Le héros d'un roman, d'une nouvelle ou d'une pièce de théâtre doit-il être nécessairement héroïque ?

Bonjour à tous!!

Voila! J'ai une dissertation à faire. J'ai déjà regarder tous les sujets qui concerne le personnage d'un roman, mais il n'y a rien qui parle du personnage héroïque.

Voici mon sujet : Le héros d'un roman, d'une nouvelle ou d'une pièce de théâtre doit il être nécessairement héroïque ?

J'ai réfléchis à des plans possibles mais je n'ai rien trouvé de concret!
Je sais seulement qu'il faut que je fasse un plan dialectique.

J'aurais besoin d'un grand coup de main!!

Merci d'avance!
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Réponses

  • poazpoaz Membre
    Bonjour à tous!!

    J'ai une dissertation à faire sur un sujet semblable et différent à la fois.
    Et je ne sais vraiment pas comment m'y prendre!

    Sujet : Le héros d'un roman, d'une nouvelle ou d'une pièce de théâtre doit il être nécessairement héroïque ?

    Voici mon idée de plan :

    I - Thèse : Un héros nécessairement être héroïque.
    II - Antithèse : Un héros peut être médiocre.
    Mais je n'arrive pas à trouver de synthèse.

    J'ai aussi un gros problème à trouver des arguments pour mes grandes parties!!

    Merci d'avance pour vos réponses!!!
  • Je dirais que l'analyse du sujet donne naissance à des réflexions/opinions. C'est dans l'organisation de ces pensées que l'on trouvera les axes d'un plan.

    Tu sembles faire l'inverse!

    Entre "être héroïque" et "héros d'un roman" il y a tout un fossé de sens!
    [url=http://www.cnrtl.fr/lexicographie/héroïque]héroïque[/url]
    [url=http://www.cnrtl.fr/lexicographie/héros]héros: voir 2B![/url]
  • Je pense qu'être héroïque, c'est avoir toutes les qualités du héros de l'Antiquité greco-romaine : courage démesuré (surtout face à la mort), rébellion, destin hors du commun...

    En ce sens, il y a quelques oeuvres qui ont des héros sans toutes ces caractéristiques. Par exemple, dans Jacques le Fataliste et son maître, de Diderot, le héros du roman, Jacques, est un valet banal qui discute de sujets philosophiques avec son maître. Mais il ne lui arrive rien de particulièrement "hors du commun".
  • Bonjour, Je suis en 1°ES et j'ai une dissertation à rendre pour demain alors que je suis malade et que je n ai clairement aucune inspiration. Est-ce que vous pourriez m'aider svp car je ne dois vraiment pas me planter pour ce devoir. (ce que l'on comprend lorsqu'on voit ma moyenne de français.)
    Merci d'avance.

    Je reécris le sujet : Un héros de roman doit-il toujours être héroïque ?
  • kikkik Membre
    Bonjour à tous !
    Je dois moi aussi traiter un sujet de dissert' à peu près du meme ordre que les votre, il s'intitule :
    " Un héros de roman doit il toujours etre héroique ? "
    Des idées de plan, des pistes de réflexions, des exemples à me donner ?
    Je pensais moi aussi traiter dans une des mes parrties ou sous parties la notion d' anti héros.
    Les textes de mon coprus sont la condition humaine de Malraux, Le rouge et le noir, le Père Goriot, et Les Misérables.
    Merci d'avance :)
  • Le héros de ton histoire n'a pas besoin d'être héroïque. Le héros de l'histoire veut dire la même chose que personnage principale. Ton héros de l'histoire peut être autant une personne tout a fait normale qu'un super-héros qui sauve tout le monde.

    Eilasor
  • Je suis tout à fait d'accord, le héros de roman n'est pas le " héros " au premier sens du terme, c'est à dire un guerrier. Il s'agit plus là du protagoniste.
    Bien des exemples de la littérature le prouvent,je pense notamment aux romans du XIXe ...



    C'est un sujet de dissertation que tu dois rendre ?
  • Voici quelques ouvrages qui démontrent que le héros d'un roman n'est pas forcément héroïque :

    - Eugénie Grandet
    - Voyage au bout de la nuit
    - Paludes
    - Madame Bovary
    - L'étranger

    Reste à définir les limites dans lesquelles se meut la notion d'"héroïsme" : faut-il l'entendre comme des actes extra-ordinaires, presque "surnaturels", accomplis par des personnages qui évoluent dans un univers parfaitement "normal", identique au nôtre, ou bien comme des sentiments ressentis et des actes accomplis et qui semblaient impossibles au regard du contexte, qui témoignent de la force des héros, par exemple ?
  • Bonjour à tous et à toutes :). Actuellement en première, c'est aussi ma première dissert'. Un peu perdu je l'avoue...

    Ce n'est pas une dissertation totale mais un gros plan détaillé.

    sujet : Le héros de roman doit-il toujours être héroïque ?

    Voici donc mes différentes questions, après avoir un peu débroussaillé le terrain :

    * Je n'arrive pas à déterminer le genre de plan ? Pour moi c'est une question fermée qui ne peut se répondre que par Oui, Non, peut-être... Mais même avec la méthodo je ne sais pas comment déterminer le plan... Analytique, Dialectique, Thématique ?

    * Si je prends comme exemple un oeuvre de mon corpus, Bel-Ami de Maupassant, Georges Duroy est un héros [réussite sociale, le fait que ce soit le personnage principal de l'histoire, le fait qu'il soit présenté dés le début comme un homme viril jouant des coudes...], mais c'est aussi un anti-héros ? [Réussite sociale par les femmes principalement, mensonges/trahisons...]... Je me retrouve donc avec une thèse, une antithèse ? A l'aide ;_; j'en fais quoi ?

    * Question un peu plus personnelle, au niveau des exemples : Je ne suis pas un grand fan de littérature, et les vraies seules lectures sont dans mon corpus [hormis un ou deux bouquins à côté], y a-t-il besoin d'un grand nombre d'exemple pour chaque partie ?

    Merci à ceux qui auront le courage de me répondre :)
  • Tiens, j'ai travaillé sur ce sujet cette année, je crois. Mais j'avais eu seulement à faire le plan.
    Je n'arrive pas à déterminer le genre de plan ? Pour moi c'est une question fermée qui ne peut se répondre que par Oui, Non, peut-être... Mais même avec la méthodo je ne sais pas comment déterminer le plan... Analytique, Dialectique, Thématique ?
    En effet, il faut utiliser le "Oui, Non, Peut-être", donc le plan dialectique.
    * Question un peu plus personnelle, au niveau des exemples : Je ne suis pas un grand fan de littérature, et les vraies seules lectures sont dans mon corpus [hormis un ou deux bouquins à côté], y a-t-il besoin d'un grand nombre d'exemple pour chaque partie ?
    Trois exemples par grande partie, donc neuf en tout. Ceci dit, si ton professeur l'admet, tu peux ne faire qu'une thèse et une antithèse, ce qui revient à en trouver seulement six.

    Quoiqu'il en soit, ton plan ressemblera à quelque chose du genre :

    I. Certes, on peut affirmer qu'un héros de roman possède un caractère héroïque. [Je résume, là, il faudra sans doute trouver plus fin que ça :P]

    A partir de là, tu développes trois-sous parties, chacune contenant un exemple prouvant ton idée.

    II. Cependant, la notion d'héroïsme [...]

    Ici, tu montreras que les anti-héros existent bien dans la littérature, par exemple.

    Et, éventuellement, un III, mais là je n'ai pas d'idées sur sa nature. ;)
  • Merci beaucoup pour cette réponse, enfin j'y vois plus clair x).

    En revanche si une personne aurait une idée sur le III ?
    Le oui => Héros, je comprends.
    Le non => Anti-Héros, je comprends.
    Le peut-être Oo ? [ou la synthèse] je n'arrive absolument pas à voir ce que je dois mettre dedans ?
    → Trouver un personnage de roman aux 2 caractères ? héros/antihéros...
    → Me questionner sur "comment les autres personnages du roman perçoivent le perso principal ?"

    Là j'ai un peu de mal :P.
    Merci d'avance :)

    Edit : Suis-je permis de mettre des exemples tirés du même ouvrage ? Ou chaque exemple doit faire l'oeuvre d'une nouvelle oeuvre [okay, jeu de mot : 0 =°]
  • La synthèse est toujours difficile à trouver, parce qu'elle va plus loin qu'une simple réunion entre le oui et le non, hélas... Enfin, je pense qu'ici beaucoup sauront mieux t'aider que moi =D
    Edit : Suis-je permis de mettre des exemples tirés du même ouvrage ? Ou chaque exemple doit faire l'oeuvre d'une nouvelle oeuvre
    Oui, si tu n'en abuses pas. Ceci dit, tu ne peux pas prendre la même œuvre dans ton I et dans ton II, ton raisonnement se contredirait. Et il me paraît difficile d'utiliser deux fois le même héros, quand on y pense.

    En fait, chaque sous-partie doit avoir une idée différente, du style "Le héros de [...] est héroïque parce que [...]" et là, tu développes. D'où la nécessité d'avoir des exemples variés.
  • Okay, presque tout colle :).

    Merci beaucoup pour cette aide :p
  • Ga75Ga75 Membre
    Bonsoir, je dois trouver un plan pour répondre à cette question: " Un héros doit-il être héroïque ?". J'ai commencé avec:

    I. Le héros
    1. Place du héros dans le roman
    2. Les différents types de héros
    3. Les héros à différentes époques

    Je dois trouver un grand II et un grand III. Je pensais parler des héros qui n'avaient pas accomplies d'actes héroïques comme Phèdre mais je ne suis pas sûr que ce soit pertinent.
    Un plan en 3x3 (3 grandes parties avec 3 sous parties) serait préférable mais toutes vos idées sont les bienvenues. Je m'excuse pour les fautes d'orthographe :/
    Merci d'avance :)
  • Yo'

    J'ai eu cette dissertation à faire en cours.

    Je pense, pour ma part, que tu dois partir sur un plan didactique : c'est-à-dire le tout puissant Oui/Non/Zut.
    Ou pour parler plus sophistiqué, Thèse/Antithèse/Synthèse.

    Pour ma part, tu devrais montrer, dans la première partie, en quoi un héros est héroïque (actions ? morale ? personnalité ? physique ? capacités ?) pour mieux trancher avec une seconde partie dans laquelle tu montreras des héros presque détestables ou peu enviables et dans une troisième partie, montrer que des héros certes mauvais peuvent être appréciés (Vicomte de Valmont, on peut aussi mettre à moitié Manon Lescaut)...
    Et pourquoi pas faire un aparté sur la place des héros dans les oeuvres de notre époque ? Camus ne traite pas ses persos' de la même façon qu'Hugo.
    (Et parle des réécritures et des différentes adaptations d'un même mythe, par exemple. Dans le III), ça peut le faire. Mais ça j'en suis moins sûr.)

    Les termes "antihéros" et "nouveau roman" sont deux mots qui doivent apparaître, je pense. (je les ai glissé dans ma copie. ^^)

    En gros :

    I) Effectivement, le héros doit/peut être héroïque et être un exemple pour le lecteur...
    II) ... cependant, le héros n'est pas forcément exempt de tous défauts...
    III) ... finalement, le héros est un personnage qui est ambivalent.

    Ca, c'est le oui non zut (thèse antithèse synthèse : je réponds à l'affirmative à la question mais je nuance pour au final élargir, ouvrir, relever le débat : d'où DIDACTIQUE, qui vient de dialogue, c'est comme si tu débattais avec ton correcteur).
    Après, pour les sous parties, je peux éventuellement te donner un coup de main, mais je pense qu'il n'y en n'a pas besoin.

    Pistes de lecture :

    ° La Métamorphose, Kafka
    -> Il t'inspire quoi, Gregor ? Clairement, son sort est peu enviable...

    ° Les Liaisons Dangereuses, Choderlos de Laclos
    -> Le personnage du Vicomte de Valmont est intéressant. Voilà un extrait où tu peux étudier plusieurs des aspects de sa personnalité : tu le verras, il est diablement drôle, cynique et surtout rafraîchissant. Pourtant, est-il héroïque ?
    Lettre IV
    LE VICOMTE DE VALMONT A LA MARQUISE DE MERTEUIL A PARIS.
    1.
    Vos ordres sont charmants ; votre façon de les donner est plus aimable encore ; vous feriez chérir le despotisme. Ce n’est pas la première fois, comme vous savez, que je regrette de ne plus être votre esclave ; & toutmonstre que vous dites que je suis, je ne me rappelle jamais sans plaisir le temps où vous m’honoriez de noms plus doux. Souvent même je désire de les mériter de nouveau, & de finir par donner avec vous, un exemple de constance au monde. Mais de plus grands intérêts nous appellent ; conquérir est notre destin ; il faut le suivre : peut-être au bout de la carrière nous rencontrerons-nous encore ; car, soit dit sans vous fâcher, ma très belle marquise, vous me suivez au moins d’un pas égal ; & depuis que, nous séparant pour le bonheur du monde, nous prêchons la foi chacun de notre côté, il me semble que dans cette mission d’amour, vous avez fait plus de prosélytes que moi. Je connais votre zèle, votre ardente ferveur ; & si ce Dieu-là comme l’autre nous juge sur nos œuvres, vous serez un jour la patronne de quelque grande ville, tandis que votre ami sera au plus un saint de village. Ce langage vous étonne, n’est-il pas vrai ? Mais depuis huit jours, je n’en entends, je n’en parle pas d’autre ; & c’est pour m’y perfectionner, que je me vois forcé de vous désobéir.
    Ne vous fâchez pas, & écoutez-moi. Dépositaire de tous les secrets de mon cœur, je vais vous confier le plus grand projet qu’un conquérant ait jamais pu former. Que me proposez-vous ? de séduire une jeune fille qui n’a rien vu, ne connaît rien ; qui, pour ainsi dire, me serait livrée sans défense ; qu’un premier hommage ne manquera pas d’enivrer, & que la curiosité mènera peut-être plus vite que l’amour. Vingt autres peuvent y réussir comme moi. Il n’en est pas ainsi de l’entreprise qui m’occupe ; son succès m’assure autant de gloire que de plaisir. L’amour qui prépare ma couronne, hésite lui-même entre le myrte & le laurier, ou plutôt il les réunira pour honorer mon triomphe. Vous-même, ma belle amie, vous serez saisie d’un saint respect, & vous direz avec enthousiasme : « Voilà l’homme selon mon cœur. »
    Vous connaissez la présidente Tourvel, sa dévotion, son amour conjugal, ses principes austères.
    Voilà ce que j’attaque ; voilà l’ennemi digne de moi ; voilà le but où je prétends atteindre :
    Et si de l’obtenir je n’emporte le prix,
    J’aurai du moins l’honneur de l’avoir entrepris.
    On peut citer de mauvais vers, quand ils sont d’un grand poète ([1]).

    Voilà la lettre à laquelle il répond, pour que tu sois sûr de tout comprendre :
    Lettre II

    LA MARQUISE DE MERTEUIL AU VICOMTE DE VALMONT, AU CHATEAU DE…

    Revenez, mon cher Vicomte, revenez : que faites-vous, que pouvez-vous faire chez une vieille tante dont tous les biens vous sont substitué ? Partez sur-le-champ ; j’ai besoin de vous. Il m’est venu une excellente idée, & je veux bien vous en confier l’exécution. Ce peu de mots devrait suffire ; &, trop honoré de mon choix, vous devriez venir, avec empressement, prendre mes ordres à genoux ; mais vous abusez de mes bontés, même depuis que vous n’en usez plus ; & dans l’alternative d’une haine éternelle ou d’une excessive indulgence, votre bonheur veut que ma bonté l’emporte. Je veux donc bien vous instruire de mes projets : mais jurez-moi qu’en fidèle Chevalier, vous ne courrez aucune aventure que vous n’ayez mis celle-ci à fin. Elle est digne d’un Héros : vous servirez l’amour & la vengeance ; ce sera enfin une rouerie ([1]) de plus à mettre dans vos Mémoires : oui, dans vos Mémoires, car je veux qu’ils soient imprimés un jour, & je me charge de les écrire. Mais laissons cela, & revenons à ce qui m’occupe.
    Mme de Volanges marie sa fille : c’est encore un secret ; mais elle m’en a fait part hier. Et qui croyez-vous qu’elle ait choisi pour gendre ? Le Comte Gercourt. Qui m’aurait dit que je deviendrais la cousine de Gercourt ? J’en suis dans une fureur… Eh bien ! Vous ne devinez pas encore ? Oh ! L’esprit lourd ! Lui avez-vous donc pardonné l’aventure de l’Intendante ? Et moi, n’ai-je pas encore plus à me plaindre de lui, monstre que vous êtes ([2]) ? Mais je m’apaise, & l’espoir de me venger rassérène mon âme.
    Vous avez été ennuyé cent fois, ainsi que moi, de l’importance que met Gercourt à la femme qu’il aura, & de la sotte présomption qui lui fait croire qu’il évitera le sort inévitable. Vous connaissez ses ridicules préventions pour les éducations cloîtrées & son préjugé plus ridicule encore, en faveur de la retenuedes blondes. En effet, je gagerais que, malgré les soixante milles livres de rente de la petite Volanges, il n’aurait jamais fait ce mariage, si elle eût été brune, ou si elle n’eût pas été au Couvent. Prouvons-lui donc qu’il n’est qu’un sot : il le sera sans doute un jour ; ce n’est pas là qui m’embarrasse : mais le plaisant serait qu’il débutât par là. Comme nous nous amuserions le lendemain en l’entendant se vanter ! Car il se vantera ; & puis, si une fois vous formez cette petite fille, il y aura bien du malheur si le Gercourt ne devient pas, comme un autre, la fable de Paris.
    Au reste, l’Héroïne de ce nouveau Roman mérite tous vos soins : elle est vraiment jolie ; cela n’a que quinze ans, c’est le bouton de rose ; gauche à la vérité, comme on ne l’est point, & nullement maniérée : mais, vous autres hommes, vous ne craignez pas cela ; de plus, un certain regard langoureux qui promet beaucoup de vérité : ajoutez-y que je vous la recommande ; vous n’avez plus qu’à me remercier & m’obéir.
    Vous recevrez cette lettre demain matin. J’exige que demain à sept heures du soir, vous soyez chez moi. Je ne recevrai personne qu’à huit, pas même le régnant chevalier : il n’a pas assez de tête pour aussi grande affaire. Vous voyez que l’amour ne m’aveugle pas. À huit heures je vous rendrai votre liberté, & vous reviendrez à dix souper avec le bel objet ; car la mère & la fille souperont chez moi. Adieu, il est midi passé : bientôt je ne m’occuperai plus de vous.

    ° Manon Lescaut, Abbé Prévost
    -> Manon... Jeune et belle femme. Des qualités, bien sûr. Mais... ?
    J'aurais passé après cette explication, si je n'eusse été arrêté par les exclamations d'une vieille femme qui sortait de l'hôtellerie en joignant les mains, et criant que c'était une chose barbare, une chose qui faisait horreur et compassion. De quoi s'agit-il donc? lui dis-je. Ah! monsieur entrez, répondit-elle, et voyez si ce spectacle n'est pas capable de fendre le coeur! La curiosité me fit descendre de mon cheval, que je laissai, à mon palefrenier. J'entrai avec peine, en perçant la foule, et je vis, en effet, quelque chose d'assez touchant. Parmi les douze filles qui étaient enchaînées six par six par le milieu du corps, il y en avait une dont l'air et la figure étaient si peu conformes à sa condition, qu'en tout autre état je l'eusse prise pour une personne du premier rang. Sa tristesse et la saleté de son linge et de ses habits l'enlaidissaient si peu que sa vue m'inspira du respect et de la pitié. Elle tâchait néanmoins de se tourner, autant que sa chaîne pouvait le permettre, pour dérober son visage aux yeux des spectateurs. L'effort qu'elle faisait pour se cacher était si naturel, qu'il paraissait venir d'un sentiment de modestie. Comme les six gardes qui accompagnaient cette malheureuse bande étaient aussi dans la chambre, je pris le chef en particulier et je lui demandai quelques lumières sur le sort de cette belle fille. Il ne put m'en donner que de fort générales. Nous l'avons tirée de l'Hôpital, me dit-il, par ordre de M. le Lieutenant général de Police. Il n'y a pas d'apparence qu'elle y eût été renfermée pour ses bonnes actions. Je l'ai interrogée plusieurs fois sur la route, elle s'obstine à ne me rien répondre. Mais, quoique je n'aie pas reçu ordre de la ménager plus que les autres, je ne laisse pas d'avoir quelques égards pour elle, parce qu'il me semble qu'elle vaut un peu mieux que ses compagnes.
    -> Apparaît-elle sans reproche ? Héroïque ?


    ° Princesse de Clèves, Madame de Lafayette
    -> Que t'inspire la Princesse de Clèves ? Même pas besoin de lire tout le roman (qui est difficile), juste cet extrait :
    Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les yeux de tout le monde, et l'on doit croire que c'était une beauté parfaite, puisqu'elle donna de l'admiration dans un lieu où l'on était si accoutumé à voir de belles personnes. Elle était de la même maison que le vidame de Chartres, et une des plus grandes héritières de France. Son père était mort jeune, et l'avait laissée sous la conduite de madame de Chartres, sa femme, dont le bien, la vertu et le mérite étaient extraordinaires. Après avoir perdu son mari, elle avait passé plusieurs années sans revenir à la cour. Pendant cette absence, elle avait donné ses soins à l'éducation de sa fille ; mais elle ne travailla pas seulement à cultiver son esprit et sa beauté ; elle songea aussi à lui donner de la vertu et à la lui rendre aimable. La plupart des mères s'imaginent qu'il suffit de ne parler jamais de galanterie devant les jeunes personnes pour les en éloigner. Madame de Chartres avait une opinion opposée ; elle faisait souvent à sa fille des peintures de l'amour ; elle lui montrait ce qu'il a d'agréable pour la persuader plus aisément sur ce qu'elle lui en apprenait de dangereux ; elle lui contait le peu de sincérité des hommes, leurs tromperies et leur infidélité, les malheurs domestiques où plongent les engagements ; et elle lui faisait voir, d'un autre côté, quelle tranquillité suivait la vie d'une honnête femme, et combien la vertu donnait d'éclat et d'élévation à une personne qui avait de la beauté et de la naissance. Mais elle lui faisait voir aussi combien il était difficile de conserver cette vertu, que par une extrême défiance de soi-même, et par un grand soin de s'attacher à ce qui seul peut faire le bonheur d'une femme, qui est d'aimer son mari et d'en être aimée.

    ° Médée, Corneille et Anouilh (et why not Eurypide et Sénèque si tu peux) -> différentes visions du même personnage... Elle est posée en victime comme en justicière.

    ° Le Rouge et le Noir, Stendhal
    -> Comment est Julien Sorel ? Parfait ?
    En approchant de son usine, le père Sorel appela Julien de sa voix de stentor ; personne ne répondit. Il ne vit que ses fils aînés, espèces de géants qui, armés de lourdes haches, équarrissaient les troncs de sapin, qu’ils allaient porter à la scie. Tout occupés à suivre exactement la marque noire tracée sur la pièce de bois, chaque coup de leur hache en séparait des copeaux énormes. Ils n’entendirent pas la voix de leur père. Celui-ci se dirigea vers le hangar ; en y entrant, il chercha vainement Julien à la place qu’il aurait dû occuper, à côté de la scie. Il l’aperçût à cinq ou six pieds de haut, à cheval sur l’une des pièces de la toiture. Au lieu de surveiller attentivement l’action de tout le mécanisme, Julien lisait. Rien n’était plus antipathique au vieux Sorel ; il eût peut-être pardonné à Julien sa taille mince, peu propre aux travaux de force, et si différente de celle de ses aînés ; mais cette manie de lecture lui était odieuse : il ne savait pas lire lui-même.
    Ce fut en vain qu’il appela Julien deux ou trois fois. L’attention que le jeune homme donnait à son livre, bien plus que le bruit de la scie, l’empêcha d’entendre la terrible voix de son père. Enfin, malgré son âge, celui-ci sauta lestement sur l’arbre soumis à l’action de la scie, et de là sur la poutre transversale qui soutenait le toit. Un coup violent fit voler dans le ruisseau le livre que tenait Julien ; un second coup aussi violent, donné sur la tête, en forme de calotte, lui fit perdre l’équilibre. Il allait tomber à douze ou quinze pieds plus bas, au milieu des leviers de la machine en action, qui l’eussent brisé, mais son père le retint de la main gauche comme il tombait.
    « Eh bien, paresseux ! tu liras donc toujours tes maudits livres, pendant que tu es de garde à la scie ? Lis-les le soir, quand tu vas perdre ton temps chez le curé, à la bonne heure. »
    Julien, quoique étourdi par la force du coup, et tout sanglant, se rapprocha de son poste officiel, à côté de la scie. Il avait les larmes aux yeux, moins à cause de la douleur physique, que pour la perte de son livre qu’il adorait.
    « Descends, animal, que je te parle. » Le bruit de la machine empêcha encore Julien d’entendre cet ordre. Son père qui était descendu, ne voulant pas se donner la peine de remonter sur le mécanisme, alla chercher une longue perche pour abattre les noix, et l’en frappa sur l’épaule. À peine Julien fut-il à terre, que le vieux Sorel, le chassant rudement devant lui, le poussa vers la maison. Dieu sait ce qu’il va me faire ! se disait le jeune homme. En passant, il regarda tristement le ruisseau où était tombé son livre ; c’était celui de tous qu’il affectionnait le plus, le Mémorial de Sainte-Hélène.
    Il avait les joues pourpres et les yeux baissés. C’était un petit jeune homme de dix-huit à dix-neuf ans, faible en apparence, avec des traits irréguliers, mais délicats, et un nez aquilin. De grands yeux noirs, qui, dans les moments tranquilles, annonçaient de la réflexion et du feu, étaient animés en cet instant de l’expression de la haine la plus féroce. Des cheveux châtain foncé, plantés fort bas, lui donnaient un petit front, et dans les moments de colère, un air méchant. Parmi les innombrables variétés de la physionomie humaine, il n’en est peut-être point qui se soit distinguée par une spécialité plus saisissante. Une taille svelte et bien prise annonçait plus de légèreté que de vigueur. Dès sa première jeunesse, son air extrêmement pensif et sa grande pâleur avaient donné l’idée à son père qu’il ne vivrait pas, ou qu’il vivrait pour être une charge à sa famille. Objet des mépris de tous à maison, il haïssait ses frères et son père ; dans les jeux du dimanche, sur la place publique, il était toujours battu.


    Ce qui est bien avec ton sujet c'est que tu n'es pas cantonné au Roman (moi, je l'étais). Tu peux citer Nouvelles (Maupassant qui a des héros trèèèèèèèèès intéressants), Théâtre (tu en parlais dans ton post d'ailleurs), ...

    J'espère que tout cela te sera bien utile.
    Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas.
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