13»

Réponses

  • Lire de la poésie pour entrer dans un univers inconnu, pour découvrir de nouvelles associations, de nouvelles images et pour lire l'indicible.
    "Si la cloche
    Pour toi
    Sonne


    Il faudra dire que tout est bien"
    Pierre Seghers

    "La nuit n'est jamais complète
    Il y a toujours puisque je le dis
    Puisque je l'affirme
    Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
    Une fenêtre éclairée"

    Paul Eluard

    "Fuyez les bois et les fontaines
    Taisez-vous oiseaux querelleurs
    Vos chants sont mis en quarantaine
    C’est le règne de l’oiseleur
    Je reste roi de mes douleurs"

    Louis Aragon

    "La blessure guérit tout s'ingénie à se faire reconnaître je parle et sous ton visage tourne le cône d'ombre qui du fond des mers a appelé les perles"
    André Breton
  • Pour répondre à la question, « Non, je ne lis pas de poésie pour m’évader du quotidien ».
  • L'autre jour, je suis parti très loin en regardant un vieux plan de métro.
  • C’était le plan du métro de Moscou ? ;)
  • Oh ! non, de Paname !!
  • En effet cette vertu n est pas propre à la poésie. D'ailleurs Georges Duhamel parlait de la musique dans sa citation...c est pour cela que j ai écrit la poésie entre parenthèses.
  • Oui, mais attention : quand je parlais de vertu, je répondais à Adametz qui disait que la poésie pouvait aider à supporter certaines situations difficiles. C'est pourquoi j'ai évoqué Soljenitsyne et le héros du Joueur d'échecs.
    Cela dit, je trouve que l'évasion n'est évidemment pas le propre de la poésie, surtout que le mot d' "évasion" est très général.
  • A moins que ce ne soit ..."une évasion interieure"?
  • Pour certains, pourquoi pas ?
    Ne pas généraliser.
  • Oui ne jamais généraliser c est vrai.j aime beaucoup l idée de Floreale: "lire de la poésie pour entrer dans un univers inconnu.....lire l indicible"
    Il y a ansi une notion d ENTRER ...la poésie à cette dimension parfois mystique (comme celle de Novalis)...comme si cet univers devenait connu ou plutôt reconnu.
  • Oui, je lis de la poésie pour m'évader du quotidien.
    Évidemment, la poésie n'est pas le seul moyen de transport ou la seule carte vers la liberté qui nous est proposée par les écrivains.
    Mais pourquoi chercher LE moyen de s'évader lorsqu'on pourrait en avoir plusieurs ?
    Lorsque je suis fatigué de lire la poésie dans ma voiture, je n'ai qu'à lire un roman dans le train ou une pièce de théâtre dans un bateau ou un livre d'astronomie (pourquoi ne lire que de la littérature ?) sur une planche de surf - l'évasion sera tout autant réelle et alors mon esprit s'envolera bien loin de ses miasmes morbides (Baudelaire - Élévation).
    Pour rajouter une idée (ou même développer la précédente) qui permettrait de mettre en valeur les vertus de la poésie, les thèmes poétiques peuvent amener au voyage intérieur ; lorsque un poète traite de la nature, ou du rapport entre l'humanité et elle, s'il le décrit de la manière "poétique" que vous évoquez (où il décrit l'indicible, lui qui voit ce que les gens ne peuvent qu'entendre), je trouve l'expérience très gourmande de nature.
    Bien sûr, il ne faut pas chercher le poète simplet mais des poètes tels que Ronsard et Baudelaire (les Fleurs du mal est un "must" pour tout amateur de poésie mais pour s'évader aussi - principalement la première partie Spleen et idéal) et bien d'autres peuvent très bien faire l'affaire.
    Évidemment, ce n'est pas exclusivement de la "poésie" comme on pourrait l'entendre ; Chateaubriand ferait l'affaire (n'est-il pas poète ?), l'Astrée d'Honoré d'Urfée aussi, Mobby Dick, l'Île au Trésor, et que sais-je encore.

    PS : le thème de la nature n'est que le plus évident pour s'évader et les exemples ne sont pas les seuls.
    Lire de la poésie sur les passions de l'âme peut très bien nous faire évader du quotidien (je pense au Orlando Furioso de l'Ariosto, par exemple)
    PPS : pour s'évader du quotidien en dehors de la poésie, je trouve Don Quichotte très bon - pour une oeuvre espagnole moins connue, la vie de Lazarillo de Tormes est très bien aussi, moins long mais plus citadin !
  • davidpalsterman a écrit:
    Bien sûr, il ne faut pas chercher le poète simplet mais des poètes tels que Ronsard et Baudelaire (les Fleurs du mal est un "must" pour tout amateur de poésie mais pour s'évader aussi - principalement la première partie Spleen et idéal) et bien d'autres peuvent très bien faire l'affaire.

    Qu'appelez-vous "poète simplet" ?

    "Les Fleurs du Mal", dites-vous ? Ce doit être nouveau, je ne connais pas. Chez quel éditeur ?
  • Je ne sais pas vous donner d'exemples ; vous savez, le cliché anglais "roses are red, grass is green, violets are blue".
    Je ne comprends pas votre blague - est-ce parce que Les Fleurs du mal est un recueil évident ?
    (Vous trouverez sur le site Gallica les épreuves corrigées par Baudelaire, c'est excellent !)
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.