L’histoire comme genre littéraire au XIXe siècle

Au XIXe siècle, le roman, le théâtre et l’histoire sont complémentaires : ils permettent de mettre en scène le passé des hommes. L’un des grands historiens du XIXe est Augustin Thierry (1795-1856), celui-ci considère que le roman historique est incarné par Walter Scott (1771-1832) et par Chateaubriand. Les romans historiques qui apparaissent au cours de ce siècle sont nombreux avec :

À partir de 1870, la littérature se sépare de l’histoire.

Plusieurs tendances dans l’histoire

  • Histoire chronique (ou histoire narrative)
    • Barante (1782-1866), Histoire des ducs de Bourgogne
  • Histoire philosophique : elle essaie de dégager les grandes tendances du devenir de l’humanité. Ce type d’histoire a son semblable au XVIIIe avec Montesquieu.
    • François Guizot (1787-1874), Histoire de la civilisation en France et Histoire de la civilisation en Europe.
  • L’encyclopédie de la vie humaine avec Michelet (1798-1874)

MicheletFils d’un imprimeur, Jules Michelet devient agrégé des lettres et professeur à l’École normale. En 1831, il est chef de la section historique des Archives nationales. À partir de 1838, il occupe la chaire d’histoire au Collège de France.
De 1833 à 1846, il écrit son Histoire de France (six tomes). De 1847 à 1853, il rédige son Histoire de la Révolution française. Michelet se rendit compte de l’oppression des peuples par l’absolutisme. De 1855 à 1867, il reprend son Histoire de France (de la Renaissance à la Révolution française). En 1856, il écrit L’Oiseau, puis L’Insecte, La Mer et La Montagne. Michelet y décrit l’unité de l’univers, tout comme il a voulu le faire en écrivant l’histoire de France : faire du monde une unité.

La mission de l’historien

À l’époque, la période d’avant 1789 n’était pas ressentie comme appartenant à l’histoire de France, mais était ressentie comme une période d’oppression.

Des efforts sont alors faits pour mettre en valeur une unité dans l’histoire :

  • symboliquement, un musée est créé dans la palais du Louvre (on y admire désormais le talent du peintre, et non plus le monarque) ;
  • les cathédrales deviennent un lieu de rassemblement plutôt qu’un lieu de sacre.

→ C’est le même effort que doit faire l’historien : rechercher une unité pour rassembler les Français. Pour Michelet, écrire l’histoire, c’est comme « bercer une poupée », c’est-à-dire redonner vie aux non animés.
Il y a donc une mission collective de l’historien ; la littérature devient d’intérêt public, utile.

Lectures suggérées

La littérature française  Histoire de la littérature française
C. de Ligny et M. Rousselot, La littérature française, Nathan.
B. Valette, Histoire de la littérature française, Ellipses.