Hypokhâgne ou fac de lettres ?

Ca existe peut-être ... encore que ça respire à plein nez la mythologie estudiantine ! Mais ça ne dit absolument rien de ce que sont les prépas littéraires, et de l'intérêt qu'il y a à les fréquenter. J'ai été élève dans les meilleures prépas littéraires parisiennes, et je n'ai jamais eu de notes négatives. Maintenant, je suis enseignant en classe préparatoire littéraire (et oui ... reproduction !), et je n'ai toujours pas mis de notes négatives !

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Hypokhâgne ou fac de lettres ?

C'est plutôt rassurant dans ce cas smile
J'ai justement l'intention d'aller en prépa donc...
Pour ensuite faire prof aussi... et je ne vois pas l'intérêt de mettre des notes négatives, du moment que l'élève rend un devoir et qu'il a fourni un certain travail... (Ca me semble incroyable)
Enfin bon...
Merci pour votre réponse smile
Bonne soirée

Hypokhâgne ou fac de lettres ?

alice19 a écrit :

Bonjour
je suis en term L et j'aimerais rentrer en hypokhâgne l'année prochaine ...
seulement j'ai eu une mauvaise note à l'écrit de français (10) l'année dernière alors que j'avais 14 de moyenne toute l'année ... et je voulais savoir si cela pouvait me fermer les portes de certaines hypokhâgnes.
j'aurais aussi aimé avoir à peu près la liste des livres à lire histoire de voir un peu ce qui m'attend (si je suis prise sad )
merci

C'est une question que je me pose également.
Le fait d'avoir une note médiocre ou moyenne au bac de français alors qu'on a de bonnes ou d'exellentes notes toute l'année peut-elle fermer les portes des hypokhâgnes.Celles-ci jugent-elles les notes du bac?

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Hypokhâgne ou fac de lettres ?

Un accident relatif aux épreuves anticipées de Français ne fermera pas les portes d'une hypokhâgne si les bulletins montrent un bon niveau durant toute l'année. Cependant, tout dépend de l'accident et de la prépa visée : Henri IV et Fénelon feront plus la fine bouche qu'une prépa de province qui a du mal à faire le plein d'élèves ! Et puis 9 à l'écrit et 11 à l'oral sont des notes qui, pour certains, représentent une forme d'accident... et dans ce cas tout est négociable. Pour d'autres, l'accident, c'est 02 à l'écrit et 04 à l'oral, et là ça devient évidemment plus dur !

Hypokhâgne ou fac de lettres ?

Il me paraît peu probable que ceci puisse empêcher l'entrée en prépa et je parle en connaissance de cause.
Lors des épreuves anticipées de francais, j'ai eu 8 à l'écrit. Les accidents arrivent à tout le monde smile et j'ai été quand même accepté en hypokhâgne. Certes ce n'était qu'une prépa de province... (Montaigne à Bordeaux qui est de tout de même reconnue). Je pense qu'il se concentre avant tout sur les résultats de l'année de terminal.
Ne vous inquiétez donc pas!

Bon courage pour cette aventure

Hypokhâgne ou fac de lettres ?

Bonjour à tous smile,

Je suis actuellement en Term L et je me pose beaucoup de questions quant au choix de la meilleure voie à prendre pour devenir professeur de français. J’hésite justement entre une Fac de lettres et une hypokhâgne…  Pourquoi ? Il y a d’abord le fait que je n’ai jamais fait de latin et si je veux passer l’agrégation, il va falloir que je m’y mette d’arrache pied une fois en prépa (si je venais à choisir cette voie) dans une classe où il y aura certainement des personnes dont le niveau sera lui bien haut s’il l’ont étudié au collège et au lycée… Ne vais je pas être larguée ? Et le rythme ? Est il aussi terrible qu’on le prétend ?  sad
Quant à la fac, ce qui me rebute c’est le manque d’encadrement et surtout abandonner toutes ces matières pour n’en garder qu’une, je trouve ça dommage… J’ai vraiment envie de m’enrichir, de continuer à apprendre dans des domaines variés comme on nous le propose en prépa mais voilà, j’ai peur de ne pas suivre et de perdre une année. Est ce que certain(es) d’entre vous ont commencé le latin en hypokhâgne ? Si oui comment cela s’est il passé ?
Je pense avoir un niveau correct, ma professeur de français de l’an dernier me conseille d’ailleurs de m’orienter vers cette voie là, ayant elle même pris ce chemin elle pense que c’est ce que j’ai de mieux à faire. Seulement voilà, elle n’est pas dans ma tête et j’ai peur de ne pas être à la hauteur. Chose qui n’arrange rien et qui depuis me fait encore plus m’interroger : je suis tombée par hasard sur « N’oubliez pas de vivre » de Thibaut de Saint Pol. Je ne sais pas si certains d’entre vous l’ont lu mais ça été comme une douche froide pour moi… :s Au cas où vous ne connaissez pas ce livre...
Qu’en pensez vous ?
Merci d’avance pour vos réponses wink

Hypokhâgne ou fac de lettres ?

Je n'ai pas fait de prépa mais je ne pense pas que quitter une prépa pour la fac soit un échec. C'est juste comme tout le monde l'écrit, deux manières radicalement différentes de travailler. Il est vrai que si l'on veut être encadré et acquérir de très bonnes méthodes, mieux vaut aller en prépa. Mais si l'on est plutôt indépendant et que l'on préfère travailler seul, mieux vaut aller en fac. Pour ce qui est du latin, il y a des cours d'initiation au latin en première année de fac, je ne sais pas si il y en a aussi en prépa mais comme tu le dis il faudra t'y mettre d'arrache pied. En fac il y a aussi certaines matières spécifiques si l'on veut passer le capes ou l'agrégation, comme l'histoire de la langue. Mais en général c'est rattrapable. De toutes manières, après deux ans de prépa, la plupart des étudiants se retrouvent...en fac.

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Hypokhâgne ou fac de lettres ?

Je suis comme toi en TL, et je voudrais également devenir prof de lettres (plutôt lettres classiques par contre) !
Je sais qu'en hypokhâgne, tu peux prendre l'option latin en grands débutants, ce qui veut dire que pendant une année tu devras retrouver le niveau des autres qui en ont fait au collège et au lycée (il n'y a plus de distinction en khâgne). Cela demandera sûrement beaucoup de travail, mais ce qui est rassurant c'est que tu seras avec des gens exactement dans la même situation que toi !

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Hypokhâgne ou fac de lettres ?

Esslia a écrit :

De toutes manières, après deux ans de prépa, la plupart des étudiants se retrouvent...en fac.

Et même tous (sauf, bien sûr, ceux qui arrêtent totalement leurs études ou se reconvertissent dans autre chose), puisque même les Normaliens suivent un cursus à l'université. Les ENS ne donnent que des compléments de formation, des séminaires spécifiques, des préparations à l'agrég. Mais le cursus principal de tous se fait à l'université.

Pour intervenir dans votre débat, je voudrais dire deux choses (pour avoir fréquenté les deux "mondes" à la fois en tant qu'élève et en tant qu'enseignant) :
1 - il est absurde de bouder l'Université. On peut y faire des études captivantes, poussées, rencontrer des enseignants-chercheurs extrêmement intéressants (et d'autres moins, mais c'est comme cela partout). Il faut simplement savoir "utiliser" la fac, en comprendre très vite le mode d'emploi. Il faut aussi et surtout comprendre que l'autonomie qui est laissée aux étudiants est à la fois la meilleure et la pire des choses. La meilleure, parce que c'est vrai qu'on n'apprend jamais mieux qu'en cherchant soi-même. La pire, parce que le taux d'échec est, de ce fait, énorme.
2 - Statistiquement, on trouve beaucoup d'anciens khâgneux parmi les lauréats des concours de type CAPES et agrégation. C'est particulièrement vrai pour les lettres, la philo, l'histoire, disciplines dans lesquelles les anciens khâgneux sont largement sur-représentés parmi les certifiés et agrégés. Ca l'est un tout petit peu moins pour les langues vivantes (mais ça reste quand même vrai). Je parle bien d'anciens khâgneux en général, et pas seulement des quelques chanceux et talentueux qui ont intégré les ENS. Cela veut dire que la classe prépa leur a quand même apporté des atouts spécifiques. Ces atouts, je pense que c'est avant tout la capacité d'encaisser des nuits blanches, d'aller droit au but dans des recherches ou des révisions, de gérer le stress d'un oral (cf. les "colles" de prépa), de "ficher" méthodiquement des lectures, etc. Bref, de la méthode et l'adrénaline. Par contre, ça ne veut pas dire que, dans une discipline donnée, les khâgneux soient meilleurs que leurs collègues de fac. Tout bien pesé, un étudiant "idéal" de fac est même, en fin de deuxième année, plus avancé dans sa discipline de spécialité qu'un khâgneux spécialiste de la même discipline. Le khâgneux paie peut-être un peu, au moins dans un premier temps, cette pluridisciplinarité qui lui sera très précieuse ensuite. Mais, à vrai dire, deux choses sauvent le khâgneux et lui rendent même son statut de favori : d'une part, sa méthode et sa capacité de travail ; d'autre part, le fait que l'étudiant "idéal" de fac est très rare.

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Hypokhâgne ou fac de lettres ?

bonjour a tous, j'ai lu attentivement toutes vos reponses mais mon cas est un peu special. En effet, j'ai passe mon bac L l'annee derniere et je m'en suis sortie avec mention Bien. Je suis maintenant aux Etats Unis pour un an ( c'est la raison pour laquelle vous ne verrez aucun accent dans mon article ) j'ai le privilege d'etre une "exchange student" envoyee par le Rotary. Je suis donc en terminale dans un lycee americain et j'ai un but tres precis pour mon futur metier, c'est celui de devenir professeur de francais a l'universite a l'etranger. On m'a toujours dit que je devrais faire une prepa litteraire car j'ai toujours fait partie des premiers de la classe, et je suis passionnee par le francais, j'aime beaucoup lire egalement. Si je souhaite donc integrer une prepa a mon retour, ma mere preparera les dossiers en mon absence, nous savons deja que cela est possible. Mon probleme est que j'aime par dessus tout les langues, et qu'a mon retour je serai d'ailleurs bilingue et avec aussi un bon niveau d'espagnol car il y a une forte population de mexicains dans ma ville. Je souhaite donc continuer de pratiquer plusieurs langues, surtout si je veux travailler dans un pays etranger ou alors devenir professeur de langue en France, mais toujours a l'universite. De plus, je n'aime pas particulierement la philosophie ni l'histoire geographie. Je me demande donc si la prepa est vraiment faite pour moi et est le chemin qui me conduira a mon but. Je dois me decider rapidement pour ensuite choisir la ville j'aimerais etudier a mon retour. Alors j'attends vos conseils avec impatience.
Merci,
Laure