Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

bonjour , voici mon plan de commentaire avec introduction et conclusion rédigé:
biensur j'aimerais des conseils wink

Introduction:
    Cyrano de Bergerac est une comédie romantique écrite par Edmond Roastand auteur Francais dur 19 éme siècle.Dans la scéne 7 de l'acte III , il est question du rendez vous entre Roxane et Christian ou Cyrano prend la parole a la place de ce dernier.En quoi cette scéne est-elle particuliére?Dans un premier temps sera étudié la declaration lyrique de Cyrano , puis dans un second temps sera démontré la côté proteiforme de cette scéne

1-Declaration lyrique de Cyrano
a-Les procédés utilisés
- metaphore→ "sans les mettre en bouquet je les aime ,j'étouffe"(vers 1443)
- gradation→ "je t'aime , je suis fou , je n'en peut plus , c'est trop "
Ces procédés font que la scéne a un côté lyrique

b-Le lyrisme de la scéne
On trouve des rimes ,faites par Cyrano et Roxane
→ divers sortes → embrassées
ainsi qu'un texte en vers et en strophe
En plus d'être lyrique cette scéne est proteiforme

2-Le côté proteiforme
a- Le comique
L'intervention de Christian " un baiser"(vers 1482) romp le lyrisme de la scéne
b- le pathétique
"Non allez vous-en " (vers 1362)Christian est rejetté par Roxane
c-L'épique
On assite a une tirade impressionante de Cyrano
→ Grandeur des mots

Conclusion:
Cette scéne est particulière car c'est une déclaration d'amour faite par Cyrano envers roxane pour Christian.Elle a plusieurs ctés , le comique , le pathétique et l'épique la rendant ainsi proteiforme.La scéne est présenté sous forme lyrique avec une écriture en vers et une présence de rimes.la portée de cette oeuvre est lyrique.Une question nous vient a l'esprit : quelle sera le futur déroulement de la piéce

Cyrano de Bergerac

Troisième acte, scène 7
ROXANE, entrouvrant sa fenêtre 
Qui donc m’appelle ? 
CHRISTIAN 
Moi. 
ROXANE 
Qui, moi ? 
CHRISTIAN 
Christian. 
ROXANE, avec dédain 
C’est vous ? 
CHRISTIAN 
Je voudrais vous parler. 
CYRANO, sous le balcon, à Christian 
Bien. Bien. Presque à voix basse. 
ROXANE 
Non ! Vous parlez trop mal. Allez-vous-en ! 
CHRISTIAN 
De grâce !... 
ROXANE 
Non ! Vous ne m’aimez plus ! 
CHRISTIAN, à qui Cyrano souffle ses mots 
M’accuser, -justes dieux ! 
De n’aimez plus... quand... j’aime plus ! 
ROXANE, qui allait refermer sa fenêtre, s’arrêtant 
Tiens, mais c’est mieux ! 
CHRISTIAN, même jeu 
L’amour grandit bercé dans mon âme inquiète... 
Que ce... cruel marmot prit pour... barcelonnette ! 
ROXANE, s’avançant sur le balcon 
C’est mieux ! -Mais, puisqu’il est cruel, vous fûtes sot 
De ne pas, cet amour, l’ettouffer au berceau ! 
CHRISTIAN, même jeu 
Aussi l’ai-je tenté, mais tentative nulle 
Ce... nouveau-né, Madame, est un petit... Hercule. 
ROXANE 
C’est mieux ! 
CHRISTIAN, même jeu 
De sorte qu’il... strangula comme rien... 
Les deux serpents... Orgueil et... Doute. 
ROXANE, s’accoudant au balcon 
Ah ! c’est très bien. 
-Mais pourquoi parlez-vous de façon peu hâtive ? 
Auriez-vous donc la goutte à l’imaginative ? 
CYRANO, tirant Christian sous le balcon et se glissant à sa place 
Chut ! Cela devient trop difficile !... 
ROXANE 
Aujourd’hui... 
Vos mots sont hésitants. Pourquoi ? 
CYRANO, parlant à mi-voix, comme Christian 
C’est qu’il fait nuit, 
Dans cette ombre, à tatons, ils cherchent votre oreille. 
ROXANE 
Les miens n’éprouvent pas difficulté pareille. 
CYRANO 
Ils trouvent tout de suite ? oh ! cela va de soi, 
Puisque c’est dans mon coeur, eux, que je les reçois; 
Or, moi, j’ai le coeur grand, vous, l’oreille petite. 
D’ailleurs vos mots à vous descendent: ils vont plus vite, 
Les miens montent, Madame: il leur faut plus de temps ! 
ROXANE 
Mais ils montent bien mieux depuis quelques instants. 
CYRANO 
De cette gymnastique, ils ont pris l’habitude ! 
ROXANE 
Je vous parle en effet d’une vraie altitude ! 
CYRANO 
Certes, et vous me tueriez si de cette hauteur 
Vous me laissiez tomber un mot dur sur le coeur ! 
ROXANE, avec un mouvement 
Je descends ! 
CYRANO, vivement 
Non ! 
ROXANE, lui montrant le banc qui est sous le balcon 
Grimpez sur le banc, alors, vite ! 
CYRANO, reculant avec effroi dans la nuit 
Non ! 
ROXANE 
Comment... non ? 
CYRANO, que l’émotion gagne de plus en plus 
Laissez un peu que l’on profite... 
De cette occasion qui s’offre... de pouvoir 
Se parler doucement, sans se voir. 
ROXANE 
Sans se voir ? 
CYRANO 
Mais oui, c’est adorable. On se devine à peine. 
Vous voyez la noirceur d’un long manteau qui traîne, 
J’aperçois la blancheur d’une robe d’été 
Moi je ne suis qu’une ombre, et vous qu’une clarté ! 
Vous ignorez pour moi ce que sont ces minutes ! 
Si quelquefois je fus éloquent... 
ROXANE 
Vous le fûtes ! 
CYRANO 
Mon langage jamais jusqu’ici n’est sorti 
De mon vrai coeur... 
ROXANE 
Pourquoi ? 
CYRANO 
Parce que... jusqu’ici 
Je parlais à travers... 
ROXANE 
Quoi ? 
CYRANO 
...le vertige où tremble 
Quiconque est sous vos yeux !... Mais ce soir, il me semble... 
Que je vais vous parler pour la première fois ! 
ROXANE 
C’est vrai que vous avez une toute autre voix. 
CYRANO, se rapprochant avec fièvre 
Oui, tout autre, car dans la nuit qui me protège 
J’ose être enfin moi-même, et j’ose... 
Il s’arrête et, avec égarement. 
Où en étais-je ? 
Je ne sais... tout ceci, -pardonnez mon émoi,- 
C’est si délicieux... c’est si nouveau pour moi ! 
ROXANE 
Si nouveau ? 
CYRANO, bouleversé, et essayant toujours de ratraper ses mots 
Si nouveau... mais oui... d’être sincère 
La peur d’être raillé, toujours au coeur me serre... 
ROXANE 
Raillé de quoi ? 
CYRANO 
Mais de... d’un élan !... Oui, mon coeur 
Toujours, de mon esprit s’habille, par pudeur 
Je pars pour décrocher l’étoile, et je m’arrête 
Par peur du ridicule, à cueillir la fleurette ! 
ROXANE 
La fleurette a du bon. 
CYRANO 
Ce soir, dédaignons-la ! 
ROXANE 
Vous ne m’aviez jamais parler comme cela ! 
CYRANO 
Ah ! si, loin des carquois, des torches et des flèches, 
On se sauvait un peu vers des choses... plus fraîches ! 
Au lieu de boire goutte à goutte, en un mignon 
Dé à coudre d’or fin, l’eau fade du Lignon, 
Si l’on tentait de voir comment l’âme s’abreuve 
En buvant largement à même le grand fleuve ! 
ROXANE 
Mais l’esprit ?... 
CYRANO 
J’en ai fait pour vous faire rester 
D’abord, mais maintenant ce serait insulter 
Cette nuit, ces parfums, cette heure, la Nature, 
Que de parler comme un billet doux de Voiture ! 
-Laissons, d’un seul regard de ses astres, le ciel 
Nous désarmer de tout notre artificiel 
Je crains tant que parmi notre alchimie exquise 
Le vrai du sentiment ne se volatilise, 
Que l’âme ne se vide à ces passe-temps vains, 
Et que le fin du fin ne soit la fin des fins ! 
ROXANE 
Mais l’esprit ?... 
CYRANO 
Je le hais, dans l’amour ! C’est un crime 
Lorsqu’on aime de trop prolonger cette escrime ! 
Le moment vient d’ailleurs inévitablement, 
-Et je plains ceux pour qui ne vient pas ce moment ! 
Où nous sentons qu’en nous une amour noble existe 
Que chaque joli mot que nous disons rend triste ! 
ROXANE 
Eh bien ! si ce moment est venu pour nous deux, 
Quels mots me direz-vous ? 
CYRANO 
Tous ceux, tous ceux, tous ceux 
Qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe, 
Sans les mettre en bouquets: je vous aime, j’étouffe, 
Je t’aime, je suis fou, je n’en peux plus, c’est trop; 
Ton nom est dans mon coeur comme dans un grelot, 
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne, 
Tout le temps, le grelot s’agite, et le nom sonne ! 
De toi, je me souviens de tout, j’ai tout aimé 
Je sais que l’an dernier, un jour, le douze mai, 
Pour sortir le matin tu changeas de coiffure ! 
J’ai tellement pris pour clarté ta chevelure 
Que, comme lorsqu’on a trop fixé le soleil, 
On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil, 
Sur tout, quand j’ai quitté les feux dont tu m’inondes, 
Mon regard ébloui pose des taches blondes ! 
ROXANE, d’une voix troublée 
Oui, c’est bien de l’amour... 
CYRANO 
Certes, ce sentiment 
Qui m’envahit, terrible et jaloux, c’est vraiment 
De l’amour, il en a toute la fureur triste ! 
De l’amour, -et pourtant il n’est pas égoïste ! 
Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien, 
Quand même tu devrais n’en savoir jamais rien, 
S’il ne pouvait, parfois, que de loin, j’entendisse 
Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice ! 
-Chaque regard de toi suscite une vertu 
Nouvelle, une vaillance en moi ! Commences-tu 
A comprendre, à présent ? voyons, te rends-tu compte ? 
Sens-tu mon âme, un peu, dans cette ombre, qui monte ?... 
Oh ! mais vraiment, ce soir, c’est trop beau, c’est trop 
doux ! 
Je vous dis tout cela, vous m’écoutez, moi, vous ! 
C’est trop ! Dans mon espoir même le moins modeste, 
Je n’ai jamais espéré tant ! Il ne me reste 
Qu’à mourir maintenant ! C’est à cause des mots 
Que je dis qu’elle tremble entre les bleus rameaux ! 
Car vous tremblez ! car j’ai senti, que tu le veuilles 
Ou non, le tremblement adoré de ta main 
Descendre tout le long des branches du jasmin !` 
Il baise éperdument l’extrémité d’une branche pendante. 
ROXANE 
Oui, je tremble, et je pleure, et je t’aime, et suis tienne ! 
Et tu m’as enivrée ! 
CYRANO 
Alors, que la mort vienne ! 
Cette ivresse, c’es moi, moi, qui l’ai su causer ! 
Je ne demande plus qu’une chose... 
CHRISTIAN, sous le balcon 
Un baiser ! 
ROXANE, se rejetant en arrière 
Hein ? 
CYRANO 
Oh ! 
ROXANE 
Vous demandez ? 
CYRANO 
Oui... je... 
A Christian bas. 
Tu vas trop vite. 
CHRISTIAN 
Puisqu’elle est si troublée, il faut que j’en profite ! 
CYRANO, à Roxane 
Oui, je... j’ai demandé, c’est vrai... mais justes cieux ! 
Je comprends que je fus bien trop audacieux. 
ROXANE, un peu déçue 
Vous n’insistez pas plus que cela ? 
CYRANO 
Si ! j’insiste... 
Sans insister !... Oui, oui ! votre pudeur s’attriste ! 
Eh bien ! mais, ce baiser... ne me l’accordez pas ! 
CHRISTIAN, à Cyrano, le tirant par son manteau Pourquoi ? 
CYRANO 
Tais-toi, Christian ! 
ROXANE,se penchant 
Que dites-vous tout bas ? 
CYRANO 
Mais d’être allé trop loin, moi-même je me gronde; 
Je me disais: tais-toi, Christian !... 
Les théorbes se mettent à jouer. 
Une seconde !... 
On vient ! 
Roxane referme la fenêtre. Cyrano écoute les théorbes, dont un joue un air folâtre et l’autre un air lugubre. 
Air triste ? Air gai ?... Quel est donc leur dessein ? 
Est-ce un homme ? une femme ?-Ah ! c’est un capucin ! 
Entre un capucin qui va de maison en maison, une lanterne à la main, regardant les portes.

Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

Angel te dirait que ton intro est lourde à souhait ! Essaie de reformuler ; c'est en effet très “scolaire” (mais correct rassure-toi !)
Ta conclusion est maladroite
c'est une déclaration d'amour faite par Cyrano envers Roxane pour Christian. : on ne fait poas de déclaration “envers” ; on dit “adressée à ”
Tu n'explicites pas assez le quiproquo (à revoir dans ton développement)
Elle a plusieurs ctés , le comique , le pathétique et l'épique la rendant ainsi proteiforme.
Oui, mais pas plusieurs clefs : plusieurs registres
La scéne est présenté sous forme lyrique avec une écriture en vers et une présence de rimes.la portée de cette oeuvre est lyrique. :
nan ! tu viens de dire juste avant qu'elle est lyrique, pathétique, comique ; tu ne peux plus te cantonner au seul registre lyrique. De plus, ce ne sont ni les vers ni les rimes qui rendent un écrit lyrique. À revoir ! (également dans ton développement ; reprends tout ça. Les procédés que tu relèves -métaphore, gradation- ne sont pas typiquement lyriques, ni les rimes, embrassées ou pas !)
Une question nous vient a l'esprit : quelle sera le futur déroulement de la piéce
Oui

Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

merci

alors en sachant que la conclusion doit etre formé par : synthése du devellopement
                                                                               analyse de la portée du texte
                                                                               ouverture
ca veux dire que je dois enlever "envers" pour addressée et "côtés" pour registres
ca ya pas de probléme
par contre la portée mis a part lyrique j'ai aucune idée
tu m'a dis d'insister sur le quiproqo , donc je pourrais ajouter cette phrase : ...... particuliére car un quiproquo a lieu entre Cyrano Roxane et Christian , Christian est amoureux de Roxane mais est incapable de parler correctement alors Cyrano le remplace , celui ci aime aussi roxane ainsi on peut en cocnclure qu'il parlait pour Christian mais également pour lui - meme

c'est un peu lourd je pense

Conclusion:
Cette scéne est particulière carun quiproqo a lieu entre Cyrano Roxane et Christian; Christian aime Roxane mais celle ci le rehette a cause de son ignorance , Cyrano lui habile avec les mots prend la place de Christian et declare l' amour de christian  a Roxane mais en meme temps cette declaration est aussi faite pour sa propre personne car cyrano est ausi amoureux de Roxane .Elle a plusieurs registres , le comique , le pathétique et l'épique la rendant ainsi proteiforme.la portée de cette oeuvre est lyrique.Une question nous vient a l'esprit : quelle sera le futur déroulement de la piéce.

c'est un peu nul mais j'arrive pas a trouver mieux :s

Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

Je te réécris tout ça tout-à-l'heure ! car c'est pénible à lire  smile

Oromis a écrit :

Cette scéne est particulière carun quiproqo a lieu entre Cyrano Roxane et Christian; Christian aime Roxane mais celle ci le rehette a cause de son ignorance , Cyrano lui habile avec les mots prend la place de Christian et declare l' amour de christian  a Roxane mais en meme temps cette declaration est aussi faite pour sa propre personne car cyrano est ausi amoureux de Roxane .Elle a plusieurs registres , le comique , le pathétique et l'épique la rendant ainsi proteiforme.la portée de cette oeuvre est lyrique.Une question nous vient a l'esprit : quelle sera le futur déroulement de la piéce.

Cette scéne est particulière car un quiproquo a lieu ; Christian aime Roxane ; celle ci le rejette à cause de son ignorance. Cyrano aime Roxane mais n'ose pas le lui déclarer, car il se trouve trop laid. Sous le balcon de Roxane, à la faveur de la nuit, il souffle à Christian toutes ses répliques et déclare son amour par la bouche de Christian
Cette scène a plusieurs registres , le comique , le pathétique et l'épique ; ce qui la rend proteiforme.
Une question nous vient a l'esprit : quelle sera le futur déroulement de la piéce ?

En fait ceci n'est pas une conclusion complète ; tu résumes certes ton argumentation mais tu ne réponds pas à la problèmatique (me semble-t-il)

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Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

bonjour.en fait je dois faire un commentaire sur ce texte aussi mais mon sujet s'arrete à "vous ne m'aviez jamais parlé comme cela". or ds cette partie du texte le registre est uniquement lyrique donc j'ai un peu de mal a trouver mon 2ème axe. j'ai une petite idée mais j'aimerai que quelqu un m'aide...merci

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Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

Salut le commentaire de cette scène est plutôt bien j'ai un petit problem je trouve pas les principal idées pour le commantaire de cyrano de bergerac acte 5, scène 6. Si vous pouviez essayé de m'aider
Le sujet: Montrer en quoi cette scène multiplie les registre
Merci d'avance

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

Moi j'ai un commentaire sur la même scène mais le texte diffère :
Mon extrait commence à "Mais ce soir il me semble", fait une pause à "C'est si délicieux... c'est si nouveau pour moi !", reprend à "Eh bien ! si ce moment est venu..." et se termine à "Et tu m'as enivrée !"

Je n'arrive pas à trouver le plan.

Le problème est que je suis en seconde, que c'est mon premier commentaire, que je n'ai eu aucune aide sur la méthode et que je n'ai aucun sujet pour m'aider.

Cela fait 4 heures que je sèche.

J'aurai aimé citer l'extrait complet, mais il est trop long.

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Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

Bonjour,

Tu peux trouver ton extrait ici.

Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

J'ai actuellement un devoir maison a réaliser mais je n'arrive pas a repondre a toutes mes questions et j'aurai besoin d'aide : 1) A quels indices voyez vous qu'il s'agit d'un texte en vers? De quel type de vers s'agit t'il?

2) Quels sont les deux registres dominants dans ce passage? A quel moment passe t'on de l'un a l'autre?

3) Quels points communs y a t'il entre ce texte et celui de Hugo et de Meterlink?


Merci de m'apporter votre aide.

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.

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Rostand, Cyrano de Bergerac, acte III, scène 7

Troisième acte, scène 7


ROXANE, entrouvrant sa fenêtre
Qui donc m’appelle ?
CHRISTIAN
Moi.
ROXANE
Qui, moi ?
CHRISTIAN
Christian.
ROXANE, avec dédain
C’est vous ?
CHRISTIAN
Je voudrais vous parler.
CYRANO, sous le balcon, à Christian
Bien. Bien. Presque à voix basse.
ROXANE
Non ! Vous parlez trop mal. Allez-vous-en !
CHRISTIAN
De grâce !...
ROXANE
Non ! Vous ne m’aimez plus !
CHRISTIAN, à qui Cyrano souffle ses mots
M’accuser, -justes dieux !
De n’aimez plus... quand... j’aime plus !
ROXANE, qui allait refermer sa fenêtre, s’arrêtant
Tiens, mais c’est mieux !
CHRISTIAN, même jeu
L’amour grandit bercé dans mon âme inquiète...
Que ce... cruel marmot prit pour... barcelonnette !
ROXANE, s’avançant sur le balcon
C’est mieux ! -Mais, puisqu’il est cruel, vous fûtes sot
De ne pas, cet amour, l’étouffer au berceau !
CHRISTIAN, même jeu
Aussi l’ai-je tenté, mais tentative nulle
Ce... nouveau-né, Madame, est un petit... Hercule.
ROXANE
C’est mieux !
CHRISTIAN, même jeu
De sorte qu’il... strangula comme rien...
Les deux serpents... Orgueil et... Doute.
ROXANE, s’accoudant au balcon
Ah ! c’est très bien.
-Mais pourquoi parlez-vous de façon peu hâtive ?
Auriez-vous donc la goutte à l’imaginative ?
CYRANO, tirant Christian sous le balcon et se glissant à sa place
Chut ! Cela devient trop difficile !...
ROXANE
Aujourd’hui...
Vos mots sont hésitants. Pourquoi ?
CYRANO, parlant à mi-voix, comme Christian
C’est qu’il fait nuit,
Dans cette ombre, à tatons, ils cherchent votre oreille.
ROXANE
Les miens n’éprouvent pas difficulté pareille.
CYRANO
Ils trouvent tout de suite ? oh ! cela va de soi,
Puisque c’est dans mon coeur, eux, que je les reçois;
Or, moi, j’ai le coeur grand, vous, l’oreille petite.
D’ailleurs vos mots à vous descendent: ils vont plus vite,
Les miens montent, Madame: il leur faut plus de temps !
ROXANE
Mais ils montent bien mieux depuis quelques instants.
CYRANO
De cette gymnastique, ils ont pris l’habitude !
ROXANE
Je vous parle en effet d’une vraie altitude !
CYRANO
Certes, et vous me tueriez si de cette hauteur
Vous me laissiez tomber un mot dur sur le coeur !
ROXANE, avec un mouvement
Je descends !
CYRANO, vivement
Non !
ROXANE, lui montrant le banc qui est sous le balcon
Grimpez sur le banc, alors, vite !
CYRANO, reculant avec effroi dans la nuit
Non !
ROXANE
Comment... non ?
CYRANO, que l’émotion gagne de plus en plus
Laissez un peu que l’on profite...
De cette occasion qui s’offre... de pouvoir
Se parler doucement, sans se voir.
ROXANE
Sans se voir ?
CYRANO
Mais oui, c’est adorable. On se devine à peine.
Vous voyez la noirceur d’un long manteau qui traîne,
J’aperçois la blancheur d’une robe d’été
Moi je ne suis qu’une ombre, et vous qu’une clarté !
Vous ignorez pour moi ce que sont ces minutes !
Si quelquefois je fus éloquent...
ROXANE
Vous le fûtes !
CYRANO
Mon langage jamais jusqu’ici n’est sorti
De mon vrai coeur...
ROXANE
Pourquoi ?
CYRANO
Parce que... jusqu’ici
Je parlais à travers...
ROXANE
Quoi ?
CYRANO
...le vertige où tremble
Quiconque est sous vos yeux !... Mais ce soir, il me semble...
Que je vais vous parler pour la première fois !
ROXANE
C’est vrai que vous avez une toute autre voix.
CYRANO, se rapprochant avec fièvre
Oui, tout autre, car dans la nuit qui me protège
J’ose être enfin moi-même, et j’ose...
Il s’arrête et, avec égarement.
Où en étais-je ?
Je ne sais... tout ceci, -pardonnez mon émoi,-
C’est si délicieux... c’est si nouveau pour moi !
ROXANE
Si nouveau ?
CYRANO, bouleversé, et essayant toujours de rattraper ses mots
Si nouveau... mais oui... d’être sincère
La peur d’être raillé, toujours au coeur me serre...
ROXANE
Raillé de quoi ?
CYRANO
Mais de... d’un élan !... Oui, mon coeur
Toujours, de mon esprit s’habille, par pudeur
Je pars pour décrocher l’étoile, et je m’arrête
Par peur du ridicule, à cueillir la fleurette !
ROXANE
La fleurette a du bon.
CYRANO
Ce soir, dédaignons-la !
ROXANE
Vous ne m’aviez jamais parler comme cela !
CYRANO
Ah ! si, loin des carquois, des torches et des flèches,
On se sauvait un peu vers des choses... plus fraîches !
Au lieu de boire goutte à goutte, en un mignon
Dé à coudre d’or fin, l’eau fade du Lignon,
Si l’on tentait de voir comment l’âme s’abreuve
En buvant largement à même le grand fleuve !
ROXANE
Mais l’esprit ?...
CYRANO
J’en ai fait pour vous faire rester
D’abord, mais maintenant ce serait insulter
Cette nuit, ces parfums, cette heure, la Nature,
Que de parler comme un billet doux de Voiture !
-Laissons, d’un seul regard de ses astres, le ciel
Nous désarmer de tout notre artificiel
Je crains tant que parmi notre alchimie exquise
Le vrai du sentiment ne se volatilise,
Que l’âme ne se vide à ces passe-temps vains,
Et que le fin du fin ne soit la fin des fins !
ROXANE
Mais l’esprit ?...
CYRANO
Je le hais, dans l’amour ! C’est un crime
Lorsqu’on aime de trop prolonger cette escrime !
Le moment vient d’ailleurs inévitablement,
-Et je plains ceux pour qui ne vient pas ce moment !
Où nous sentons qu’en nous une amour noble existe
Que chaque joli mot que nous disons rend triste !
ROXANE
Eh bien ! si ce moment est venu pour nous deux,
Quels mots me direz-vous ?
CYRANO
Tous ceux, tous ceux, tous ceux
Qui me viendront, je vais vous les jeter, en touffe,
Sans les mettre en bouquets: je vous aime, j’étouffe,
Je t’aime, je suis fou, je n’en peux plus, c’est trop;
Ton nom est dans mon coeur comme dans un grelot,
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
Tout le temps, le grelot s’agite, et le nom sonne !
De toi, je me souviens de tout, j’ai tout aimé
Je sais que l’an dernier, un jour, le douze mai,
Pour sortir le matin tu changeas de coiffure !
J’ai tellement pris pour clarté ta chevelure
Que, comme lorsqu’on a trop fixé le soleil,
On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil,
Sur tout, quand j’ai quitté les feux dont tu m’inondes,
Mon regard ébloui pose des taches blondes !
ROXANE, d’une voix troublée
Oui, c’est bien de l’amour...
CYRANO
Certes, ce sentiment
Qui m’envahit, terrible et jaloux, c’est vraiment
De l’amour, il en a toute la fureur triste !
De l’amour, -et pourtant il n’est pas égoïste !
Ah ! que pour ton bonheur je donnerais le mien,
Quand même tu devrais n’en savoir jamais rien,
S’il ne pouvait, parfois, que de loin, j’entendisse
Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice !
-Chaque regard de toi suscite une vertu
Nouvelle, une vaillance en moi ! Commences-tu
A comprendre, à présent ? voyons, te rends-tu compte ?
Sens-tu mon âme, un peu, dans cette ombre, qui monte ?...
Oh ! mais vraiment, ce soir, c’est trop beau, c’est trop
doux !
Je vous dis tout cela, vous m’écoutez, moi, vous !
C’est trop ! Dans mon espoir même le moins modeste,
Je n’ai jamais espéré tant ! Il ne me reste
Qu’à mourir maintenant ! C’est à cause des mots
Que je dis qu’elle tremble entre les bleus rameaux !
Car vous tremblez ! car j’ai senti, que tu le veuilles
Ou non, le tremblement adoré de ta main
Descendre tout le long des branches du jasmin !`
Il baise éperdument l’extrémité d’une branche pendante.
ROXANE
Oui, je tremble, et je pleure, et je t’aime, et suis tienne !
Et tu m’as enivrée !
CYRANO
Alors, que la mort vienne !
Cette ivresse, c’es moi, moi, qui l’ai su causer !
Je ne demande plus qu’une chose...
CHRISTIAN, sous le balcon
Un baiser !
ROXANE, se rejetant en arrière
Hein ?
CYRANO
Oh !
ROXANE
Vous demandez ?
CYRANO
Oui... je...
A Christian bas.
Tu vas trop vite.
CHRISTIAN
Puisqu’elle est si troublée, il faut que j’en profite !
CYRANO, à Roxane
Oui, je... j’ai demandé, c’est vrai... mais justes cieux !
Je comprends que je fus bien trop audacieux.
ROXANE, un peu déçue
Vous n’insistez pas plus que cela ?
CYRANO
Si ! j’insiste...
Sans insister !... Oui, oui ! votre pudeur s’attriste !
Eh bien ! mais, ce baiser... ne me l’accordez pas !
CHRISTIAN, à Cyrano, le tirant par son manteau Pourquoi ?
CYRANO
Tais-toi, Christian !
ROXANE,se penchant
Que dites-vous tout bas ?
CYRANO
Mais d’être allé trop loin, moi-même je me gronde;
Je me disais: tais-toi, Christian !...
Les théorbes se mettent à jouer.
Une seconde !...
On vient !
Roxane referme la fenêtre. Cyrano écoute les théorbes, dont un joue un air folâtre et l’autre un air lugubre.
Air triste ? Air gai ?... Quel est donc leur dessein ?
Est-ce un homme ? une femme ?-Ah ! c’est un capucin !
Entre un capucin qui va de maison en maison, une lanterne à la main, regardant les portes.

Questions:


1) il s' agit d' une scène de théâtre : montrez-le avec précision.

2) Quelles sont les deux grandes étapes de cette scène ? Proposez un titre pour chacune d'elles

3) Montrez que les sentiments de Roxane évoluent tout au long de la scène pour Christian-Cyrano. A quoi est due cette évolution? Justifier.

4) A quel épisode de la mythologie est-il fait allusion dans le début de la conversation ? Relevez quatre mots ou expressions pour étayer votre réponse.

5) Relevez trois didascalies et dites quelle sorte de renseignements elles donnent.



Voila pouvez vous m aider s il vous plait ! big_smile

Rappel : pas de travail personnel = pas d’aide.
Seuls les élèves ayant effectué un travail personnel préalable sur leur sujet peuvent obtenir une aide ponctuelle. Vous devez donc indiquer vos pistes de recherches personnelles.