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Ionesco, Le roi se meurt, dernière scène

Bonjour,
    Auriez vous l'amabilité de m'aider à répondre à ces questions sur la derniére scéne de cette piéce.
1ere question:     D'aprés les superpositions dont Marguerite invite le mourant à se débarasser, comment peut on dire que le spectateur assiste à une véritable mise en abîme de la représentation théâtrale?

2ème question:   Ionesco lorsqu'il a écrit cette pièce sortait d'une maladie très grave au cours de laquelle il avait failli mourir. En quoi semble t-il chercher, dans ce texte, à concilier
la certitude du néant et le besoin humain d'une parole consolatrice?

3ème question:   Pourquoi Marguerite donne t-elle des ordres au monde invisible? Comment évolue ce personnage présenté comme la "favorite" seule capable d'être au coté du roi au moment fatal?

merci d'avance ! roll

Le Roi se meurt raconte la lente dégradation d'un homme, le roi Bérenger; et son chemin vers la mort. Dans la première partie de la pièce, trop fatigué, il ne peut même plus monter sur son trône et hésite entre la révolte et le désespoir. Dans la dernière tirade de la pièce, sa femme, Marguerite, l'aide à franchir l'ultime étape.

MARGUERITE

Il perçoit encore les couleurs. Des souvenirs colorés. Ce n'est pas une nature auditive. Son imagination est purement visuelle... c'est un peintre... trop partisan de la monochronie.(Au roi) Renonce aussi à cet empire. Renonce aussi aux couleurs. Cela t'égare encore, cela te retarde. Tu ne peux plus t'attarder, tu ne peux plus t'arrêter, tu ne dois pas. (Elle s'écarte du Roi) Marche tout seul, n'aie pas peur. Vas-y. (Marguerite, dans un coin du plateau, dirige le Roi de loin.) Ce n'est plus le jour, ce n'est plus la nuit, il n'y a plus de jour, il n'y a plus de nuit. Laisse-toi diriger par cette roue qui tourne devant toi. Ne la perds pas de vue, suis-la, pas de trop près, elle est embrasée, tu pourrais te bršler. Avance, j'écarte les broussailles, attention, ne heurte pas cette ombre qui est à ta droite... Mains gluantes, mains implorantes, bras et mains pitoyables, ne revenez pas, retirez-vous. Ne le touchez pas, ou je vous frappe! (Au roi) Ne tourne pas la tête. Evite le précipice à ta gauche, ne crains pas ce vieux loup qui hurle... ses crocs sont en carton, il n'existe pas. (Au loup) Loup, n'existe plus! (Au roi) Ne crains pas non plus les rats. Ils ne peuvent pas mordre tes orteils! (Aux rats) Rats et vipères, n'existez plus! (Au roi) Ne te laisse pas apitoyer par le mendiant qui te tend la main... Attention à la vieille femme qui vient vers toi... Ne prends pas le verre d'eau qu'elle te tend. Tu n'as pas soif. (À la vieille femme imaginaire) Il n'a pas besoin d'être désaltéré, bonne femme, il n'a pas soif. N'encombrez pas son chemin. Èvanouissez-vous. (Au roi) Escalade la barrière... Le gros camion ne t'écrasera pas, c'est un mirage... Tu peux passer, passe... Mais non, les pâquerettes ne chantent pas, même si elles sont folles. J'absorbe leurs voix; elles, je les efface!... Ne prête pas l'oreille au murmure du ruisseau. Objectivement, on ne l'entend pas. C'est aussi un faux ruissseau, c'est une fausse voix... Fausses voix, taisez-vous. (Au roi) Plus personne ne t'appelle. Sens, une dernière fois, cette fleur et jette-la. Oublie son odeur. Tu n'as plus la parole. À qui pourrais-tu parler? Oui, c'est cela, lève le pas, l'autre. Voici la passerelle, ne crains pas le vertige. (Le Roi avance en direction des marches du trône) Tiens-toi tout droit, tu n'as pas besoin de ton gourdin, d'ailleurs tu n'en as pas. Ne te baisse pas, surtout, ne tombe pas. Monte, monte. (Le Roi commence à monter les trois ou quatre marches du trône) Plus haut, encore plus haut. (Le Roi est tout près du trône) Tourne-toi vers moi. Regarde-moi. Regarde à travers moi. Regarde ce miroir sans image, reste droit... Donne-moi tes jambes, la droite, la gauche. (À mesure qu'elle lui donne ces ordres, le Roi raidit ses membres.) Donne-moi un doigt, donne-moi deux doigts... trois... quatre... cinq... les dix doigts. Abandonne-moi le bras droit, le bras gauche, la poitrine, les deux épaules et le ventre. (Le Roi est immobile, figé comme une statue.) Et voilà, tu vois, tu n'as plus la parole, ton coeur n'a plus besoin de battre, plus la peine de respirer. C'était une agitation bien inutile, n'est-ce pas? Tu peux prendre place.

A la suite de cet extrait de la derniére scéne du roi se meurt de Ionesco je dois répondre aux questions suivantes; pourriez vous m'aider ! s'il vous plait ! en me donnant des pistes à suivre ou en m'expliquant car les questions me semblent difficiles!

Qu'est ce qui mérite le nom d'agitation? Pourquoi? A qui s'adresse Marguerite dans la derniére phrase?

Pourquoi Marguerite donne t'elle des ordres au monde invisible?

pourriez vous m'aider pour réppondre à ses deux questions !

merci

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Ionesco, Le roi se meurt, dernière scène

Bonjour,
voila j'ai un commentaire composé à rendre mais le souci est que j'ai beau lire, relire, décortiquer je ne comprends pas du tout le texte.

MARGUERITE
[…]
(au Roi) Plus personne ne t'appelle. Sens, une dernière fois, cette fleur et jette-la. Oublie son odeur. Tu n'as plus de parole. A qui pourrais-tu parler ? Oui, c'est cela, lève le pas, l'autre. Voici la passerelle, ne crains pas le vertige. (Le Roi avance en direction des marches du trône.) Tiens-toi tout droit, tu n'as pas besoin de ton gourdin, d'ailleurs tu n'en as pas. Ne te baisse pas, surtout, ne tombe pas. Monte, monte. (Le Roi commence à monter les trois ou quatre marches du trône.) Plus haut, encore plus haut, monte, encore plus haut, encore plus haut, encore plus haut. (Le Roi est tout près du trône.) Tournes-toi vers moi. Regarde-moi. Regarde à travers moi. Regarde ce miroir sans image, reste droit...
Donne-moi tes jambes, la droite, la gauche. (A mesure qu'elle lui donne ces ordres, le Roi raidit ses membres.) Donne-moi un doigt, donne-moi deux doigts ... trois... quatre... cinq... les dix doigts. Abandonne-moi le bras droit, le bras gauche, la poitrine, les deux épaules, le ventre. (Le Roi est immobile, figé comme une statue.) Et voilà, tu vois, tu n'as plus la parole, ton coeur n'a plus besoin de battre, plus la peine de respirer. C'était une agitation bien inutile, n'est-ce pas ? Tu peux prendre place.
Disparition soudaine de la reine Marguerite par la droite.
Le Roi est assis sur son trône. On aura vu, pendant cette dernière scène, disparaître progressivement les portes, les fenêtres, les murs de la salle du trône. Ce jeu de décor est très important.
Maintenant, il n'y a plus rien sur le plateau sauf le Roi sur son trône dans une lumière grise. Puis le Roi et son trône disparaissent également.
Enfin, il n'y a plus que cette lumière grise. La disparition des fenêtres, portes, murs, Roi et trône doit se faire lentement, progressivement, très nettement. Le Roi assis sur son trône doit rester visible quelque temps avant de sombrer dans une sorte de brume.

Si quelqu'un a quelques idées qui pourrait me débloquer. Merci

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Ionesco, Le roi se meurt, dernière scène

Bonjour,

Je dois rédiger un commentaire sur la dernière tirade de marguerite dans le livre" le roi se meurt" de Ionesco mais malheureusement j'ai beaucoup de mal a trouver un plan !
Pourriez vous m'aider s'il vous plait ?

Merci d'avance.

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Ionesco, Le roi se meurt, dernière scène

Quel effet a voulu produire Ionesco ?

En analysant les didascalies, tu peux t'apercevoir que la mort vient dissoudre la vie.
Les propos de la reine soulignent deux éléments fondamentaux :
- la perte d'autonomie,
- la mascarade, la fin des illusions...

La toute-puissance du roi, en fait les prétentions de tout homme, sombrent dans un ridicule pitoyable... Nous n'avons prise sur rien, la vie embrasse le néant, la mort est la prise de conscience de l'inanité de tout...
Comment garder sa dignité dans ces conditions ?
Faut-il se révolter ou se soumettre ?