Fiches méthode Bac de français 2020

Bonsoir à tous,

Je suis en première S, et à la rentrée j'ai un bac blanc de français. Je voudrais que quelqu'un explique la fin de l'Illusion Comique de Corneille. Qui est Rosine (est-ce Isabelle qui est déguisée ?) Est ce que la vie avant l'évasion de prison de Clindor est "réelle" c'est à dire est-ce qu'il été déjà comédien ? A t-il toujours été comédien ou bien seulement après son évasion ? J'espère que quelqu'un pourra m'apporter son aide ! :)

Merci d'avance

Mar310
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Réponses

  • Rosine n'est pas Isabelle déguisée! C'est un personnage de la pièce dans laquelle joue Clindor, intégrée à la pièce de Corneille.
    L'évasion de la prison de Clindor n'est pas une pièce de théâtre, en revanche, c'est sa vraie vie et non pas un rôle :)
    Pendant toute la pièce, Clindor est "comédien" par ses actes, et parce qu'il joue dans une pièce de Corneille, mais ce n'est qu'à l'acte V qu'il joue dans une pièce de théâtre, à l'intérieur de la pièce de Corneille.

    J'espère être claire ;)
  • Bonjour à tous!
    Voilà une petite question qui me semble idiote mais à laquelle je ne suis pas arrivé à trouver de réponses, et qui, du fait qu'une interro sur le bouquin va me tomber sur le nez pas pls tard que demain, elle me semble avoir son importance.
    Dans l'illusion comique, clindor, isabelle, et ts les autres personnages jouent t ils une pièce de théatre tout au long de la pièce, ou bien la pièce commence t-elle que lorsque clindor est libéré de prison, avant d'etre "tué"?
    Merci beaucoup!
  • Non, ils ne "jouent" pas tout au long de la pièce (même si certains personnages se révèlent à plusieurs reprises, porter des masques..) La vraie pièce de théâtre, leur gagne-pain en temps que comédien, commence à l'acte V, si mes souvenirs sont exacts. (Là où apparaissent de nouveaux personnes tels (Florilame, Eraste)
  • Bonjour,

    Je dois répondre à la question suivante:

    A quel professionnel du théâtre Alcandre nous fait-il penser?

    Pouvez vous m'aider?
    Merci !
  • Bonjour,
    j'ai lu récemment L'illusion Comique de Corneille.
    J'ai effectué une étude rapide mais celle ci reste pour moi incomplète.

    Ce qui est du titre :
    Illusion : La mise en abyme est la principale cause de celle ci.
    Comique : A la fois le comique du théâtre et à la fois le fait que les personnages soit eux mêmes comédiens.

    Baroque :
    Transgression de la règle des trois unités
    Mélanges des genres
    La Tragi-comédie
    Irrégularité
    Négatif du théâtre classique
    Le baroque privilégie l'inconstance, le paradoxe et l'illusion
    La complexité des amours

    Si quelqu'un voit quelque chose à ajouter ...
    De plus, si une analyse est possible sur un autre thème veuillez m'en faire part, merci.

    Robin
  • Bonjour, Je suis en seconde et j'ai un contrôle sur Corneille L'illusion comique, je ne l'ai pas encore fini mais j'en suis à la moitié et je ne comprend presque rien à l'histoire, pouvez vous me faire un résumé assez complet de l'histoire qui pourrai m'aider à comprendre le texte svvvp :(
  • Le lien wikipedia de l'illusion comique permet d'avoir un résumé acte par acte : je viens de vérifié, il ne dit pas d'ineptie. Vous pouvez aller le consulter sans crainte.
  • Ah oui Wikipedia est une bonne idée merci d'avoir vérifié :)
  • Attention, je ne vous le conseille pas à chaque fois mais là le résumé que les auteurs proposent est correct. Mais j'y pense, pour mieux comprendre la pièce (qui n'est pas très compliqué) il faut que vous lisiez la fin. De plus la pièce n'est pas longue et la langue est très très belle.
  • Bonjour,

    Lisant L'Illusion comique, de Corneille, quelques phrases m'ont paru étranges.

    D'abord, l'épître - assez dégoûtante, je dois dire, au vu des incommensurables fautes de l'imprimeur. En voici la version restaurée :
    Je vous conjure de ne la lire point que vous n’ayez pris la peine de corriger ce que vous trouverez marqué en suite de cette épître. Ce n’est pas que j’y aie employé toutes les fautes qui s’y sont coulées ; le nombre en est si grand qu’il eût épouvanté le lecteur : j’ai seulement choisi celles qui peuvent apporter quelque corruption notable au sens, et qu’on ne peut pas deviner aisément. Pour les autres, qui ne sont que contre la rime, ou l’orthographe, ou la ponctuation, j’ai cru que le lecteur judicieux y suppléerait sans beaucoup de difficulté, et qu’ainsi il n’était pas besoin d’en charger cette première feuille.
    Je ne parviens pas à dire en quoi je n'ai pas compris ce passage.

    Ensuite, la scène 4 de l'acte II :
    Par vos mépris enfin l’une et l’autre mourut.
    J'eusse conjugué mourir au pluriel puisque les Chinoises sont deux à mourir : l'une et l'autre moururent. Alors pourquoi Clindor conjugue-t-il au nombre singulier ?

    Enfin, la scène 6 :
    Je néglige à vos yeux l’offre d’un diadème ;
    Je dédaigne un rival : en un mot, je vous aime.
    C’est aux commencements des faibles passions
    À s’amuser encore aux protestations :
    Il suffit de nous voir au point où sont les nôtres ;
    Un coup d’œil vaut pour vous tous les discours des autres.
    Mais à quoi Isabelle fait-elle référence quand elle déclare sa flamme à Clindor ?

    Je vous saurais gré d'éclairer ma lecture.
  • Prosopopée a écrit:
    Bonjour,

    Lisant L'Illusion comique, de Corneille, quelques phrases m'ont paru étranges.

    D'abord, l'épître - assez dégoûtant, je dois dire, au vu des incommensurables fautes de l'imprimeur. En voici la version restaurée :
    Je vous conjure de ne la lire point que vous n’ayez pris la peine de corriger ce que vous trouverez marqué en suite de cette épître. Ce n’est pas que j’y aie employé toutes les fautes qui s’y sont coulées ; le nombre en est si grand qu’il eût épouvanté le lecteur : j’ai seulement choisi celles qui peuvent apporter quelque corruption notable au sens, et qu’on ne peut pas deviner aisément. Pour les autres, qui ne sont que contre la rime, ou l’orthographe, ou la ponctuation, j’ai cru que le lecteur judicieux y suppléerait sans beaucoup de difficulté, et qu’ainsi il n’était pas besoin d’en charger cette première feuille.
    Je ne parviens pas à dire en quoi je n'ai pas compris ce passage.

    Corneille demande à la destinataire de ne pas lire la version imprimée de sa pièce, qu'il lui adresse, sans regarder soigneusement la liste des errata qui peuvent affecter le sens du texte. Il y a plus d'erreurs qu'il n'en est marqué, mais le lecteur pourra aisément les corriger lui-même.

    Ensuite, la scène 4 de l'acte II :
    Par vos mépris enfin l’une et l’autre mourut.
    J'eusse conjugué mourir au pluriel puisque les Chinoises sont deux à mourir: l'une et l'autre moururent. Alors pourquoi Clindor conjugue-t-il au nombre singulier ?

    C'est un latinisme. On peut sous entendre : l'une mourut et l'autre aussi.

    Enfin, la scène 6 :
    Je néglige à vos yeux l’offre d’un diadème ;
    Je dédaigne un rival : en un mot, je vous aime.
    C’est aux commencements des faibles passions
    À s’amuser encore aux protestations :
    Il suffit de nous voir au point où sont les nôtres ;
    Un coup d’œil vaut pour vous tous les discours des autres.
    Mais à quoi Isabelle fait-elle référence quand elle déclare sa flamme à Clindor ?

    Je vous saurais gré d'éclairer ma lecture.

    A la scène 4, Matamore lui a promis un royaume (v. 416 - 417) ; voilà pour "diadème" et "rival". Pour le reste, Isabelle n'a pas besoin de protestations d'amour, de déclarations enflammées de la part de Clindor pour savoir qu'il l'aime et qu'il lui est fidèle. On peut la trouver un peu froide, mais elle est franche et sincère (cf. "en un mot, je vous aime") ; c'est tout le contraire d'une "femme galante".
  • Merci beaucoup, Jacques !
    Quand Isabelle parle de rival, ne désigne-t-elle pas Adraste plutôt qu'un seigneur rival de Matamore ?
  • Je n'ai pas parlé de seigneur rival de Matamore... Mais vous avez raison en ce qui concerne Adraste.
  • Qu'avez-vous alors entendu par rival ?
  • Matamore lui-même !
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