Grammaire française Participe passé

Salut !
Je suis Maya. Je viens de Pologne. Est-ce que quelqu'un pourrait me dire ce qu'est la fonction métalittéraire du langage ? J'ai des problèmes à trouver cette notion sur l'internet :(
Merci !

Réponses

  • loulou Membre
    Je ne crois pas que cette fonction existe ; d'ailleurs le terme en lui-même, si on y réfléchit, ne veut pas dire grand chose ! Il existe la fonction métalinguistique que tu as sûrement rencontrée au cours de tes recherches sinon je ne vois pas... Vérifie tes sources ou demande des explications à un prof de linguistique. Si toutefois tu trouves une réponse à la question, fais-le savoir car c'est tout de même intrigant comme terme.
  • La fonction métalittéraire d'un texte c'est la réflexion que l'auteur porte sur son écriture, lorsque par exemple, le "je" narré d'une autobiographie s'efface devant l'activité réflexive du "je" narrant.
  • Bonjour Manoucha,
    Peux-tu expliquer ta réponse ? je suis novice dans ces questions et j'aimerai en savoir plus.
  • Métalittéraire, littéralement : hors (méta) du littéraire. Il s'agit de ce qui, au sein même de l'oeuvre littéraire, en vient à dépasser le cadre de la fiction littéraire. La définition de Manoucha est pertinente, on peut en donner une autre: une parole qui se détourne du champ fictif pour s'interroger sur l'acte même d'écriture. Un auteur écrivant sur son propre livre verse dans la métalittérature.

    Dans une certaine mesure, la rupture de l'illusion théâtrale, procédé fréquent chez des dramaturges contemporains tels que Beckett ou Anouilh, tient de la même logique. Dans Comédie de Beckett, le projecteur, qui est un outil de la mise en scène, se fait acteur à part entière de l'intrigue qui se déroule. Et c'est comme si, au-delà de la fiction, le théâtre se mettait lui-même en scène, comme s'il réfléchissait sur lui-même : montrant les artifices qu'il devrait normalement cacher s'il visait à préserver un semblant de vraisemblabilité dans les histoires qu'il met en scène. Les acteurs jouent leur personnage, et en même temps, ils jouent aux acteurs, créant un effet de mise en abyme de l'acte théâtral (celui-ci n'est pas spécifique à la modernité, on le retrouve déjà dans des pièces de Molière telles que la Critique de l'Ecole des femmes ou L'impromptu de l'Hotel de Bourgogne, et il n'est pas rare dans le théâtre antique qu'un personnage vienne s'adresser au public, faisant fi du fameux "mur invisible").

    Je réfléchis et je n'ai pas d'exemple plus proprement "littéraire" qui me vienne à l'esprit. Peut-être pourrait-on citer Beckett une fois encore, mais dans le domaine du roman, avec Malone Meurt : récit d'un personnage paralysé, couché sur son lit tout le temps que dure le livre, et qui s'occupe en se racontant des histoires... si bien que ces histoires finissent pas se mélanger avec la réalité, avec sa propre histoire. Nous retrouvons une fois encore ce procédé de mise en abyme, de jeu sur l'acte narratif.
  • Merci de ces précisions.
    Je me faisais justement la réflexion hier soir, en lisant un thriller : quand une intrigue avance à grande rapidité vers la fin annoncée/prévisible, mais que le lecteur constate qu'il n'en n'est pas encore à la moitié du livre, il y a justement là de quoi "jouer" avec l'attente du lecteur qui se doute que la fin n'est donc pas celle annoncée (je ne sais si je me fais bien comprendre,je pourrais éventuellement détailler).

    Je n'ai pas lu Malone Meurt. Pourrait-on faire un rapprochement avec Jacques le Fataliste et son Maître ?
  • Tout est possible, la littérature est une discipline de connexion, encore que Beckett et Diderot développent des conceptions esthétiques assez différentes. En l'occurrence, Jacques le fataliste - récit parasité par son propre auteur, récit de la récitation, plus que récit d'un quelconque personnage - est un excellent exemple d'incursion dans le champ du métalittéraire. Je dis incursion, mais il s'agit-là en vérité d'une authentique dissection du genre romanesque, d'une dissolution pleine d'humour et de cynisme de ses traits structurants, au profit d'une vertu cardinale chez Diderot, qui vient justifier à elle seule l'acte littéraire: le Bavardage.

    C'est très précisément ce qui fait de Diderot l'un de mes auteurs favoris.
  • J'ai un exemple, qui fait en plus le lien avec l'aposiopèse de l'autre fil :)

    L'histoire ne dit point, ni de quelle manière
    Joconde put partir, ni ce qu'il répondit,
    Ni ce qu'il fit, ni ce qu'il dit;
    Je m'en tais donc aussi de crainte de pis faire.
    Disons que la douleur l'empêcha de parler;
    C'est un fort bon moyen de se tirer d'affaire.

    Joconde, La Fontaine
  • Bonsoir


    Qu'est ce que la réfléxion métalittéraire dans une pièce de théâtre?
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