2

Réponses

  • En fait j'ai modifié ensuite mon message. Finalement, tu as bien fait d'attraper la citation au vol ;)
  • Je me suis offert (mon cadeau de noël pour moi-même :D ) un livre de poesie:
    Corps et Biens de Robert Desnos.
    Parceque j'avais lu un de ses poemes dans mon livre de français que je trouvais sympa.
    Mais je n'arrive pas à le lire... je ne sais pas pourquoi je ne sais pas comment lire de la poesie, je n'en vois pas trop l'interêt, et pourtant quand je lis un poeme comme ça au hasard dans mon livre de français, ou qu'on en étudie un ça m'intéresse assez...
  • J'étais à Paris en fin d'année et sur la façade de l'hôtel où j'étais descendu figurait une plaque commémorative en l'honneur de Louis Aragon et d'Elsa Triolet.

    Du coup j'ai acheté le recueil Il ne m'est Paris que d'Elsa dont était extraite la citation lue sur la plaque. C'est un grand recueil consacré à Paris et à des écrivains, comme par exemple Colette, et j'aime le lyrisme qui se dégage de ces poèmes.
  • Pour vivre mieux !
  • Comme LeoGardipan, la poésie me sert au jour le jour à me mieux connaître, à comprendre mieux le monde qui m'entoure.
  • Je trouve très étrange d'opposer poésie et quotidien...les deux s'entre imbriquent l'un dans l'autre pour moi.
    Donc j'aurais tendance à répondre non, ça ne fait que révéler quelque chose qui n'est déjà que trop présent et submergeant, peut être même que ça rend l'émotion spontanée face au monde plus posée, plus "froide" que de lire ou d'écrire de la poésie.
  • La poésie est représentation très sentimentale quand je lis une poésie je me sens reconstruis dans un autre monde parceque la plupart des expressions y rédigées sont imaginaires je voudrais que chacun m'envoie une poésie qui évoque beaucoup d'émotion
  • Je t'envoie donc un poème de René-Guy Cadou, poème qui me touche à plus d'un titre :
    Celui qui entre par hasard

    Celui qui entre par hasard dans la demeure d'un poète
    Ne sait pas que les meubles ont pouvoir sur lui
    Que chaque nœud du bois renferme davantage
    De cris d'oiseaux que tout le cœur de la forêt
    II suffit qu'une lampe pose son cou de femme
    A la tombée du soir contre un angle verni
    Pour délivrer soudain mille peuples d'abeilles
    Et l'odeur de pain frais des cerisiers fleuris
    Car tel est le bonheur de cette solitude
    Qu'une caresse toute plate de la main
    Redonne à ces grands meubles noirs et taciturnes
    La légèreté d'un arbre dans le matin.
  • Jouly a écrit:
    Je me suis offert (mon cadeau de noël pour moi-même :D ) un livre de poesie:
    Corps et Biens de Robert Desnos.
    Parceque j'avais lu un de ses poemes dans mon livre de français que je trouvais sympa.
    Mais je n'arrive pas à le lire... je ne sais pas pourquoi je ne sais pas comment lire de la poesie, je n'en vois pas trop l'interêt, et pourtant quand je lis un poeme comme ça au hasard dans mon livre de français, ou qu'on en étudie un ça m'intéresse assez...

    Un recueil ne se lit pas comme un roman. Prenez des poèmes au hasard et laissez-vous "accrocher".
    De plus le recueil que vous avez choisi risque de vous dérouter. Lisez la partie titrée "A la mystérieuse". C'est sublime et pas trop hermétique.
  • C'est assez drôle, j'ai fait ma première disserte sur "Attendez-vous de la littérature qu'elle vous rende compte du monde qui vous entoure ou bien de vous en évader" :lol:

    Bref, je répondrais oui et non, j'ai en tête par exemple Le bateau ivre de Rimbaud qui permet de m'évader, tandis que si on me parle de Une Charogne de Baudelaire, c'est une toute autre histoire !!
  • C'est pourtant aussi une évasion.
  • J'y ai aussi pensé, Jacques, avant de poster mon message, mais ce poème étant assez peu optimiste (de mon point de vue en tous cas), et le reflet de la société (véhiculé notamment par les média) l'étant également, ce poème ne m'a pas permis de "m'évader". Quand j'essaie de m'évader, j'associe cela instinctivement à quelque chose de positif, à tort peut-être...
  • L'évasion, c'est l'ailleurs au moins un instant entrevu. Il y a le dépassement promis par le nuage ou par l'étoile, mais la laideur a aussi ses au-delà. La poésie permet ces dépassements dans sa marche vers l'absolu, heureusement jamais atteint, sinon ça ne serait précisément pas l'absolu, et l'art n'existerait pas.
  • Invité a écrit:
    On ne “devrait” jamais lire de la poésie : la notion de devoir lui est complètement étrangère. On la lit parce qu'elle attire comme un aimant, comme une amante. Parce qu'elle devient aussi évidente que la lumière du jour, aussi nécessaire que l'air à respirer. Ce n'est plus de la lecture, c'est le passage dans un autre univers.


    Invite, tu es extraordinaire! [J'espere que tout cela est vrai!]
    Magdalena

    Nadja, la fonction de la poesie n'est pas de faire un plaisir. On a le sexe pour cela...
  • JehanJehan Modérateur
    Je ne sais pas si Nadja te répondra, son message date de bientôt neuf ans.
    Mais si, la poésie peut être, elle aussi, source de plaisir.
    Il n'y a tout de même pas que le plaisir du sexe !
  • Oui, en effet. La poésie en vers plus particulièrement, qui propose un plaisir unique. C'est un plaisir musical ; d'ailleurs, au départ, à l'époque, on disait la poésie avec de la musique en arrière-fond : un poème classique tel que l'Odyssée d'Homère était chanté et accompagné d'instruments de musique, comme, s'il l'on veut, les chansons du hit parade d'aujourd'hui... à méditer.
  • Je serais curieux de savoir ce que vous entendez par "poésie en vers".
  • Pour reprendre Georges Duhamel sur son écrit sur la musique (la musique consolatrice)...
    "La (poesie) circule comme une eau souterraine dans le royaume de ma vie , elle a la vertu non pas de nous éloigner du réel mais de nous y ramener jusqu'au vertige."
  • La poésie permet l'évasion, mais elle est aussi une béquille, qui peut te soutenir quand tu en as besoin. Connaissez vous l'histoire de cette homme qui avait mémorisé des centaines de poésies qu'il s'est inlassablement répété alors qu'il était enfermé ? Quand il les eu toutes récitées plusieurs fois, il s'est mis à inventer les siennes, et lorsqu'il a été libéré, au bout de plusieurs mois, il a déclaré n'avoir jamais été si libre de sa vie !

    Je lis de la poésie pour certains bout de douceur qui, quand on se les remémore, nous font sourire à l'intérieur

    Je pense à

    "La chair est triste hélas, et j'ai lu tous les livres..."

    "Une fille nue nage dans la mer / Un homme barbu marche sur l'eau / Où est la merveille des merveilles / Le miracle annoncé plus haut ?"

    ou encore

    "Nous enfin qui la nuit n'avions pas peur des balles / Mais de nous réveiller un matin cannibale / Nous enfin qui, marchant et nous battant à jeun / Ne cessions de marcher - "Enfin, j'en vois donc un !" - / Que pour nous battre / Et de nous battre un contre quatre / Marchant et nous battant / Maigre, nus, noirs et gais / Nous, nous ne l'étions pas, peut-être, fatigués ?"
  • Cette vertu n'est pas propre à la poésie : Soljenitsyne a composé mentalement des passages importants de ses romans durant ses années de réclusion.
    Pensez aussi au Joueur d'échecs de S. Zweig...
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.