Flaubert, Madame Bovary, II, 12 - Emma ne dormait pas, elle faisait semblant...

Emma ne dormait pas, elle faisait semblant d'être endormie ; et, tandis qu'il s'assoupissait à ses côtés, elle se réveillait en d'autres rêves.
Au galop de quatre chevaux, elle était emportée depuis huit jours vers un pays nouveau, d'où ils ne reviendraient plus. Ils allaient, ils allaient, les bras enlacés, sans parler. Souvent, du haut d'une montagne, ils apercevaient tout à coup quelque cité splendide avec des dômes, des ponts, des navires, des forêts de citronniers et des cathédrales de marbre blanc, dont les clochers aigus portaient des nids de cigognes. On marchait au pas à cause des grandes dalles, et il y avait par terre des bouquets de fleurs que vous offraient des femmes habillées en corset rouge. On entendait sonner des cloches, hennir des mulets, avec le murmure des guitares et le bruit des fontaines, dont la vapeur s'envolant rafraîchissait des tas de fruits, disposés en pyramides au pied des statues pâles, qui souriaient sous les jets d'eau. Et puis ils arrivaient, un soir, dans un village de pêcheurs, où des filets bruns séchaient au vent, le long de la falaise et des cabanes. C'est là qu'ils s'arrêtaient pour vivre ; ils habiteraient une maison basse à toit plat, ombragée d'un palmier, au fond d'un golfe, au bord de la mer. Ils se promèneraient en gondole, ils se balanceraient en hamac ; et leur existence serait facile et large comme leurs vêtements de soie, toute chaude et étoilée comme les nuits douces qu'ils contempleraient. Cependant, sur l'immensité de cet avenir qu'elle se faisait apparaître, rien de particulier ne surgissait ; les jours, tous magnifiques, se ressemblaient comme des flots ; et cela se balançait à l'horizon infini, harmonieux, bleuâtre et couvert de soleil. Mais l'enfant se mettait à tousser dans son berceau, ou bien Bovary ronflait plus fort, et Emma ne s'endormait que le matin, quand l'aube blanchissait les carreaux et que déjà le petit Justin, sur la place, ouvrait les auvents de la pharmacie.
voila le texte.
j'ai pensé au plan:

1/ le monde merveilleux
2/ la diversité des lieux et des objets
3/ le retour a la réalité

ce plan est-il convenable? quel autre plan serait plus adequate ?

merci pour votre aide
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Réponses

  • j'ai une question sujet type bac sur "madame bovary", quelle vision de la société ou du monde le rêve d'Emma reflète t'il? dans la partie 2 chapitre 12
  • j'ai 5 textes (le rouge et le noir de stendhal partie 1 chapitre 10, madame bovary de flaubert partie 2 chapitre 12, Germinal de zola Partie 3 chapitre 3, Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline de "on a le temps de penser pendant 10jours allongé a pas vrai? et Les choses de Georges Perec partie 1 chapitre 10) j'ai une question sujet type bac et j'arrive pas à y réponde: Quelle vision de la société ou du monde chacun de ces rêves reflète t'il?

    Merci si vous pouvez m'aider.

    Je suis actuellement en train d'essayer de résoudre cet enigme!!
  • En quoi cet extrait confirme-t-il le caractère romanesque d'Emma ?

    "Elle se réveillait en d'autres rêves" → Emma rêve, elle se plonge dans le monde imaginaire qu'elle a construit.

    Grand nombre de détails : "Au galop de quatre chevaux, elle était emportée depuis huit jours vers un pays nouveau ..", "des dômes, des ponts, des navires, des forêts de citronniers et des cathédrales de marbre blanc dont les cochets aigus portaient des nids de cigogne."
    → énumération
    → Emma s'évade dans ses pensées, dans son monde parfait d'où les nombreux détails

    utilisation de l'imparfait : "ils allaient", "ils s'arrêtaient" → impression que cela s'est déjà passé, impression d'habitude

    Dans quelles mesures Flaubert décrit-il et dénonce-t-il le Bovarysme ? Comment discrédite-il ses rêveries ?

    "elle faisait semblant" → Emma fait toujours semblant. Lorsqu'elle se réfugie dans son monde imaginaire, elle fait semblant que tout cela est réel, elle y croit vraiment. Flaubert dénonce son incapacité ) distinguer la fiction de la réalité.

    "quatre chevaux", "huit jours", .. → trop de détails, cela discrédite les rêveries d'Emma.

    Au départ du rêve, lors de la description, Flaubert a recours à de l'imparfait. Puis, il utilise du conditionnel : "ils habiteraient". Cela casse l'effet paradisiaque réel du rêve d'Emma.
    Ce n'est qu'un début : "Cependant" → premier obstacle à cette vie de rêve. "rien de particulier ne surgissait" : Emma ne progresse pas, elle est incapable de tirer parti de l'expérience. Au bout d'un moment, il y a toujours un effet de répétition et cela accroît la déception d'Emma qui s'abandonne à d'autres rêves. Emma est toujours insatisfaite, même dans ses rêves avec un décors paradisiaque.
    "Mais" → fait revenir Emma à la réalité par son enfant ou son mari. Flaubert casse le rêve d'Emma.

    Il dénonce le bovarysme, c'est à dire l'insatisfaction et la désillusion d'Emma.

    Montrer qu'Emma est un être décalé. Décrire son univers.
    Je n'ai pas encore fait ces deux questions.

    Je ne sais pas si cela va t'aider, j'espere.
  • roxy6roxy6 Membre
    j'ai la même question peut tu m'aider sil te plaît?
  • Faites le commentaire du texte de flaubert :
    Emma ne dormait pas, elle faisait semblant d'être endormie ; et, tandis qu'il s'assoupissait à ses côtés, elle se réveillait en d'autres rêves.
    Au galop de quatre chevaux, elle était emportée depuis huit jours vers un pays nouveau, d'où ils ne reviendraient plus. Ils allaient, ils allaient, les bras enlacés, sans parler. Souvent, du haut d'une montagne, ils apercevaient tout à coup quelque cité splendide avec des dômes, des ponts, des navires, des forêts de citronniers et des cathédrales de marbre blanc, dont les clochers aigus portaient des nids de cigognes. On marchait au pas à cause des grandes dalles, et il y avait par terre des bouquets de fleurs que vous offraient des femmes habillées en corset rouge. On entendait sonner des cloches, hennir des mulets, avec le murmure des guitares et le bruit des fontaines, dont la vapeur s'envolant rafraîchissait des tas de fruits, disposés en pyramides au pied des statues pâles, qui souriaient sous les jets d'eau. Et puis ils arrivaient, un soir, dans un village de pêcheurs, où des filets bruns séchaient au vent, le long de la falaise et des cabanes. C'est là qu'ils s'arrêtaient pour vivre ; ils habiteraient une maison basse à toit plat, ombragée d'un palmier, au fond d'un golfe, au bord de la mer. Ils se promèneraient en gondole, ils se balanceraient en hamac ; et leur existence serait facile et large comme leurs vêtements de soie, toute chaude et étoilée comme les nuits douces qu'ils contempleraient. Cependant, sur l'immensité de cet avenir qu'elle se faisait apparaître, rien de particulier ne surgissait ; les jours, tous magnifiques, se ressemblaient comme des flots ; et cela se balançait à l'horizon infini, harmonieux, bleuâtre et couvert de soleil. Mais l'enfant se mettait à tousser dans son berceau, ou bien Bovary ronflait plus fort, et Emma ne s'endormait que le matin, quand l'aube blanchissait les carreaux et que déjà le petit Justin, sur la place, ouvrait les auvents de la pharmacie.
    I les aspects du romantisme.

    II le rêve d’un monde meilleur.

    III le retour a la réalité.

    Voici mon plan. Convient -il? Qu'est ce que le romantisme déjà? je ne suis plus tres sûre! Comment le mettre en valeur dans ce texte?
  • Emma ne dormait pas, elle faisait semblant d'être endormie ; et, tandis qu'il s'assoupissait à ses côtés, elle se réveillait en d'autres rêves.
    Au galop de quatre chevaux, elle était emportée depuis huit jours vers un pays nouveau, d'où ils ne reviendraient plus. Ils allaient, ils allaient, les bras enlacés, sans parler. Souvent, du haut d'une montagne, ils apercevaient tout à coup quelque cité splendide avec des dômes, des ponts, des navires, des forêts de citronniers et des cathédrales de marbre blanc, dont les clochers aigus portaient des nids de cigognes. On marchait au pas à cause des grandes dalles, et il y avait par terre des bouquets de fleurs que vous offraient des femmes habillées en corset rouge. On entendait sonner des cloches, hennir des mulets, avec le murmure des guitares et le bruit des fontaines, dont la vapeur s'envolant rafraîchissait des tas de fruits, disposés en pyramides au pied des statues pâles, qui souriaient sous les jets d'eau. Et puis ils arrivaient, un soir, dans un village de pêcheurs, où des filets bruns séchaient au vent, le long de la falaise et des cabanes. C'est là qu'ils s'arrêtaient pour vivre ; ils habiteraient une maison basse à toit plat, ombragée d'un palmier, au fond d'un golfe, au bord de la mer. Ils se promèneraient en gondole, ils se balanceraient en hamac ; et leur existence serait facile et large comme leurs vêtements de soie, toute chaude et étoilée comme les nuits douces qu'ils contempleraient. Cependant, sur l'immensité de cet avenir qu'elle se faisait apparaître, rien de particulier ne surgissait ; les jours, tous magnifiques, se ressemblaient comme des flots ; et cela se balançait à l'horizon infini, harmonieux, bleuâtre et couvert de soleil. Mais l'enfant se mettait à tousser dans son berceau, ou bien Bovary ronflait plus fort, et Emma ne s'endormait que le matin, quand l'aube blanchissait les carreaux et que déjà le petit Justin, sur la place, ouvrait les auvents de la pharmacie.
    Cet extraiçt me rappelle le poème de Goethe "Connais-tu le pays ou flmeurit le citronier?"
    Trois thèmes possibles:
    "Doux rêve et cruel réalité".
    "Le Voyage imaginaire".
    "La futilité de rêver".
  • On m'a dit que mon plan allait mais comment faire pour montrer que le texte apartient au mouvement littéraire du romantisme?
  • "Connais-tu le pays ou fleurit le citronnier?"

    Bonsoir JSC
    Peux-tu me donner stp la référence de ce poème ? mille mercis :)
  • Auf Deutsch
    Kennst Du das Land?
    En Français
    Connais-tu le pays?
    Parmi les compositeurs qui ont mis ce poème en musique: Liszt, Wolf, Ambroise Thomas.
    Mignon (l'opera) raconte entre autre la vie bohème en roulotte!
  • " Emma Bovary, épouse d'un modeste officier de médecine, est devenue la maîtresse d'un riches propriétaire des environs. Elle pense que celui-ci va bientôt l'arracher a sa vie médiocre.

    Emma ne dormait pas, elle faisait semblant d'être endormie; et, tandis qu'il s'assoupissait a ses cotes, elle se réveillait en d'autre rêves.
    Au galop de quatre chevaux, elle était emportée depuis huit jours vers un pays nouveau, d'où ils ne reviendraient plus. Il allaient, ils allaient, les bras enlaces, sans parler. Souvent, du haut d'une montagne, ils apercevaient tout a coup quelque cite splendide avec des dômes, des ponts, des navires, des forets de citronniers et des cathédrales de marbre blanc, dont les clochers aigus portaient des nids de cigognes. On marchait au pas, a cause des grandes dalles, et il y avait par terre des bouquets de fleurs que vous offraient des femmes habillées en corset rouges. On entendait sonner des clochers, hennir les mulets, avec le murmure des guitares et le bruit des fontaines, dont la vapeur s'envolant rafraîchissait des tas de fruits, disposes en pyramide au pied des statues pales, qui souriaient sous les jets d'eau. Et puis ils arrivaient, un soir, dans un village de pêcheurs, ou des filets bruns séchaient au vent le long de la falaise et des cabanes. C'est la qu'ils s'arrêteraient pour vivre : ils habiteraient une maison basse, a toit plat, ombragée d'un palmier, au fond d'un golfe, au bord de la mer. Ils se promèneraient en gondole, ils se balanceraient en hamac : et leur existence serait facile et large comme leurs vêtements de soie, toute chaude et étoilée comme les nuits douces qu'il contempleraient. Cependant, sur l'immensité de cet avenir qu'elle faisait apparaître, rien de particulier ne surgissait; les jours, tous magnifiques, se ressemblaient comme des flots; et cela se balançait a l'horizon, infini, harmonieux, bleuâtre et couvert de soleil. Mais l'enfant se mettait a tousser dans son berceau, ou bien Bovary ronflait plus fort, et Emma ne s endormait que le matin, quand l'aube blanchissait les carreaux et que déjà le petit Justin, sur la place, ouvrait les auvents de la pharmacie.
    Voila alors j'aimerai quelques petit indices sur ce texte s'il vous plaît. J'ai un commentaire composé a faire dessus. Je ne trouve pas vraiment d'axe, amis j'ai quelques petites idées:
    - En quoi le rêve d'Emma Bovary reflète-t-il sa tristesse.
    - Que peut-on dire sur Mr Bovary.


    Mais si quelqu'un pouvait m'aider a approfondir un peu, je serai énormément reconnaissante.


    Merci

    P.s: Je n'ai pas vraiment compris la phrase soulignee.
    Et j'ai entendu parler de Bovarysme mais je ne sait pas ce que c'est
  • Salut moi j'ai ce texte dans ma liste de textes l'oral.
    J'aimerais savoir quel plan vous feriez pour la question suivante :
    En quoi ce texte est un portrait d'Emma ?

    Merci,

    Vincent
  • Je pense qu'il serait mieux d'entrer la fonction recherche: il y a une déjà une discussion là dessus.
  • Désolé, j'ai cherché mais je trouve pas de sujets de discussion portant sur la question que je viens d'énoncer plus haut ....
  • Bonjour,

    Alors voila, nous devons faire un commentaire littéraire sur l'œuvre de Flaubert "Madame Bovary", dont le sujet est :
    Vous pourrez montrer comment Emma Bovary lutte contre la médiocrité de sa vie en se réfugiant dans le rêve & en imaginant un lieu idyllique où pourrait s'épanouir un couple idéale.

    Le passage dont nous devons traité est celui là, II . 12
    Emma ne dormait pas, elle faisait semblant d'être endormie ; et, tandis qu'il s'assoupissait à ses côtés, elle se réveillait en d'autres rêves.
    Au galop de quatre chevaux, elle était emportée depuis huit jours vers un pays nouveau, d'où ils ne reviendraient plus. Ils allaient, ils allaient, les bras enlacés, sans parler. Souvent, du haut d'une montagne, ils apercevaient tout à coup quelque cité splendide avec des dômes, des ponts, des navires, des forêts de citronniers et des cathédrales de marbre blanc, dont les clochers aigus portaient des nids de cigognes. On marchait au pas à cause des grandes dalles, et il y avait par terre des bouquets de fleurs que vous offraient des femmes habillées en corset rouge. On entendait sonner des cloches, hennir des mulets, avec le murmure des guitares et le bruit des fontaines, dont la vapeur s'envolant rafraîchissait des tas de fruits, disposés en pyramides au pied des statues pâles, qui souriaient sous les jets d'eau. Et puis ils arrivaient, un soir, dans un village de pêcheurs, où des filets bruns séchaient au vent, le long de la falaise et des cabanes. C'est là qu'ils s'arrêtaient pour vivre ; ils habiteraient une maison basse à toit plat, ombragée d'un palmier, au fond d'un golfe, au bord de la mer. Ils se promèneraient en gondole, ils se balanceraient en hamac ; et leur existence serait facile et large comme leurs vêtements de soie, toute chaude et étoilée comme les nuits douces qu'ils contempleraient. Cependant, sur l'immensité de cet avenir qu'elle se faisait apparaître, rien de particulier ne surgissait ; les jours, tous magnifiques, se ressemblaient comme des flots ; et cela se balançait à l'horizon infini, harmonieux, bleuâtre et couvert de soleil. Mais l'enfant se mettait à tousser dans son berceau, ou bien Bovary ronflait plus fort, et Emma ne s'endormait que le matin, quand l'aube blanchissait les carreaux et que déjà le petit Justin, sur la place, ouvrait les auvents de la pharmacie.
    J'avais pensé à :

    I Le rêve
    II Lieu idyllique
    III Couple idéale

    Mais ça ne plait pas trop au professeur, pourriez vous m'aider ?

    Merci d'avance.
  • Au pif:

    Rêve et réalité.
    Voyage (romantisme).
    L'ennui possible.
  • Merci :)
    Je finis de décortiquer le texte, & je m'y met.
  • Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider pour le commentaire composé de madame Bovary, II, 12. avec le plan le plus approprié et tous ce qui est a retenir pour mon analyse svp si vous pouvez m'aider ?
  • ComateenComateen Modérateur
    Et toi, tu bosses quand ?
  • c'est a moi que tu dis ça ?
  • Toujours sur le même texte, j'ai pensé a :

    Problématique : En quoi cet extrait confirme-t-il le caractère romanesque d'Emma ?

    I) Le rêve caricatural d'un esprit romanesque

    A. Les clichés romanesques
    B. La fuite d'une réalité ennuyeuse

    II) L'échec du rêve

    A. Un rêve qui s'évanouit peu à peu
    B. Retour à la réalité


    Je ne suis pas certain de ma problématique, je compte sur votre aide !
    Merci.La problématique est elle correcte, s'il vous plait ?

    Merci !
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