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Réponses

  • D'accord merci!
    J'aimerais comparer un roman maghrébin francophone et une œuvre des balkans (j'ai une idée de l'auteur). Après réflexion, je pense que je vais donc devoir abandonner mon approche linguistique (qui ne concernait que l'œuvre francophone) et donc je n'aurai pas besoin d'avoir un directeur de recherche spécialisé en linguistique. J'ai fait une liste rapide des différents points communs que je pourrais trouver entre les deux. Seulement la directrice de recherche concernée n'est pas spécialisée en littérature des balkans, mais aucun ne l'est de toute façon.
    Mon plus grand souci est que je n'ai aucune idée des œuvres que je pourrais choisir surtout pour l'œuvre francophone, celles que j'ai déjà eu l'occasion de lire et d'étudier ne me conviennent pas, et j'aimerais en découvrir.
    Est-ce un problème de ne pas prendre appui sur des œuvres précises ?
    Car je pensais prendre le temps d'étudier cela pendant l'été, pour ne pas me précipiter.

    Je n'ai pas non plus de problématique précise, seulement un thème qui me semble très large; j'espère le préciser avec la directrice de recherche en partant du rapprochement entre les œuvres.
  • ArthurArthur Membre
    Demandez-vous d'abord quel est le sens d'une étude comparée. On ne compare pas tout et n'importe quoi "au pif". Ensuite, la connaissance de la langue balkanique en question (laquelle ?) me semble un plus évident : vous avez l'été pour ça.
    Le sujet n'a pas besoin d'être précis dès maintenant. Et puis vous avez encore plusieurs mois pour vous inscrire, si je ne m'abuse...
  • Bonsoir,

    je donnerais deux uniques conseils pour bien mener ses deux ans de Master (ou un an suivant sa fac, dans la mienne en effet -celle de Rennes- on préparait un seul mémoire sur les deux ans) :
    - bien s'entendre avec son directeur de recherche : c'est même à mon sens le plus important, j'en connais qui ont abandonné le master suite à une brouille avec leur directeur. Après bien sûr, il n'est pas dans tes contacts Skype, ce n'est pas ton "pote" mais une certaine entente aide énormément. Après, bien sûr, on peut être attiré par la période et/ou les recherches du professeur mais à mon sens il vaut mieux choisir un sujet qu'on ne connaît pas au départ avec un enseignant avec lequel on s'entend bien plutôt que de s'entêter à travailler sur Rimbaud parce qu'on adore Rimbaud alors que le type qui vous suivra pendant un ou deux ans vous sort par les trous de nez (vous vous destinez à passer un ou deux ans sous sa direction, rappelez-vous-en toujours!). Choisir d'autre part un sujet ou une époque qu'on ne connaît pas plus que ça, à mon sens, peut en plus vous ouvrir d'autres horizons inconnus de vous que, peut-être, vous adorerez. A titre d'exemple personnel, j'ai choisi mon directeur parce que j'aimais bien nos discussions sur le dialogue dans le roman, sur la place de la parole etc. ; je suis arrivée avec un début de sujet sans forcément savoir ce qu'était le roman contemporain, après mon sujet l'a intéressé bien sûr (c'est important aussi). Puis au fur et à mesure il m'a montré que mon corpus n'était peut-être pas adapté, donc on a complètement changé d'auteurs - ses auteurs à lui, à dire vrai : au départ ça m'a affectée mais aujourd'hui je m'en réjouis énormément car cela m'a fait découvrir trois très bons auteurs que je ne connaissais pas. Je veux même, maintenant, faire ma thèse (en partie) sur l'un d'entre eux =)
    - accepter les changements de route en cours de parcours : on évolue, on grandit même beaucoup en un ou deux ans de recherche, il est nécessaire de savoir toujours se repositionner et se dire que, même si ça nous prend la tête de se rendre compte que le plan qu'on se tue à réélaborer ne correspond jamais, c'est peut-être notre orgueil qui nous joue des tours : prendre de la distance, accepter de se dire qu'on n'en est qu'au début, et que peut-être on n'a pas cherché à gratter du côté de ce qu'on pensait évident au départ.

    Mais tu verras, quoi qu'il en soit, à mon humble avis, cette année ou ces deux ans de recherche te seront extraordinairement profitables : on apprend plein de choses, on mûrit, on développe tout ce qui sert après pour les concours (argumentation, sensibilité littéraire, enjeux du texte, voire même de chaque mot du texte). =)
  • Oui merci mais j'ai fait de l'étude comparée donc à ce niveau là ça va. Pour la langue, c'est la première langue que j'ai parlé donc à ce niveau là je pense que c'est bon aussi (pour plus de discrétion, je peux vous dire par message privé laquelle si vous le souhaitez)

    Après de là à savoir si mes rapprochements seraient assez solides aux yeux d'un professeur...

    Voilà le choix qu'il me reste :

    -soit je propose mon idée dès maintenant, sachant que c'est encore très fragile, pour gagner du temps par apport à mon travail préalable de cet été

    -soit j'étudie la question et lis plusieurs œuvres afin d'avancer des arguments précis. Il me semble que c'est la meilleure solution, mais j'ai peur que la directrice de recherche que je cherche avoir ne me "file entre les doigts" si j'attends trop longtemps!
  • - Ne travaillez pas sans savoir dans quelle direction il faut le faire. Donc, contactez un prof au plus vite! Ne soyez pas timide, on ne vous mangera pas. Envoyez un mail court et clair.

    - Oubliez l'idée d'une co-direction au niveau master; cela se fait parfois en thèse, mais on en reparlera quand vous y serez.
  • Très bien merci pour ce conseil, c'est ce que je vais faire!
  • pellumb a écrit:
    Très bien merci pour ce conseil, c'est ce que je vais faire!
    Et ne soyez pas surprise si on met du temps à vous répondre; c'est la période où beaucoup de profs sont difficiles à joindre (copies, jurys, colloques...). Mais activez quand même la "confirmation de lecture", pour être au moins sûre que l'adresse mail n'est pas morte.
  • 76man76man Membre
    Oui, d'autant plus que beaucoup de profs ne consultent pas leur adresse mail de la fac :/
  • pellumb a écrit:
    comment vous y êtes vous pris pour choisir? Avez vous choisi parmi des œuvres que vous connaissiez déjà?
    Je suis venue avec des idées de corpus vite fait et un sujet vite fait qui me plaisait, j'en ai parlé à celui qui serait mon futur directeur, ça lui a plu, et voilà. Après, tu verras, vous redéfinirez ensemble corpus et problématique... ou même le feras-tu toute seule!
    pellumb a écrit:
    Je pense qu'il est plus judicieux de prendre un auteur qui n'a pas été excessivement étudié
    Un directeur de recherches digne de ce nom évitera de te faire travailler sur des problématiques rabachées et remachées. Sinon, méfie-t-en, il ne pense probablement qu'à la prime qu'ils reçoivent en fin de Master pour chaque étudiant. Enfin j'exagère, mais c'est vrai : s'il est un tant soit peu consciencieux, il te pointera du doigt l'auteur, là, qu'il adore et que personne ne lit encore ou plus, à son grand regret.
    pellumb a écrit:
    j'ai peur d'avoir besoin de la signature d'un directeur de recherche pour mon inscription
    Normalement non : il y a beaucoup d'étudiants qui arrivent en Master sans sujet de recherche, sans directeur, et font tous les bureaux les trois premières semaines... même si je te conseille ardemment de t'y prendre à l'avance.
    Ne te prends pas la tête, choisis d'abord quelque chose qui te plaît, c'est l'essentiel, après ça ira tout seul!
    76man a écrit:
    Oui, d'autant plus que beaucoup de profs ne consultent pas leur adresse mail de la fac
    En général, s'ils ne consultent pas le serveur blindé de leur fac, ils filent leur adresse perso à l'étudiant, non?

    Tout ça pour dire : pas d'inquiétude... tout va bien se passer, ce sont mêmes les deux meilleures années de fac je trouve! =)
  • 76man76man Membre
    devoralyce a écrit:
    76man a écrit:
    Oui, d'autant plus que beaucoup de profs ne consultent pas leur adresse mail de la fac
    En général, s'ils ne consultent pas le serveur blindé de leur fac, ils filent leur adresse perso à l'étudiant, non?
    Eh non. Cette année, je ne pouvais pas assister à un cours. J'ai donc envoyé deux (!!) mails à la prof et arrivé à l'exam, elle me dit : "Ah je ne savais pas, je ne consulte jamais mon adresse de la fac" :roll:

    Sinon, pour l'inscription, il faut se renseigner au secrétariat. A Rouen, il est nécessaire d'avoir la signature du directeur de recherche et du responsable de la formation de master pour s'inscrire administrativement.
  • Bonjour,

    j'ai lu les précédents commentaires car je suis en train de réfléchir à un sujet de mémoire. Et je suis confronté à un problème :

    j'aime beaucoup le théâtre du 17ème, j'en ai lu pas mal de pièces, quelques critiques... Mais les profs de ma fac, spécialistes de ce siècle et susceptibles d'être mes directeurs, ne m'attirent pas du tout. Ils sont du genre "j'menfoutistes" et à cause de ça j'ai l'impression qu'ils ne m'aideront pas ou peu dans mon travail. Qui plus est je ne les apprécie pas tant que ça et ils leur arrivent d'être régulièrement absents.

    Donc j'ai réfléchi a une deuxième alternative :

    je pourrais faire un mémoire sur le théâtre du 20ème. La difficulté (si c'en est une) est que je ne connais vraiment pas très bien ce siècle (à tout point de vue). J'ai lu quelques pièces de Claudel, Genet, Giraudoux etc. Et je sais que ça ne me déplairait pas de travailler sur ces auteurs.

    Alors voilà le dilemme :

    Est-il préférable que je fasse un mémoire sur un sujet qui me plaît, que je connais un peu, mais en ayant pour directeurs des enseignants que je n'apprécie pas tant que ça ?
    Ou bien dois-je faire un mémoire sur un sujet qui me plaît un peu moins (mais que j'aime bien quand même), sujet qui porte sur un siècle dont je ne connais que le minimum, mais avec un directeur que j'apprécie vraiment et dont j'ai le sentiment qu'il pourra m'aider et que j'apprendrai beaucoup de lui ?

    Je précise que je n'ai pas pour but ultime de viser l'agrégation donc je peux faire un mémoire qui a déjà été traité cinquante fois.

    Merci à vous.
  • La deuxième hypothèse me semble à privilégier... Tu as parlé de Giraudoux; voilà un auteur intéressant, hélas un peu oublié de nos jours... Voici un sujet qui m'aurait plu de traiter à ton âge : L'Homme et les dieux (ou le divin, pour inclure Intermezzo) dans les pièces de Giraudoux... Tu fais ce que tu veux du conseil, c'est un propos de sortie de table!!!

    Il n'y a d'autre part aucun rapport entre ton sujet de mémoire et l'agrégation...
  • Larsson a écrit:
    Je précise que je n'ai pas pour but ultime de viser l'agrégation donc je peux faire un mémoire qui a déjà été traité cinquante fois.

    Vous n'avez ni sujet déterminé pour le moment, ni directeur, et l'enseignement ne semble pas votre vocation... avant de vous lancer à la va-vite dans un travail de master, réfléchissez sérieusement à votre motivation pour poursuivre des études littéraires (dans une filière non-professionnalisante comme la recherche, s'entend).

    Cordialement.
  • bonsoir,
    moi aussi je suis intéressée par Dib et je veux travailler sur cet écrivain est ce que vous pourriez m'aider en me proposant un titre de memoire
  • Jean-Luc Picard a écrit:
    Comateen a écrit:
    Bon courage pour trouver un sujet innovant concernant Molière...! Plus un auteur a été travaillé, et moins le sujet est facile...
    Bof, pas nécessairement...

    Les critiques d'une époque donnée se recopient tous les uns les autres, et tous les vingt ans tout est à recommencer sur tous les grands auteurs, parce que les progrès (ou les modes...) des sciences humaines ouvrent de nouvelles perspectives sur leurs oeuvres.

    Vous seriez surpris de voir combien misérable (en qualité) peut être la bibliographie de certains grands auteurs.

    Je déterre ce message qui m'avait échappé, par pure curiosité. A quels auteurs songez-vous, Jean-Luc Picard?
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