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Nature et fonction de "que"

Bonjour Alph,

Dans "dis-moi ce que tu veux", le "que" est bien un pronom relatif qui a pour antécédent ce (la chose).

Dans la phrase "fais ce qu'il te plait", l'analyse se corse par la présence de la tournure impersonnelle "il te plaît".
Dans ce type d'expression, l'apparent COD est en fait sujet réel de la tournure "il te plaît" où "il" est un sujet apparent. (→ "Faire cela te plaît").
Donc dans la phrase "fais ce qu'il te plait", j'analyserais "que" comme un pronom relatif complément de l'antécédent "ce", lui-même COD de faire, sujet réel de "il te plaît".
Après réfexion, je reprends mon analyse.
"Fais ce qu'il te plaît (de faire)"
Que : pronom relatif COD de faire sous-entendu
Faire sous-entendu : sujet réel de il te plaît.

Nature et fonction de "que"

Merci pour cette intervention Jean-Luc,
je ne pensais plus du tout à l'existence du sujet dans les tournures impersonnelles. Il y a tout de même un point discutable dans ta deuxième analyse, celle où tu as cru rectifier la première: quand je réponds à la question par "il me plaît de marcher", on voit que "faire" disparait. Je pense que celui-ci n'avait qu'un rôle formel, de substitut abstrait. Autrement dit "que" ne me paraît pas plus cod de "faire" que faire n'est indispensable à la phrase. "que" renverrait plutôt à la réponse possible: marcher, manger, lire, etc. Et si la fonction de ces verbes est d'être sujet réel, "ce que" n'en sera-t-il pas lui-même sujet?

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Nature et fonction de "que"

Bonsoir Alph,

Procédons par étapes :
Nous pouvons admettre que
"Il me plaît de marcher" équivaut à "marcher me plaît".
Dans ces conditions marcher est bien sujet réel de "plaît".
Pourquoi n'en irait-il pas de même de "il me plaît de faire cela" ?

Dans la phrase que tu nous proposes, faire est employé de manière générale au sens d'agir. Il ne remplit pas un simple rôle formel.

Essaie d'analyser la phrase "Mange ce qu'il te plaît". Tu rencontreras la même difficulté. Finalement tu avaleras non le plat qu'il te plaît, mais le mets qu'il te plaît de manger.

Nature et fonction de "que"

Je dois aider ma fille pour un exercice mais je ne veux pas l'induire en erreur Pourrais-t-on m'aider ?
toutes ces phrases contiennent le mot que ou qu' seul ou en locution.Donnez la nature grammaticale et la fonction des propositions subordonnées qu'il introduit dans les phrases suivantes
1 Il m'avait promis que nous partirions en vacances ensemble.
2 Que le vent s'apaise a permis au bateau de regagner le port.
3 Je ne comprends pas ce que vous essayer de m'expliquer.
4 Elle a trouvé charmant le jeune homme que son amie lui a présenté.
5 Quand il ouvrit le journal et qu'il vit qu'il avait gagné le gros lot,il tomba évanoui.
6 Ouvre grande la fenêtre pour que nous parvienne le bruit de la mer.
7 Nous sommes heureux qu'elle mène enfin la vie qui lui convient.

Merci d'avance.Nathy

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

Nature et fonction de "que"

1 que conjonctif introducteur d'une conjonctive complétive
2 que conjonctif introducteur d'une conjonctive sujet
3 ce que = problème, la solution la plus facile est de considérer les deux termes comme faisant partie d'une locution pronominale composée du pronom démonstratif de forme simple "ce" qui annonce de manière cataphorique le pronom relatif ou interrogatif "que", en fonction COD. Je trancherais plutôt pour le pronom interrogatif, puisque le verbe introducteur "comprendre" se rattache aux verbes de connaissance et d'interrogation qui introduisent, selon Jean-Dominique Beaudin, une locution pronominale interrogative. La proposition complète est une relative périphrastique COD du verbe "comprendre".
4 que relatif, fonction COD, introduit une relative adjective déterminative.
5 premier "qu'" : conjonctif, terme vicariant reprenant "quand", deuxième : conjonctif, introduit une conjonctive complétive
6 pour que = locution conjonctive, introduit une conjonctive circonstancielle de but
7 premier "qu'" = vrai problème, qui est facile : relatif
qu' : conjonctif, l'expression est correcte mais issue d'une réfection orale d'une tournure originelle : de ce que, où de : préposition introduisant un COI, ce : pronom démonstratif de forme simple qui annonce par cataphore le morphème "que", qui est ici conjonctif et non relatif.

Nature et fonction de "que"

Bonjour Morel,

Donner les réponses de votre fille nous éviterait d'avoir la sensation de lui faire son travail. Alors, quelles sont ses réponses ?

Muriel

27 (Édité par Hwang(moijesuisneant) 14/07/2012 à 04:49)

Nature et fonction de "que"

Bonjour~!
Voici un extrait de Hugo, 'Les misérables'.
Ici, je veux savoir la nature et fonction de la conjonction 'que' dans 'perdu qu'il était'.

Il fouilla dans sa poche, en tira sa bourse, l’ouvrit, et y prit une petite clef.

Il introduisit cette clef dans une serrure dont on voyait à peine le trou, perdu qu’il était dans les nuances les plus sombres du dessin qui couvrait le papier collé sur le mur. Une cachette s’ouvrit, une espèce de fausse armoire ménagée entre l’angle de la muraille et le manteau de la cheminée. Il n’y avait dans cette cachette que quelques guenilles, un sarrau de toile bleue, un vieux pantalon, un vieux havresac, et un gros bâton d’épine ferré aux deux bouts. Ceux qui avaient vu Jean Valjean à l’époque où il traversait Digne, en octobre 1815, eussent aisément reconnu toutes les pièces de ce misérable accoutrement.

J'ai essayé d'analyser comme ceci :
- perdu : adjectif(ou participe passé) apposé de 'trou',
                             et en même temps, attribut de 'il'.
- il : le trou.

Mais le 'que', quelle est sa nature, fonction et son emploi grammatical ?
J'ai fouillé tous mes dictionnaires que je possède mais en vain ;
je n'ai pas pu trouver nulle part la contruction 'adjectif(p.p) + que complétive' : 'perdu qu’il était'.

J'espère que ma question soit compréhensible et attends vos réponses amicales.



Merci, d'avance.

28 (Édité par jacquesvaissier 14/07/2012 à 06:57)

Nature et fonction de "que"

Hwang(moijesuisneant) a écrit :

Bonjour~!
Voici un extrait de Hugo, 'Les misérables'.
Ici, je veux savoir la nature et fonction de la conjonction 'que' dans 'perdu qu'il était'.

Il fouilla dans sa poche, en tira sa bourse, l’ouvrit, et y prit une petite clef.

Il introduisit cette clef dans une serrure dont on voyait à peine le trou, perdu qu’il était dans les nuances les plus sombres du dessin qui couvrait le papier collé sur le mur. Une cachette s’ouvrit, une espèce de fausse armoire ménagée entre l’angle de la muraille et le manteau de la cheminée. Il n’y avait dans cette cachette que quelques guenilles, un sarrau de toile bleue, un vieux pantalon, un vieux havresac, et un gros bâton d’épine ferré aux deux bouts. Ceux qui avaient vu Jean Valjean à l’époque où il traversait Digne, en octobre 1815, eussent aisément reconnu toutes les pièces de ce misérable accoutrement.

J'ai essayé d'analyser comme ceci :
- perdu : adjectif(ou participe passé) apposé de 'trou',
                             et en même temps, attribut de 'il'. Non !
- il : le trou.

Mais le 'que', quelle est sa nature, fonction et son emploi grammatical ? C'est un pronom relatif, et c'est lui qui est attribut de il.
J'ai fouillé tous mes dictionnaires que je possède mais en vain ;
je n'ai pas pu trouver nulle part la contruction 'adjectif(p.p) + que complétive' : 'perdu qu’il était'.

J'espère que ma question soit compréhensible et attends vos réponses amicales.
Cette tournure équivaut à "comme celui-ci était perdu...", mais la "qualité" se trouve ainsi mise en relief.


Merci, d'avance.

Nature et fonction de "que"

On peut en voir plus sur le que relatif attribut dans ce fil, où Jehan a cité la section pertinente du Riegel.

30 (Édité par Hwang(moijesuisneant) 14/01/2013 à 12:17)

Nature et fonction de "que"

Bonsoir.

Une question s'il vous plaît.
C'est sur la nature et fonction de "que" dans ceci :

Il se gardait fort d’être inutile ; avoir des livres ne l’empêchait pas de lire, être botaniste ne l’empêchait pas d’être jardinier. Quand il avait connu Pontmercy, il y avait eu cette sympathie entre le colonel et lui, que ce que le colonel faisait pour les fleurs, il le faisait pour les fruits. M. Mabeuf était parvenu à produire des poires de semis aussi savoureuses que les poires de Saint-Germain ; c’est d’une de ses combinaisons qu’est née, à ce qu’il paraît, la mirabelle d’octobre, célèbre aujourd’hui, et non moins parfumée que la mirabelle d’été.

Qu'est-ce que c'est que ce "que" devant 'ce que' dans la partie soulignée ?
(Il y a beaucoup de 'que' dans ma phrase ; mais ce n'est pas un jeu de mots.)

Merci, d'avance.