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La tournure impersonnelle

Une contribution de Michel. | Version doc

Dans une proposition à la tournure impersonnelle, le sujet du verbe est un « il », un « ceci », un « cela », qui ne représente rien. Ainsi, « Il pleut », « Il tonne »… sont des tournures impersonnelles, même si dans « L’artillerie tonnait et les obus pleuvaient », les sujets des verbes sont bien déterminés.
Les propositions « Jamais il ne s’est vu de tels changements en si peu de temps » (Mme de Sévigné, lettre à M. de Coulanges du 24 décembre 1670), « Auparavant, il s’y faisait [dans notre pays] un grand commerce de meunerie » (A. Daudet, « Le Secret de Maître Cornille »), « Il paraît qu’elle chantait tous les matins, dès son réveil » (chapitre 3), « Je découvris ce jour-là que les grandes personnes savaient mentir aussi bien que moi, et il me sembla que je n’étais plus en sécurité parmi elles » (chapitre 8), « Il me sembla que l’aveu d’un oubli confirmerait la réalité du reste » (chapitre 10), ont la tournure impersonnelle.
Étant donné que, dans de telles propositions à la tournure impersonnelle, un éventuel participe passé sera toujours invariable, nous ne pousserons pas davantage leur étude.


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