Généralement, le futur simple exprime qu’un évènement est placé dans l’avenir : « Allons donc ! dit mon père, j’aurai trente ans à la fin de l’année, et je me considère comme un homme encore jeune » (chapitre 7), « Je lui répondrai poliment, et je me contenterai d’en rigoler doucement dans ma barbe » (chapitre 8), « Vous, dit l’Organisateur, vous prendrez le tramway jusqu’à la Barasse, et de là vous rejoindrez votre paysan pedibus cum jambis. Augustine aura une petite place sur le chariot, et les trois hommes suivront à pied, avec le paysan » (chapitre 13), « Moi, dit Paul, je sais comment il faut faire : je me coucherai à plat ventre et je glisserai comme un serpent, sans respirer ! – Voilà une bonne idée, dit l’oncle Jules. Dès que nous verrons des bartavelles, nous viendrons te chercher » (chapitre 21).
Accessoirement :
- le futur peut prendre la valeur du présent pour atténuer le ton de certains propos ou marquer la politesse : « Mon frère, dit-elle, je vous prierai de sortir avec moi » (Prosper Mérimée, Colomba, chapitre 11), « Cela fera cinq euros » ;
- le futur peut aussi être jussif, donc avoir la valeur de l’impératif : « Mon cher ami, dit l’oncle, vous saurez que le vin est un aliment indispensable aux travailleurs de force, et surtout aux déménageurs » (chapitre 15), « Tu n’oublieras pas de fermer la porte en sortant ! » ;
- le futur peut être gnomique, omnitemporel : « Qui bien jettera, son compte trouvera », « On ne fera jamais assez pour les siens » ;
- le futur peut être conjectural : « Pour qui donc a-t-on sonné la cloche des morts ? Ah ! mon Dieu, ce sera pour Mme Rousseau » (11). Le fait présent est ici considéré comme probable.