Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour !
Je suis actuellement en première L, et notre professeur de français nous a donner des plans à definir sur different sujet de dissertation et commentaire, afin de nous entrainer pour le bac.
Seulement j'ai quelques problèmes pour le sujet suivant :

L'écriture poétique vous parait-elle renforcer ou affaiblir l'expression des idées?

je propose :
I) L'écriture poétique renforce l'expression des idées
II) ....... Affaiblit ......
III) ?

J'ai également un souçis concernant le contenu de ces parties, ou vraiment je ne sais quoi dire.

Pouvez vous s'il vous plait m'aider pour le plan et le fond?

Merci d'avance.

Marieke.
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Réponses

  • finallyfinally Membre
    Bonjour,

    Je viens juste de m'inscrire sur ce forum et j'ai besoin d'aide...
    Je suis en 2nde , voila mon sujet de dissertation :
    L'écriture poétique vous parait-elle renforcer ou affaiblir l'expression des idées ?
    Les textes poétiques à étudier:
    Le Dormeur du val de Rimbaud
    Ce coeur qui haïssait la guerre... de Desnos
    Barbara de Prévert
    Calligrammes d'Apollinaire : La colombe poignardée et le jet d'eau

    Je propose comme plan :
    I) Des éléments poétiques qui peuvent affaiblir l'expression des idées
    A) La brièveté et la densité de la poésie: le poète cultive souvent l'art de la suggestion
    B)Un genre souvent moins immédiatement compréhensible que les autres genres littéraires

    II) Des éléments poétiques qui renforcent le plus souvent l'expression des idées
    A) La force expressive des registres issus de la poésie
    B) La force de l'image , des rythmes et des sonorités

    II) La spécificité de l'expression poétique des idées
    A) Plus la persuasion que la conviction
    B) Plus l'impression et l'émotion que la compréhension et la raison

    J'ai quelques petits problèmes concernant le contenu des ces paragraphes ...

    Merci de votre aide
  • finally a écrit:
    L'écriture poétique vous parait-elle renforcer ou affaiblir l'expression des idées ?
    1. Par quels modes et moyens, une idée s'exprimerait-elle?
    2. L'expression artistique, ne met-elle pas un obstacle entre le créateur et son public?
    3. La poésie fut dans un premier temps déclamée, parfois improvisée. Par la suite on la transcriva. Deux obstacles?
    4. Toute forme d'Art est une représentation. Une représentation, n'est-elle qu'une pale imitation de la nature?
  • finallyfinally Membre
    Merci pour ces "réponses" même si elles ne m'aident pas vraiment...
    Cependant, elles me font réfléchir , c'est bien
    Pour la 2 ème question , je ne vois pas en quoi l'expression artistique peut mettre un obstacle entre le créateur et son public
    Pourrais-tu m'expliquer ?
  • Un obstacle parce que le sens dans une oeuvre d'art n'est pas donné explicitement, le créateur utilise une "communication indirecte", par exemple dans la poésie les métaphores, comparaisons, tropes...
  • finallyfinally Membre
    Ah mais oui bien sûr ! Merci pour ton aide , je n'avais pas vu les choses comme ça
  • mai73mai73 Membre
    Bonjour ! Dans la deuxième partie de ma dissertation, je dois montrer que la poésie affaiblit l'expression des idées.

    Selon vous, qu'est-ce qui rend difficile, imperméable au lecteur la compréhension des idées dans un poème? Je pensais au poème " Les Assis " de Rimbaud qui emploie de nombreux néologismes.
    Merci!
  • mai73mai73 Membre
    Bonjour ! J'aimerai savoir si une dissertation peut ne comporter que deux grandes parties et dans mon cas : intro, thèse, antithèse, conclusion. Mon sujet est l'écriture poétique vous paraît-elle renforcer ou affaiblir l'expression des idées. Je montre dans mon grand I) que la poésie renforce les idées et dans le II) qu'à l'inverse, elle peut les affaiblir puis je finis par une conclusion que je n'ai pas encore rédigée, mais je pense dire que la poésie n'a pas dautre but qu'elle même.. Est-ce possible? Merci !
  • mai73mai73 Membre
    Merci Léah ! Mais n'est-ce pas quand même contradictoire de dire l'inverse dans une seconde partie... Bon bien entendu j'ai nuancé.. D'ailleurs est-il possible d'écrire ma dissertation pour que quelqu'un puisse me dire ce qu'il en pense?.. Elle est peut être un peu trop longue..
  • mai73 a écrit:
    Mais n'est-ce pas quand même contradictoire de dire l'inverse dans une seconde partie...
    Ça s'appelle 'disserter'.
    Défendre des points de vue par une bonne argumentation est l'objectif.
  • mai73mai73 Membre
    Et ainsi en conclusion on donne sa préférence entre les 2 divergences exprimées?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Mai,

    Ce qui rend la poésie difficile, c'est son mode de fonctionnement :
    - Elle fonctionne sur le mode affectif plus que sur le mode logique ou intellectuel, en effet elle est d'abord l'expression de sentiments, d'émotions.
    - Ensuite c'est plutôt un mode d'expression qui utilise en priorité l'image : connotation, métaphores, allégorie, symboles... De ce fait, elle se situe souvent dans l'implicite des associations d'idées, dans des raccourcis brutaux chargés d'émouvoir plus que de convaincre.
    - Enfin le style soutenu, les licences politiques, les règles de toutes sortes, l'ordre inhabituel des mots ajoutent à la difficulté de la compréhension pour le lecteur.

    Comme tu as posé d'autres questions depuis ma réponse, j'ajoute un complément. Je ne te recommande pas de rédiger une dissertation en deux parties. Il faut absolument un déplacement en troisième partie.
    Par exemple regarde le plan de Finaly en 3 plus haut dans la discussion.
  • Mai, dans une dissertation, on ne défend pas tout et son contraire...
    c'est plutôt une concession au début : "Certes, ....
    et en II "Mais en fait..."
    et en III "Il est donc plus juste de dire que.."
    Le III permet de dépasser le conflit entre I et II, pour donner un avis plus mesuré, plus juste et plus pertinent, mais que tu n'aurais pu donner si tu n'avais pas explorer les deux thèses qui s'affrontaient en I et en II.
  • mai73mai73 Membre
    Je vous met tout de même ce que j'ai fait si jamais vous avez le temps d'y jeter un coup d'oeil ! Merci d'avance !

    A première vue, la poésie semble être l’objet d’émotions et d’évasions, les poètes nous dévoilant leurs sentiments ou bien nous « transportant » vers d’autres mondes. Mais le rôle de la poésie n’est-il pas aussi celui d’exprimer des idées. Nous verrons ainsi dans un premier temps que la poésie permet de renforcer l’expression des idées puis dans un second temps à l’inverse, elle peut en affaiblir la diffusion.

    Parmi les plus grands noms de la littérature, certains n’ont pas hésité pour défendre ou au contraire accuser des idées à utiliser le genre poétique. Cela signifie-t-il que la poésie est à privilégier pour affirmer une thèse ? Plusieurs arguments tendent à le prouver.
    En effet qui mieux que le poète est le plus à même à défendre des idées de par sa connaissance plus aiguë et plus profonde du monde et des hommes.
    Dans la fonction du poète, Victor Hugo démontre ainsi qu’il est inspiré : « rêveur sacré » il voit plus loin que les autres : mage : sa mission est d’annoncer un avenir meilleur pour « faire flamboyer l’avenir » ; maître des mots ; Il sait « dire » mieux que le commun des mortels qui ne fait du langage une utilisation quotidienne, prosaïque ; porte-parole, il peut donc, et doit même prêter sa voix à ceux à qui on a confisqué la parole, à ceux qui ne savent pas ou ne peuvent pas protester comme les jeunes enfants qui, au XIX ème siècle travailler dans des conditions inhumaines. Victor Hugo donné ainsi au sens littéral, la parole, à ses pauvres victimes : « ils semblent dire à Dieu, petits comme nous sommes, notre père voyez ce que nous font les hommes. » (Melancholia, les Contemplations).
    Telle une arme, la poésie permet d’exprimer des idées avec plus de force et d’intensité. Maniable, elle allie la variété et la multiplicité des formes : poème en vers réguliers, en vers libres, sonnet, ballade, poème en proses, calligramme. De plus, c’est un genre protéiforme qui joue de tous les registres : poésie lyrique, bien-entendu, mais aussi pathétique comme dans « la nuit du 4 » de Victor Hugo ou satirique et l’on pense aux « Assis » de Rimbaud qui caricature sans indulgence les fonctionnaires en factions chargés de maintenir l’ordre dans les bibliothèques. Elle peut aussi recourir au lyrisme dramatique comme « les chansons des rues et des bois » de V. Hugo qui dénonce la guerre ou au registre épique comme dans « le mal » de Rimbaud qui est tel un tableau sonore et coloré de la guerre. En outre, les « outils » dont le poète dispose sont nombreux pour donner à son écriture une efficacité argumentative : qu’il s’agisse de mots, d’images ou de musique. Ainsi, les mots dans la poésie, suggèrent des idées de manière frappante parce que formulés de façon inhabituelle. L’essayiste contemporain Roger Caillois raconte qu’un passant avait écrit sur la pancarte d’un mendiant aveugle, à la place de « aveugle de naissance » : « le printemps va venir et je ne le verrais pas », pour Roger Caillois, la deuxième pancarte est poétique car l’idée est révélée par une tournure peu ordinaire et elle n’est pas imposée didactiquement au lecteur. Ce dernier doit alors faire jaillir l’idée exprimée de lui-même. De même les images en poésie touchent et persuadent le lecteur car elles sont surprenantes. La poésie se rapproche donc de la peinture et de sa capacité à transmettre des idées. La fresque « Guerrica » de Picasso, protestation violente contre la guerre, a heurté les imaginations aussi bien que le « Mal » de Rimbaud qui tel un diptyque opposa la violente image du champ de bataille au clair-obscur de l’église où pleurent les mères endeuillées. Enfin, c’est aussi par la musique et les rythmes que la poésie marque dans les esprits des lecteurs les idées et l’on se souvient d’Eluard qui semble chanter, tel un refrain : « j’écris ton nom… j’écris ton nom…liberté ».
    D’autre part, la poésie, par le biais de ses images, rythmes, sons et mots dévoile une thèse souvent implicite que le lecteur imagine, interprète, voir réactualise à son temps. Il est alors davantage sollicité et ainsi mis à contribution, il devient en quelque sorte « le bras droit » du poète, prêt à réaffirmer la thèse exprimée. Le poète Paul Valéry explique ainsi : « le poème ne meurt pas pour avoir servi, il est fait expressément pour renaître de ses cendres et redevenir indéfiniment ce qu’il vient d’être. ».

    La poésie semble ainsi être un pilier important dans l’argumentation. Ne possédent-elles-pas, pour autant les défauts de ses qualités dans sa force persuasive?
    La poésie, on l’a vu, dévoile habituellement une thèse de manière implicite, ce qui sollicite le lecteur. Or, cette particularité nécessite un lecteur avisé sans quoi il ne peut saisir les idées développées et on songe au poème de Rimbaud : « Les Assis » qui use des néologismes particulièrement audacieux. « Noir de loupes, grêlés, cerclés de bagues vertes », ce sont de jeunes adolescents avec leur acné, leurs lunettes, et les « assis, genoux aux dents, verts pianistes, des dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour » ce sont les bibliothécaires auxquels Rimbaud, tel une fonction cathartique de la colère, dénonce l’immobilisme. Ainsi le lecteur peut se perdre dans les multitudes images et mots inconnus et ne peut donc adhérer à une thèse qu’il ne « voit » pas.
    De même, le lecteur peut « passer à coté » de la thèse à cause de l’esthétique du poème. Dans son calligramme « la colombe poignardée et le jet d’eau », Apollinaire met en avance l’aspect virtuel de son poème mais il exprime aussi sa peine et des sentiments mélancoliques envers ses amours perdus et ses amis dispersés partis à la guerre. N’importe quel lecteur quelque peu nonchalant manquerait ce thème élégiaque et implicitement ce dégoût de la guerre pour n’en retenir qu’un beau dessin.
    Enfin, nous pourrons aussi retenir que la poésie peut être un obstacle à la diffusion des idées. Un jour que le peintre Degas déplorait : « je ne parviens pas à écrire, ce ne sont pas les idées qui me manquent » Mallarmé lui répliqua : « Mais Degas ce n’est point avec des idées que l’on fait des poèmes, mais avec des mots ». Par cette boutade, Mallarmé indiquait les dangers que court la poésie à privilégier l’idée. Cette affirmation semble d’ailleurs être confirmée par le XVIIIème siècle des lumières et ainsi de la raison et du combat d’idées qui n’a pas produit de véritable poésie (excepté celle d’André Chénier).

    La poésie à ceci de particulier qu’elle échappe à l’assertion : certains auteurs comme Victor Hugo pensaient que le poète se devait d’écrire pour les opprimés tentant ainsi de prouver à la poésie une force argumentative. D’autres au contraire reprochèrent à la poésie son attirance vers la pente de l’action et de l’enseignement, comme Baudelaire affirmant que la poésie n’a pas d’autre but qu’elle-même. Pour ma part, je trouve que la poésie qu’on appelle « poésie engagée » est un genre tout à fait honorable et j’apprécie l’union entre la conviction des idées et du style.

    Finalement on dirait qu'elle est assez courte comme ça mais ça me donne tout de même une feuille double..
  • s'il vous plait j'ai une dissertation à faire et je ne sais vraiment pas par où commencer...
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