonsoir.

    Il serait peut-être bon que tu précises quelles sont les trois poésies de ton corpus...
    Et tu peux lire ci-dessus les messages de la discussion où j'ai déplacé ton message.
  • Victor Hugo, "Demain dès l'aube", Les Contemplations
    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
    J'irai par la forêt, j'irai par le montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

    Guillaume Apollinaire, "Si je mourais là-bas", Poèmes à Lou

    Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
    Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
    Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt
    Un obus éclatant sur le front de l'armée
    Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

    Et puis ce souvenir éclaté dans l'espace
    Couvrirait de mon sang le monde tout entier
    La mer les monts les vals et l'étoile qui passe
    Les soleils merveilleux mûrissant dans l'espace
    Comme font les fruits d'or autour de Baratier

    Souvenir oublié vivant dans toutes choses
    Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
    Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
    Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
    Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

    Le fatal giclement de mon sang sur le monde
    Donnerait au soleil plus de vive clarté
    Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l'onde
    Un amour inouï descendrait sur le monde
    L'amant serait plus fort dans ton corps écarté

    Lou si je meurs là-bas souvenir qu'on oublie
    - Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie
    De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur -
    Mon sang c'est la fontaine ardente du bonheur
    Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

    Ô mon unique amour et ma grande folie

    Pierre de Ronsard, "Je n'ai plus que les os", Derniers Vers
    Je n’ai plus que les os, un squelette je semble,
    Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
    Que le trait de la mort sans pardon a frappé;
    Je n’ose voir mes bras que de peur je ne tremble.

    Apollon et son fils, deux grands maîtres ensemble,
    Ne me sauraient guérir, leur métier m’a trompé;
    Adieu, plaisant soleil ! Mon oeil est étoupé,
    Mon corps s’en va descendre où tout se désassemble.

    Quel ami, me voyant en ce point dépouillé,
    Ne remporte au logis un oeil triste et mouillé,
    Me consolant au lit et me baisant la face,

    En essuyant mes yeux par la mort endormis ?
    Adieu, chers compagnons ! Adieu, mes chers amis !
    Je m’en vais le premier vous préparer la place.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Quelques pistes dans le désordre :
    - une bonne part de la littérature poétique relève de la veine élégiaque : tristesse, mélancolie, amour contrarié, mort d'un proche...
    - la poésie permet de mettre au dehors une souffrance qui étouffe ou fait hurler,
    - elle participe au travail de deuil,
    - elle permet de partager la souffrance,
    - elle met des mots sur les maux,
    - elle peut rendre présents les absents,
    - elle peut surmonter la mort par l'éternité apparente de l'oeuvre d'art,...
    Mais les mots sont souventt impuissants devant l'injustice, la souffrance, la perte. Tout au plus ils peuvent apporter une consolation, ils peuvent enchanter la douleur. Il existe aussi un courant poétique qui cultive la souffrance, qui voit dans la douleur le seul sujet vraiment digne d'intérêt.
    La poésie véhicule des émotions fortes, les recherche. L'épreuve est une occasion qui peut susciter puissamment l'affectivité.
  • Merci pour avoir répondu rapidement
    Je viens de trouver une problématique, est-elle bonne ?
    On pourrait se demander comment la poésie par sa forme stricte permet au poète d'exprimer librement et de surmonter ses maux par les mots ?
  • JehanJehan Modérateur
    On te demande "dans quelle mesure".
    Tu ne dois donc pas oublier les réserves mentionnées par Jean-Luc dans l'annonce de ton plan...
    Mais les mots sont souvent impuissants devant l'injustice, la souffrance, la perte. Tout au plus ils peuvent apporter une consolation, ils peuvent enchanter la douleur.
  • Donc le "comment" serait plutôt un "si"...
  • Bof, comment ou si, on sait déjà que la réponse est non.
  • Merci pour vos réponses, j'ai pu construire un plan.
  • Bonjour !
    J'ai le même sujet ( Dans quelle mesure la poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?).
    J'hésite entre 2 plans (approximatifs):
    I) La poésie peut permettre le dépassement d'une épreuve pour le poète
    II) elle peut aussi permettre le dépassement d'une épreuve pour le lecteur
    III) Mais la poésie permet avant tout de fuir le quotidien

    ou

    I) La poésie peut permettre le dépassement d'une épreuve
    1) Pour le poète
    2) Pour le lecteur
    II) Mais parfois elle n'est pas suffisante pour permettre le dépassement d'une épreuve
    III) La poésie permet avant tout de fuir le quotidien

    Est-ce que quelqu'un saurait m'orienter et me corriger ces plans ? :)
    Merci
  • Dans quelle mesure la poésie permet-elle le dépassement d'une épreuve ?

    De quels textes disposes-tu ?

    La poésie, pour dépasser l'épreuve ou la traverser ? ...

    La poésie à l'épreuve des émotions. Elle aborde les thèmes universels et suscite des émotions

    La poésie à l'épreuve des mots. Elle dit l'indicible avec un autre langage

    La poésie à l'épreuve du temps. Pour dépasser l'épreuve, pour trouver la distance, elle ne peut suffire. Elle accompagne la traversée.
  • Eh bien je n'ai aucun texte donné avec le sujet mais j'ai étudié cette année : "Le matin du monde" de Supervielle, " Fonction du poète" et "Ce que dit la Bouche d'Ombre" de Victor Hugo.
  • C'est un corpus intéressant auquel tu peux ajouter tes propres choix pertinents.

    Ma réponse n'est qu'une suggestion de structure ...
    Notre vie

    Notre vie tu l'as faite elle est ensevelie
    Aurore d'une ville un beau matin de mai
    Sur laquelle la terre a refermé son poing
    Aurore en moi dix-sept années toujours plus claires
    Et la mort entre en moi comme dans un moulin

    Notre vie disais-tu si contente de vivre
    Et de donner la vie à ce que nous aimions
    Mais la mort a rompu l'équilibre du temps
    La mort qui vient la mort qui va la mort vécue
    La mort visible boit et mange à mes dépens


    Morte visible Nusch invisible et plus dure
    Que la faim et la soif à mon corps épuisé
    Masque de neige sur la terre et sous la terre
    Source des larmes dans la nuit masque d'aveugle
    Mon passé se dissout je fais place au silence.



    Paul Eluard, Le Temps déborde (1947)
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