Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, je dois rendre un commentaire littéraire pour vendredi 29/02/08 sur Madame Bovary de Flaubert partie I, chapitre 9.
J'ai commencé mon commentaire et je souhaiterai savoir si je suis sur "la bonne voie" ;) !

Mon plan:
Intro, problematique: Comment le personnage de Flaubert s'échappe de la réalité?

I/ D'un monde imaginaire...
Emma commence à rêver grâce aux détails qui la séduisent:
a. diversité des personnages
b. exotisme
c. aristocratie
d. musique

II/ ... à un monde réel
Puis elle "redescent sur terre" à cause des détails prosaïques:
a. l'attitude du musicien (crachat,..)
b. la misère, le musicien n'est qu'un mendiant

Conclusion


Mon intro:
Vers la deuxième moitié du XIXème siècle, pendant le mouvement littéraire du réalisme, Gustave Flaubert écrit Madame de Bovary en 1856.
Dans cet extrait on peut voir qu'Emma Bovary s'ennuie fortement de sa vie qu'elle ne trouve pas assez variée. Comment le personnage de Flaubert s'évade-t-il de la réalité?
D'une part nous étudierons comment Madame Bovary s'échappe de cette vie insipide puis d'autre part comment elle retombe sur terre. L'extrait est celui où Emma s'ennuie et voit à travers une vitre un mendiant qui joue d'un instrument.
Dans l'après-midi, quelquefois, une tête d'homme apparaissait derrière les vitres de la salle, tête hâlée, à favoris noirs, et qui souriait lentement d'un large sourire doux à dents blanches. Une valse aussitôt commençait, et, sur l'orgue, dans un petit salon, des danseurs hauts comme le doigt, femmes en turban rose, Tyroliens en jaquette, singes en habit noir, messieurs en culotte courte, tournaient, tournaient entre les fauteuils, les canapés, les consoles, se répétant dans les morceaux de miroir que raccordait à leurs angles un filet de papier doré. L'homme faisait aller sa manivelle, regardant à droite, à gauche et vers les fenêtres. De temps à autre, tout en lançant contre la borne un long jet de salive brune, il soulevait du genou son instrument, dont la bretelle dure lui fatiguait l'épaule ; et, tantôt dolente et traînarde, ou joyeuse et précipitée, la musique de la boîte s'échappait en bourdonnant à travers un rideau de taffetas rose, sous une grille de cuivre en arabesque. C'étaient des airs que l'on jouait ailleurs sur les théâtres, que l'on chantait dans les salons, que l'on dansait le soir sous des lustres éclairés, échos du monde qui arrivaient jusqu'à Emma. Des sarabandes à n'en plus finir se déroulaient dans sa tête, et, comme une bayadère sur les fleurs d'un tapis, sa pensée bondissait avec les notes, se balançait de rêve en rêve, de tristesse en tristesse. Quand l'homme avait reçu l'aumône dans sa casquette, il rabattait une vieille couverture de laine bleue, passait son orgue sur son dos et s'éloignait d'un pas lourd. Elle le regardait partir.
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Réponses

  • bonjours j'aurais besoins d'aide pour faire mon commentaire sur le chapitre 9 de la partie 1 de madame bovary je n'arrive pas a trouver les axes mon extrait commence a "Paris, plus vague que l'océan[...]de la livrée. j'attend vos reponses avec impatiance
    .voila l'extrait sur quoi je doit travailler je ne trouve absolument rien j'aurais juste besoins que l'ont m'oriente vers des axes merci:
    Paris, plus vague que l’Océan, miroitait donc aux yeux d’Emma dans une atmosphère vermeille. La vie nombreuse qui s’agitait en ce tumulte y était cependant divisée par parties, classée en tableaux distincts. Emma n’en apercevait que deux ou trois qui lui cachaient tous les autres, et représentaient à eux seuls l’humanité complète. Le monde des ambassadeurs marchait sur des parquets luisants, dans des salons lambrissés de miroirs, autour de tables ovales couvertes d’un tapis de velours à crépines d’or. Il y avait là des robes à queue, de grands mystères, des angoisses dissimulées sous des sourires. Venait ensuite la société des duchesses ; on y était pâle ; on se levait à quatre heures ; les femmes, pauvres anges ! portaient du point d’Angleterre au bas de leur jupon, et les hommes, capacités méconnues sous des dehors futiles, crevaient leurs chevaux par partie de plaisir, allaient passer à Bade la saison d’été, et, vers la quarantaine enfin, épousaient des héritières. Dans les cabinets de restaurant où l’on soupe après minuit riait, à la clarté des bougies, la foule bigarrée des gens de lettres et des actrices. Ils étaient, ceux-là, prodigues comme des rois, pleins d’ambitions idéales et de délires fantastiques. C’était une existence au-dessus des autres, entre ciel et terre, dans les orages, quelque chose de sublime.
    Quant au reste du monde, il était perdu, sans place précise, et comme n’existant pas. Plus les choses, d’ailleurs, étaient voisines, plus sa pensée s’en détournait. Tout ce qui l’entourait immédiatement, campagne ennuyeuse, petits bourgeois imbéciles, médiocrité de l’existence, lui semblait une exception dans le monde, un hasard particulier où elle se trouvait prise, tandis qu’au delà s’étendait à perte de vue l’immense pays des félicités et des passions. Elle confondait, dans son désir, les sensualités du luxe avec les joies du cœur, l’élégance des habitudes et les délicatesses du sentiment. Ne fallait-il pas à l’amour, comme aux plantes indiennes, des terrains préparés, une température particulière ? Les soupirs au clair de lune, les longues étreintes, les larmes qui coulent sur les mains qu’on abandonne, toutes les fièvres de la chair et les langueurs de la tendresse ne se séparaient donc pas du balcon des grands châteaux qui sont pleins de loisirs, d’un boudoir à stores de soie avec un tapis bien épais, des jardinières remplies, un lit monté sur une estrade, ni du scintillement des pierres précieuses et des aiguillettes de la livrée.
  • As-tu quelques idéés au moins?
  • non je n'en ai pas dutout je sais sa fait comme si j'avais rien fais mais avec bovary j'ai vremen du mal il me faudrais un axe après j'arriverais a me repérer merci
  • MurielMuriel Membre
    Bonsoir Wilou,

    Le plus important est cela :
    Paris, plus vague que l’Océan, miroitait donc aux yeux d’Emma dans une atmosphère vermeille. La vie nombreuse qui s’agitait en ce tumulte y était cependant divisée par parties, classée en tableaux distincts. Emma n’en apercevait que deux ou trois qui lui cachaient tous les autres, et représentaient à eux seuls l’humanité complète.
    À partir de cela, relève les champs lexicaux des positions sociales (ambassadeurs, duchesse, roi), des paillettes, de ce qui brille, de ce qui attire, de la lumière, de ce qui est "au-dessus"...

    Relève aussi l'ironie du narrateur.

    Continue...

    Muriel
  • Bonjour, j'ai un commentaire à faire sur le chapitre 9 de la première partie de Madame Bovary
    Ca fait un moment que je cherche des idées pour le plan mais je n'est trouver que ça:
    I]Madame Bovary et son mal de vivre
    A. Enfermement
    B. Monotonie
    C. Le renoncement

    Mais voilà, je n'est que ça!
    Donc, pourriez-vous m'aider à trouver d'autres idées? Et aussi une piste pour la problématique?!

    Le passage est celui-ci:
    Après l'ennui de cette déception, son coeur de nouveau resta vide, et alors la série des mêmes journées recommença.
    Elles allaient donc maintenant se suivre ainsi à la file, toujours pareilles, innombrables, et n'apportant rien ! Les autres existences, si plates qu'elles fussent, avaient du moins la chance d'un événement. Une aventure amenait parfois des péripéties à l'infini, et le décor changeait. Mais, pour elle, rien n'arrivait, Dieu l'avait voulu ! L'avenir était un corridor tout noir, et qui avait au fond sa porte bien fermée.
    Elle abandonna la musique. Pourquoi jouer ? qui l'entendrait ? Puisqu'elle ne pourrait jamais, en robe de velours à manches courtes, sur un piano d'Érard, dans un concert, battant de ses doigts légers les touches d'ivoire, sentir, comme une brise, circuler autour d'elle un murmure d'extase, ce n'était pas la peine de s'ennuyer à étudier. Elle laissa dans l'armoire ses cartons à dessin et la tapisserie. À quoi bon ? à quoi bon ? La couture l'irritait.
    – J'ai tout lu, se disait-elle.
    Et elle restait à faire rougir les pincettes, ou regardant la pluie tomber.
    Comme elle était triste le dimanche, quand on sonnait les vêpres ! Elle écoutait, dans un hébétement attentif, tinter un à un les coups fêlés de la cloche. Quelque chat sur les toits, marchant lentement, bombait son dos aux rayons pâles du soleil. Le vent, sur la grande route, soufflait des traînées de poussière. Au loin, parfois, un chien hurlait : et la cloche, à temps égaux, continuait sa sonnerie monotone qui se perdait dans la campagne.
    Merci d'avance!
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Hannah,

    C'est bien vu.
    Examine quand même si la passivité d'Emma ne cache pas
    - un rêve qui affleure,
    - une attente qui ne dit pas son nom.

    Quelle est l'origine de ce comportement dépressif ? Qu'est-ce qu'elle nous apprend de la psychologie d'Emma ?
  • Merci beaucoup Jean-Luc pour votre réponse!
    Mais je ne comprend pas très bien:
    dans ce passage elle ne rêve pas?
    Et je ne comprend pas aussi lorsque vous dîtes: "une attente qui ne dit pas son nom"?
    Pourrais-je parler de ça dans une seconde partie?

    Et lorsque vous parlez de psychologie est-ce que c'est le fait qu'elle aimerait être comme tout le monde et qu'elle cherche de casser la routine?

    Merci beaucoup.
  • Ha non, je crois que j'ai compris pour une partie de mes questions!
    En fait vos questions, Jean-Luc, ce sont des idées pour les problématiques!!!

    Merci beaucoup! Et l'attente qui ne dit pas son nom ne serais-ce pas l'amour?

    Merci.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Hannah,

    Le rêve est dans l'épisode du piano.
    L'attente est marquée dans le dernier paragraphe par l'acuité des perceptions venues du dehors. Tu as raison cette attente d'un événement improbable qui viendra tirer Emma de sa léthargie est bien un signe avant-coureur non de l'amour mais de la passion.
    Quant à la psychologie, as-tu remarqué le début de l'extrait ? une déception, puis au cours de son rêve, le désir d'être distinguée, admirée... Emma ne veut justement pas d'une vie ordinaire.
  • Bonsoir Jean-Luc,

    Ha, d'accord, je n'avais pas du tout perçu cet extrait de cette façon là!
    Merci Jean-Luc!
    J'ai très bien compris ce que vous m'avez dit sauf la déception: pourquoi cette déception montre sa psychologie?

    Merci beaucoup pour votre aide!Grâce à vous j'arrive enfin à comprendre mieux ce passage! J'aurais une autre question si c'est possible:
    Je sais que Flaubert utilise souvent de l'ironie mais dans ce passage je n'en trouve pas.
    Est-ce normal? Et j'aurais encore encore une autre question:
    Pour l'enfermement on peut le prendre dans le sens d'être enfermer quelque part mais aussi être enfermer sur nous-même?
    Parce que pour ma partie sur l'enfermement je peux juste le montrer grâce aux passages "le décor changeait" "Mais pour elle, rien n'arrivait".

    Et pour l'enfermement sur elle-même je peux dire qu'elle est toute seule, elle se parle à elle-même...

    Merci! Dernière question!Désolé!
    Est-ce qu'il est important de remarquer les nombreux points d'exclamations?

    Merci!
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Hannah,

    Quelle est cette déception ?
    Dès le commencement de juillet, elle compta sur ses doigts combien de semaines lui restaient pour arriver au mois d'octobre, pensant que le marquis d'Andervilliers, peut-être, donnerait encore un bal à la Vaubyessard. Mais tout septembre s'écoula sans lettres ni visites.
    Cette absence d'invitation prend des proportions considérables dans l'esprit d'Emma. Emma n'a de cesse que d'échapper à la grisaille de sa condition présente. Emma est d'abord une insatisfaite. Ensuite Emma a besoin d'être stimulée.

    Je vois un soupçon d'ironie dans le rêve du concert, car Emma n'a pas la persévérance ni le talent (elle aime trop ce qui est sentimental et sirupeux) pour être concertiste.

    Pour l'enfermement, tu as bien vu. Note quand même que la saison automnale ou hivernale favorise cette double attitude.

    Il faut absolument relever les exclamatives et les interrogatives qui traduisent la forte charge affective du soliloque.
  • Bonjour Jean-Luc,

    Merci beaucoup pour votre aide.
    Mais le passage que vous m'avez citer n'est pas dans l'extrait que je dois étudier, mais merci pour votre explication.

    Pour la deuxième partie j'aurais envie de parler du rêve, de la passion et de peut-être de l'ironie, pensez-vous que c'est bien?

    Merci.
  • Bonjour,

    J'ai moi-même eu ce passage à commenter, mais avec aussi le choix d'une dissertation, ce n'est pas ton cas par hasard ?

    ++
  • Non, désolé Raphael.F, ce n'est pas mon cas, je n'est pas le choix avec la dissertation. En plus, on n'a pas encore appris à faire de dissertation! On se prépare seulement au commentaire pour le moment!

    Sinon, tu t'en sort dans le commentaire?
  • J'arrive à faire des commentaires composés, mais rien de bien glorieux non plus. Je vais demander à une amie qu'elle m'envoie le corrigé de celui-ci et je t'en ferai ensuite part.
  • Wahou, merci Raphael.F , ça serais super gentil!
    Merci beaucoup.

    Alala, merci!
  • bilalbilal Membre
    Bonjour,

    Voilà, je dois étudier pour demain le même extrait de Mme bovary qu'Hannah 92.

    Sincèrement, cela fait deja deux jours que je cherche et je n'ai trouvé qu'un axe, qui est le même que ci-dessus.

    J'ai mis comme problématique "Comment Flaubert rend-il compte du mal être d'Emma ?

    I a) L'Enfermement
    b) La monotonie
    c) Le renoncement

    Mais aprés, je ne trouve pas de second axe, et ma prof est assez sévère sur la notation, donc il m'en faudrait un autre s'il vous plaît.

    Merci de me répondre, cordialement. :)
  • Relis donc les réponses de Jean-Luc, qui a beaucoup aidé Hannah ; ainsi que celles de Raphaël
  • bilalbilal Membre
    Bonjour Léah,

    Je les ai lus, mais je n'y entends rien, malheureusement...
    Quelqu'un aurait un second axe de lecture ainsi que ses sous-parties à me communiquer ?

    Merci :)
  • Tu n'y entends rien ? Pourtant, ces personnes se sont exprimées dans une langue que tu parles aussi !
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