Je pense qu'il n'y a aucune espèce de raison d'écrire une œuvre sous une forme dramatique...

VOilà, je vous met en ligne la première composition française que j'ai eu à faire cette année (Bonne réflexion !) :

"Je pense qu'il n'y a aucune espèce de raison d'écrire une oeuvre sous une forme dramatique, à moins que l'on ait eu la vision d'un personnage qu'il soit plus commode de lâcher sur une scène que d'analyser dans un livre" écrit Alfred Jarry dans QUestion de théâtre.
Vous commenterez, illustrerez et discuterez ce propos à l'aide d'exemples précis.

Qu'en pensez-vous ?

Réponses

  • Apparemment, vous n'en pensez pas grand chose. Lol. Moi non plus ! :D
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Mozart,

    Comme dans tout sujet, il est bon de commencer à rechercher les mots clés.
    J'y vois "aucune raison", "écrire une œuvre", "forme dramatique", "vision d'un personnage", "analyser dans un livre".
    Quelles relations ces diverses expressions entretiennent-elles entre elles ?
    Ce qui est premier est l'envie d'écrire, ensuite l'auteur cherche une forme plus particulière pour accueillir son projet. Jarry affirme que l'auteur serait porté naturellement vers la forme du récit, que l'expression dramatique (le théâtre) n'est ni une forme courante, ni logique (raison), ni commode sauf à avoir une "vision d'un personnage", à être habité par lui. Le théâtre montrerait donc ce que le roman se contenterait d'analyser, de disséquer ; le théâtre serait donc plus proche de la vie que le récit, succédané de la réalité immédiate…

    Peux-tu continuer tout seul en examinant la pertinence de cette première approche tout en ne négligeant pas ses limites ?
    J'ai donc commencé le commentaire qui doit être poursuivi et affiné.
    Il te reste à illustrer, trouver des exemples particulièrement chez des auteurs qui ont été romanciers et dramaturges et qui auraient repris sous les deux formes un même projet…
    Puis à discuter, c'est-à-dire à montrer les limites en essayant de les dépasser...
  • L'avantage du théâtre, c'est que l'auteur n'est pas le seul créateur, il y a aussi le metteur en scène et les acteurs. Une pièce n'est pas la même d'un metteur en scène à l'autre, ni d'une représentation à celle du lendemain.
    D'autre part, il me semble que le théâtre ne se réduit pas aux seuls personnages. Il y a les dialogues, les corps en mouvement, les voix, les décors, la musique, les spectateurs. Il y a toute la dimension du spectacle.
  • Serait-il impossible d'analyser un personnage en le mettant en scène ?...
  • C'est l'un des problémes que posent la citation de Jarry et donc auquel tu dois répondre...
  • Il serait intéressant d'étudier la dépersonnalisation des personnages dans Macbett de Ionesco.
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