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Zola, Germinal - Questions

Voilà ce que j'ai trouvé.


Pour la comparaison des Maheu, elle se trouve partout dans le livre, mais plus encore dans les  premières parties. En fait, il faut vraiment chercher hmm

Pourquoi toutes ces questions ? Tu as un devoir à rendre ?

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Zola, Germinal - Questions

Bonsoir, je dois étudier Germinal, je pense que c'est réalisme mais Zola est un "l'ambassadeur du naturalisme" c'est  un peu paradoxal ..
Pourriez m'indiquer si c'est bien réaliste ?

Bonne soirée

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Zola, Germinal - Questions

Le naturalisme est pour ainsi dire une extension du réalisme.

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Zola, Germinal - Questions

Bonjour, je dois trouver le point de vue et le narrateur le plus présent ?
je suppose que c'est le point de vue externe car présence de 'il' donc narrateur externe. Etes vous d'accord ?

Merci

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Zola, Germinal - Questions

S'il s'agit de "dominantes", c'est en effet le cas, conformément au projet naturaliste qui donne à voir, explique et prédit. Mais dans le détail, il faut évidemment nuancer. Ainsi le cadre d'une action et le physique des personnages sont souvent décrits suivant un point de vue interne.

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Zola, Germinal - Questions

Bonjour, merci de votre réponse et des précisions smile .
J'ai une autre question, pour les relations entre les personnages, j'ai trouvé l'amour entre Catherine et Chaval qui est plus "forcé" mais sinon entre Catherine et Etienne. De plus je suppose l'amitié entre les Maheux, les Levaques .. mais il y a la haine entre Etienne et Chaval qui se terminera de facon "barbare"

Etes vous d'accord avec mes arguments ?
Bonne soirée

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Zola, Germinal - Questions

Les relations amoureuses ne sont pas l'essentiel dans ce roman, et j'irai même jusqu'à dire que la psychologie des personnages, non plus, même chez Etienne. La haine entre Chaval et Etienne s'explique par la rivalité dont vous parlez, Catherine étant de tout temps "promise" à Chaval, mais elle est aussi due à l'attitude de "traître" dont celui-ci fait preuve quand, au beau milieu de la grève, il choisit de reprendre le travail. Cette haine est nécessaire à la très belle scène du meurtre de Chaval par Etienne dans le puits de mine inondé... Elle est donc fonctionnelle. Les relations entre Etienne et Catherine sont discrètes et, de toute manière platoniques. Elles ne m'apparaissent pas très signifiantes. Très différente est la condition d'ouvrière de Catherine.
Vous savez, le seul personnage qui doive nous intéresser dans ce roman, c'est le peuple des mineurs.

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Zola, Germinal - Questions

Bonjour.

J'ai ahevé un gros livre 1000 pages !).Il s'agit d'une question de
la famille de M.Maheude ( J'emploi le titre de civilité pour manifester
mon respect à un homme défunt qui s'est vaillament opposé à un capitaliste vorace !).

Pourquoi,après l'adoption d'un nouveau système de salaire,Les Maheude n'ont jamais essayé d'emménager dans un village voisin ? Catherine,pendant la grève,y alllait travailler pour acheter du lait et du pain pour ses petits frères et soeurs.

Je sais que M.Maheude avait la place haute parmi ses collégues,dignes de confiance et de respect.Mais l'injustice,c'est l'injustice.Faut trouver une autre ressource d'eau pour se nourrir !

19 (Édité par Delia 27/07/2015 à 16:15)

Zola, Germinal - Questions

Le nom  de la famille est Maheu, Maheude est le nom donné à l'épouse : le Maheu, la Maheude.

La réponse à votre question est donnée par le texte, premier chapitre de la septième partie :

Et, pendant que Lénore et Henri, pour amuser leur faim, grattaient avec un bruit assourdissant une vieille casserole, où des choux avaient bouilli la veille, la Maheude toute droite, après avoir posé Estelle sur la table, menaçait du poing Catherine.
— Répète un peu, nom de Dieu ! répète ce que tu viens de dire !
Catherine avait dit son intention de retourner au Voreux. L’idée de ne pas gagner son pain, d’être ainsi tolérée chez sa mère, comme une bête encombrante et inutile, lui devenait chaque jour plus intolérable ; et, sans la peur de recevoir quelque mauvais coup de Chaval, elle serait redescendue dès le mardi. Elle reprit en bégayant :
— Qu’est-ce que tu veux ? on ne peut pas vivre sans rien faire. Nous aurions du pain au moins.
La Maheude l’interrompit.
Écoute, le premier de vous autres qui travaille, je l’étrangle… Ah ! non, ce serait trop fort, de tuer le père et de continuer ensuite à exploiter les enfants ! En voilà assez, j’aime mieux vous voir tous emporter entre quatre planches, comme celui qui est parti déjà.
Et, furieusement, son long silence creva en un flot de paroles. Une belle avance, ce que lui apporterait Catherine ! à peine trente sous, auxquels on pouvait ajouter vingt sous, si les chefs voulaient bien trouver une besogne pour ce bandit de Jeanlin. Cinquante sous, et sept bouches à nourrir ! Les mioches n’étaient bons qu’à engloutir de la soupe. Quant au grand-père, il devait s’être cassé quelque chose dans la cervelle, en tombant, car il semblait imbécile ; à moins qu’il n’eût les sangs tournés, d’avoir vu les soldats tirer sur les camarades.
— N’est-ce pas ? vieux, ils ont achevé de vous démolir. Vous avez beau avoir la poigne encore solide, vous êtes fichu.
Bonnemort la regardait de ses yeux éteints, sans comprendre. Il restait des heures le regard fixe, il n’avait plus que l’intelligence de cracher dans un plat rempli de cendre, qu’on mettait à côté de lui, par propreté.
— Et ils n’ont pas réglé sa pension, poursuivit-elle, et je suis certaine qu’ils la refuseront, à cause de nos idées… Non ! je vous dis qu’en voilà de trop, avec ces gens de malheur !
— Cependant, hasarda Catherine, ils promettent sur l’affiche…
— Veux-tu bien me foutre la paix, avec ton affiche !… Encore de la glu pour nous prendre et nous manger. Ils peuvent faire les gentils, à présent qu’ils nous ont troué la peau.
— Mais, alors, maman, où irons-nous ? On ne nous gardera pas au coron, bien sûr.
La Maheude eut un geste vague et terrible. Où ils iraient ? elle n’en savait rien, elle évitait d’y songer, ça la rendait folle. Ils iraient ailleurs, quelque part. Et comme le bruit de la casserole devenait insupportable, elle tomba sur Lénore et Henri, les gifla. Une chute d’Estelle, qui s’était traînée à quatre pattes, augmenta le vacarme. La mère la calma d’une bourrade : quelle bonne affaire, si elle était tuée du coup ! Elle parla d’Alzire, elle souhaitait aux autres la chance de celle-là. Puis, brusquement, elle éclata en gros sanglots, la tête contre le mur.

Reprendre le travail avant le fin de la grève, c'est rompre la solidarité ouvrière.
De toutes façons, pour mieux mater la révolte les propriétaires forment un lock-out, comptant sur la faim et le désespoir pour briser les résistances.
Quant à partir, ce n'est pas si simple :

Où ils iraient ? elle n’en savait rien,

Cette réponse est la réponse des personnages à votre question.
Notez bien qu'à la question : pourquoi tel personnage de tel roman agit-il de telle façon, il n'est qu'une seule réponse : parce que l'auteur l'a jugé nécessaire pour l'effet qu'il veut produire.
Ici, Zola peint le désespoir dans lequel sont plongés les grévistes, mais aussi leur courage et leur détermination, peinture qui prépare l'amertume du dénouement. Toutes leurs souffrances sont inutiles, ils sont vaincus, l'espoir subsiste pourtant.

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Zola, Germinal - Questions

Emménager dans un village voisin ?

Poser la question c'est méconnaître ici l'organisation des Charbonnages, l'habitat des corons, l'attribution des logements, l'organisation sociale hiérarchisée du monde de la mine.