Grammaire française Participe passé

Bonjour à tous et merci de voutre aide éventuelle!

Je prépare actuellement un exposé sur les propositions subordonnées circonstancielles et je dois dire que je suis assez embrouillée.
En effet, certaines propositions peuvent être essentielles (non supprimables) ou non essentielles (supprimables): cette particularité peut-elle être associée aux fonctions de compléments de phrase et de verbe (comme pour les compléments circonstanciels)?
De plus, dans quels cas les qualifie-t-on d'adervbiales?
Enfin, pouvez vous me dire quels sont les critères permettant de les classer dans telle ou telle catégorie?
Par exemple, une propostion instroduite par un système corrélatif est-elle nécessairement essentielle au verbe?
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Réponses

  • La sub. circons. remplissant les mêmes fonctions que les compl. circ. elle doit être abordée de la même façon.
    On les classe par catégorie comme les compl : temps, lieu, etc
  • Bonjour, poutch.
    As-tu essayé de rentrer "propositions subordonnées circonstancielles" dans le moteur de recherchede ce site (la fenêtre en haut à gauche)?
    Un autre lien: Pour rendre plus clair la pratique.
  • Erratum : j'ai mis : classer comme les compl. temps, lieu etc ; en fait les sub. compl. circons. de lieu n'existent pas, ce sont des relatives introduites par OÙ
  • Bonjour Pouch,
    Les propositions subordonnées circonstancielles (PSC) sont vraiment des subordonnées adverbiales. Plusieurs grammairiens modernes les appellent « les propositions (conjonctives) adverbiales » – « Nouvelle grammaire française » ( Grevisse Goose). On peut les diviser en 6 ou 7 catégories.
    Proposition adverbiale (circonstancielle)
    de temps, de cause, de conséquence, de but, (de manière), de concession (opposition, restriction), et de condition.

    L’assemblée délibérait quand une explosion ébranla la salle. (de temps)
    Le candidat resta muet parce qu’il avait perdu toute contenance devant la difficulté des questions. (de cause)
    L’état du malade s’est aggravé si bien que le médecin a ordonné son hospitalisation. (de conséquence)
    Mets cette affiche ici pour que tout le monde puisse la voir. (de but)
    Cette vieille femme mène encore un vie très active bien qu’elle ait beaucoup d’ennuies de santé. (de concession)
    Cette vieille femme mène encore une vie très active alors que son mari ne sort presque plus. (d’opposition).
    Votre devoir est excellent encore que l’introduction soit un peu trop longue. (de restriction)
    Il a partagé les gâteaux de manière que tout le monde soit satisfait. (de manière --- c’est vraiment une proposition de but))
    Si je peux obtenir une place j’assisterai volontiers à ce concert. (de condition)

    On ne doit pas confondre les subordonnées adverbiales avec les subordonnées complétives.
    Les subordonnées complétives – plusieurs grammairiens modernes les appellent les propositions conjonctives essentielles.

    Je crois que vous avez raison.
    L’orateur soutenait que son parti remporterait les élections.

    Wyn
  • Bonjour, Wyn.
    Sans mettre en cause l'admirable Grevisse, je voudrais voir un exemple de proposition adverbiale de manière SVP.

    Est-ce qu'il y a un membre qui peut m'expliquer en quoi les adverbes et les propositions adverbiales ne peuvent pas tous être classés dans les trois seuls catégories: temps, manière, lieu?
    Pour moi, condition dse confond avec cause et tous les deux tomberaient pour moi dans la catégorie manière..... :/

    J'ai trouvé un autre lien avec un tableau illustrant les PSC ici
  • Bonjour JSC,
    Normalement, on considère 6 catégories, mais la grammaire Grevisse Goosen a ajouté la proposition adverbiale de manière. Selon cette grammaire, quand la proposition est introduite par « de manière que », de « façon que » ou « de sorte que », cette grammaire les appelle « Proposition de manière ».
    Moi, je préfère les classifier soit comme proposition « de conséquence » ou bien « de but. »
    « La secrétaire avait arrangé les dossiers de telle façon que personne ne pouvait rien trouver. (proposition de conséquence) (je suppose qu’elle ne l’avait pas fait exprès.)
    « La secrétaire arrange les dossiers de façon que on puisse les trouver facilement. ( proposition adverbiale de but). ( Elle le fait exprès pour réaliser le but – mais il n’est pas certain que le but se réalise – puis subjonctif)
    En omettant la catégorie « proposition adverbiale de manière », moi , je suis satisfait de la classification.
    Condition et cause sont, à mon avis, tout à fait différents.
    « S’il fait beau demain nous irons nous promener dans la forêt. »
    C’est une condition qui peut se réaliser (ou non)
    « Nous ne sommes pas allés nous promener dans la forêt parce qu’il pleuvait. » (subordonnée de cause)
    C’est la cause – et la principale exprime la conséquence.
    Selon l’énonciateur, l’annulation de la promenade était à cause de mauvais temps. – pour lui c’est un fait.
    Il pleuvait tout l'après midi de sorte que nous ne sommes pas allés nous promener dans la forêt. (subordonné de conséquence), (la principale exprime la cause.)

    JSC - Donnez moi, s’il vous plaît, UN exemple d’une PROPOSITION ADVERBIALE de LIEU !!

    Il ne faut pas confondre les EXPRESSIONS adverbiales (compléments circonstanciels) comme (dans la forêt, demain, en courant, aux champs, de la ville, en ville, par jalousie, pour la gloire etc.) avec les PROPOSITIONS adverbiales.
    À mon avis 6 catégories sont essentielles pour classifier les Propositions subordonnées adverbiales.
    Wyn
  • Wyn a écrit:
    1. quand la proposition est introduite par « de manière que », de « façon que » ou « de sorte que », cette grammaire les appelle « Proposition de manière ».
    2. Moi, je préfère les classifier soit comme proposition « de conséquence » ou bien « de but. »
    3. JSC - Donnez moi, s’il vous plaît, UN exemple d’une PROPOSITION ADVERBIALE de LIEU !!
    Bonsoir, Wyn (es-tu Gallois?)
    1. Merci pour l'explication et les exemples qui suivent.
    2. C'est donc une question de préférence personnelle?
    3. J'espérais que tu allais le faire.
    Bon; je ne sais pas....euh:
    tandis que les ménestrels chantaient de leur gallérie, les invités mangèrent à leur faim, se croyant aux anges.
    {Si les ménestrels chantaient de derrière le Hôte, l'impression céleste ne serait pas garantie.....}
  • Bonsoir JSC,
    L’analyse d’une langue change avec le temps. Les grammairiens changent leur classification. Souvent c’est leur point de vue. Je dis seulement que je suis plus à l’aise avec les 6 catégories sans ajouter la subordonnée adverbiale de manière, qui est soit une subordonnée adverbiale de conséquence soit une subordonnée adverbiale de but.

    Je ne comprends pas pourquoi vous avez cité les deux phrases suivantes sans une seule explication! Je vous assure qu’il n’y a pas de « proposition adverbiale de lieu »!!

    Je vais essayer de les analyser – peut-être quelqu’un plus instruit pourrait m’aider.
    « Tandis que les ménestrels chantaient de leur gallérie, les invités mangèrent à leur faim, se croyant aux anges. »
    « Tandis que les ménestrels chantaient de leur gallérie, » - proposition subordonnée adverbiale de TEMPS qui exprime la simultanéité entre les événements de la subordonnée et ceux de la principale.
    « les invités mangèrent à leur faim, - Proposition principale
    « se croyant aux anges » – pour moi c’est une expression adjectivale et on peut la remplacer par une proposition relative, complément explicatif – les invités, qui se croyaient aux anges, mangèrent à leur faim.
    qui (pronom relatif) se croyaient aux anges proposition relative explicative (entre les virgules) – qui ajoute à l’antécédent (les invités) une explication accessoire.
    « Si les ménestrels chantaient de derrière le Hôte, l'impression céleste ne serait pas garantie..... »
    Je ne sais pas si cette phrase suit la première mais, à mon avis, on emploie ces temps pour une hypothèse du futur où la condition a peu de chance de se réaliser.
    « Si les ménestrels chantaient de derrière le Hôte, » - proposition adverbiale de condition » L’usage de l’imparfait nous laisse entendre que la condition a peu de chances de se réaliser. C’est une situation qu’on ne trouverait presque jamais.
    « l'impression céleste ne serait pas garantie.... » proposition principale
    L’usage de l’imparfait dans la proposition adverbiale de condition et le conditionnel dans la principale
    Comparez les deux phrases suivantes
    S’il fait (présent) beau demain nous irons (futur) nous promener dans la forêt.
    C’est une phrase ou la condition a beaucoup de chances de se réaliser (optimisme)
    S’il faisait (imparfait) beau demain nous irions (conditionnel) nous promener dans la forêt.
    C’est une phrase ou la condition a peu de chances de se réaliser. (pessimisme)
    Je ne peux pas faire mieux
    Wyn
  • Wyn a écrit:
    Je ne comprends pas pourquoi vous avez cité les deux phrases suivantes sans une seule explication! Je vous assure qu’il n’y a pas de « proposition adverbiale de lieu »!!

    Car concernant la première, j'avais espéré commencer avec une proposition adverbiale circonstancielle de lieu! (Où? En haut). La phrase entre parenthèses expliqua pourquoi le lieu était important pour l'effet de la musique sur les auditeurs.
    Je vais essayer de les analyser – peut-être quelqu’un plus instruit pourrait m’aider.

    « Tandis que les ménestrels chantaient de leur gallérie, » - proposition subordonnée adverbiale de TEMPS qui exprime la simultanéité entre les événements de la subordonnée et ceux de la principale.
    Je vois que tu soulignes le temps plutôt que le lieu, pourtant ce n'est pas le temps qui donne l'effet céleste pour les auditeurs!
    "Tandis que" tu associes automatiquement avec le temps alors. Il me faudrait trouver une autre ouverture ou te convaincre que 'whilst' en anglais peut gouverner le temps, mais aussi = 'in spite of the fact that', ou 'whereas/in contrast'. Pourquoi pas en français?

    L’usage de l’imparfait dans la proposition adverbiale de condition et le conditionnel dans la principale
    Comparez les deux phrases suivantes
    S’il fait (présent) beau demain nous irons (futur) nous promener dans la forêt.
    C’est une phrase ou la condition a beaucoup de chances de se réaliser (optimisme)
    S’il faisait (imparfait) beau demain nous irions (conditionnel) nous promener dans la forêt.
    C’est une phrase ou la condition a peu de chances de se réaliser. (pessimisme)
    Je ne peux pas faire mieux
    Wyn
    Bonsoir, Wyn. On peut toujours mieux faire, autrement on ne s'épanouira plus.
    Ma question n'était pas liée au conditionnel et les deux exemples que tu donnes sont, il me semble bien connus.
    Je te remercie de ton analyse, qui a l'air de faire du sens; pourtant, tu n'expliques pas un refus de LIEU autrement que par un "ce n'est pas la règle", ce qui m'a tjrs paru faible comme argument. :/
    Bonne continuation,
    J :)
  • JSC
    Personne ne “refuse” la subordonnée circonstancielle de lieu : simplement, elle n'existe pas. Ce n'est pas une règle, c'est un fait.
    Tandis que (pendant que, alors que) exprime la simultanéité dans l'ordre du temps, pas du lieu. la seule simultanéité de lieu pourrait être Ici et ailleurs, mais ce n'est pas une conjonction de subordination
  • pourtant, tu n'expliques pas un refus de LIEU autrement que par un "ce n'est pas la règle", ce qui m'a tjrs paru faible comme argument.
    Ce n'est pas une question de règle :) mais de classification.

    Les propositions subordonnées qui se réfèrent à un lieu, sont des relatives introduites, p.ex par ( considéré en français comme un pronom relatif) , et qui ont un antécédent.

    ex: Le pays, où je vis , est la France.=
    Le pays , dans lequel je vis, est la France.

    Cette subordonnée est une extension du nom, elle complète le nom.

    Elle peut , sinon, être complément d'un adverbe de lieu:

    où je vais, tu ne peux me suivre.
    Tu ne peux me suivre partout où je vais.
  • Je cherche, je cherche....

    et

    "Vu que les ménestrels chantaient de leur gallérie, les invités mangèrent à leur faim, se croyant aux anges?

    Ce n'est pas une PSC de lieu non plus?
  • "Vu que les ménestrels chantaient de leur gallérie, les invités mangèrent à leur faim, se croyant aux anges
    Non, l'ensemble de la subordonnée est cc de cause . Tu peux la remplacer par:

    Les invités mangèrent à leur faim, se croyant aux anges parce que les ménestrels chantaient de leur galerie.

    A l'intérieur de ta subordonnée, il y a bien un complément de lieu ( de leur galerie), mais il est inclus dans la proposition dépendante.
  • JSC
    Ne cherche pas ce qui n'existe pas !
  • WynWyn Membre
    Bonjour Leah,
    Je suis d’accord. Quand JSC avez suggéré une classification de propositions circonstancielles en 3 catégories y compris « proposition circonstancielle de lieu » – c’est la raison pourquoi je lui ai demandé de me fournir un seul exemple – parce qu’il n’en existe pas un seul.
    Oui, il y a grand nombre de compléments circonstanciel de lieu comme « dans la jardin, de la ville, aux champs etc » mais pas une proposition circonstancielle de LIEU (proposition adverbiale de lieu)
    Codrila – « de leur galerie » n’est pas une proposition, oui, c’est un complément de lieu
    « Tandis que les ménestrels chantaient de leur gallérie, les invités mangèrent à leur faim, se croyant aux anges. »
    Ils MANGEAIENT tandis que les ménestrels CHANTAIENT.
    La subordonnée exprime une relation entre les deux activités Ils se produisaient au même TEMPS = la simultanéité

    Les phrases cité par Codrila ne sont pas des propositions adverbiales ( ou circonstancielles selon le terminologie que vous préférez)
    Ce sont toutes les deux propositions RELATIVES
    Le pays, où je vis , est la France.
    Le pays , dans lequel je vis, est la France.
    où je vis = proposition subordonnée relative (complément explicatif)
    dans lequel je vis = proposition subordonnée relative (complément explicatif)
    Elles NE SONT PAS adverbiales.
    Elles qualifient le NOM « le pays » qui est l’antécédent. Elles ajoutent à l’antécédent une explication accessoire, exprimant un aspect particulier de la chose dont il s’agit. (du pays) C’est la France d’où je viens.
    Wyn.
  • Wyn a écrit:
    « Tandis que les ménestrels chantaient de leur gallérie, les invités mangèrent à leur faim, se croyant aux anges. »
    Ils MANGEAIENT tandis que les ménestrels CHANTAIENT.
    La subordonnée exprime une relation entre les deux activités Ils se produisaient au même TEMPS = la simultanéité
    Bonsoir, Wyn.
    On a un peu avancé depuis ma première phrase (voir msg #7).
    "Tandis que" est remplacé pas "vu que", ce qui ne représente plus la simultanéité, mais la position dans l'espace des ménestels.

    Léah, je ne veux pas te contredire, mais
    1. on aurait dit en 1800, j'imagine, que les PSC n'existent pas! Il a fallu les inventer.
    2. Je cherche à comprendre avant d'abandonner.
    3. Si les philosophes n'ont pas cherché l'inexistant, pour pouvoir le recolter, il n'y aurait pas eu des grandes avances dans la matière. :)

    Merci à tous les trois.
  • "Tandis que" est remplacé pas "vu que", ce qui ne représente plus la simultanéité, mais la position dans l'espace des ménestels.
    Bonsoir JSC,

    Désolée de vous contredire encore :) mais vu que n'indique pas la position des ménestrels dans l'espace! C'est synonyme ( à quelque chose près) de parce que. Cette subordonnée indique la cause, la raison pour laquelle vos invités se croyaient aux anges . Et ils se croyaient aux anges parce que les ménestrels chantaient. Ils auraient pu chanter devant eux, sur la table ou à côté d'eux, le résultat aurait été le même , du moment qu'ils auraient entendu le chant. Autrement dit, ce complément de lieu ( de la galerie), on pourrait le supprimer sans changer la nature et la fonction de la subordonnée:

    Les invités mangèrent à leur faim , se croyant aux anges vu que les ménestrels chantaient .

    Et je vous donne raison de chercher à comprendre.
  • MurielMuriel Membre
    Bonsoir,

    Oui, pour que JSC ait une réponse, il faudrait qu'il propose :

    - les ménestrels chantaient, les invités étaient aux anges.

    Et là, les grammairiens vont batailler...

    - soit on voit une proposition circonstancielle (ou adverbiale) de lieu, à l'ancienne (parce que, à l'évidence, elle n'existe plus, sauf pour certains, rares) ;

    - soit on voit une proposition relative, introduite par un pronom relatif qui n'a pas d'antécédent...

    Peut-être faudrait-il introduire virtuellement un "là" ? :
    - ("") où les ménestrels chantaient, les invités étaient aux anges. Ce qui justifierait la relative et l'antécédent du pronom relatif...

    Muriel
  • JSC
    Désolée à mon tour, mais "vu que" n'indique pas une position dans l'espace, mais une CAUSE
    OÙ introduit une sub relative compl de lieu depuis... au moins 1900 !
  • Peut-être faudrait-il introduire virtuellement un "là" ? :
    - ("Là") où les ménestrels chantaient, les invités étaient aux anges. Ce qui justifierait la relative et l'antécédent du pronom relatif...
    D'accord avec vous, Muriel.

    L'exemple équivalent avait été donné au #13 :
    Elle peut , sinon, être complément d'un adverbe de lieu:
    Là où je vais, tu ne peux me suivre.
    Tu ne peux me suivre partout où je vais.
    Pour expliquer que c'était une relative, ayant un adverbe de lieu pour antécédent.

    On peut considérer que dans votre premier exemple " où les ménestrels chantaient, les invités étaient aux anges" , l'antécédent est sous-entendu, implicite?
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