Le surréalisme

Le surréalisme est un mouvement littéraire et artistique né après la Première Guerre mondiale ; ce mouvement succède au dadaïsme.
Ce mouvement repose sur le refus de toutes les constructions logiques de l’esprit et sur les valeurs de l’irrationnel, de l’absurde, du rêve, du désir et de la révolte.

André Breton, sur la définition du surréalisme :

« Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »

Le mouvement surréaliste repose donc sur la volonté de libérer l’homme des morales qui le contraignent et des académismes qui l’empêchent d’agir, c’est-à-dire nuisent à la force créatrice.
Souvent, les écrivains surréalistes se libèrent de la contrainte du sens dans leurs productions littéraires ; c’est ainsi que le groupe surréaliste s’adonnait au jeu du « cadavre exquis », jeu qui consiste à écrire des phrases « au hasard, chaque participant donnant un seul élément de phrase […] sans connaître les autres » (définition TLFi). De même, dans la peinture, René Magritte joue souvent sur le décalage entre le titre et le sujet représenté.
Le mouvement a aussi une dimension politique : l’art est considéré comme un moyen de « changer la vie ». D’où l’adhésion au Parti communiste du groupe surréaliste.
Le mouvement est défini par André Breton dans le Manifeste du surréalisme, publié en 1924. Parmi les écrivains surréalistes, on peut citer Louis Aragon (1897-1982), Paul Éluard (1895-1952), Philippe Soupault (1897-1991), Robert Desnos (1900-1945), Antonin Artaud (1896-1946) ou encore Georges Bataille (1897-1962). Parmi les peintres, citons Max Ernst, Salvador Dalí, René Magritte et Juan Miró.

Lectures suggérées

Le surréalisme  Les mouvements littéraires du XIXe et du XXe siècle  Écoles et courants littéraires
Le surréalisme, Ellipses.
Les mouvements littéraires du XIXe et du XXe siècle, Hatier.
Y. Stalloni, Écoles et courants littéraires, A. Colin.