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Réponses

  • Bonjour,

    Mohamed Dib, pas Molière ! Y'a trop de mémoires sur Molière.
    La littérature n'est pas un SUJET d'étude. On ne fait pas un choix "parce que ça n'a pas été fait", "parce qu'on sera le premier", etc.
    Demande-toi si ce que tu veux étudier, c'est intéressant (sujet piège, on parlera toujours de subjectivité).
    Par ton mémoire, tu contribueras à VALORISER (à un degré faible d'accord, mais tu y participeras) un auteur, un thème, une notion, une œuvre. Demande-toi si tu cosnidères que c'est utile de valoriser ça.

    Certains écrivains se basent sur le divertissement (Eugène Sue, Labiche...), veulent amuser ou "faire rêver". C'est bien, c'est leur prétention. Mais est-ce que c'set eux que TOI tu veux participer à faire connaître ?

    Ou au contraire d'autres personnes qui ont réfléchi sur leur époque (Camus...)

    Ou des personnes qui ont chercher à comprendre l'âme humaine (Shakespeare..)

    Ou autres...

    Je te conseille de répondre à cette première question avant de choisir un sujet.

    De toute manière, un sujet peut être vague.

    Dans le cas de Molière, qui jouit d'un nombre incalculable d'études dt de communications, regarde au niveau de son influence sur les artistes, sur les gens, sur son caractère soit-disant comique (qui l'est moins aujourd'hui à cause de la langue), sur sa soit-disant verve satirique, etc. Et demande-toi s'il n'est pas assez déjà surévalué ?

    Ce n'est pas qu'il faut faire connaître non plus des "oubliés", mais est-ce que tu estimes que ces écrivains ont apporté un "travail" que tu veux contribuer à faire connaître...
  • merci pour tes precisions,mais en ce qui concerne les limites du sujet et les champs possibles à explorer:est ce que le sujet peut traiter d'un personnage? un lieu?...etc) et au niveau de sa formulation,
    est ce que par exemple :" la representation de la femme dans l'oeuvre dibienne" peut faire office de sujet? ou est ce que ce type de sujet reléve plutot de la dissertation que du memoire?

    dautre part, est ce que tu connais un site qui regroupe les travaux deja effectuer sur loeuvre dibienne?
  • Oui, les sujets que tu proposes sont bons.

    Sur les travaux autour de Mohamed Dib, va voir sur la page que lui consacre le LIMAG (centre de recherches) http://www.limag.refer.org/Volumes/Dib.htm

    Il y a des liens vers des articles ou mémoires consacrés à ses œuvres.

    Tu peux aussi faire une recherche sur le sudoc http://www.sudoc.abes.fr/
  • wouaw cest vraiment gentil de ta part!...
    jai un petit regret de ne pas choisir Molière mais tu as sans doute raison...je ne voyais pas le mémoire dans la même optique que celle que tu as décrit précédemment.et je dois dire que si le mémoire a pour visé d'apporter une contribution analytique sur un auteur ou une œuvre autant le faire sur des auteurs qui ont fait l'objet de moins de recherche.

    dautre part est ce que le sujet peut se réduire seulement à une oeuvre
    tel que "l'implicite dans un été africain"?
  • Oui, ça peut se résumer à une œuvre. C'est très vague les sujets de mémoire ! Mais, propose à ton directeur, qui va te guider également, et t'aider à préciser ton sujet.
  • dautre part est ce que le sujet peut se réduire seulement à une oeuvre
    tel que "l'implicite dans un été africain"?
    Oui, tout à fait.
  • 25p a écrit:
    propose à ton directeur, qui va te guider également, et t'aider à préciser ton sujet.
    C'est le conseil le plus important.
    Un sujet se choisit à deux. C'est le rôle de ton directeur de recherches de t'aider à y voir clair. Il est rare qu'un étudiant sache précisément ce qu'il veut faire comme recherche, et comment s'y prendre. Je me suis posé les mêmes questions autrefois.
  • super merci des conseils les amis! il me reste plus qu'à proposer mes idées de sujet à mon directeur de memoire!....
    Mais quant même, je voulais vous signaler que je choisis mohammed dib un peu par dépit et par "facilité" parceque j'ai déja étudié ses œuvres en licence et j'avais trouvé ça intéressant au niveau stylistique mais le fond ne m'intéressait pas plus que ça( le théme de la colonisation est une période de l'histoire que je n'aime pas)...en contre partie,pour ce qui est de moliére je trouve que les thémes abordés dans ses oeuvres et le contexte socio politique m'attirent davantage...voila mon soucis:D'un coté l'analyse sera plus facile avec dib mais avec un contexte pas attrayant et de l'autre coté avec Moliére l'analyse sera plus dur car pas mal de sujets ont été dejà abordés sur la question,en même temps le contexte me plait bien.
  • shalamar a écrit:
    super merci des conseils les amis! il me reste plus qu'à proposer mes idées de sujet à mon directeur de memoire!....
    Tu nous le reproches, mais c'est pourtant une évidence ! Il faut en parler à ton directeur, et tu ne sembles pas du tout l'avoir déjà fait.
    Proposer des sujets, ce n'est pas compliqué quand on aime des auteurs (je peux te proposer des tas de sujets), mais si ça t'apparaît comme une contrainte, je te conseille d'arrêter les études de Lettres, ça épargnera les bibliothèques d'un mémoire inutile et juste pour la forme...

    shalamar a écrit:
    je choisis mohammed dib un peu par dépit et par "facilité"
    Si ça ne te plaît pas, ne le fais pas !
    Et puis c'est triste de voir que, parvenu au niveau de Master, il n'y ait aucun auteur (à part Molière) qui t'ait intéressé.
  • bien sur que oui, j'ai dautres auteurs qui mont interessé,notamment des poetes comme baudelaire, rimbaud,aimé césaire...mais bon se lancer dans une etude poetique , j'ai peur que ça ne soit un peu trop complexe et que cela me demande un travail fou. Moliére et dib sont assez simple à analyser. Je pense que l'objectif et de valider mon année de Master donc autant mettre toutes les chances de mon coté en choisissant un sujet pas trop complexe à analyser, surtout pour mon premier mémoire.POur le master 2 je me laisserais surement tenter par un travail sur aimé césaire ou beaudelaire, mais à l'heure actuelle mon premier mémoire me soucis beaucoup, donc cest pour cela que je cherche la facilité avant tout.
  • ComateenComateen Modérateur
    shalamar a écrit:
    bien sur que oui, j'ai dautres auteurs qui mont interessé,notamment des poetes comme baudelaire, rimbaud,aimé césaire...mais bon se lancer dans une etude poetique , j'ai peur que ça ne soit un peu trop complexe et que cela me demande un travail fou. Moliére et dib sont assez simple à analyser.
    Détrompe-toi...Enfin je ne connais pas Mohammed Dib, mais Molière n'est pas si simple que ça à étudier. De toute façon, un master demande du travail, il n'y a pas de sujet "facile"...
  • je suis conscient qu'il y a du travail à fournir quel que soit le sujet choisi mais selon les auteurs les analyses sont plus ou moins abordables.
  • ComateenComateen Modérateur
    Bon courage pour trouver un sujet innovant concernant Molière...! Si tu vas en BU, tu verras qu'il y a déjà beaucoup d'ouvrages qui lui ont été consacrés ! Plus un auteur a été travaillé, et moins le sujet est facile...
  • Comateen a écrit:
    Bon courage pour trouver un sujet innovant concernant Molière...! Plus un auteur a été travaillé, et moins le sujet est facile...
    Bof, pas nécessairement...

    Les critiques d'une époque donnée se recopient tous les uns les autres, et tous les vingt ans tout est à recommencer sur tous les grands auteurs, parce que les progrès (ou les modes...) des sciences humaines ouvrent de nouvelles perspectives sur leurs oeuvres.

    Vous seriez surpris de voir combien misérable (en qualité) peut être la bibliographie de certains grands auteurs.
  • Bonjour,

    Je suis actuellement en L3 lettres modernes, et j'envisage un M1 de recherche pour l'an l'an prochain, en tout cas jusqu'à ce que le nouveau master "métiers de l'éducation" soit présenté.

    J'aimerais commencer déjà à avoir une idée sur le courant que je choisirai; j'ai déjà ma petite idée, mais j'aimerais savoir, s'il y en a parmi vous qui sont au courant, lesquels sont peu sollicités et sont susceptibles d'ouvrir le plus de portes?

    Je ferai biensur mon choix selon mes goûts, mais c'est par curiosité et pour savoir à quoi m'attendre!

    Je voulais aussi savoir comment m'y prendre pour consulter des sujets de mémoire (au moins les titres), de ma fac ou d'une autre? Demander la liste à la BU?
    Le SUDOC, c'est que pour les thèses non?

    Merci :)
  • CocoRissa a écrit:
    lesquels sont peu sollicités et sont susceptibles d'ouvrir le plus de portes?
    Les deux ne vont pas forcément de pair... Globalement moins d'étudiants en études médiévales ou dans les parcours XVe-XVIIIe, mais aussi globalement moins de postes libres. L'important en M1, c'est avant tout de choisir un sujet plaisant et qui te tient assez à coeur pour que tu ne t'en lasses pas pendant un an.

    Sinon, oui le Sudoc ne concerne que les thèses, mais peut déjà te donner quelques idées de ce qui se fait. Chaque région a en principe un catalogue informatisé, mais les mémoires n'y figurent pas forcément (et de façon inégale selon les bibliothèques, le travail est en cours). Le meilleur moyen : les fichiers papiers des bibliothèques ! Un peu fastidieux mais cela donne un aperçu intéressant.
  • Les sujets de linguistique historique du français, de linguistique générale et de stylistique, sont aussi - que l'on me corrige si je me trompe - moins prisés, tout en offrant un certain nombre de perspectives. Mais ils exigent aussi des compétences plus spécialisées.

    Avant de regarder d'anciens sujets, je vous suggère plutôt de mûrir, en face à face avec vous-même (profitez des vacances ! ;)) votre projet, de vous fixer (si possible sans vous arc-bouter) sur un thème, une période, un domaine, et de regarder quels seraient les directeurs, dans quels établissements, susceptibles de vous encadrer. Ensuite, pour affiner votre orientation, vous pouvez vous documenter sur leurs travaux, et/ou les contacter ; ou, si vous en sentez le besoin, continuer à chercher par vous-mêmes dans les bibliothèques d'étude et de recherche (surtout en lisant des articles : c'est là que l'essentiel de la recherche se fait !). Et profitez aussi des ressources de l'internet (nombreux cours, conférences en ligne sur le site du Collège de France, des ENS, de Canal Académie, de Canal U, etc. ; bases de données CAIRN, Persée, Jstor, erudit, archive.org, etc.).
  • Très bien merci à vous deux, je vais suivre vos conseils!
  • Simple curiosité cher Arthur. Vous qui êtes en L1 avez-vous une idée d'un sujet sur lequel vous aimeriez travailler si vous décidez d'aller en Master ?
  • 25p a écrit:
    Simple curiosité cher Arthur. Vous qui êtes en L1 avez-vous une idée d'un sujet sur lequel vous aimeriez travailler si vous décidez d'aller en Master ?
    Je ne suis pas en L1, mais en L3 (et en année préparatoire à la L3 pour le sanskrit, ainsi qu'en première année de l'ENS).

    Je n'ai pas encore d'idée précise pour le master (je compte moi-même mettre à profit ces vacances pour avancer mon projet). L'Ecole pratique des hautes études permet à ses élèves de faire un seul mémoire en M2, ou un mémoire en M1 et un mémoire en M2. J'hésite encore entre les deux solutions (d'autant que je devrai passer ma L3 de sanskrit en même temps que le M1, et que je dois suivre un certain nombre de cours à Ulm).

    Je suis très intéressé par tout ce qui a trait au comparatisme (linguistique, philologie, religion), principalement dans le domaine indo-iranien. Le plus urgent pour moi cette année est donc l'apprentissage des langues (surtout le sanskrit et l'avestique, de manière plus secondaire le moyen-perse et le persan moderne, et... l'allemand, pour lire les bibliographies =)).

    En M1, deux personnes, peut-être trois, tous à l'EPHE, seraient susceptibles de me diriger ; l'un travaille sur l'histoire et la philologie de l'Iran pré-islamique, surtout sur les inscriptions (je suis son cours), un autre sur la grammaire comparée de manière plus général, notamment sur le grec et l'arménien (je suis aussi son cours), un autre principalement sur le tokharien et un peu sur le védique (je ne suis pas encore son cours mais devrais bientôt le rencontrer).

    A partir de là, plusieurs possibilités s'offrent à moi :

    - Une édition de texte (il y a beaucoup de textes qui restent inédits, plus encore non traduits et non étudiés, que ce soit dans le domaine indien ou indo-iranien). C'est un travail qu'on conseille en général à un débutant, parce qu'il permet d'aborder un peu tous les aspects d'une langue, de se former aux méthodes de travail (épigraphie, paléographie, règles d'édition, pratique de la traduction, du commentaire philologique, de l'herméneutique textuelle) ; et on est sûr de faire quelque chose d'utile et d'original. Pour l'instant je n'ai pas d'idée de texte en particulier (mes connaissances actuelles ne me permettent pas de travailler sur le védique ou sur l'avestique ancien ; ce serait donc plutôt sur l'avestique récent, ou sur un texte pehlevi ou sanskrit).

    - Le domaine des langues autres moyen-iraniennes autres que le pehlevi / moyen-perse (sogdien, bactrien, khotanais, etc.) pourrait aussi être intéressant : il y a beaucoup de recherches récentes et importantes dans ce domaine. Je pourrais faire un travail de grammaire sur l'une de ces langues, ou un travail de grammaire comparée sur l'ensemble de ces langues. Ces langues sont assez mineures mais sont une source importante pour la dialectologie iranienne, et sont aussi des sources importantes en histoire des religions (textes manichéens et vecteur du bouddhisme).

    - Enfin, je peux aussi prendre un thème (soit un point de grammaire, soit un élément "civilisationnel", c'est-à-dire essentiellement religieux) et étudier son traitement en indien et en iranien. Je suis surtout attiré par les questions de syntaxe et de poétique (pour ne pas entrer dans les détails, on décèle un usage parallèle de certaines figures de style dans l'Avesta et dans le Rg-Veda, jusque dans les épopées sanskrites ; certaines formules peuvent littéralement se traduire d'un texte à l'autre ; a contrario, des figures mythologiques, ou du moins "fonctionnelles" au sein du rituel, ont été inversées d'un texte à l'autre). C'est sans doute ce qui m'intéresserait le plus à l'heure d'aujourd'hui, mais c'est sans doute trop ambitieux pour une première année de recherches.

    - Dans la suite logique de mon intérêt pour la syntaxe, je m'intéresse aussi beaucoup à la typologie linguistique, mais j'ai un peu de mal à m'y former pour l'instant (peu de cours, des approches assez différentes selon le département qui l'enseigne, et un degré de formalisation qui peut me dépasser parfois).

    - Enfin, je ne connais rien au tokharien, pour l'instant, mais après tout, pourquoi ne pas découvrir... La tokharologie est une science jeune qui a suscité assez peu de vocations jusqu'ici ; il y reste beaucoup à faire.

    Quant au M2, je le ferai normalement à Leiden, avec le professeur A. S. Lubotsky, si la Hollande veut bien de moi. :)

    Et, last but not least, je devrai m'entretenir en latin et en grec dans la perspective de l'agrégation de grammaire.

    Bref, ce que je recherche avant tout, c'est un sujet qui ne m'enferme pas dans une dimension trop technique de la recherche (c'est-à-dire principalement, en grammaire comparée, la phonétique historique). Mais il faut sans doute passer par-là avant de se lancer dans des choses plus exaltantes. :/

    Par ailleurs, je dois naturellement m'initer à d'autres familles de l'indo-européen, et je suis attaché à poursuivre l'étude d'une ou deux langues non-indo-européennes, pour le dépaysement que leurs systèmes apportent : je continue cette année l'apprentissage du copte avec un intérêt certain (même si je ne me vois pas me spécialiser dans ce domaine-là), j'aimerais débuter l'hébreu biblique (pour les sciences religieuses et pour la linguistique) et peut-être le syriaque l'an prochain (un bon nombre d'ouvrages moyen-iraniens sont des traductions ou des adaptations du syriaque), voire peut-être en turc (là encore, il a une certaine influence sur les langues iraniennes, et sur d'autres zones comme celles du Caucase, des Balkans, linguistiquement très riches).

    En s'éloignant un peu de cette perspective linguistique qui reste ma priorité et qui devrait m'occuper au moins une petite dizaine d'années (), je souhaiterais me former en sciences sociales, essentiellement en anthropologie religieuse : les problématiques du sacrifice (origine, structure, usages performatifs de la parole rituelle, fonction : "sacrifice primordial" fait une fois pour toutes, ou "sacrifice imparfait", contrat à renouveler selon le principe do ut des ?... et d'autres choses moins connues, comme le meurtre rituel du dieu, l'identité du sacrifiant selon les étapes du rituel, etc.), de la magie (notamment sa prohibition ; d'où l'idée de réforme, et les problèmes qu'elle pose dans le cas de celui qu'on appelle Zoroastre...).

    Et je suis intéressé enfin, mais à plus long terme, par la théologie systématique et la dogmatique chrétiennes (notamment le calvinisme, Kierkegaard, le néo-calvinisme, Chestov, et la théologie dialectique). Un recoupement avec les autres domaines n'est pas à exclure... mais il reste à trouver.

    Si tu as des questions (plutôt en privé, pour ne pas dévier le sujet de cette conversation dédiée aux lettres modernes, apparemment), n'hésite pas : elles m'aident à structurer mes propres idées et à hiérarchiser mes projets. =)

    Bien cordialement.
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